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Les derniers avis (6124 avis)

Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Monster
Monster

Après mûr réflexion, je me décide tout de même à accorder le culte à cette série. En effet, je considère que "Monster", par beaucoup d'aspect, a été une petite révolution à sa publication. Tout d'abord, la publication fit découvrir Naoki Urasawa en Europe, d'autre part, le manga fit beaucoup parler de lui, et enfin (et surtout), cette BD est impressionnante ! Une histoire chorale dont les protagonistes vont se croiser en même temps qu'ils remonteront le cours d'une histoire ancienne. Des enfants au cœur d'une tourmente mélangeant les idéaux de la Guerre Froide, les volontés de personnages malfaisants, et un médecin qui tente de réparer une terrible erreur. Le récit est le point central de ce manga, incontestablement. C'est le mystère du thriller qui nous tient en haleine durant 18 tomes, ce qui n'est pas rien il faut bien l'avouer. Mais c'est aussi une histoire qui brosse un tableau peu reluisant de l'Allemagne post-mur. Nous aurons le droit aux néo-fascistes qui envahissent la politique et opèrent dans les quartiers louches, aux restes d'une Allemagne de l'est testant les pires choses sur les humains en toute impunité, mais aussi à des touches humaines sur des personnes immigrées en situation précaires. D'ailleurs, la thématiques des personnes issues de l'immigration revient dans de nombreux volumes, à commencer par le personnage principal. A travers cette thématique, l'auteur explore la peur de l'inconnu, la notion même de l'identité (thématique centrale aussi à la série) mais aussi aux transformations d'un monde qui a connu le mur de Berlin et le rideau de fer. C'est ingénieusement mis en scène dans l'histoire du personnage principal, ayant fait une chose qu'il pensait bonne et se rendant compte que c'était une erreur, qu'il tente désormais de réparer. Une mise en abyme entre le propos et le récit, en somme. D'autre… (lire plus)

11/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Spirou et Fantasio
Spirou et Fantasio

Sabre de bois, voici une série pilier de la bande dessinée pour la jeunesse. Pour moi, cette série est culte pour plusieurs raisons. Une série éponyme d'un magazine, je n'en connais que trois mais ma science de la BD est courte. Son créateur repose au Panthéon des auteurs de la bande dessinée et si on la nomme Neuvième Art, monsieur Franquin en est pour quelque chose. Franquin, c'est un foisonnement créatif dans chaque case. Que ce soit dans le dessin, ha ! ces vaches de la cambrousse ! ou dans le texte. Sans oublier les clins d'œil aux copains de la rédac Dupuis. De plus le couple Spirou (Spip)/Fantasio, c'est une vraie histoire d'amitié presque de fraternité. J'ai toujours cette case en tête de la Vallée Des Bannis où Fantasio rattrape la main de Spirou malgré son délire meurtrier. Bien sûr avec une série de plus de cinquante albums on peut faire la fine bouche sur un ou deux. On peut s'amuser à comparer Franquin vs Fournier vs Tome et Janry. Que nenni bonnes gens ! Chacun y a déversé son talent et une vision de l'époque qui passe. Il a fallu beaucoup de courage aussi pour assumer la prolongation d'un géant comme Franquin. Chacun sa technique, chacun sa vision mais un Spirou qui avance avec la même aspiration à bonifier le monde, génération après génération. ELLEUQ ELLEB EIRES.

10/10/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tananarive
Tananarive

Je ne sais pas vous, mais quand j’étais gosse, il y avait un truc que j’adorais… faire un tour de manège et surtout décrocher la queue du Mickey ! Quelle fierté ! Que du bonheur de savourer cette prise qui semblait inaccessible. Avec cet album, j’ai de nouveau ressenti cette jubilation d’antan. Que c’est bon, que c’est délicieux d’être emmené en quelques planches loin de tout. J’étais pourtant un peu sur la retenue avant de me procurer Tananarive. Le battage médiatique autour de la sortie de cet album ne m’encourageait pas. J’ai pourtant craqué dès que j’ai feuilleté celui-ci. Mais que c’est beau visuellement. Un petit bijou graphique. Le dessin de Sylvain Vallée est juste terrible avec un découpage cinématographique. Les gros plans sont formidables et les personnages expressifs. Quant à l’histoire, je suis tombé à la renverse. Magnifique. Ce duo improbable, Amédée le notaire à la retraite et Jo l’aventurier bourlingueur, va vous entrainer dans leur sillage. Vous ouvrez l’album et vous ne pourrez pas le fermer avant de connaitre la fin. Hummmm c est exquis. Le scénario est maitrisé de A à Z. Pas une minute de temps mort. L’expédition du notaire en quête de l’héritier de son ami, va vous charcuter jusqu’en dans vos entrailles. C’est bouleversant. C’est que j’en reprendrais bien un peu de Tananarive. Oyé oyé chers lecteurs de BDthèque, précipitez vous dans votre librairie pour vous procurer cette pépite. Ce road trip sénior, c’est votre rayon de soleil assuré. Coup de cœur évidemment et un 5 étoiles ! Je ne peux pas mettre moins tellement j’ai aimé.

