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Les derniers avis (6101 avis)

Par Alix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

J’avais a-do-ré les bouquins de Fabcaro publiés chez La Cafetière, à commencer par l’excellentissime « Le Steak Haché de Damoclès ». Or tout le monde semble être d’accord pour dire que ses deux albums plus récents « Et si l'amour c'était aimer ? » et « Zaï Zaï Zaï Zaï » sont absolument géniaux. J’ai toutefois hésité à investir, craignant d’être trop vieux et con pour ce genre d’humour, de trop en attendre et d’être déçu. Et ben non : ma lecture fut douloureuse, mais dans le bon sens du terme. Le peu de muscles abdominaux qui me restent me font toujours mal, suite aux nombreux fou-rires déclenchés par l’humour saugrenu de Fabcaro. La scène du pain aux raisins m’a même fait pleurer de rire. Enfin, quand même, c’est pas possible de se mettre dans des états pareils pour une BD d’humour. Voila, rien à rajouter. Un chef d-œuvre.

28/06/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 5/5
Couverture de la série Hommes à la mer
Hommes à la mer

Cette trilogie maritime de Riff Reb's restera la plus grosse claque reçue en 2021 et pour les années à venir... Quel bonheur ! Un bonheur inégalable en ce qui concerne les histoires maritimes. Là encore, bien que les nouvelles soient courtes, tout ça me parle, je capte direct... Que Riff Reb's vive dans une ville portuaire, soit. Mais qu'il arrive si admirablement à adapter ces histoires maritimes, c'est à croire qu'il a vécu toute sa vie en mer (au même titre que la dernière nouvelle, très belle). Mais non, en vérité il réussit à puiser l'essence de chacun de ces bouquins pour offrir une adaptation puissante, sombre et belle, débordante de mélancolie et de mystères, en des lieux où la nature domine toute chose et où les bateaux semblent n'être que de fragiles objets origamiques. En ce qui me concerne, Riff Reb's réussit à mettre les mots et les images sur l'idée littéraire que je me fais du marin au milieu de cette vaste étendue d'eau. Le chef d'oeuvre est pour moi complet, la trilogie est à posséder les yeux fermés.

27/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bételgeuse
Bételgeuse

Je pourrais recopier ici mon avis sur Aldébaran car je trouve que Bételgeuse est de qualité égale. Le niveau ne baisse pas. Les aficionados des créatures léoesques seront heureux car il me semple que Bételgeuse est le cycle qui en compte le plus. Cette fois, la planète explorée n’est pas couverte d’océans, ça change. Les immenses canyons végétaux magnifiques entourés de désert font rêver et invitent au voyage. J’aurais d’ailleurs aimé plus d’excursions au cœur de la jungle des canyons, à la manière des marais hostiles du tome 5 d’Aldébaran. Et puis toujours la marotte de Léo : comment vont se comporter, s’organiser des individus livrés à eux-mêmes sur une planète inconnue en étant complètement coupé de la Terre ? Ce cycle permet aussi d’avoir des réponses sur tout un tas de questions posées dans le premier cycle Aldébaran, notamment au sujet de la Mantrisse. Je viens d'identifier une des raisons pour lesquelles je trouvais les bd dessinées par Léo très chaleureuses, c’est qu’il met beaucoup de lumière dans son dessin, les corps humains, les créatures extra-terrestres, la végétation etc. brillent, tout brille ! Ses fins sont toujours réussies, Léo sait clôturer une histoire ; on sent qu’une page se tourne et en même temps il nous emmène déjà dans une autre direction.

26/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Saison brune
Saison brune

