Les derniers avis (6334 avis)

Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Pizzlys
Les Pizzlys

Après avoir obtenu la récompense suprême à Angoulême pour son exaltante "Saga de Grimr", Jérémie Moreau avait-il encore quelque chose à prouver ? A 35 ans, celui-ci fait désormais partie des créateurs les plus originaux de sa génération en matière de 9e art, et cet album vient une nouvelle fois le confirmer, non sans panache. Jérémie Moreau est de ceux qui explorent et tentent constamment de se renouveler, et si l’on ressentait une certaine déception avec Penss et les plis du monde, malgré ses qualités indéniables, Le Discours de la panthère est venu nous rassurer sur sa capacité à nous surprendre. Avec « Les Pizzlys », il s'attaque au sujet du moment, de plus en plus prégnant et souvent anxiogène, le réchauffement climatique, en situant l’action en Alaska, là où les effets sont encore plus visibles et spectaculaires que sous nos latitudes. La magnifique et mystérieuse couverture à elle seule peut résumer la sensation qui nous étreint à la lecture, celle d’être transporté à travers la flamboyance d’une aurore boréale aux couleurs époustouflantes. Quant au titre, l’auteur fait référence à ces ours issus d’un croisement entre grizzlys et ours polaires, des ours au pelage marbré de blanc et de marron qui ne sont qu’un des effets du changement climatique dans le Grand nord, les ours blancs quittant les pôles en raison de la fonte des glaces. Ainsi, Jérémie Moreau reprend un de ses thèmes de prédilection : l’action de l’Homme sur son environnement et la perte progressive de ses racines favorisée par une technologie toujours plus sophistiquée. Pour ce faire, l’auteur va nous mettre dans les pas de plusieurs personnages : Nathan, jeune chauffeur de taxi en charge de son frère Etienne et sa sœur Zoé, suite à la mort vraisemblable de ses parents. Lors d’un accident dû au surmenage, il va faire connaissance avec Annie, l’une de ses clientes qui s'apprête à prendre l’avion pour retourner dans son pays natal, l’Alaska. Prise d’empathie pour ces orphelins en proie à la confusion, la vieille dame, d’origine indienne, va les emmener dans sa « cabane » perdue du Grand Nord, où elle n’avait pas remis les pieds depuis son mariage avec un occidental il y a quarante ans. Obligée de laisser derrière elle tous ses repères, la fratrie va devoir réapprendre ce qu’est la vie dans un environnement radicalement différent, loin du tumulte du monde « civilisé ». Le choc est rude, et les écrans tactiles restent le plus souvent noirs. Passée une difficile période de « sevrage technologique », les jeunes enfants finiront par s’accoutumer à leur nouvelle vie, contrairement à Nathan qui ne parvient pas à s’extraire d’un brouillard psychique qui le laisse tel un pantin désarticulé, sans boussole… Comme souvent seul aux manettes, Moreau nous offre une narration fluide et bien construite, sans surcharge de dialogues, servie par une ligne claire ronde et délicate qui laisse transparaître les influences manga de son auteur. Le tout confère une touche très moderne à l’objet, mais qui ne se limite pas au dessin. A ce titre, c’est le travail sur la couleur qui est juste renversant. L’auteur recourt à une palette audacieuse alliant des tonalités très chamarrées avec des incursions fluos, qui étonnamment ne piquent pas les yeux. Le résultat est même somptueux et ces assemblages atypiques donnent lieu à des planches de toute beauté. Comme on le sait, l’auteur travaille sur ordinateur et apporte ici la preuve que l’on peut le faire à bon escient. Ce traitement numérique des grands espaces nord-américains nous en fait saisir toute leur magnificence mais aussi les bouleversements dramatiques qui les menacent, tels ce terrible feu de forêt représenté vers la fin de l’ouvrage. De même, les séquences décrivant les sensations ou les rêves des personnages sont de véritables œuvres d’art — osons ce terme généralement réservé au domaine musical — néo-psychédéliques, où poésie et chamanisme ne font qu’un — précisons que dans le récit, les habitants de cette région d'Alaska sont d’origine indienne. Et comme Jérémie Moreau ne laisse rien au hasard, sa mise en page est aussi libre que réfléchie : cases de guingois hyper-morcelées alliées à un cadrage dynamique zoomé au max, vues cinématographiques époustouflantes sur deux pages, notre homme ne s’interdit rien… Si avec « Les Pizzlys » Jérémie Moreau nous éblouit, il nous interroge et nous bouscule aussi, s’abstenant de tout jugement péremptoire et préférant évoquer une responsabilité collective concernant l’impact de l’activité humaine sur l’environnement. La situation qu’il décrit est un constat, effrayant certes, mais encore une fois, l’auteur ne joue pas sur la peur, qui comme chacun sait, inhibe l’action et peut réveiller nos instincts les plus primaires. Ainsi, la conclusion est assez inattendue, ni pessimiste ni optimiste, pour décrire quelque chose qui nous dépasse et devrait nous rendre plus humbles, désarmés que nous sommes face à la toute puissance de la nature qui ne fait que nous renvoyer les conséquences de nos actes. En ces temps anxiogènes où la confusion semble parfois gagner les esprits, notamment à travers les réseaux sociaux où "fake news", haine et peur font figure de trio infernal, cette bande dessinée est une véritable bouffée d’oxygène. A l’instar de J.R.R. Tolkien, Jérémie Moreau s’efforce de réenchanter le monde, en réconciliant l’Homme moderne avec le « temps du mythe » et la sagesse ancestrale des peuples autochtones. Inutile d’ergoter davantage, « les Pizzlys », par ses qualités artistiques et son propos intelligent qui arrive pile-poil après une période hors-normes (canicules, incendies, sécheresse…), n’est rien de moins que l’album de l’année, un chef d’œuvre « pré-apocalyptique » qui réussit même à surpasser La Saga de Grimr.

