Les derniers avis (40 avis)

Couverture de la série Du Souchon dans l'air
Du Souchon dans l'air

Je ne suis pas spécialement fan de Souchon, mais je ne déteste pas écouter certaines de ses « anciennes » chansons. Ça tombe plutôt bien, car c’est dans ce vivier qu’ont pioché les auteurs pour ce recueil/hommage. Ce type d’album collectif souffre a priori de plusieurs handicaps, le plus souvent rédhibitoires. D’abord le peu de place laissée à chacun pour s’exprimer et développer quelque chose d’intéressant. Ensuite l’éclectisme (je n’aime pas trop au sein d’une même série ou d’un même album ces changements de styles graphiques). Enfin, spécificité de ce type d’album sur un chanteur/musicien/groupe, le plus souvent les auteurs se contentent d’illustrer des paroles, de les mettre platement en images sans réel intérêt. Ici je trouve que c’est plutôt du bon boulot, et que le résultat a des chances de plaire aux amateurs du chanteur – mais aussi peut-être plus largement. D’abord la quasi-totalité des auteurs sont « pointures » (même si ça ne garantit pas la qualité), et le travail graphique est plutôt intéressant. Surtout, presque tous les auteurs ont pris le parti de ne pas se contenter d’illustrer les paroles des chansons (qui sont à chaque fois placées en introduction de l’histoire), pour développer quelque chose souvent original, qui s’écarte du texte, pour le prolonger, sans le trahir. J’ai bien aimé cette idée, et sa réalisation. D’ailleurs, singulièrement, la seule histoire qui m’a totalement laissé froid est celle réalisée par Loustal, qui se contente de quatre images illustrant platement le texte répété en dessous de chacune d’entre elles (et le style froid et figé de Loustal – assez clivant peut-être – ajoute sans doute encore à mon ressenti négatif). L’album n’est pas courant (je l’ai croisé récemment dans un gite), mais c’est un cadeau qui ferait sans aucun doute plaisir aux amateurs du chanteur (y compris les plus jeunes, qui y (re)découvrirait son répertoire d’avant 1989).

11/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Sold Out
Sold Out

Ce diptyque suit un groupe de septuagénaires anciens rockeurs qui décident de reformer leur vieux groupe des années 60 afin de remonter sur scène une dernière fois, malgré l'âge, les problèmes de santé et les difficultés du quotidien. Même si le concept rappelle forcément un peu Les Vieux Fourneaux, l'ensemble est plaisant. Le récit repose surtout sur l'énergie communicative de ses personnages et sur cette envie très simple mais touchante de refuser de se laisser glisser dans une vieillesse passive. On suit ces vieux musiciens retrouver peu à peu une forme de joie de vivre à travers la musique, l'amitié et les souvenirs de leur jeunesse rock, et cela fonctionne plutôt bien. L'histoire reste globalement assez prévisible et parfois un peu facile dans certaines coïncidences ou retrouvailles, mais je trouve que ça passe grâce au ton très chaleureux de l'ensemble. Les personnages sont attachants, crédibles dans leurs faiblesses comme dans leur enthousiasme retrouvé, et le récit évite heureusement de tomber soit dans le misérabilisme sur la vieillesse, soit dans la caricature de papys complètement déjantés. On reste dans quelque chose d'humain, d'optimiste et de bienveillant. Le diptyque parle autant de rock que du besoin de continuer à vivre pleinement malgré l'âge, sans renoncer à ses passions ni à ses envies. Il y a aussi un petit côté nostalgique très présent autour du rock des late sixties et de toute cette culture musicale. J'aurais probablement été davantage touché si j'avais moi-même été un grand amateur de cette période-là. Graphiquement, le style semi-caricatural fonctionne bien avec l'ambiance du récit. Les visages marqués par l'âge rendent les personnages sympathiques, et les scènes musicales dégagent une bonne énergie. Ce n'est pas une BD extrêmement profonde ni particulièrement originale, mais c'est une lecture sincère, agréable et relativement touchante. Et sa conclusion fonctionne plutôt bien en offrant un final satisfaisant tout en restant suffisamment réaliste. Elle conserve ce ton positif et cohérent avec tout ce que racontait la série depuis le début. C'est donc un petit diptyque feel good assez simple, porté par des personnages attachants et une vraie tendresse pour ses vieux rockeurs.

