Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les Ogres-Dieux

Note: 4.11/5
(4.11/5 pour 19 avis)

Du plus jeune et plus petit des Ogres, c'est toute l'histoire d'une famille et de ses membres qui est contée. Héritage, coutumes, tiraillements... Un superbe récit gothique autour du déterminisme familial.


Best-of des 20 ans du site Cannibalisme Hubert Les prix lecteurs BDTheque 2014 Soleil

Du plus jeune et plus petit des Ogres, c’est toute l’histoire d’une famille et de ses membres qui est contée. Héritage, coutumes, tiraillements... Un superbe récit gothique autour du déterminisme familial.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Décembre 2014
Statut histoire Une histoire par tome 4 tomes parus
Couverture de la série Les Ogres-Dieux

17/12/2014 | SkAmby
Modifier


Par Matagot
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Tout est quasiment parfait ici pour moi. L’édition est magnifique, l’objet est superbe, la matière parfaite, l’impression excellente. Le scénario est subtil, raconté par petit à petit et il faut rester concentré de bout en bout. Le dessin est terrifiant, presque doux souvent et cruel pourtant, idéal en somme pour cette œuvre massive a plus d’un titre. Déjà lu et relu il sortira souvent de son étagère.

21/02/2021 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Tome 1 : Petit Un lourd et bel écrin pour une œuvre atypique, en noir et blanc, dont le thème vient puiser dans les terreurs enfantines suscitées par les contes populaires, « Le Petit Poucet » étant le plus emblématique. Sauf qu’ici, « Petit » n’est pas un humain mais un ogre. Comme Poucet, il est de taille réduite par rapport à la norme. Comme Poucet, le père cherche à s’en débarrasser mais pour d’autres raisons, juste parce qu’il porte les signes de la consanguinité. Celui-ci devra se débattre entre les pulsions violentes propres à ses origines et l’humanisme enseigné par sa tante Desdée, mise à l’écart de la Cour pour avoir refusé de manger des humains. Le récit est structuré selon deux axes narratifs entrelacés, d’une part la BD, d’autre part des textes illustrés racontant la vie des différents souverains depuis le fondateur. Graphiquement, on est séduit d’emblée par ces à-plats noirs conférant une atmosphère gothique à l’histoire. Cadrage et dessin révèlent chez son auteur un sens incontestable du rythme et du mouvement. Par sa capacité à représenter la démesure de ces ogres gargantuesques, Bertrand Gatignol parvient à insuffler du souffle à la hauteur de ce récit dantesque où l’on assiste aux derniers soubresauts d’une dynastie fin de race dans une ambiance fin de règne. Un bémol très personnel toutefois. J’ai peu apprécié l’expression de certains personnages notamment la physionomie « manga » du jeune ogre (une tête d’enfant posée sur un corps d’athlète), moi qui ne suis pas spécialement client du genre à l’exception d’œuvres plus matures dans la lignée de Taniguchi ou plus poétiques comme les films d’animation de Miyazaki. Par ailleurs, l’histoire d’amour entre Petit et la jeune fille a des allures de bluette mais reste adaptée à ce conte. Cela étant dit, ce n’est pas… (lire plus)

13/01/2015 (MAJ le 06/02/2021) (modifier)
Par doumé
Note: 4/5
L'avatar du posteur doumé

Quel régal des humains! Bienvenue chez les ogres dieux, ils se délectent de ces créatures d'élevage faibles et insignifiantes et ils n'ont qu'une passion la guerre. Ce conte est présenté dans un ordre non chronologique, les 4 tomes qui ne se suivent pas sont axés sur un personnage différent qui apparait dans d'autres tomes. Chaque chapitre commence par une partie écrite qui présente soit le passé du personnage soit l'historique de sa fonction au sein de la société mais systématiquement aide ou nous éclaire sur le chapitre qui va suivre. Cette technique rend la compréhension de l'histoire facile, elle approfondit le fonctionnement de cette société et le caractère des personnages. Un conte qui commence par la naissance de Petit, fils du roi d'une famille de géants. Une histoire qui nous conte l'expansion de la dynastie des géants puis leur déclin. Le point commun de ce conte est la taille, Petit est grand chez les humains, le grand homme est petit, les géants sont de plus en plus grands puis de plus en plus petits. L'auteur exploite les différences de taille pour classer les habitants ou les bâtiments dont la hauteur est synonyme de domination. Un scénario rythmé qui nous fait partager le quotidien de la famille royale dans une ambiance médiévale. C'est épique, nous sommes emportés dans un conte plein de rebondissements. Nos héros se battent pour un avenir plus radieux et un monde plus respectueux pour tous les habitants, c'est classique mais ce qui constitue la réussite de cette série c'est son rythme avec tout ces personnages originaux, attachants et parfois cynique ou revanchard. Un dessin en noir et blanc réussi, des visages très expressifs et des décors travaillés qui créent une ambiance médiévale. Gatignol réussi à rendre crédible la vie conjointe des géants et des hommes dans un… (lire plus)

