Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Benoit Brisefer

Note: 3/5
(3/5 pour 31 avis)

Les aventures d'un petit garçon à la force prodigieuse.


Albums jeunesse : 10 à 13 ans BDs adaptées en film Frédéric Jannin Institut Saint-Luc, Liège Journal Spirou Les BDs à papa Les super-héros 'à la française' Super-pouvoirs

A première vue, rien ne distingue Benoît Brisefer des autres gamins de son âge. Pourtant, Benoît est doué d’une force herculéenne. Tous les vauriens qu’il croise sur son chemin en sont pour leurs frais. Mais hélas, personne n’est parfait. Dès qu’il s’enrhume, Benoît perd ses extraordinaires aptitudes physiques. Aussi, n’enlève-t-il jamais l’épaisse écharpe de laine qu’il porte nouée autour du cou. .

Scénaristes
Dessinateurs
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1962
Statut histoire Une histoire par tome 14 tomes parus
Couverture de la série Benoit Brisefer
Les notes (31)
Cliquez pour lire les avis

11/11/2001 | Kael
Modifier


Par Josq
Note: 4/5
L'avatar du posteur Josq

Même si Johan et Pirlouit reste à mon sens la meilleure création de Peyo, j'aime néanmoins beaucoup Benoît Brisefer, où l'auteur fait encore une fois montre de tout son talent pour les scénarios bien troussés, à l'humour très efficace. De fait, les 6 premiers tomes de la saga sont tout ce qu'il y a de plus cultes selon moi. Chacun d'entre eux nous fait vivre une aventure assez mémorable, bourrée d'originalité, et dont l'humour fait mouche à chaque gag. Qu'il s'agisse des Taxis rouges, encore un peu sage selon moi, ou surtout des Douze travaux de Benoît de Brisefer, Tonton Placide ou Lady d'Olphine, la saga multiplie les trouvailles à n'en plus finir, en s'appuyant sur des personnages marquants et hauts en couleur, qui permettent de passer par plusieurs genres différents : l'aventure pure, l'espionnage, le récit de gangsters... Chacun des tomes nous offre un pastiche du tonnerre, hilarant et vraiment cultissime à mes yeux ! Puis ensuite, la saga s'assagit. Avec la dernière tentative de Peyo, Le Fétiche, déjà, on sent que l'auteur perd de son mordant, puis la reprise par son fils, comme sur Les Schtroumpfs ou Johan et Pirlouit, atténue l'efficacité de la saga, même si tous les récits de Thierry Culliford ne sont pas à jeter, loin de là (L'île de la Désunion ou Hold-up sur pellicule sont tout-à-fait honorables). Alors, qu'est-ce qui fonctionne si bien, dans cette saga ? Tout simplement, le personnage de Benoît Brisefer se prête admirablement au ton à la fois délirant et bon enfant voulu par Peyo. Ce petit garçon qui ne maîtrise pas toujours sa force surhumaine donne lieu à des intrigues merveilleusement écrites, où son innocence et sa naïveté sont toujours mis à l'épreuve de méchantes personnes qui veulent en profiter sans scrupules. Ainsi, du décalage entre la générosité de Benoît et les personnes auxquelles il accorde naïvement sa confiance naît à la fois un humour irrésistible et une jolie vision de l'enfance, qui permettent à Benoît Brisefer de revêtir par moments une finesse qui le font résister à la lecture par un regard d'adulte. Evidemment, on vibre avec plaisir à ces aventures assez palpitantes et extrêmement généreuses lorsqu'on est enfant, mais quand on est adulte, on fond tout autant pour la gentillesse et la pureté de cet enfant qui ne connaît pas encore la méchanceté du monde dans lequel il vit. Portée par un trait toujours rigoureux, qu'il naisse sous la main de Peyo ou de Walthéry, cette saga a donc marqué mon enfance mais continue à rythmer de temps à autre mes lectures adultes (en tous cas, les 6 premiers tomes), quand je cherche à retrouver cet esprit si caractéristique de Peyo, plein d'humour, de légèreté mais aussi, quand il le faut, de tendresse. Vraiment, quand on sort d'un Benoît Brisefer, on se sent bien. La preuve, s'il en était besoin, de la véritable force de cette saga.