Aujourd'hui 23 juin 2021, le pré-rapport du GIEC fait les gros titres. Quelles que soient les mesures prises pour atténuer la crise climatique, les conséquences dévastatrices du réchauffement vont devenir concrètes avant 2050. La lecture de cet énorme volume sur le réchauffement climatique sorti en 2012 le disait déjà, de façon infiniment plus marquante. Après sa lecture, poster ici un avis est totalement futile. Le dessin de Squarzoni est fidèle à lui-même, et qui a lu Garduno, en temps de paix ne sera pas surpris par la forme qui peut sembler partir un peu dans tous les sens de l'argumentation, ni par l'immixtion incongrue de membres d'ATTAC dans ces pages. Ouvrage d'un auteur de BD se renseignant sur le sujet, il ne s'agit pas d'une compilation scientifique dont les données sont à l'épreuve de toutes les critiques. Les chiffres cités provenant de différentes sources, leur disparité est même normale. Mais les mécanismes expliqués le sont clairement et le constat, lui, semble inattaquable. Et rigoureusement désespérant. Je suis sorti de cette lecture il y a plus de 15 jours, broyé. En me demandant ce que je pouvais faire à mon échelle, humaine et personnelle, pour moins accroître ce problème tout en conservant une vie "acceptable". Le premier pas est de limiter le superflu, mais c'est déjà compliqué. La notion de superflu regroupe en effet des choses très hétérogènes. On peut se passer facilement d'une partie de ce superflu, avec quelques efforts on peut se passer d'une autre partie de superflu, et à un moment on va arriver au superflu dont on a besoin, ou tout au moins au superflu dont on a envie. Je peux par exemple très bien me passer de voyages en avion. Me passer de livres n'est pas possible. Fort heureusement les bibliothèques sont là pour ça et sont sans doute un bon moyen de réduire l'émission de gaz à effet de serre. Éliminer les gaspillages d’électricité est sans doute très facile au-dessus d'un certain seuil, en deçà duquel cependant où on commencera à générer de l'inconfort. Une alimentation plus locale est paradoxalement bien plus coûteuse. Une alimentation plus végétarienne (flexitarienne est le terme, je crois), c'est déjà le cas. Faire moins d'enfants (sujet qui n'est pas évoqué dans Saison brune, ce qui est tout de même vraiment dommage), c'est pas possible. Ils sont déjà nés, et l'IVG post-natale n'est pas une option. Et bien sûr cette notion de superflu varie d'une personne à l'autre. Ces gestes personnels par contre, même s'ils sont entrepris par des millions d'individus, ne suffiront pas. Il faut aussi une politique globale, avec une vision, une ambition, des moyens, et sans doute de la coercition. Il faudrait déjà, de même que le nutriscore sur l'alimentation, un GES-score sur TOUS les produits et services, pour que tout le monde puisse connaître le coût écologique de sa consommation, et soit en mesure d'agir pour la réduire. Et rien que pour ça les difficultés sont énormes. Alors pour des mesures plus globales, plus politiques, je n'ai pas l'impression qu'on soit bien barrés. Déjà à notre échelle nationale, où il y a certes des choses mises en place, mais où globalement j'ai l'impression que l'écologie ne sert que de ramasse-voix électorales, mais surtout internationale. Imaginer qu'environ 200 pays avec les hommes politiques qui sont derrière vont réussir à se mettre d'accord sur un sujet qui va tâcher leurs gros égos bien boursouflés, les contraindre, les limiter, demander de partager des richesses en volume limité et donc d'accepter d'en donner à leurs voisins, générer de l'insatisfaction dans leurs populations et mettre en jeu la réélection de ces hommes politiques, oui, imaginer ça c'est du délire à l'état pur. Mon véritable regret est l'absence d'un tome 2. En effet, Saison brune montre le problème. Un tome 2 aurait pu esquisser des solutions. Conclusion : on va dans le mur à pleine vitesse. Personne - ou tout le monde, c'est pareil - ne tient le volant, et ceux qui freinent sont ultra-minoritaires. Note à mon moi de dans un, cinq, dix ans : qu'as-tu fait, finalement ?

23/06/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 5/5
Couverture de la série Le Cri du Peuple
Le Cri du Peuple

Difficile de rester de marbre au sortir de cette lecture tant la mise en situation historique magistrale est aussi crue que militante. Voilà une BD et des auteurs qui proposent d'intégrer de petites histoires dans la Grande ! Et on retiendra surtout la grande. J'ai pu prendre connaissance de la Commune à travers 1 ou 2 livres EXTRAscolaires. Ce qui est navrant, environ 20.000 citoyens français morts par l'État français, ça mérite une explication plutôt qu'une place dans la fosse commune de l'histoire officielle républicaine... J'ai aussi lu les Mémoires d'un révolté, trilogie écrite par Jules Vallès, et je ne doute pas trop à dire que Vautrin a suivi les pas du journaliste communard de l'époque pour écrire son récit, qui permet notamment de retrouver tout le jargon populaire parisien de l'époque. A ce niveau là c'est un régal! Et ça ne me dérange pas d'avoir des discours à rallonge si c'est pour y placer les expressions d'antan. Au niveau du dessin, quel bonheur. Dans l'univers de la BD, l'inconscient collectif nous tourne vers Tardi pour adapter ce roman dans un Paris populaire, franchouillard, où les arrondissements et les rues sillonnent les phylactères. Et ça me paraît juste ! Avec sa patte, Tardi réussit à me faire entrer dans chaque scène, à me faire dégoûter des plus vils individus, à me faire ressentir l'espoir porté par la populace, à me faire haïr les guerres et la fierté de ses vainqueurs égoïstes. Les intrigues des personnages sont plus classiques et se trouveront à la pénombre du récit historique. La Commune prend peu à peu le pas sur le reste, ce qui est pour moi une évolution logique. Tous les personnages sont forcément rivés sur les dernières nouvelles des combats plutôt que sur leur souci personnel. Il n'y aura qu'un personnage qui restera fixé sur sa vengeance, lui qui est contraint de rester caché. Sauf qu'il subira sans cesse l'actualité d'un versaillais qui prend plaisir à raconter la reconquête de Thiers et ses sbires, et ne lésinera pas sur les détails macabres. L'ensemble grouille d'informations, de dialogues, de personnages historiques, etc. On ne risque pas de s'ennuyer lors des relectures... A lire absolument pour connaître l'histoire et les valeurs de la Commune combattante et pour découvrir un point de vue tranché sur cette période qui mérite plus d'études et qui permet de comprendre une partie des péripéties du mouvement anarchiste.