11/05/2026 (modifier)
Par tnerual96
Note: 3/5
Couverture de la série GTO - Great Teacher Onizuka
GTO - Great Teacher Onizuka

Great Teacher Onizuka est un manga que j’ai trouvé plutôt sympa dans l’ensemble. Il y a de bons moments d’humour, des situations absurdes efficaces et Eikichi Onizuka est clairement un personnage marquant avec son côté complètement déjanté. Le manga a une vraie énergie et je comprends facilement pourquoi il est devenu aussi populaire. Par contre, ce qui m’a totalement sorti de la lecture, c’est l’utilisation constante de termes japonais non traduits. J’avais l’impression de devoir retourner en dernière page toutes les deux minutes pour vérifier la signification d’un mot ou d’une expression. Au bout d’un moment, ça casse complètement le rythme et ça devient plus fatigant qu’autre chose. Au lieu d’être plongé dans l’histoire, je me retrouvais sans arrêt interrompu pour chercher des explications, ce qui a fini par me faire décrocher du manga. C’est dommage, parce qu’il y avait du potentiel pour une lecture vraiment fun, mais cette accumulation de références et de vocabulaire japonais a rendu l’expérience trop pénible pour moi.

11/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Pépouze
Pépouze

Dans les contes et les chansons épiques, c'est bien connu, les chevaliers délivrent et épousent les princesses. Que font les princesses en attendant d'être délivrées ? Ke-poui. Que font elle après ladite délivrance ? Bah rester à la maison pour faire le ménage et s'occuper des gosses, pardi ! Le système est huilé depuis belles lurettes, les princesses poireautent et s'occupent des taches ingrates pendant que les chevaliers font comme bon leur semble et s'inventent une soi-disante droiture morale pour justifier leur place avantageuse dans ce système bien pourri. Mais voilà : Anissa du Clos Pépouze ne l'entend pas de cette oreille là et coiffe régulièrement au poteau les chevaliers en allant délivrer elle-même les princesses et leur proposer de rejoindre sa communauté auto-gérée, loin des hommes et donc du bordel fourni en prime. On le comprend vite au résumé, on va parler de patriarcat, des injonctions sociétales absurdes et du rôle que tout le monde joue, sciemment ou parfois inconsciemment, pour faire perdurer un tel système. J'avoue avoir craint au début un gros manque de nuance et une hypocrisie malheureuse, surtout en constatant très tôt dans l'histoire qu'Anissa, avec son envie d'enfermer les princesses dans son clos au nom de leur protection et ne les laissant pas l'accompagner à l'aventure, perpétuait elle aussi des schémas sexistes, ne réduisant ses compagnonnes qu'à de frêles créatures. Mais en fait non, l'histoire pointe le doigt là-dessus à quelques reprises et la voix de la raison m'a surtout paru être la princesse ayant plus ou moins pris la direction logistique en l'absence d'Anissa (même s'il n'y a techniquement pas de hiérarchie stricte dans leur refuge). Bien évidemment que, critique du patriarcat oblige, la gente masculine est ici dépeinte sous ses traits les plus bas, mais sans pour autant y caser un message de "not all men" (and thank god for that) l'album nous présente tout de même deux/trois figures masculines louables, ne serait-ce que par leur capacité à traiter les femmes comme des égales et non comme des adjuvantes ou des esclaves (incroyable, je sais), ou encore leur capacité à s'améliorer et changer leur vision du monde et leur comportement mis enfin clairement face au problème. Le récit n'est pas révolutionnaire, est plus que convenu même, mais la lecture est restée agréable tout du long. Le dessin de Clerpée est joli comme tout, simple dans ses traits de personnage mais suffisamment expressif, sachant aussi parfois proposer des décors plutôt sympathique et harmonieux dans leur sobriété (quoique, eh, certains décors sont tout de même bien détaillés, notamment les pages d'ouvertures de chapitre). L'histoire, bien que simple, est entraînante, ne serait-ce qu'avec les interjections régulières en "parlé", se jouant de la formule habituellement ampoulée de la chanson de geste et nous proposant un langage plus moderne, plus actuel - sans doute aussi pour rappeler le côté "toujours d'actualité" du sujet. Pas un chef d'œuvre, pas mauvais pour autant, une petite lecture sympathique qui, même si elle ne se révèle pas transcendante, s'avère tout se même de bonne facture et c'est déjà une excellente qualité.