25/06/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai toujours préféré Johan et Pirlouit aux aventures de ce Superman en culottes courtes, aussi "Benoît Brisefer" n'a jamais été une de mes lectures d'enfant. Je l'ai découvert bien plus tard, avec l'album les Taxis Rouges ; c'est peut-être dommage, car lu maintenant, ça paraît bien sympathique. Comment Benoît a-t-il reçu le don de sa force herculéenne (qui s'annule lorsqu'il s'enrhume) ? Nous ne le savons pas, et après tout quand on est gamin, on s'en moque, la bande a enchanté les jeunes lecteurs du journal Spirou qui s'identifiaient à ce petit héros. Elle est très attachante par son esprit sain, le côté paisible d'une petite bourgade à l'ancienne, Vivejoie-la-Grande (qui me fait un peu penser au petit village de Moucheron dans Prudence Petitpas), ses personnages secondaires comme Tonton Placide, Mme Adolphine ou Vladlavodka le directeur du cirque Bodoni, et permet à Peyo d'insérer un humour tendre et poétique. Le dessin réalisé avec l'aide de Will pour les décors, est typique de cette époque sixties dans la BD franco-belge, et propre au journal Spirou de la grande époque, c'est-à-dire charmant, rond et coloré. Malgré un côté très enfantin (mais après tout, la série s'adresse à un public précis), c'est une bonne Bd, très agréable à lire, surtout les premiers albums.

05/09/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 2/5

Le petit Benoit fait partie de ces BD auxquelles j'ai tourné le dos. Les aventures étaient redondantes, sinon dans le background mais à tout le moins dans la trame (un peu comme les comédie romantiques US) et du coup, après avoir lu les 2 premiers tomes, les suivants se devinent plus qu'ils ne se lisent. Les personnages et le côté ultra moral, s'ils collaient alors à un courant de penser de ce qu'il était bon de lire pour nous chères têtes blondes, étaient cucul la praline dès leur sortie donc si l'on ouvre les bouquins aujourd'hui, c'est un vrai voyage temporel. Le dessin de Peyo, comme dans toutes ses séries, est un point particulièrement fort. Même s'il accuse son âge, c'est cette partie de l'œuvre que je trouve la plus moderne, c'est dire. A lire pourquoi pas mais il faut vraiment être adorateur de Peyo.

28/11/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 3/5

Il paraît que les héros surhumains ne forment pas assez la psychologie du jeune enfant. Tintin, qui ne se bat qu'avec sa jugeote, serait plus pédagogique qu'Astérix ou Benoît Brisefer. C'est en tout cas Bruno Bettelheim qui l'affirme. Bon. Mais Bruno Bettelheim a-t-il jubilé comme moi, enfant, sur ce petit garçon sans parents, apparemment chétif, qui est capable de mettre la pâtée aux adultes et d'arrêter un train avec les mains ? Et puis, Benoît est le seul à être vraiment conscient de sa force. Aucun adulte n'assiste jamais à ses exploits (sauf les méchants qui prennent des beignes). Et quand il veut s'expliquer, personne n'y comprend rien. Et puis, le moindre rhume lui retire toute sa force... Pour parler comme un psy, Benoît Brisefer, c'est le fantasme de toute puissance de l'enfant confronté à la certitude de sa propre fragilité. Et c'est finalement assez subversif.

25/12/2009 (MAJ le 22/07/2010) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Une bonne petite série mêlant humour et aventure. Benoît Brisefert est un petit personnage sympathique, bien élevé, doté d’une force phénoménale, une force qu’il perd dès qu’il s’enrhume. Sur cette base, Peyo a écrit des aventures dont les rebondissements sont très prévisibles, mais la qualité de son graphisme, son humour gentillet et le charisme de ses personnages suffisent à rendre la série intéressante. De plus, bon nombre de personnages secondaires (Ahhh, madame Adolphine !) apportent leur écot à la réussite de la collection. A noter que chaque album commence par le même genre d’introduction, devenu une marque de fabrique qui participe au fait que Benoît Brisefert soit devenu un classique de la bande dessinée. La reprise du personnage par une jeune équipe pleine de dynamisme est une réussite. L’esprit originel est conservé mais le ton s’est modernisé. A mon avis, ces volumes plairont plus au jeune public actuel que les premiers. Beau et gentil, à défaut d’être surprenant. A emprunter dans une bibliothèque et à réserver à un jeune public.

19/06/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Une série jeunesse bien sympathique qu'on peut encore lire à l'âge adulte avec nostalgique. Benoît est attachant et sympathique, mais un peu trop parfait à mon gout. Les scénarios sont intéressants et originaux. Le dessin est attirant et nous fait accrocher tout de suite. J'ai un petit faible pour 'Tonton Placide' qui ressemble drôlement à une parodie de James Bond avec ses gadgets à gogo.

08/10/2007 (MAJ le 25/03/2008) (modifier)
Par bedelisse
Note: 4/5

Franchement quand j’étais beaucoup plus jeune et que je savais tout juste lire et bien j’aurais voulu être aussi fort que Benoît, si si… Franchement ça doit être super de vivre ces aventures avec en plus une force de Superman pour se dépêtrer des situations les plus folles. Malheureusement personne ne croit qu’il est fort ! Et pourtant c’est vrai, mise à part quand Benoît à un rhume. Benoît est gentil, serviable, extrêmement poli, toujours prêt à aider ses amis, quelle bonne éducation a-t-il reçu ! Ces parents doivent être des gens très bien !