15/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

Voilà pour moi l’exemple type de la série culte. Tout simplement parce qu’elle a réussi à renouveler un genre et à s’imposer au-delà du seul public de la bande dessinée. Tout n’est cependant pas parfait. Sur la longueur, on n’échappe pas à certaines périodes durant lesquelles la série a du mal à garder le rythme, à certains passages dans lesquels le dessin semble moins soigné, plus expédié. Mais dans l’ensemble, la série tient la route jusqu’à sa conclusion finale. Mais ce qui m’aura marqué principalement, c’est cette galerie de personnages avec ce parti-pris des auteurs d'être prêts à dégommer n’importe lequel d’entre eux, à charcuter au besoin, à rendre délicieusement détestable l’un ou l’autre. Il y a aussi ce choix d’axer le scénario sur la reconstruction et sur les conflits entre les survivants. Les zombies apparaissent finalement plus comme la matérialisation du danger mortel d’une nature redevenue sauvage, mais le vrai mal, celui qui terrifie, est celui que font naître les hommes. Pour son impact, pour ses personnages, pour ses partis-pris innovants, je ne peux dire que culte.

16/01/2012 (MAJ le 14/09/2022) (modifier)
Par Antoine
Note: 5/5
Couverture de la série Rubrique-à-Brac
Rubrique-à-Brac

Génialissime !!! Maître Gotlib est un dessinateur exceptionnel. Ses Rubriques-à-Brac en sont un témoin formidable. Le noir et blanc est époustouflant dans ses détails. C'est vraiment beau à voir. Après, c'est du Gotlib, quoi ! Maître ès absurde par excellence. Mais attention, absurde ne veut pas dire débile (bon, des fois si...) ou "fait à l'arrache". Il y a derrière ce style un travail considérable, j'en suis convaincu, même s'il est vrai que le Maître joue un peu avec ce côté je-m'en-foutiste. Il est aussi un maître du comique à répétition. Son délire avec Newton est à pleurer de rire. Il faut dire qu'il y a de quoi rire avec l'histoire de ce mec (du moins ce qu'en retient l'histoire). Et c'est là où le Maître est fort : saisir de petites absurdités de la vie ou de l'histoire et les passer à la moulinette de son cerveau tout aussi barré que génial. On pourrait y passer des heures et reprendre toutes ses planches une à une tellement il y a matière, mais je pense que pour aimer (adorer ?) Gotlib, il suffit de le lire une fois. Je laisse donc ceux qui ne le connaissent pas le découvrir et, j'en suis sûr, l'aimer et le vénérer. Comment faire autrement ?