11/05/2026 (modifier)
Par Vaudou
Note: 3/5
Couverture de la série Black Out (Gainsbourg)
Black Out (Gainsbourg)

A l'origine Black Out était le scénario d'un film que Gainsbourg souhaitait tourner. Il l'explique dans l'interview disponible en introduction. Bon déjà cette bande étant l'unique incursion de Gainsbourg dans le 9eme art, c'est devenu un objet de collection très recherché. La superbe couverture aide beaucoup. En tant que bande dessinée, c'est une sorte de roman graphique avant l'heure. C'est aussi un hommage moderne aux films noir. C'est en effet très cinématographique, on retrouve certaines influences, je pense à Godard (le maniérisme quand les personnages se parlent) et Jacques Deray (le huis clos étouffant), toutes proportions gardées. L'histoire est une mise en abîme : un réalisateur de film est bloqué dans sa villa à cause d'une panne de courant et le scénario du film qu'il souhaite tourner est en train d'arriver dans le réel. Il y a souvent une impression de vacuité qui traverse les pages mais le récit se rattrape toujours in extremis. La fin confirme un sentiment d'inachevé. Au final la bande est vraiment habitée par l'esprit de Gainsbourg et c'est ce que j'étais venu rechercher. Lecture conseillée, à condition d'être amateur de l'homme à la tête de chou.

10/05/2026 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5
Couverture de la série Troubles fêtes
Troubles fêtes

Qui n'a jamais eu le fantasme de voir Pélisse plus audacieuse et dénudée ? Avec cet album, que j'ai acheté et lu il y a de nombreuses années, Loisel a exaucé mes prières. Cependant, je pense que je préfère aujourd'hui garder le souvenir du désir. Les histoires sont courtes, les dessins sont bons, mais après, que reste-t-il ? Je dois avouer que je n'ai pas encore eu la patience de lire tout le texte de Rose Le Guirec qui dans une considérable partie du livre, est accompagné par les illustrations.

10/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Mauvais Sang
Mauvais Sang

Nouvel album, nouvelle histoire et nouveau sujet : ici, il est question des troubles obsessionnels du comportement et de l'angoisse. On suit Tristan, un enfant vampire vivant seul avec ses tocs. Enfin, "seul", pas vraiment, il reste accompagné d'un orang-outant majordome ne sachant cuisiner qu'un seul plat (que Tristant déteste par ailleurs - le plat, pas le majordome) et tout une pelletée de fantômes et d'esprits en tout genre. Non, si Tristan se sent seul ce n'est pas physiquement, Tristan a tout simplement du mal à aller vers les autres à cause de ses tendances maniaques et angoissées, si bien que le pauvre vit entouré de ses idée noires. Et c'est par un beau matin (el famoso déclenchement de l'intrigue) que Tristan va faire la connaissance de la famille Lux, une famille haute en couleur et gentiment chaotique, et qu'il va enfin pouvoir commencer à aller de l'avant. C'est mignon tout plein, le dessin me rappelle celui d'artistes jeunesses que j'appréciais beaucoup lors de mon enfance, la narration elle-même est parfois pleine de fantaisie avec ses choix de mots, le côté réalisme magique qui parcoure les récits de cette collection est, encore une fois, bien présent zt toujours aussi charmant, bref, l'album est bon. Pas révolutionnaire, pas non plus d'une qualité telle qu'il saura convaincre un public de tous les horizons, mais en tout cas suffisamment qualitatifs pour charmer un jeune lectorat et quelques adultes rêveurs (ou nostalgiques de ce genre de récits).

