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Les derniers avis (6019 avis)

Par Franz
Note: 5/5
Couverture de la série Welcome to the Death Club
Welcome to the Death Club

Welcome to the Death Club. – 6 Pieds sous terre éd., 2002. Les éditions 6 Pieds sous terre, les bien nommées, sises à Montpellier, ont édité en 2002 une bande dessinée en noir, blanc et gris de circonstance intitulée Welcome to the Death Club du grand pince-en-rigolant Winshluss, recueil de courts récits parus entre 1998 et 2001 dans les revues underground et défuntes, Jade et Sierra Nueva. La mort est le lien entre les sept histoires allant de deux pages à quatorze pages, le dernier récit, Père & fils, le plus conséquent, le plus irrésistible aussi. Le père La Mort, costard, cravate, chapeau, cul-de-jatte, voletant au ras du sol, la tête de mort inexpressive mais les muscles des bras noueux, mène son train-train quotidien : café, journal (Dead Town), éducation de son fils auquel il confie la peinture de la barrière en bois qui entoure la maisonnette pendant qu’il part bosser. Son job consiste à comptabiliser les morts et à expédier les âmes ad patres. C’était écrit alors La Mort note. Il lui faut son quota. Elle exerce son métier avec sérieux. On la retrouve partout où elle frappe : meurtre, suicide, crash aérien… Puis il se fait tard. Un coup d’œil à la montre, Papa La Mort décide de rentrer au bercail. La journée est finie. Pendant ce temps, le fiston (qui dispose d’yeux dans les orbites) a préféré regarder la télévision. Un documentaire lui révèle sa vocation d’ange gardien. Il découpe et colle des ailes en papier dans son dos. Le père s’énerve en constatant que la peinture n’a pas avancé. La fessée est inévitable. Le fils fugue, emprunte la barque cercueil pour traverser le Styx et pénétrer notre monde. Son premier acte consiste à sauver une vache de l’abattoir. Peine perdue, catastrophe assurée. Le bovin laissé ahuri au milieu de la route provoque un accident de voiture mortel. Le mot « fin » est apparu prématurément dans la case où le fils La Mort sourit de toutes ses dents manquantes, le pouce levé, l’auréole en biais, heureux de sa bonne action. Là, tout se complique. Les zombies sèment la mort. Comme dans l’apprenti sorcier, le rejeton ne maîtrise plus rien. Heureusement, le père débarque avec son aspirateur d’âmes de marque Hoover Soul, sorti littéralement de son chapeau. L’épilogue serait presque émouvant avec les retrouvailles père fils si la partie de montagnes russes à la fête foraine ne se terminait aussi mal pour les humains. On n’échappe pas à son destin. Il est évidemment impossible de résumer la BD, son jeu de tension permanent, tant dans l’histoire que dans le dessin. Winshluss est d’emblée un maître du 9e art et ça se sent. Il n’a que faire des phylactères. Ses images se comprennent sans l’aide du texte et elles disent beaucoup de choses sous le couvert de l’humour noir : le cynisme de notre époque (la dernière planche de Salut l’artiste), la soif de réussite et de reconnaissance (avec Fat Bob), le formatage des hommes robots, la vacuité des existences, la solitude dans la foule (100 % mort), la bassesse des instincts humains (Viva la Muerte) et tant d’autres choses encore. Welcome to the Death Club. – Cornélius, 2010. Les entrechats de la Mort. Réticent à me procurer la nouvelle édition de Welcome to the Death Club parue chez Cornélius fin 2009, il a bien fallu reconnaître que le plaisir ressenti à la lecture était supérieur à des ruminations filandreuses face à la gabegie d’un système mercantile en roue libre. Les éditions 6 Pieds sous terre avaient déjà fait du bon travail en 2002 à propos du grand livre de Winshluss. Cornélius sait faire des beaux livres et celui-ci est une réussite. Les noirs, blancs et gris sont superbes. Il y a toutefois un bémol pour les planches en couleur, légèrement floues mais elles constituent un ajout essentiel à cette nouvelle édition. La couverture aussi est inédite. Elle est superbe dans la forme et corrosive dans le fond. En toile de fond, dans les rinceaux de roses, la mort est plantée comme un piquet. Deux enfants poupées, aux sourires figés, glacés et légèrement inquiétants, jouent aux raquettes mais le volant est une grenade. On pourrait gloser autour de cet engin de mort suspendu, qui se découpe sur fond de cumulus immaculé. Brueghel l’Ancien dans "Le triomphe de la mort" use déjà d’un procédé similaire. La couverture à rabat est illustrée sur toutes les faces. Le cavalier de l’apocalypse poursuivant Toto en 4e de couverture est stupéfiant. Un superbe dépliant en couleur est inséré dans le recueil. Il reprend entre autre la couverture de 2002. D’autres ajouts notables apportent beaucoup, à l’exemple du récit en six planches : « Comment devenir fort et musclé… » qui parodie la fable de La Fontaine, « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf ». De la morale : « La chétive pécore/S’enfla si bien qu’elle creva », Winshluss dessine une histoire sans parole contemporaine et hilarante. On ne peut pas changer sa nature et les lavis gris du grand dessinateur le disent magistralement. Diantre, même avec des produits recyclés, Winshluss donne encore à voir et à se pâmer !