09/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

Ambiguïté. Si vous cherchez une définition illustrée à ce mot, lisez donc cette série, dont le personnage principal comblera vos attentes les plus folles. En effet, rarement un personnage aussi ambigu, mais également aussi logique, aussi réaliste, aussi humain, finalement, ne m’aura été offert. C’est l’atout maître de cette série … et il est énorme ! Sortie de ce captivant profil, la série offre d’autres sujets de satisfaction. La narration est fluide. La structure en flash-back est aisée à suivre. Certains lecteurs lui reprocheront peut-être son aspect assez conventionnel, mais, à titre personnel, je suis friand de ce style et ne boude pas mon plaisir. Cette biographie imaginaire évite le piège d’une suite hachée de séquences hétéroclites, et nous offre donc un récit au suspense toujours présent même si cet aspect n’est pas son sujet central. Le trait de Sylvain Vallée m’a surpris dans un premier temps par son approche semi-réaliste. Il ne m’a cependant jamais choqué. Je le trouve finalement très adéquat et agréablement lisible. Par sa simplicité, il a permis au lecteur que je suis de se centrer sur les personnages sans trop s’attarder sur la beauté des décors ou sur la précision des détails historiques. L’ensemble n’est cependant pas dénué de richesses, mais celles-ci se savourent bien plus dans le cadre d’une relecture que lors de la découverte de ces planches. Cette série a marqué plus d'un lecteur et a ouvert la porte à d'autres œuvres dans lesquels le personnage central propose un double profil qui en montre toute la complexité. De ce fait, je la considère comme culte même si certaines longueurs se font ressentir dans les deux derniers tomes. Captivant, sans nul doute !

04/02/2010 (MAJ le 08/09/2022) (modifier)
Par Hervé
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dernier week-end de janvier
Dernier week-end de janvier

Bastien Vivès nous offre, après un très décalé "Burne-out", un ouvrage plus sage avec "Dernier week-end de janvier", très belle chronique sur fond de festival d’Angoulême. Sur près de 180 pages, Vivès prend le temps de nous présenter les personnages : un dessinateur assez blasé par les séances de dédicaces, un chasseur de dédicaces presque caricatural aussi bien sur le plan graphique (son visage, à la Largo Winch, tranche volontairement avec la galerie de portraits de l'album), que sur le plan personnel. Et surtout, une femme, Vanessa, fragile, attachante, complètement étrangère au monde de la bande dessinée, pour qui le lecteur ne peut que ressentir une certaine sympathie. Ayant fréquenté, à une époque de ma vie, le festival d'Angoulême, j'avoue avoir retrouvé à travers cette bd, l'atmosphère de cet événement. Vivès nous offre une histoire presque banale, digne d'un film de Claude Sautet, mais qui par son traitement graphique mérite de s'y attarder Car, il faut l'avouer que les planches sont magnifiques, avec mention spéciale pour les scènes de danse, qui sont parfaites Même les scènes d'amour au lit, que le lecteur attendait vu le précédent album sulfureux de Vivès, sont d'une sensualité et d'une délicatesse sans pareil Cet album va rejoindre des titres comme Polina ou encore Une Soeurque je relis régulièrement avec plaisir Un très bel album, une très belle chronique où on se demande où s'arrête la réalité et où commence la fiction J'en recommande évidemment la lecture.