09/10/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5
Couverture de la série The Promised Neverland
The Promised Neverland

Je suis bien content de voir ce manga enfin débarquer en français. Cela faisait longtemps qu'un manga faisant partie de la catégorie des shonens m'avait autant passionné ! Il faut dire que le cadre du scénario est original pour un shonen, un genre qui depuis des décennies ne faisait que reprendre les mêmes codes encore et encore. Ici, il n'y a pas de jeune garçon qui veut devenir le meilleur dans son domaine, il n'y a pas de combats, il n'y a pas de rival qui devient aussi le pote du héros, il n'y a pas d'amie d'enfance amoureuse du héros....Il y a juste des orphelins normaux qui ont leur intelligence comme seul pouvoir. Le cadre de l'orphelinat est aussi original vu que c'est un endroit paisible (je sais pas pour vous mais la plupart du temps lorsque je tombe sur un orphelinat dans une oeuvre de fiction et ben c'est un endroit horrible où les enfants sont misérables). Ici, les enfants sont heureux et ils ont une mère adoptive gentille et affectueuse. On peut tout de même voir que quelque chose cloche (ils n'ont pas le droit d'aller dans le monde extérieur, ils font des tests bizarres) et un jour l’héroïne et son copain découvrent la vérité et leur monde bascule et ils doivent s'enfuir avant qu'il soit trop tard. Le scénario est prenant et intelligent. Les personnages sont attachants, intéressants et leurs réactions sont crédibles. C'est rempli de rebondissements et de retournements de situation qui me tiennent en haleine. Le dessin est dynamique et je le trouve agréable à regarder. Si les auteurs continuent comme ça je vais peut-être même finir par mettre la note culte ! xxx Je remonte mon avis après avoir enfin pu lire le dernier tome. Je sais que plusieurs n'aiment pas comment le… (lire plus)

25/04/2018 (MAJ le 09/10/2021) (modifier)
Par iannick
Note: 5/5
Couverture de la série Le Rapport de Brodeck
Le Rapport de Brodeck

Il y a des bandes dessinées que l’on classe en cultes pour deux raisons principales : soit ce sont des albums qu’on a toujours du plaisir à les relire maintes fois des années et des années après, soit ce sont des réalisations qui nous ont marqué à jamais mais qu’on ne pense pas les relire aussitôt à cause de la forte charge émotionnelle reçue lors de sa lecture. « Le rapport de Brodeck » fait incontestablement partie de cette seconde catégorie de ma liste des bds cultes au même titre que « Maus ». Déjà, rien que le fait de contempler les planches de ce livre, mon dieu, que c’est beau ! Quel boulot ! Et c’est du Manu Larcenet, ce dessin ??!! Et bien, il s’est vachement fait violence le bougre ! Quelle expressivité dans son coup de patte ! Quelle précision dans son trait ! Je savais que Manu Larcenet était capable de concevoir de tel dessin en noir et blanc mais pas tout au long des 360 pages de ce récit ! Au fait, ici, pas besoin de couleurs, le choix du noir et blanc est parfaitement justifié pour cette histoire. Idem pour le format à l’italienne car l’auteur utilise beaucoup des cases dites « horizontales ». Que dire aussi de la narration ? Certes, elle peut paraitre lente du fait d’un nombre impressionnant de cases muettes et d’un découpage très aéré mais cela permet une grande fluidité de lecture ; et surtout, de nous faire monter la pression, de nous faire glisser le récit vers une atmosphère de plus en plus tendue et malsaine. En effet, « Le rapport de Brodeck » n’est vraiment pas un récit rigolo, on assiste plutôt à un drame qui nous montre toute la cruauté et la bêtise de ce que… (lire plus)

06/10/2021 (modifier)
Par Spooky
Note: 5/5
Couverture de la série L'Adoption
L'Adoption

Voilà une BD que j’attends depuis… très longtemps. Non que je fus au courant du projet depuis ses débuts, mais plutôt par rapport à son sujet facial, l’adoption. Il s’agit d’un sujet complexe, casse-gueule, et parmi la foule des albums qui s’y sont intéressés de façon frontale, peu peuvent se targuer d’y avoir réussi, à part « Couleur de peau : miel » et « Un drôle de père » (sur un registre différent, cependant). Vous l’aurez compris, le sujet me tient à cœur, et je suis intransigeant quant au traitement que l’on fait de ce genre de sujet. Et Zidrou, comme il l’a prouvé avec Lydie, peut aborder des sujets lourds et graves, même s’il a débuté comme auteur « à gros nez », ceci écrit sans aucun sous-entendu négatif. J’ai TOUT aimé dans ce premier volet d’un diptyque. Le traitement de l’arrivée de l’enfant, pudique. L’apprivoisement mutuel de Qinaya et sa nouvelle famille, particulièrement ses grands-parents, entre retenue et chaleur. Les dialogues entre Gabriel et ses amis, ainsi qu’avec son épouse, d’un réalisme bluffant. Les situations compliquées entre Gabriel et son fils Alain, laissant entendre que leurs rapports vont être au cœur du tome 2. Les moments de silence, ces regards qui en disent long sur les pensées des protagonistes. On est à la place de Gabriel, ce bourru qui s’est installé dans une routine active depuis sa retraite et va peu à peu se laisser conquérir par ces grands yeux et ce petit minois venus du Pérou… Une adoption qui se passe bien, tout va bien madame la Marquise ? Non, parce que l’adoption internationale c’est compliqué (Zidrou ne s’attache d’ailleurs qu’à l’étape après l’arrivée de… (lire plus)

