Marc Jourdan

Note: 2.75/5
(2.75/5 pour 4 avis)

Hommage à Rouletabille de Gaston le Roux


Auteurs italiens Charlie Mensuel Journalistes Pilote

Dans la vie des journalistes aventuriers, on vous appelle pour suivre des scoops. J’imaginais que c’était plutôt au journaliste d’aller chercher le scoop, là il a un sacré réseau notre héros. Un talent pour séduire la gente féminine aussi. Et surtout le don d’aller se fourrer dans des sales réseaux.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Février 1985
Statut histoire Une histoire par tome 3 tomes parus
Couverture de la série Marc Jourdan © Dargaud/Bagheera 1985

21/11/2011 | roedlingen
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L'avatar du posteur Noirdésir

Je n’ai lu que l’album « Sida Connection » - qui se lit de toute façon comme un one shot – et j’arrondis sans doute généreusement (note réelle 2,5/5) pour cet album qui se laisse lire, certes, mais comme pour un épisode d’une série américaine – ou française d’ailleurs – quelconque, c’est-à-dire que c’est un produit de consommation passive, pour lequel on n’est pas trop regardant (dans tous les sens du terme d’ailleurs, puisqu’on ne le lit finalement qu’avec passivité). Un journaliste – aidé d’une collègue/maîtresse, mène une enquête sur le « marché » du sang, qui est prélevé sur des pauvres de pays du Tiers monde, pour être utilisé et transfusé sur des patients de pays riches. Avec comme conséquence – entre autre – d’accélérer la contamination du Sida (l’action se déroule dans les années 1990). Le scandale du sang contaminé est passé par là en France, et cette enquête – nous dit-on en début d’album – s’inspire de faits réels. Magouilles financières, hypocrisie générales et foutage de gueule des grands laboratoires pharmaceutiques, qui ont partie liée avec certains potentats des pays du Sud, tout y passe. Et notre bel enquêteur et sa non moins belle compagne, voyagent donc, aux Etats-Unis, en Haïti, au Kenya, en Italie, à la poursuite d’indices pour confondre ceux qui se font du fric sur le dos des prélevés, et qui écoulent sciemment des lots « contaminés aux patients des pays riches. Cela se laisse lire donc, mais sans passion (pourtant le sujet n’est pas inintéressant). La faute à des dialogues pas toujours folichons, parfois redondants et lourds, mais aussi à un rythme assez linéaire. Le dessin de Sicomoro est bon techniquement, mais il fait un peu daté et n’est pas forcément ma tasse de thé (je n'aime pas trop le rendu proche de la photo parfois de certains visages). Et la fin de l’intrigue est un peu brutale.

28/09/2018 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 2/5
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Je vais faire simple et rapide : Oui le graphisme est au dessus du lot, avec parfois la curieuse sensation d'être face à du décalquage de photos. Oui, le dessinateur s'est documenté et à su y mettre sa patte. Oui, les femmes sont belles, elles prennent même la pose de façon flagrante. Parfois, leur graphisme est nettement + soigné que le reste, ce qui produit un curieux décalage. Non, le scénario est nul, au raz des pâquerettes, j'en même honte pour le scénariste, même s'il est pourtant un nom connu. Non, j'ai souvent eu l'impression d'avoir affaire au rêve éveillé d'un ado attardé, avec des facilités et des ficelles scénaristiques grosses comme des câbles. Non, le coup du "je vis qqch d'extraordinaire, et hop, je me réveille ailleurs", c'est un truc à 2 balles, torché sur un coin de nappe. Hélas, un beau graphisme ne rachète pas tjrs l'indigence de l'histoire. Je comprends que cette série se soit arrêtée. Dommage, c'aurait pu donner qqch de + efficace avec un autre scénariste.

09/05/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Cette série policière apparue en 1985 dans Pilote avec Le Crâne de cristal, était une adaptation très libre et moderne de Rouletabille, personnage célèbre de Gaston Leroux ; le héros y est un journaliste free lance qui s'intéresse à des affaires étranges, à trame scientifique ou archéologique, dont le nom est Rouletabille, et les autres personnages ont les patronymes du roman Le Mystère de la Chambre Jaune (Mathilde Stangerson, Frédéric Larsan, Robert Darzac...). En dépit d'un découpage un peu confus, le dessin de l'Italien Sicomoro m'avait bluffé à l'époque, il est d'une limpidité réaliste des plus agréable ; il dessine de très belles femmes et des décors parfois inquiétants. Le héros adopte son nouveau nom de Marc Jourdan lors de sa seconde aventure, la Momie écarlate, diffusée dans Charlie Mensuel en 1986. Le nom change mais les titres des épisodes restent dans le style de ceux du véritable Rouletabille. La série ne sera pourtant pas poursuivie au-dela d'un 3ème épisode, faute de succès ; ça peut se comprendre, la série a certes des qualités, surtout graphiques, mais les scénarios de Moliterni ne sont pas à la hauteur, il a fait mieux ailleurs, la série n'est donc pas inoubliable ; on peut quand même s'y intéresser par curiosité.

09/12/2013 (modifier)

L’introduction du premier tome cadre le récit, hommage à un homme d’aventures. inspiré de Rouletabille de Gaston le Roux. Effectivement, le premier tome nous fait voyager vers ce désormais célèbre crâne de cristal aux multiples théories. Le second nous promène en Egypte avec de bien curieux phénomènes. Cet avis ne portera que sur ces deux tomes, je n’ai pas trouvé le dernier paru sous un autre éditeur. De l’aventure, nous en trouverons, mêlé à du fantastique même si ce dernier sujet penche plutôt vers le para-normal plutôt que le fantastique pur. En tous cas, il y a du complot, du mystère, de l’enquête, généralement une jolie femme qui se dénude facilement avec des poses suggestives et des victimes, le tout avec des complots para gouvernementaux et des bonnes organisations mafieuses. Le rythme se poursuit avec dynamisme, notre héros ne ressemble pas à Superman et tombe parfois dans des pièges pour le grand bonheur d’une crédibilité narrative. Le lecteur passe un agréable moment d’aventure sans se prendre la tête, à condition de ne pas vouloir aller chercher la petite bête et d’accepter les renversements un peu brutaux, les explications scientifiques légères ou disons romancées. Le graphisme tient la route, le trait trouve un équilibre étonnant mais percutant. Décors et personnages riches en lignes sans être gras dansent sur les planches et permettent au lecteur de suivre une intrigue parfois entendue. La colorisation alterne entre du bon travail lisible de nos jours et du bon travail un peu « daté » qui fait légèrement sourire aujourd’hui. Evidemment les style vestimentaires ne se discutent pas et obligent notre coloriste à quelques juxtapositions voyantes, mais les années 80 et les couleurs, parfois, ça pique les yeux. Au final les deux premiers tomes se lisent avec curiosité, scénario et graphiques forment un ensemble cohérent agréables à suivre sans être inoubliables. Le tome 2 me semble légèrement plus intéressant que le tome 1 d’un point de vue graphique mais légèrement moins d’un point de vue scénario. Série que l’on empruntera à la bibliothèque pour les curieux

21/11/2011 (modifier)