20/06/2021 (modifier)
Par Silas
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Philosophix
Philosophix

Franchement, si mes cours de philo avaient été aussi brillants que cette version en bd, j'aurais vraiment aimé la matière... Une bd au dessin soigné, plein de détails super fouillés, et des clins d'oeil marrants. On est pas dans le comique des bd de philo mais ça reste intéressant, on suit une sorte de guide qui nous facilite le voyage, et on passe de Platon à Matrix, de Thalès à Wall Street. La philo mais adaptée au public du XXIème. Et comme il y a 10 chapitres, correspondant à 10 histoires de philosophes, on n'a pas le temps de s'ennuyer. On peut les lire séparément d'ailleurs si on est plus intéressé par la liberté ou l'identité (j'aime bien le bateau de Thésée, ma préférée, je crois). Bon, donc, vraiment génial pour revenir dans la philo, se refaire une culture. De quoi attendre un "Philosophix II" pour 10 histoires de plus!!!!

13/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Brooklyn Dreams
Brooklyn Dreams

C’est typiquement le genre de roman graphique que j’affectionne tant en termes de contenu que de dessin. J’ai tout d’abord savouré la façon dont John Marc DeMatteis introduit son témoignage autobiographique, en philosophant sur le degré limité de vérité que nous réussissons à transmettre, notre perception humaine étant imparfaite. Une fois cette précaution liminaire prise, il se lance dans un récit introspectif, frisant parfois la psychanalyse, pas une démarche purement mentale, mais quelque chose de beaucoup plus vivant, de son enfance jusqu’à son année de terminale. C’est admirablement réalisé, via la superposition de 2 codes graphiques distincts, d’une part un narrateur adulte crayonné ou en aquarelle sombre quelque peu brumeuse, et d’autre part un dessin plus classique ligne claire représentant son enfance, sa vie qui défile. Ces 2 frises s’enchevêtrent de façon subtile et pertinente, l’adulte portant un regard que l’on ressent compréhensif, bienveillant, sur le jeune en souffrance qu’il était alors. L’adulte est d’ailleurs parfois seul dans le noir, assis ou dans une posture pouvant suggérer qu’il est en train de suivre une psychanalyse. J’ai adoré la profondeur et la richesse de cette histoire : toute l’évolution psychique du jeune John Marc DeMatteis, de par les cahots de sa vie, ses expériences notamment psychotropes, ses passions solitaires, ses rencontres déterminantes, ses premiers émois amoureux puis surtout son questionnement mystique et existentiel. Il évoque aussi les 15 années qu’il lui a fallu pour guérir ses souffrances intérieures, ce qui pourrait faire l’objet d’un nouveau roman graphique. Niveau dessin, c’est un superbe noir & blanc, il y a du Eisner dans la façon dont Glenn Barr croque les travers familiaux, c’est jubilatoire, cela m’a rappelé Affaires de famille (Une affaire de famille). Son dessin me fait aussi penser à l’argentin Eduardo Risso, que j’apprécie beaucoup, notamment pour la réalisation de la couverture. J’espère ardemment que l’auteur nous offrira une suite à ce premier opus !

06/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Affaire Zola
L'Affaire Zola

Je ne connaissais de Zola que son roman « Au bonheur Des Dames ». Je savais qu’il avait pris parti pour le capitaine Dreyfus via son célèbre article « J’accuse ». Je savais qu’il était un écrivain du courant naturaliste, s’évertuant à dépeindre les mœurs et l’injustice sociale de son époque via ses romans, notamment la série des Rougon-Macquart. Mais je ne connaissais pas l’homme, son enfance, sa vie familiale et sentimentale, ses combats, les circonstances présumées de sa mort, ni l’ampleur de son engagement dans l’affaire Dreyfus. Je pensais à tort qu’il avait été très reconnu, admiré par ses pairs et compatriotes durant sa vie : je ne savais pas à quel point il avait subi la vindicte populaire de par ses positions sociales et politiques. Bref, j’ai trouvé cette bd très enrichissante (le scénariste Jean-Charles Chapuzet est historien) car j’ai beaucoup appris dans le plaisir, l’histoire étant très bien contée, c’est pour cela que je lui mets la note maximale. C’est d’ailleurs une bd qui a été appréciée par des proches non bdphiles pour sa facilité de lecture et son apport culturel & historique. J’ai aussi aimé le dessin, les couleurs, qui font très bien ressortir la violence politique, sociale et populaire de l’époque. Par moment, j’ai revu des images de la série télé « Paris Police 1900 » de Fabien Nury qui se passe à la même période. Le discours d’Anatole France à ses obsèques et son entrée au Panthéon en présence du commandant Dreyfus, même si ce ne sont que 2 cases dans la bd, m’ont touché. J’avais presque l’impression que c’était l’entrée de Jean Moulin au Panthéon sous le discours d’André Malraux. Pour résumer, c’est une biographie synthétique, avec un focus important sur l’affaire Dreyfus, qui dépeint une période de l’histoire de France de façon joliment romancée, un peu à la Zola en somme ;-) Le titre de la bd, clin d’œil à « l’Affaire Dreyfus », est bien trouvé aussi !