13/08/2007 (modifier)
Par klod
Note: 4/5

Sympathique série que Benoit Brisefer. Je n'ai pas lu les 2 derniers albums mais je dirai que les 5 premiers sont très très bons, puis, avec "Lady Dolphine", la qualité est en chute libre pour revenir à un très bon album avec "le fétiche". "Hold-up..." et "...la désunion" sont plutôt moyens puis à nouveau un très bon "route du sud". Par contre "...Eglantine" est décevant. L'idée était bonne, mais mal exploitée et finalement sans intérêt. Il faut dire que Peyo est irremplaçable et inimitable. Je ne sais comment l'expliquer mais ses dessins ont quelque chose de plus que tous ses imitateurs, qui pourtant, sont quasiment identiques dans le coup de crayon. Alors je ne sais pas, plus de poésie, de magie dans les rondeurs du dessin comme dans la façon de raconter l'histoire (texte et découpage), plus de tendresse ? Le mystère du génie ! Sinon, Benoit m'a toujours intrigué. C'est vrai, un petit garçon de 9 ou 10 ans dont on ne voit jamais les parents. Parents auxquels il ne fait jamais la moindre allusion d'ailleurs. Et il peut partir à l'autre bout du monde, à n'importe quelle heure et pour plusieurs jours sur un coup de tête sans avertir personne. Et les adultes qui l'accompagnent ne s'en inquiètent pas plus que ça non plus. J'en suis arrivé à imaginer une explication lugubre : Le jour où Benoit a découvert sa super force, il a tué ses parents par accident et les a enterrés au fond du jardin. Tout le village est au courant mais fait semblant de rien par peur de Benoit. Et lui, son subconscient le force à oublier le drame par son excès de politesse et d'honnêteté envers les adultes et en continuant à vivre comme si de rien n'était. Ca ferait pas une bonne série parallèle ça ? "La vie secrète de B.Brisefer" !

16/07/2007 (modifier)
Par scapin
Note: 4/5

J’aime beaucoup Benoît Brisefer car les dessins de Peyo sont parfaits, comme toujours, les scénarios tout autant. Le personnage est attachant et les histoires sont vraiment bien. Et je dois dire que de Peyo, je préfère Benoit Brisefer aux Schtroumpfs. C'est l'une de mes séries pour enfants (bien quelle soit tout à fait lisible par un adulte) dont je garde un excellent souvenir. Une série très sympathique.

04/10/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Ce petit garçon, "bien sous tous les rapports", fait ses premiers pas dans l'hebdo Spirou n° 1183 du 15 Décembre 1960. Benoît ?... C'est un petit bonhomme comme tous les autres. Comme tous les autres ?... Pas vraiment : il est doué d'une force surhumaine et pourra ainsi résoudre en un tour de main (ou de force) les plus basses vilenies commises par les pires malfrats. Malfrats, d'ailleurs, encore plus bêtes que méchants... Mais Benoît a un grand ennemi : le rhume ! Au moindre éternuement, il perd sa force et redevient un petit garçon très sage. Au fil des épisodes, Benoît va rencontrer des personnages qui, bien que "seconds couteaux", interviendront régulièrement dans la série : Monsieur Dussiflard le chauffeur de taxi, Tonton Placide, Madame Adolphine, Vlalavodka qui dirige le cirque Bodoni... Tout ce petit monde vit, s'anime, se côtoie dans la petite commune de Vivejoie-la-Grande. Je l'aime bien, Benoît, qui sera d'ailleurs très vite adopté par une très large frange de lecteurs. Il se dégage de ses aventures un humour et une poésie certaine. Peyo, pourtant, ne saura bientôt plus s'en occuper exclusivement. Accaparé par Johan et Pirlouit et -surtout- Les Schtroumpfs, il va devoir s'entourer d'une équipe ; équipe qui -d'ailleurs- amplifiera encore les aventures de son petit héros. On y retrouve Will (Tif et Tondu), Walthéry (Natacha), Gos (Le Scrameustache), Blesteau (Wofi, Toupet... et Les Schtroumpfs). Yvan Delporte, un grand scénariste d'alors, sera même mis à contribution (volontaire !). Excusez du peu !... A la mort de Peyo, et grâce aux studios qu'il a créés, Benoît lui survivra et continuera ses aventures sous la surveillance amusée du fils de son créateur : Thierry Culliford. L'auteur : Pierre CULLIFORD, dit PEYO, dessinateur-scénariste belge, est né à Bruxelles le 25 Juin 1928. Il y décède le 24 Décembre 1992. Sa plus belle création ?... Les Schtroumpfs ! Mais outre ces derniers, on lui doit aussi Johan et Pirlouit, notre Benoît, et divers autres personnages dont Poussy. Peyo est l'auteur d'une oeuvre incroyablement populaire, une oeuvre vraiment tous publics, connue internationalement. Un des auteurs les plus dignes de la BD franco-belge. Le talent, quoi...

30/08/2006 (modifier)