18/12/2020 (modifier)
Couverture de la série Kogaratsu
Kogaratsu

Kogaratsu, comme le post de Chalybs le précise, est pour moi une bd assez intemporelle. Les tomes oscillent effectivement entre le très bon et le culte. Je conseillerai peut-être les tomes 8 et 9 pour entrer dans la série. Le tome 8 (Sous le regard de la lune) avec son intrigue habile, parfaitement orchestrée et son ambiance nocturne. Le tome 9 (la stratégie de la phalène) qui est extrêmement simple, léger et en même temps rempli de "tout"... il s'agirait presque d'un haïku du scénario ! Parfaitement. Je vous conseille cependant tous les tomes. Côté dessin plus on avance plus c'est beau et élégant. Et le scénario et le dessin. A mon sens c'est un classique de la BD mais sans l'aspect nostalgie ou pierre à l'édifice du 7ième art, dans le sens où c'est juste une très belle série. On en reparle dans 30 ans !

15/12/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Lune est blanche
La Lune est blanche

Vous ne savez pas quelle bande dessinée offrir à vos proches pour Noel ?? En voilà une qui ravira les petits comme les grands. Les fréros Lepage frappent fort avec cet album composé de planches somptueuses mais aussi de nombreuses photographies magnifiques. Du grand art visuel. Une découverte merveilleuse à partager. Vous rajoutez une narration envoutante, qui vous transportera dans ce monde des extrêmes. Tout est réuni dans cette BD grandiose mi aventure humaine mi historique mi climatolo scientifique. Que c’est bon. Pas besoin d’être amoureux des pingouins pour tomber sous le charme de cette aventure poignante. Une seule envie … aller dans le Grand Sud sur la base Dumont d’Urville pour éprouver - pour de vrai - les émotions ressenties à la lecture de cet album. Ce qui est dingue, c’est qu’Emmanuel Lepage n’est pas à son coup d’essai. « Ar-men » ou encore « Voyage aux îles de la Désolation » sont au diapason. Magic Lepage ! Son graphisme si réaliste est éblouissant. Chaque planche est un tableau. Du grand art. Un fabuleux voyage vous attend. L’évasion est instantanée. Vous serez embarqués dans un monde presque inconnu. Je recommande vivement cet ouvrage familial hors norme. Il est remarquable. Plus qu’un livre, c’est un témoignage. Je crois bien que j’ai frissonné comme jamais sur une BD.

15/12/2020 (modifier)
Par Laurent
Note: 5/5
Couverture de la série Gil Jourdan
Gil Jourdan

Une des meilleures séries BD jamais lues pour moi. Je remercie tant mon père pour avoir eu la bonne idée d'en acheter un puis 2... Le dessin n'est peut être pas sensationnel, quoique, décors et voitures sont très bien croqués, mais les planches sont très rythmées et servent un scénario toujours prenant et inventif. Mais pour moi le plus grand point fort de ces histoires, c'est l'ambiance et ce mélange de sérieux et d'humour pince sans rire que je ne crois pas avoir lu ailleurs. Un peu comme l'esprit vaurien de Han solo, si réjouissant. J'admets que les derniers exemplaires qui me manquaient, achetés une fois adulte, m'ont un peu moins convaincu. La magie de la jeunesse. Tillieux tu m'as réjoui. Mille mercis.