03/06/2021 (modifier)
Par Ubrald
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aldébaran
Aldébaran

Avoir récemment découvert Retour sur Aldébaran m’a donné envie de relire tout l’univers de Léo après à peu près 20 ans. J’ai donc relu pour la seconde fois "Aldébaran" et j’ai réadoré ! Pourtant, à l’époque, je me rappelle avoir longtemps tourné autour de cette bd à la couverture attirante mais dont le dessin me paraissait quelque peu pauvre, figé et rigide. Par conséquent, je ne passais pas le cap et je la reposais toujours sur la pile. Il faut dire que le dessin était alors mon premier critère, et lorsque je feuilletais une bd en libraire, si le graphisme ne m’accrochais pas tout de suite, je m’en détournais illico. J’étais trop habitué à du Pratt, Tardi, Loisel, Rosinski, Ségur, Giraud/Moebius, Bourgeon etc.. Puis, au bout d’un moment, après avoir entendu tant d’échos positifs à son sujet, j’ai finalement franchi le rubicon. Et avec seulement 2,3 pages de lecture, la magie avait déjà opéré !, la distance initiale ressentie envers le dessin avait complètement disparu. A ce moment-là, j’ai compris ce qu’était un véritable auteur de bd… je m’explique… je ne veux pas dire par là que le dessin devient secondaire... mais que l’histoire, le découpage, le storyboard, le rythme sont si réussis qu’une synergie se crée automatiquement avec le dessin, même si celui-ci n’est pas parfait de prime abord et que du coup, l’histoire étant tellement bien racontée, on finit par aimer ce dessin qu’on ne trouvait pourtant pas terrible au début. Oui, Léo est un vrai auteur de bd car c’est un formidable conteur et qu'il réalise une osmose récit/storyboard/dessin parfaite ! Ses histoires sont des savants mélanges d’aventures, d’exotisme extra-terrestre et de science-fiction. Il sait en outre très bien amener ses rebondissements tout au long de l’intrigue. J’ai particulièrement aimé le cinquième et dernier tome de la série qui se termine en apothéose, notamment l'éprouvante traversée des marais hostiles par les aventuriers, avec un spécial clin d’œil pour la "Chose" créature nocturne très léoesque espèce d’hybride entre une pieuvre et une araignée. Vivement que je trouve la Mantrisse pour prendre une de ses gélules bleues ! Bon, sauf que dans Matrix ce sont les rouges qu’il faut prendre ;-)

02/06/2021 (modifier)
Couverture de la série Corto Maltese
Corto Maltese

En passant sur cette page, l'âme tranquille j'ai découvert avec étonnement que l'on pouvait ne pas aimer Corto Maltese. Pour être franc ça ne m'était jamais venu à l’esprit. Corto Maltese me berce depuis l’adolescence et fait partie de mon imaginaire. C'est une BD fondatrice qui jusqu'alors avait une dimension universelle pour moi. Tout le monde aime Corto. Il est certain que c'est une série qui se prête particulièrement à l’adolescence, c'est très initiatique. Les valeurs développées correspondent, ajouté à cela le voyage, l'aventure... Les dessins sont sublimes, lâchés, beaux même lorsqu'ils sont "faits à la truelle", voire surtout lorsqu'ils sont particulièrement faits à la truelle. Une gestion du noir et blanc et des aplats... Mais par dessus tout, c'est la poésie, l'ambiance, le détachement et l'affectation de Corto qui nous portent. Oui autant l'appeler directement Corto, ce n'est pas un personnage mais un ami qui nous accompagne lors de nos lectures ; nous, comme les autres, finissons pour nous attacher à lui. Corto c'est un peu le chat qui s'en va tout seul. Le rêve, la mélancolie, les contes, l'aventure, le voyage, l'amitié, un zeste de mysticisme, et vous voilà embarqués pour une nouvelle aventure.

01/06/2021 (modifier)