29/01/2021 (modifier)

Avis sur les trois premiers tomes sortis à ce jour. Une véritable fresque de fantasy épique et qui en même temps fait preuve d'une réelle sensibilité. L'univers est original, la narration idem : chaque tome est découpé en chapitres entre lesquels s'incrustent des nouvelles fort bien écrites et qui viennent contribuer très judicieusement à la compréhension et à l'atmosphère du récit. Les personnages sont également très charismatiques. L'histoire raconte la chute du royaume des Ogres-Dieux et le chaos qui en découle, où les humains de différents camps essaient de s'approprier l'héritier légitime du trône : Petit, fils du roi déchu, rejeté par sa famille car il avait presque la taille d'un humain (mais tout de même plus grand que la moyenne et doté d'une force surhumaine), et qui ne cherche lui qu'à protéger l'humaine qu'il aime et à trouver un clan reculé d'ogres dont il a appris l'existence, par-delà les montagnes qui ceinturent le royaume. Le tout est brillamment servi par le trait fin et élégant de Gatignol, qui maîtrise parfaitement le noir et blanc et les nuances de gris. J'aurais noté la série franchement bien sur la base des deux premiers tomes, mais le troisième m'incite à donner la note culte, car l'histoire y prend un tour inattendu et dantesque. J'étais happé comme jamais à sa lecture. La seconde partie du livre est vraiment étouffante et magistrale. Impossible de lâcher le livre. Les auteurs confirment tout le potentiel de leur univers. Une des très grandes séries du moment, et sans doute plus que cela quand les tomes suivants auront confirmé son rang. C'est grâce à des séries comme cela que l'on aime la bande dessinée.

25/09/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Pokespagne

Tome 2 : Demi-sang "Demi-sang" (second tome de la série des "Ogres-Dieux" que j'ai lu avant le premier, précisons-le) est l'un des livres les plus formellement impressionnants que j'aie vus depuis longtemps : l'incroyable élégance du dessin, réalisant une synthèse idéale entre les codes du manga et ceux de la ligne claire franco-belge, la beauté graphique de l'utilisation du noir et du gris pour composer des pages à la profondeur, à la complexité et à la lisibilité uniques, la perfection formelle de "l'objet livre" en général, tout cela fait de la lecture de "Demi-Sang" un grand (et rare) moment d'émotion esthétique. Mais bien sûr, ce ne serait rien sans la construction d'un univers aussi original que cohérent (disons une sorte de modernisation des contes de Perrault via "Game of Thrones"), rehaussé par de délicieux intermèdes "historiques", et l'histoire redoutablement machiavélique mais éternelle des ravages de l'ambition politique et de la soif de reconnaissance. Bref, une BD quasiment parfaite, à laquelle ne manque peut-être qu'un soupçon de folie pour atteindre la plus haute marche du podium. Tome 3 : Le Grand Homme Petite déception à la lecture du troisième volet des "Ogres-Dieux", l'extraordinaire saga d'heroic fantasy / contes de fées de Bertrand Gatignol et Hubert : autant les deux premiers tomes frôlaient la perfection, tant du point de vue formel que de ce qu'ils racontaient, autant ce "Grand Homme" se révèle bien lourd, voire ennuyeux, durant une bonne partie du trajet que nous effectuons avec Lours, Petit et leur bande, fuyant la fureur du Chambellan. Le problème n'est pas la beauté de l'objet, à nouveau spectaculaire, puisque les auteurs poursuivent leur travail de manière totalement cohérente avec les deux volumes précédents (même si le dessin accuse parfois des faiblesses dans la description de certains mouvements que l'on ne lui avait pas… (lire plus)