09/05/2026 (modifier)
Couverture de la série Jeannot
Jeannot

Autre album de la collection, autre récit plein de positivité et de fantaisie du quotidien. Ici il est question d'un vieille homme ayant autrefois vécu un drame duquel il ne s'est toujours pas remis et qui, on l'espère, pourra un jour retrouvé goût à la vie. Un vieux aigri qui cache une vieille (et douloureuse) blessure au cœur, qui s'enferme dans sa colère et ses regrets par peur d'affronter la perte qu'il a subit, une étrange capacité à communiquer avec les plantes permettant d'illustrer son rapport et son détachement émotionnel avec la nature qui l'entour, le tout soupoudré d'une petite romance entre vieilles personnes, la recette n'est pas révolutionnaire mais tout de même réussie. Il faut dire aussi (et surtout) que l'album est illustré par Carole Maurel, dessinatrice dont j'apprécie toujours énormément le travail et que je resterai toujours à minima positive sur le moindre des récots illustrés par se soins, ne serait-ce que pour l'expressivité de ses traits. L'album est loin d'être mauvais, peut-être un peut trop simple et convenu dans sa narration, mais il n'en reste pas moins un peu charmant, même pour la vieille aigrie que je suis. Pas celui que je conseillerai le plus dans cette collection mais une lecture agréable tour de même.

09/05/2026 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Fatals Picards
Fatals Picards

Cette BD met en scène les Fatals Picards dans une série de gags et d'aventures absurdes mêlant rock, parodie, fantastique et satire sociale, dans un esprit proche de l'humour du groupe. Même si j'écoute régulièrement certaines chansons des Fatals Picards, je ne connais quasiment pas le groupe en lui-même. Honnêtement, avant cette lecture, j'aurais été incapable de dire à quoi ressemblaient ses membres, donc impossible pour moi de juger si leur représentation graphique est fidèle ou non. En revanche, ce que je peux dire, c'est que j'aime beaucoup le dessin de Juan. Son style me fait toujours penser à un juste milieu entre celui de Stuf (Passe-moi l'ciel) et celui de Tome (Le Petit Spirou). C'est un dessin très souple, vivant, détaillé et immédiatement sympathique à mes yeux, qui me donne tout de suite envie de lire. L'album commence par une poignée de gags en une page que je n'ai pas trouvés particulièrement drôles, mais qui permettent au moins de découvrir les quatre personnages et de poser leur dynamique. On retrouve déjà ce mélange très particulier entre esprit rock un peu rebelle et humour dérisoire rempli d'autodérision. L'album bascule ensuite vers de véritables histoires courtes mêlant aventure et parodie. Elles se moquent autant des phénomènes de société que d'eux-mêmes, avec un ton souvent tendre malgré le cynisme apparent. On y retrouve toujours cette réaction très rock face à une société jugée absurde, qu'il s'agisse des reprises commerciales des tubes des années 80, de la télé-réalité ou plus globalement de l'idée un peu ridicule de se prétendre nouveaux défenseurs de l'esprit du rock. Le tout est rempli de références et de clins d'œil à la pop culture, avec un esprit qui rappelle aussi bien Scooby-Doo que Kaamelott. Après, je ne sais pas exactement quelle a été l'implication directe des Fatals Picards dans l'écriture de l'album, donc difficile de savoir ce qui vient réellement d'eux ou seulement des auteurs. J'ai largement préféré ces histoires courtes aux gags du début d'album, avec une appréciation croissante au fur et à mesure que je m'attachais aux personnages. Ce n'est pas constamment hilarant, mais cela m'a régulièrement amusé et certains gags m'ont fait rire. L'ensemble réussit surtout à rendre les Fatals Picards assez attachants. À noter aussi que j'ai reconnu assez peu de références directes à leurs chansons, ou alors beaucoup m'ont échappé vu ma connaissance limitée du groupe. Du coup, il n'est probablement pas nécessaire de bien connaître leur discographie pour apprécier l'album. En revanche, quelqu'un qui ne connaît absolument pas les Fatals Picards ne sera peut-être pas forcément attiré par le concept au départ.

09/05/2026 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Les Carnets de l'apothicaire
Les Carnets de l'apothicaire

Emprunté le premier tome pour voir et c'était une lecture agréable. On suit une jeune fille pauvre à la cour dans un Japon médiéval. Mais il s'avère qu'elle a tout de même des connaissances avancées ce qui n'est pas commun pour sa classe sociale. Elle se fait donc remarquer et devient dame de compagnie. Qui dit cour dit intrigues en tout genre où les personnages essaient de se faire valoir. Le dessin est très correct et lisible. Le problème de ce genre de série est que ça va s'étaler en une série fleuve où la jeune fille va utiliser ses connaissances d'apothicaire pour résoudre différents événements.

09/05/2026 (modifier)