Les derniers avis (6334 avis)

Par Borh
Note: 5/5
Couverture de la série Sandman
Sandman

Personnellement, j'ai connu Sandman par sa première édition française Le Téméraire, parce que globalement tout ce qu'ils publiaient à l'époque était de qualité, même si malheureusement ils étaient lents et n'allaient souvent pas au bout des séries. Et ça n'a pas loupé pour Sandman, donc j'avais fini en VO via la première édition en TPB. J'ai tout de suite beaucoup apprécié cette série dès les premiers tomes, un vrai travail de world building, ou même de mythology building, des personnages profonds et attachants, une écriture très travaillée, largement au dessus du niveau global des comics de l'époque. Mais la véritable force du comic, c'est... attention SPOILERS!!! ne lisez pas si vous avez lu que la première partie du comic ou la série (que je n'ai pas vu mais qui parait-il est fidèle). Donc la véritable force du comic, c'est qu'il y a un metaplot très bien fichu, une vraie grande fresque épique, et que celui ci n'est pas facilement décelable dans disons, la première moitié voire les deux premiers tiers du comic. En fait ce n'est qu'en lisant le 7ème TPB (sur 10), Brief Lives, que je m'en suis rendu vraiment compte, là où toutes les pièces du puzzle savamment distillées dans story arcs et one shots précédents ont commencé à s'assembler. Et ça m'a tout simplement foutu par terre, m'apercevoir que tout un tas d’événements précédents se mettaient à avoir une importance et des implications insoupçonnées. Et qu'en fait Neil Gaiman a démarré ce comics en sachant pertinemment où il allait sans nous le dire tout de suite. C'est du génie, tout simplement. Après il faut aussi préciser que Sandman n'est pas un comic parfait, il y a clairement des défauts : - déjà le rythme fait vraiment des vagues avec cette alternance de story arcs d'ampleur entrecoupés de one shots beaucoup moins ambitieux. Quand on sort de Brief Lives qui est vraiment épique, c'est dur de passer à World's End qui est une suite de one shots un peu mous et reliés entre eux de façon assez lâche... - l'alternance des dessinateurs, c'est classique dans les comics, mais ça nuit vraiment à l’homogénéité de la série. D'autant que ce sont vraiment des dessinateurs au style très différent qui alternent sur la série. J'adore certains, j'en déteste d'autres. - la fin est relativement anticlimatique. En fait, l'avant dernier story arc, the Kindly Ones est absolument épique de chez épique (même si je déteste les dessins mais bon), c'est en réalité la vraie fin de Sandman et c'est génial. Mais du coup le tome 10 est un espèce d'épilogue très long, trop long, qui a principalement pour objectif de mettre en place les éléments nécessaires à la continuation de l'univers, largement chamboulé après tout ce qui s'est passé dans the Kindly Ones. C'est sûrement nécessaire, mais c'est dur et chiant à lire. Excepté peut-être le tout tout dernier numéro qui est un one shot se déroulant dans le passé et plutôt sympa, et forcément on est très nostalgique quand on sait que c'est la fin. Bref, grand grand comics, pas tout à fait parfait, mais sur autant de pages, c'était quasi impossible de faire mieux. 5 étoiles méritées

31/08/2022 (modifier)
Par Patrick
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Aviateur
L'Aviateur

Pour une fois,je m'en réfère aux autres commentateurs ! Sauf que je mets cinq étoiles ! J'aime énormément cette nouvelle ligne moderne dont un des précurseurs est un auteur culte, à savoir Léo ( Luis Eduardo de Oliveira), scénariste-dessinateur, brésilien et francophone !

29/08/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Conan le Cimmérien
Conan le Cimmérien