12/12/2020 (modifier)
Par Lamat
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Calvin et Hobbes
Calvin et Hobbes

Vous n'aimez pas la BD américaine remplie de poncifs et de gags réutilisés jusqu'à essorage ? Vous haïssez les strips de 3 cases au format trop réducteur ? Vous détestez les dessins en noir et blanc alors que depuis 1960 le monde est en couleur ? Moi c'est pareil... Mais je me suis soigné en lisant Calvin et Hobbes ! Tout a déjà été dit dans les commentaires précédents donc je ne vais pas en rajouter. Cet horrible gamin (même lui dit qu'il n'aimerait pas être le père d'un gosse tel que lui) et son doudou sont indispensables. Carrément ! Naviguant entre aventures réelles épiques et voyages fantasmés avec son tigre (en peluche... ou pas) Calvin vous emmènera en voyage parfois très loin de la Terre. Une BD que l'on peut la lire de 6 à 106 ans (et à 2 c'est encore mieux). Idéal également pour apprendre l'américain "tel qu'on le cause" en achetant les versions américaines qui présentent une mise en page différente des versions françaises. J'adore !

08/12/2020 (modifier)
Par pol
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Odyssée d'Hakim
L'Odyssée d'Hakim

Pourquoi tant d’hommes, de femmes, ou de familles entières quittent tout et prennent le risque de mourir en traversant la Méditerranée dans un canoë de fortune ? Parce que la situation dans leur pays est désespérée à tel point qu’ils n’ont plus d’autres alternatives pour continuer leur vie. J’avais déjà été très touché par la lecture de Ce n'est pas toi que j'attendais du même auteur. Fabien Toulmé remet le couvert avec un nouveau récit bouleversant. Il nous raconte au travers de 3 magnifiques albums l’odyssée d’Hakim, un réfugié syrien qui a fuit son pays et la guerre pour rejoindre la France. Et (malheureusement) ce n’est nullement une fiction. Il a rencontré et interviewé à de nombreuses reprises Hakim, et c’est le récit de cette tranche de vie incroyable qu’il nous met entre les mains. Le genre de récit qui vous prends aux tripes, qui fait un gros noeud avec et qui vous retourne pour quelques jours une fois la lecture terminée. L’histoire d’Hakim c’est pas celle d’un pauvre type qui vit dans la misère et qui s’est levé un matin en se disant tiens je vais aller m’installer en Europe et vivre des allocs. L’histoire des réfugiés ce sont des gens qui quittent un pays déchiré par la guerre civile, les bombardements quotidiens, la dictature, la torture. Leur but ? Survivre… Ceux qui fuient, ce sont ceux qui ont les moyens de le faire, ceux qui ne les ont pas restent là bas en attendant la mort. Horrible réalité. En l’occurence notre Hakim est patron de sa petite entreprise, propriétaire de son appartement quand éclate la guerre dans son pays. C’est l’instinct de survie qui va l’amener à se décider à franchir le pas. Pas loin de 800 pages prenantes pour raconter en détail un parcours incroyable, des épreuves terribles, de l’espoir, de l’attente, de la peur, des désillusions, des petites victoires qui se résument parfois à un simple repas où juste un toit pour dormir une nuit. On s’attache tellement à Hakim, on souffre pour lui, on a envie de l’aider, on ressent tellement d’injustices à la lecture de ces pages. Ce récit est incroyable. Il montre la dure réalité des migrants et des réfugiés. Au fil du voyage d’Hakim, on découvre les conditions dans lesquelles ils sont accueillis dans les différents pays européens, si on peut appeler ça un accueil… Le propos est juste, la narration est brillante, le dessin est merveilleusement bien adapté, avec un style jovial qui contraste avec la violence du sujet. Lorsque vient la dernière page, on à l’impression de connaitre Hakim comme un ami. On n’a pas envie que le récit s’arrête là. On a envie de la suite : comment lui et sa famille vont aujourd’hui ? Quelle est sa vie maintenant ? Une série d’utilité publique, à lire de toute urgence. Le genre de livre qui ouvre les yeux sur le monde qui nous entoure. Une lecture marquante dont je ressors indéniablement changé.