27/04/2016 (MAJ le 03/10/2021) (modifier)
Couverture de la série Chevalier Ardent
Chevalier Ardent

J'ai découvert chevalier ardent Dans la corne de brume dans un périodique tintin Mon album préféré La harpe sacrée Dommage qu'il n'y ait pas eu d'album après la mort de François craenhal C'est ma série preferee

03/10/2021 (modifier)
Par r0ud0ud0u
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Obscurcia
Obscurcia

Je viens de passer un vrai bon moment à lire cette série. 3 albums de qualité, on ne s’ennuie pas. Vraiment pas pour les plus jeunes, à ne pas à mettre dans les mains de moins de 10 ans. L'univers y est sanglant, sans doute un des points qui m'a plu. J'ai adoré cette "quête" qui finit de façon inattendue. Je vous laisse le lire... Le moindre indice sur cette fin vous couperait le plaisir.

02/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Les Tuniques Bleues
Les Tuniques Bleues

Je voudrais rendre un hommage appuyé à monsieur Raoul Cauvin qui nous a quitté au mois d'aout dernier. Ce n'est pas un hommage de circonstance puisque je possède tous les albums des Tuniques Bleues , tous les Cédric, et tous les Agent 212. C'est dire si monsieur Cauvin est un "ami" de la famille qui a accompagné mes lectures et les lectures de mes enfants pendant des années. J'associe dans mes louanges les dessinateurs Lambil et feu Salvérius. Cinquante années de créativité, de recherches, de trouvailles sur un thème pas si facile, les horreurs de la guerre à la portée d'un enfant de douze ans. Une partie de mon post sera aussi basée sur l'excellente interview de Beka et Munuera dans l'album 65 " L'Envoyé Spécial" que je trouve très bon. , Peut être pas assez intello au goût de certains, trop répétitif au goût d'autres je ne partage pas du tout ces avis. Tout d'abord, je reprends les propos de Beka qui souligne la modernité du concept de " Buddy Movie" avec deux compères que tout oppose, ou presque, sauf l'uniforme. C'est ce lien hiérarchique qui rend la relation crédible dans le temps. Quelle trouvaille de les faire sous-offs , c'est à dire entre le marteau du commandement et l'enclume de la troupe à mener à l'abattoir sans presque aucun degré de liberté, ni le prestige d'un beau lieutenant qui vagabondera à son gré assez loin du théâtre des opérations. Ici nous y sommes jusqu'au coup, dans la boue, la chaleur, le froid et la folie. Des effectifs qui fondent à chaque "Chargeeeeeez,", des enfants qui jouent du tambour en première ligne, des Blacks qui enterrent les morts et lavent les latrines, des pauvres gars, bleus ou gris , qui attendent patiemment que la colline explose sous eux. 650… (lire plus)

02/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Le Choucas
Le Choucas

Il fallait oser!! Cette couverture , avec la tronche (pardon!) d'un anti-Clooney aux yeux jaunes, le costard miteux et cette chemise jaune de la brocante d'il y a cinq ans. Au début tout ne tient qu'à un fil... Un dessin particulier, des visages burinés, des beautés fatiguées par beaucoup trop d'années passées devant le miroir. En plus, ce scénario qui part dans le pathos avec le bon prolo viré par son méchant PDG et qui devient un privé sur le quart de la demi phrase volée au téléphone de son ex-patron. Et alors Gabin arrive, et Aristide et cet humour à chaque page, ces références littéraires à ce tordre. Même si je suis plutôt Exbrayat ou Simenon le vieux Parigot que je suis, a adoré cette ambiance des banlieues ouvrières d'antan ou du métro aérien la nuit. Il y a tellement d'humain dans cette série. Des quinquas bien avancés sans bolide mais en Peugeot de mon grand père, pas ou peu de flingues, un pseudo-naïf qui arrive à ses fins ( sans savoir conduire ni tirer!!!) , oui , il fallait oser et Lax l'a fait. J'en arrive au meilleur, mais il n'y a que du bon, les méchants!!! Les méchants ont du caractère et de l'humanité. Des chutes improbables où le scrabble rivalise avec les images pieuses. J'ai hurlé de rire quand Choucas s'est confronté aux Editions Dynamite qui ont bien changé depuis. Mon seul regret est qu'il n'y ait que six volumes. D'autant plus que le dernier volume au Québec ( sans voiture!!!) est une pure merveille. On entend presque l'accent de nos cousins canadiens. Bienvenue; Enfin quand un Choucas vole jusqu'au Brésil pour affronter des Faisans d'Hérault, quel régal.

01/10/2021 (modifier)