J'ai lu les 13 tomes de la série Conan le Cimmérien (série en cours) et j'ai tout simplement adoré. Les Comics, Marvel et Dark Horse, que ce soit l'illustre Roy Thomas ou plus récemment Kurt Busiek, reprenaient les histoires de Howard mais également celles des continuateurs Lyon Sprague de Camps et Lin Carter, et essayaient d'en faire une geste en mettant du liant entre les épisodes (et en en inventant pas mal). Là, les BD sont un vrai travail de puriste, elles adaptent uniquement les écrits de Howard, tels qu'ils les a publiés. On a donc des histoires qui ne sont que des one shots, qui ne suivent pas un ordre chronologique, on passe de Conan à peine sorti de ses montagnes, à Conan pirate, à Conan roi, à Conan pillard, sans aucun ordre chronologique, mais c'est ainsi qu'Howard publiait ses histoires. Souvent l'histoire démarre avec Conan dans une situation sans qu'on sache comment il est arrivé là. Les personnages secondaires ne sont pas récurrents et on y fait plus référence dans les histoires suivantes. Même la personnalité de Conan peut changer d'une histoire à l'autre, d'un barbare qui ne pense qu'à piller et violer à un aventurier à l'esprit chevaleresque à un roi responsable, qui aime son peuple. Ce n'est pas illogique que sa personnalité évolue vu toutes les aventures vécues par Conan, mais on ne voit pas cette évolution, ça passe de l'un à l'autre brutalement d'une histoire à l'autre (avec des retours en arrière d'un numéro à l'autre) C'est assez inhabituel dans la fantasy mais c'est le mode de publication habituel des pulps de l'époque. Et les histoires sont tellement excellentes et puissantes prises séparément que ça ne pose aucun problème pour rentrer dedans. Chaque numéro est scénarisé et dessiné par une équipe différente, ce qui ne pose pas vraiment de problème de cohérence scénaristique puisque le jeu est d'être le plus fidèle possible à Howard. Mais c'est vrai que les dessins sont très hétérogènes, même si globalement le niveau est très bon, il y en a que j'ai préféré à d'autre. Chaque numéro est post-facé par Patrice Louinet, directeur de la fondation Howard, qui est clairement un grand connaisseur, mais également un archi puriste de chez puriste. C'est à la fois assez instructif mais aussi un peu gênant parce qu'il ne se prive de chier sur tout le boulot fait par les continuateurs de Howard, il se prend pour un gardien du temple autoproclamé qui pète plus haut que son cul. Franchement c'était pas nécessaire. Si les écrits de Howard sont globalement puissants et excellents, ce n'est pas pour ça que tout ce qui a été fait après sur Conan sans suivre cet esprit puriste relève de la merde. Conan de Howard et l'univers de Lovecraft ont tous deux été publiés initialement dans la revue de pulps "Weird Tales" et c'est assez intéressant de voir que ces deux séries ont toutes les deux eu un "univers étendus" par des continuateurs comme Star Wars mais bien avant. Et comme Star Wars, il y a à boire et à manger dans cet univers étendu, y a clairement du mauvais, mais tout n'est pas à jeter, loin de là.

28/08/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Accident de chasse
L'Accident de chasse

Pour cet impressionnant pavé, David L. Carlson s’est basé sur une histoire vraie qui l’a captivé d’emblée, celle de son ami Charlie, ou plutôt celle de son père, Matt Rizzo. Le lecteur le comprendra aisément dès les premières pages qui le plongent dans un univers sombre et inquiétant, à travers le récit de l’accident de chasse du père, dans un « no-man’s » land de Chicago où planait alors l’ombre de Leopold et Loeb. Les deux jeunes hommes avaient voulu commettre le crime parfait en séquestrant et en tuant un adolescent de 14 ans. Sans trop spoiler le récit, on découvrira que le père, ancien petit malfrat, a fait plusieurs années de prison et que, par une troublante « coïncidence », il y a fait connaissance avec Nathan Leopold, l’un des deux assassins dont il partageait la même cellule. Avant cet épisode qui représente la majeure partie du livre, Charlie raconte ses premières années à Chicago, sa (re-)découverte de son père et les longs moments passés avec lui, dans un appartement sans lumière où il passait l’essentiel de son temps sur sa machine à écrire en braille. C’est paradoxalement en prison que l’apprenti gangster s’est racheté une conduite en prenant goût aux choses de l’esprit, grâce à Leopold qui se révèlera, contre toute attente, une personnalité attachante et soucieuse de transmettre sa passion de la littérature et de la « langue des poètes » aux détenus. Au sein de la prison, celui-ci organise régulièrement des lectures des grands auteurs littéraires, dans un mode théâtral qui permet de mieux capter l’attention des détenus, avec parfois quelques réactions épidermiques et souvent passionnantes. Car l’initiative de Leopold intrigue, et peu importe ce qu’ils en comprennent, les prisonniers viennent assister avec intérêt à ces sessions en apparence à mille lieues de leurs préoccupations triviales, mais qui leur permettent a minima d’échapper à leur quotidien misérable. David L. Carlson nous propose ici un roman graphique d’une extrême richesse, touffu certes mais néanmoins très fluide. L’érudition est présente à toutes les pages, avec en surplomb les figures tutélaires de la littérature et de la poésie à travers les siècles : Platon, Nietzche, Edgar Allan Poe, Shakespeare, Homère, Milton, Emerson et d’autres. Mais celle qui servira de fil rouge au récit, c’est assurément Dante Alighieri et sa « Divine Comédie », qui, pour Matt Rizzo, fera office de métaphore pour sa vie passée et présente, se muant progressivement en quête initiatique salutaire, lui qui avait pour obsession de mettre fin à ses jours au début de son incarcération. Cet objet rare et très personnel s’avère un magnifique conte noir qui revisite avec brio la fameuse « Divine Comédie », prouvant s’il le fallait qu’elle fait bien partie des grandes œuvres humaines intemporelles. Landis Blair de son côté nous subjugue et nous envoûte par son trait hyper-expressif, tout en noirceur, reflétant parfaitement l’univers carcéral du récit (lié en partie à la cécité du personnage principal), où croisillons et hachures recouvrent les pages jusqu’à l’obsession. Ce parti pris autorise les visions les plus cauchemardesques, seuls quelques rares espaces sont concédés à un blanc à peine rassurant. Blair fait preuve d’une expressivité folle et d’une originalité inouïe dans la mise en page. A n’en pas douter, « L’Accident de chasse », c’est du lourd, et pas seulement au sens figuré. Très justement récompensé au Festival d’Angoulême 2021, ce roman graphique, dans la lignée d’un « Maus », où là encore les rapports père-fils faisaient l’objet d’une exploration sans concession, est une ode superbe à la littérature et à la poésie, en particulier aux grands auteurs cités dans le livre. L’ouvrage, qui vient nous rappeler que l’imagination a le pouvoir de briser les barreaux d’une prison, honorera sans conteste votre bibliothèque. Un chef d’œuvre à lire et à relire.