07/03/2019 (modifier)
Par PAco
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Se lancer dans la lecture des "Ogres-Dieux" c'est retrouver le plaisir ambigu des contes cruels de notre enfance. Et quel plaisir ici, tant l'univers proposé est riche, tant dans le contenu que dans la forme ! En effet, la collection "Métamorphose" de chez Soleil cultive l'art du bel objet, et cette série ne fait pas exception à la règle. Il n'est qu'à voir le format de ces albums ! Rien ne semble assez grand pour faire rentrer ces ogres-dieux dans les cases. Ensuite, le trait remarquable de Bertrand Gatignol et sa somptueuse gestion des noirs donne à cette série toute la force et la noirceur nécessaire pour parfaire ces sombres histoires. Enfin, le découpage narratif en chapitres entrecoupés de courts récits écrits nous relatant l'histoire ancienne de personnages ayant eu un rôle important dans cet univers apporte encore un plus à cette série en étoffant de manière originale l'histoire de ces ogres tout puissants. A ce jour deux tomes constituent cette saga dantesque. "Petit", le premier tome, piochait allègrement du côté du Petit Poucet avec l'histoire de ce fils d'ogre qui nait "tout petit" et dont le père veut se débarrasser. Tous les ingrédients sont déjà là, du graphisme soigné aux décors majestueux où s'égayent ces ogres-dieux consanguins tous plus ou moins dégénérés à la cruauté sans pareil. Après un tel premier tome, la suite se faisait forcément attendre au tournant, et "Demi-sang" relève allègrement le pari de faire encore plus fort que "Petit". En effet, on retrouve ces décors démesurés alliant baroque et gothique qui confère à cet univers toute la noirceur et la grandeur, tout en attachant encore plus d'importance à la psychologie des personnages que l'on découvre ici, notamment celle de Yori, le personnage principal. Si le scénario est à mon sens encore plus affuté que le… (lire plus)

07/11/2016 (MAJ le 10/12/2018) (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Joli travail d’édition : les deux tomes de la série sont de très beaux objets ! Outre les magnifiques couvertures, il faut saluer le travail graphique de Bertrand Gatignol. Les dessins sont superbes, jouant habilement sur la différence de taille entre les ogres et les humains. Le gigantisme des ogres est admirablement rendu grâce à des plans audacieux et les décors complètement baroques fourmillant de détails. Le lecteur est littéralement écrasé par la masse des ogres et de leur extravagant château. Le rendu visuel est excellent, autant dans les décors que par les personnages. Bravo ! L’idée de faire deux volumes se déroulant en même temps, l’un chez les ogres et l’autre chez les humains avec les mêmes personnages se croisant d’un tome à l’autre fonctionne parfaitement grâce à une narration maitrisée. Cela illustre bien la séparation politique des deux races vivant l’une à côté de l’autre, avec pour chacune ses codes et sa propre organisation sociale. J’ai également bien aimé les courts chapitres sur les ogres-dieux et les chambellans. Cela donne plus de densité et de background au récit. L’histoire m’a tenu en haleine de bout en bout mais j’ai été un peu gêné par la narration parfois elliptique de Hubert. J’ai trouvé que l’enchainement de certaines scènes manquait de transition. Quoi qu’il en soit, ce conte très noir est une belle réussite !