07/09/2022 (modifier)
Couverture de la série Vie de Carabin
Vie de Carabin

J'ai été très surpris que "Vie de Carabin" ne soit pas dans la banque du site. C'est chose faite et je trouve que c'est justice tellement ces trois albums sont hors du commun dans les BD d'humour. Car pour créer cette série avec une telle efficacité, il fallait une conjonction de 5 éléments assez rares. Être Interne en médecine, être bon dessinateur, ne pas mettre son empathie et son regard critique sous sa blouse, trouver du temps (si précieux) et être courageux pour ne pas craindre l'ire d'un système qui ne communique que sur son brillant. Védécé a réussi cet exploit assez unique dans l'histoire de la médecine et dans celui de la BD à mon avis. Pour qui a des liens avec le milieu hospitalier, les trois volumes de "Vie de Carabin" sont à pleurer de rire (grinçant). L'auteur touche juste à presque tous les coups. Bien sûr il concentre des faits qui sont souvent dilués dans le temps. Mais c'est le propre d'un humoriste et d'un caricaturiste est de mettre en lumière de façon intelligente et grossie, les défauts que d'autres voudraient cacher. Beaucoup des défauts du système sont mis en lumière avec une rare perspicacité (c'est le propre d'un dessinateur de talent). Tous y passent : des chefs de services imbus, aux patients qui confondent soins et société de consommation, sans oublier la politique qui a réorienté les priorités de financement et de gestion. Le graphisme de Védécé est à la hauteur de son humour et de ses récits. Je le trouve vraiment bon et il réussit à garder une expressivité très forte malgré ses "Gueules Noires". Ce qui est très fort, c'est que Védécé a gardé son humanité pour être proche de ses patients (ce qui n'est pas forcément conseillé par la hiérarchie). En témoigne ce très touchant passage du T3 avec Léonie et son " Dessine-moi un crocodile". La mise en couleur, a minima au début et plus présente dans le tome 3, donne un peu de chaleur à une ambiance qui reste pesante malgré l'humour de Védécé. Une vision de l'intérieur qui décrypte les manquements d'un système fondamental. Unique.

04/09/2022 (modifier)
Couverture de la série La Jeunesse de Mickey
La Jeunesse de Mickey

Mon album préféré de la collection, je suis d’ailleurs étonné du peu d’avis ?! A sa sortie je m’en suis bien méfié, j’avais trop vite catalogué Tébo en auteur jeunesse pipi caca, une belle bêtise !! Il m’avait déjà agréablement surpris avec Alice au pays des singes mais il n’assurait que le scénario. Cette fois ci, il officie en tant qu’auteur complet et j’y ai découvert véritablement son trait, au potentiel comique indéniable. Je trouve sa version de la célèbre souris : cultissime, à mes yeux une reprise de très haute volée. Je n’imagine même pas les contraintes, vétos etc de la maison mère pour ce genre d’exercice, laissant une liberté toute relative aux différents repreneurs. Tébo s’en sort comme un chef, il a tout compris et trouve le bon angle pour son hommage. Son aventure est une petite friandise, un petit bonbon sucré qui trouve le juste équilibre et joue avec les codes. Ça s’adresse aux petits comme aux grands je trouve, une prouesse. Ce Mickey troisième âge, qui raconte ses nombreuses aventures à un de ses arrières petits neveux, est absolument jubilatoire. C’est varié et fun, une sorte de best of de l’univers. Déjà on a le droit à de nombreux environnements ou périodes (far west, prohibition, espace …), l’apparition de nombreux personnages de la franchise (Dingo, Donald, Pat, Minnie …) et le nouveau, Norbert (le petit neveu) est fort réussi. Mais c’est surtout le ton donné par l’auteur qui relève l’ensemble. Pépé Mickey n’hésitant pas à enjoliver ses histoires, les AR avec Norbert sont drôlissimes. C’est frais et rythmé. Le tout est accentué par le dessin, dynamique et comique, j’adore les bouilles des persos, les pages des chapitres et les dessins double pages. L’ensemble va à cent à l’heure jusqu’à l’épilogue. Je ressors à chaque fois émerveillé de ma lecture. Si il n’y avait qu’un album à posséder de notre héros, ça serait celui la.

02/09/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Perpendiculaire au soleil
Perpendiculaire au soleil