26/08/2022 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 5/5
Couverture de la série Didier Barcco
Didier Barcco

En ce qui concerne le 1er volume, voici la meilleure BD pour se fâcher totalement avec l'Empire du Milieu (tout au moins avec les habitants qui n'ont pas le sens du second degré). C'est joyeusement déjanté, bourrée d'idées à ne surtout pas appliquer dans la vie quotidienne, grotesque, mais très rigolo pour ceux qui apprécient ce genre d'humour poussé au paroxysme d'une logique cohérente mais foireuse (quoique). L'auteur assume complétement le côté complétement déconnade et il le fait fort bien, à la fois dans les allusions et références, mais aussi graphiquement, car ce n'est pas un manchot. Je mets "culte", car ça frôle la perfection dans le domaine et qu'il fallait oser. Un album à ne pas mettre dans toutes les mains, au risque de se fâcher définitivement certaines personnes, surtout celles qui louchent du côté du wokisme.

25/08/2022 (modifier)
Par Roure
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Corps et Âme
Corps et Âme

Je l'ai emprunté à la bibliothèque.. Vraiment je m'attendais pas à ça. L'histoire est prenante, c'était meilleur qu'une série. On devrait en faire une série d'ailleurs, elle serait géniale. Merci beaucoup et les dessins sont juste au top.

22/08/2022 (modifier)
Par Sandrine
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tête de pioche
Tête de pioche

Une découverte parfaite pour notre loulou de 6 ans ! Les dessins sont magnifiques, le monde du Bayou complètement immersif. Il est complètement fan de cette tête de pioche qui parle aux animaux et traverse ses peurs avec détermination ! Vivement la suite et bravo pour cette belle réalisation.

21/08/2022 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Âge d'eau
L'Âge d'eau