07/04/2017 (modifier)
Par Canarde
Note: 3/5
L'avatar du posteur Canarde

J'ai retrouvé l'étrangeté de Jeanne (Pistouvi) et ce qui m'avait séduit : une apparence de conte pour enfant dans un univers où une part de l'affaire nous échappe totalement. Ici, la cruauté, le jeu, l'esprit chevaleresque, la beauté et la laideur, se déchirent et s'entremêlent dans une saga sans couleur. La légèreté de Jeanne dans un paysage gratuit et sans menace, a laissé place à la peur et la gravité enfermée dans des architectures riches et sombres. Un petit coté "Le roi et l'oiseau", avec le monde d'en haut du château avec des ogres aux bouches bien dessinées et au teint de lait, et les tout petits qui triment en bas. Et le sentiment que la fin est proche. J'avoue que je n'ai pas lu les récits qui entrecoupent les chapitres, je suppose qu'ils expliquent ce qui justement m'échappe. Mais je n'apprécie pas ces coupures. et si on ne lit pas ces morceaux, on n'a qu'une demi-heure de lecture pour ces lourdes 174 pages. Après lecture de vos avis dithyrambiques, j'en attendais peut-être plus... à emprunter en tout cas mais c'est si vite lu ! Le tome 2 Le décor éclectique (au sens architectural, c'est-à dire où le baroque et le gothique s'accouplent), abrite une société opulente et arbitraire où se déploie la soif de vengeance du très beau héros aux grands yeux : Yori. J'ai plus apprécié cette deuxième partie, plus dense, plus fine psychologiquement à mes yeux. En fait plus humaine et moins divine ! Les décors sont époustouflants, et la technique des dessins où des parties sont tracées en blanc sur noir et d'autres en noir sur blanc sur la même case, donne une belle lumière, une élégance contrastée très réussie.

15/04/2015 (MAJ le 28/10/2016) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà une série qui se laisse lire agréablement, même si je ne l’ai pas trouvée au final si originale que certains de mes prédécesseurs. L’habillage graphique est bon, avec un dessin classique, très clair et réussi, la colorisation jouant sur toutes les nuances de gris pour dynamiser le Noir et Blanc. Pour le reste, nous suivons les aventures d’une dynastie d’ogres – au milieu de leurs humains de compagnie, avec la maturation de l’un de ces ogres, « Petit », dans le premier album. Régulièrement, des « interludes » nous présentent les grands ancêtres ogres – une sorte de caste des méta-barons, le Roi-Dieu ressemblant quand même pas mal à Louis XIV. Nous suivons donc aussi l’ascension de ces ogres (une course vers le gigantisme et les débuts de l’anthropophagie), puis leur relative déchéance, avec perte de taille nécessitant de nouveaux croisements avec des humaines. C’est d’ailleurs un peu ça que je peux reprocher à cette série. C’est qu’une fois qu’on a assimilé que nous parlons d’ogres, il n’y a plus rien de bien original, même si cela se laisse lire, comme je l’ai dit. D’ailleurs, le deuxième album ne traite des ogres que par la bande, puisque nous suivons l’ascension d’un jeune homme ambitieux et revanchard – que nous avions déjà croisé dans le premier album (certaines scènes réapparaissent d’ailleurs, sous un autre éclairage du coup). On ne sait donc pas en l'état ce qu'il est advenu de "Petit". Les nombreux « intermèdes » (petites nouvelles de trois à quatre pages ressemblant à de longues notices biographiques), s’ils densifient la lecture (car pour la partie proprement bande dessinée cela se lit très vite, car beaucoup de cases sont sans dialogues), sont aussi un peu longs, hachent cette même lecture. C’est certes une édition soignée, mais si un emprunt est… (lire plus)

24/10/2016 (modifier)
Par Don Lope
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Je me décide à écrire à un avis car je trouve les notes précédentes vraiment bien trop basses. Or il ne faudrait pas que le lecteur passe à côté de ce petit bijou : c'est bien simple, c'est certainement la meilleure BD que j'ai lue ces dernières années. Le tome 1 notamment, "Petit", est d'une ambition incroyable. Hubert a créé ici un univers formidablement riche, allant même jusqu'à nous raconter la généalogie des Ogres-Dieux entre chaque chapitre: pas avare le Hubert tant il y avait sûrement de quoi produire un tome supplémentaire pour chaque ancêtre. Le noir et blanc de Gatignol est somptueux, ce qui, ajouté au format et à la finition très travaillée de ces ouvrages, fait de chaque petit tome un bijou esthétique. Je suis parfois dubitatif sur le principe des collections tant elles regroupent parfois pépites et banalités mais force est de constater que les trois séries que j'ai lues de la collection Métamorphose (Billy Brouillard, Dans la forêt et donc "Les Ogres-Dieux") sont de franches réussites. Attention chef d'œuvre.

10/10/2016 (modifier)