Une lecture vertigineuse que ce pavé de 436 pages. Par militantisme contre la peine de mort, en 2016 Valentine Cuny-Le Callet, alors âgée de 19 ans, commence une correspondance avec Renaldo McGirth, jeune noir dans le couloir de la mort. Il avait 18 ans à l'époque des faits. Dix années se sont écoulées depuis. Un album à quatre mains, mais le nom de Renaldo n'y figure pas, la loi l'interdit. J'ai par contre ajouté son nom sur la fiche, il le mérite amplement. Valentine est une jeune autrice qui a étudié les arts décoratifs à Paris et d'autres techniques à la School of the Art Institute de Chicago pendant six mois. Le monde carcéral, celui du couloir de la mort, est dépeint sans concessions et avec justesse. Un monde où le prisonnier doit toujours payer pour améliorer son quotidien. Un monde dur qui ne laisse plus place à l'humain dans sa cage de cinq m² éclairée au néon où il est difficile de reconstruire sa vie. De cette relation va naître une amitié et l'amour pour la musique, l'écriture et enfin le dessin n'y seront pas étrangers. Le pouvoir de l'art à rapprocher les gens. Une narration faite d'échanges épistolaires où les seules voix off de nos deux protagonistes donnent un ton étrange au récit, presque hors du temps et qui fait ressentir cette effroyable solitude. La censure appliquée par le pénitencier ne va les aider dans ce projet commun, celui de réaliser cette bande dessinée. Persévérance et obstination seront plus fortes que les moments de découragement. Cette idée naîtra suite à leurs rencontres en prison. Une bd qui fait aussi référence au racisme par le biais d'Ida B. Wells, ancienne esclave devenue journaliste, pionnière des droits des noirs et de l'émancipation des femmes, lorsqu'elle emménage à Chicago. Édifiant ! Une œuvre touchante qui fait froid dans le dos et qui pose des questions. A chacun d'y apporter des réponses. Un titre énigmatique qui prendra tout son sens en fin d'album. Un dessin d'une réelle beauté évocatrice dans un noir et blanc aux différentes textures, du charbonneux au trait gras, mais toujours au service du récit avec une mise en page qui supprime la frontière entre textes et dessins. Des planches de Renaldo parsèment l'album, elles sont souvent colorisées et font transpirer ses émotions. Elles sont réalisées au crayon papier, stylo bille et gouaches. Mais que c'est BEAU ! Pour un premier coup d'essai, c'est un coup de maître. Une œuvre remplie d'humanité où l'espoir demeure toujours vivant. Une œuvre puissante et déstabilisante. Gros coup de cœur.

02/09/2022 (modifier)
Par Borh
Note: 5/5
Couverture de la série Alim le tanneur
Alim le tanneur

J'avoue que je n'avais jamais entendu parler de cette série avant de la voir relativement bien située dans les immanquables de ce site. Donc je m'y suis collé et je dois confirmer tout le bien qui est dit ici sur cette série. Le monde est original, cohérent et dépaysant, les héros attachants, les méchants originaux et puis surtout, le rythme est très bien tenu du début à la fin. En fait difficile de décrocher quand on a commencé, du coup, je me suis enfilé les 4 tomes en 2 soirées. Côté dessins, j'ai personnellement beaucoup apprécié, c'est joli, détaillé, coloré. Si je dois trouver un défaut à cette série, mais c'est souvent le défaut des bonnes séries, c'est que c'est trop court. Tous les éléments mis en place aurait très bien pu être plus approfondis. Et la fin est je trouve un peu frustrante, même si totalement crédible, un peu expédiée, et en fait l'histoire aurait très bien pu continuer. Bon peut-être qu'une suite était envisagée, mais 13 ans après le dernier tome, je pense qu'on peut faire une croix dessus.

02/09/2022 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5
Couverture de la série Sous les arbres
Sous les arbres

J’ai acheté le tome 1 à Angoulême pour mon fils, qui avait alors 9 ans… En une semaine il l’avait déjà lu 5 fois (alors que le français n’est pas sa langue maternelle). Nous avons depuis acheté tous les tomes parus. Une fois n’est pas coutume, je propose donc l’avis d’un lecteur faisant partie du public cible de cet album jeunesse, reformulé pour le site. Il m’a d’abord et surtout parlé du dessin, et notamment des couleurs représentant parfaitement les différentes saisons… ce qui ne me surprend pas du tout. Le dessin est effectivement mignon au possible, et les couleurs absolument sublimes… vraiment le genre de décors champêtre paisible où l’on rêve d’habiter ou se promener… promenade d’ailleurs encouragée par les nombreux passages muets et contemplatifs. Niveau histoires, il a apprécié leurs brièveté (les albums se lisent facilement), mais aussi les différents personnages. Il a aimé le comportement généreux et altruiste du protagoniste principal du tome 1, qui l’a clairement inspiré et fait réfléchir. Malgré ses apparences grognons, « Grumpf » a un cœur d’or, et ne peut pas s’empêcher d’aider ses voisins… le tout saupoudré d’un peu d’humour enfantin. Mon fils a insisté pour que je mette 5/5… Je sais que les enfants ont tendance à s’emporter, mais c’est son ressenti après tout, non ? Hop !

08/02/2020 (MAJ le 01/09/2022) (modifier)