Après nous avoir subjugués il y a dix ans avec son chef d’œuvre Kililana Song, Benjamin Flao serait-il en train de transformer l’essai ? Témoin talentueux de notre monde en décomposition, Flao signe une histoire alimentée par les grandes peurs du moment, notamment celle de la montée des eaux liée au changement climatique, dont on a pu constater cette année une sorte d’emballement avec des canicules et une sécheresse hors-normes. L’histoire se déploie sur deux axes narratifs parallèles, l’un qui permet de suivre les membres d’une famille qui tente de s’adapter au nouveau contexte climatique, le pays étant submergé par des eaux qui semblent ne pas vouloir retrouver leur niveau d’avant la crue. La seconde ligne narrative, elle, nous dévoile les états d’âme d’un drôle de chien bleu très attaché à ses « maîtres », un chien qui observe à l’aune de ses sensations primales et qui rêve, de sa vie antérieure, en humain peut-être, un chien poète qui vit le temps présent, « acceptant la dissolution du monde », et se souvient, assailli de visions des temps anciens « où tout brillait d’un même éclat, (…) où tout n’était que pure fréquence », bien avant « le grand engourdissement du monde ». Cette structure fonctionne très bien, les deux modes de récit se relayant l’un et l’autre tout au long du livre, apportant une respiration bienvenue. Deux styles en contraste permanent, l’un plus accessible, à la fois réaliste, linéaire et choral, succédant à l’autre, plus onirique et poétique. On suit donc cette famille quelque peu éparpillée, Hans le baroudeur divorcé aux faux airs de Blueberry qui se remet mal d’une peine de cœur, sa mère Jeannes, qui erre de cabane en cabane le long du « fleuve » pour échapper aux hélicoptères du gouvernement, sa fille Vinee, étudiante et punkette en révolte qui rejette le « nouveau » monde qu’on lui propose, et enfin, le grand frère de Hans, Gorza, géant bourrin et simplet mais d’une gentillesse touchante que rien ne semble corrompre, peut-être le personnage le plus attachant du récit. Dans la description de ce monde violent, à peine plus que celui que nous connaissons car il n’en est que le prolongement imaginaire, vient s’ajouter une réflexion politique sur son devenir. Comme le constatent avec dépit Vinee et sa nouvelle amie Safia, la crue n’a rien changé, elle n’a même pas réveillé les esprits… C’est l’inverse qui se produit, et « la peur, c’est toujours elle qui parle en premier… Quand la nature envoie un signal, l’Homme ne comprend jamais le message. » Des propos qui font étrangement écho à ce que nous vivons actuellement… Cela étant, Flao nous offre une note d’espoir en montrant cette communauté — qui rappelle quelque peu les mouvements zadistes voire les Gilets jaunes —, redécouvrant les bienfaits de la solidarité et de l’entraide dans ce contexte « post-apo », où les autorités n’ont pas abandonné leur volonté de contrôle de la population. On adore toujours autant le dessin de Benjamin Flao à l’assurance un brin rageuse, plus âpre dans les scènes d’action, plus débonnaire dans les scènes calmes. Ses personnages, tous très bien campés, possèdent de vraies gueules. Flao les dépeint de façon si réaliste qu’on finit par se persuader qu’ils existent vraiment – ou au mieux, de les avoir croisés quelque part. Dans un style très différent, les passages oniriques dévoilant les pensées du chien bleu sont de toute beauté. Dans des tons souvent bleutés, à la fois sombres et lumineux, les superbes aquarelles nous emportent vers des sphères insoupçonnées et des espaces infinis que chacun, bercé par les mots apaisants de l’animal, pourra interpréter à sa guise. En revanche, tout le monde ne pourra être que d’accord sur le fait que ce voyage intérieur vers un passé immémorial est tout simplement magnifique. Assurément, Benjamin Flao est un auteur que l’état du monde désespère et qui cherche à travers son œuvre une issue de secours. Avec « L’Âge de l’eau », il a fermé les yeux très fort et a pris de le la hauteur, beaucoup de hauteur, pour dompter son désespoir. De ces sommets, il en est revenu avec ce récit d’anticipation quelque peu « westernisant » qui révèle très vite sa richesse intrinsèque. Pouvant paraître anxiogène au premier abord (on pense beaucoup à « La Terre des fils » de Gipi), l’histoire trouve son équilibre grâce à ses visions mordorées qui laissent un arrière-goût de merveilleux. Un arrière-goût de reviens-y aussi, et c’est tant mieux car ce n’est là que la première partie d’un diptyque annoncé.

20/08/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Labyrinthe inachevé
Le Labyrinthe inachevé

Je me jette sur toutes les nouveautés de Jeff Lemire, et je ressors rarement déçu de mes lectures. Les thèmes de « Mazebook » se rapprochent de ceux de Royal City ou encore de Jack Joseph, soudeur sous-marin, cad la paternité, mais aussi la perte et le deuil. Les labyrinthes ajoutent un symbolisme puissant à cette histoire, et représentent selon moi le risque de se perdre dans les méandres de sa douleur, de ses souvenirs… de ne pas pouvoir aller de l’avant, de continuer à vivre. J’ai trouvé le propos touchant et bouleversant, et la fin est très belle. Comme pour « Royal City », les touches de fantastique pourront être interprétées de façon rationnelle… ou pas, selon le lecteur. La mise en image est parfaite. On reconnait tout de suite le style esquissé et les couleurs aquarelles de l’auteur, mais il innove sur la narration, avec ce fil narratif rouge, et ces quelques pages dont les cases sont agencées comme un labyrinthe. En tout cas l’ensemble est d’une fluidité exemplaire. J’ai avalé l’album d’une traite, en me forçant à faire des pauses pour rallonger le plaisir de lecture. Peut-être le meilleur album de Lemire que j’ai lu à ce jour. Il explique dans la postface « making of » que ça faisait longtemps qu’il n’avait pas pris autant de plaisir à écrire et illustrer une histoire, et je trouve que cela se ressent à la lecture.

17/08/2022 (modifier)
Par Francois
Note: 5/5
Couverture de la série La Bibliomule de Cordoue
La Bibliomule de Cordoue

Cette bande dessinée m’a laissé une impression similaire à celle que j’ai eue après avoir lu Maus fin des années 80 : brillante, profonde, un message clair, des dessins épatants. Un livre de chevet.

15/08/2022 (modifier)