05/12/2020 (modifier)
Par AlainM
Note: 5/5
Couverture de la série Les 5 Terres
Les 5 Terres

Que dire sur cette série « Les 5 Terres » dont je n’ai lu que les deux premiers tomes ? Excellent ! C’est sans conteste une des rares BD qui m’a si fortement marqué depuis longtemps. Le scénario est très bien construit même s’il s’inspire d’autres œuvres telles que « Game of Thrones » mais aussi d’intrigues dignes des tragédies grecques. Vu la complexité du scénario, il est difficile d’identifier un héros principal, même si le jeune This semble devoir jouer un rôle important au fil du temps. Et cela n’est pas un défaut, bien au contraire, car cette complexité permet de nous plonger entièrement dans ce monde où chacun défend ses intérêts du mieux qu’il peut en utilisant la violence, le mensonge, la trahison, l’amour et/ou l’amitié. Au fil des pages, on comprend que personne n’est vraiment blanc comme neige et que tous essayent de survivre dans ce monde sans pitié. Je dois cependant avouer que j’ai beaucoup apprécié l’ « Ombre du roi » pour sa droiture, son intelligence et sa légère insolence. Le jeune Hirus m’a également impressionné par sa clairvoyance dans ses premières décisions (mais attendons la fin…). Le dessin est époustouflant. Il reflète parfaitement les sentiments des protagonistes dans des décors splendides. On n’a aucune difficulté à reconnaître les différents héros tout en distinguant bien l’espèce animale à laquelle ils appartiennent. Comment le dessinateur fait-il pour si bien différencier tous ces tigres sans leur faire perdre leur apparence animale ? Deux petites remarques : - Vu le nombre important d’intervenants, un tableau récapitulatif de ceux-ci en début ou fin de volume permettrait de mieux suivre le fil de l’histoire. - Petite erreur de scénario : Au début du 1er volume, Demetrios, le représentant du Conseil, parle avec son confrère de la mère d’Hirus alors que dans le 2ème volume, qui se passe quelques jours ou semaines plus tard, il affirme en avoir totalement oublié l’existence. Bon, cela n’est pas bien grave et ne m’empêche nullement d’attribuer un 5/5 à cette série en espérant qu’elle ne s’essouffle pas au cours des prochains volumes.

05/12/2020 (modifier)
Par Sempai
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série New York cannibals
New York cannibals

New York Cannibals est la seconde collaboration entre Charyn et Boucq, on est dans un polar avec des personnages extrêmement marqués et que vous n'oublierez pas. D'une histoire simple initialement, on tire le fil de cette pelote d'histoires qui se croisent. L'intrigue alors se révèle complexe et on se demande bien où ils veulent en venir et quelle est l'histoire principale. De plus, on nous laisse supposer l'intervention de "magie" et jusqu'à tard on ne saura pas si c'est la réalité ou une simple légende urbaine, histoire de faire peur aux personnes défavorisées. Je ne vais pas trop en dévoiler pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte mais je vous recommande vraiment sa lecture.

04/12/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Peau d'Homme
Peau d'Homme

Au moment où je termine mon avis, j'apprends que cet album a raflé trois prix aujourd'hui, du jamais vu ! (Prix RTL, Landerneau et Wolinski) Et ça tombe bien, c'est mon chouchou de l'année ^^ Ce conte fantastique est l’une des dernières œuvres qu’Hubert, disparu en début d’année, nous aura léguée — avec Les Ogres-Dieux (tome 4) et peut-être Le Boiseleur (tome 2). Et qui nous fait d’autant plus regretter sa mort. Car « Peau d’homme » est une merveille d’intelligence, un vrai chef-d’œuvre qui, en situant le récit dans une Italie médiévale, s’avère d’une extrême modernité. En utilisant les ressorts du conte populaire, notamment la fluidité narrative et toute la magie inhérente au genre, Hubert va y intégrer les problématiques les plus contemporaines, et c’est bien là que réside son génie. In fine, cette société médiévale ressemble étrangement à la nôtre, avec deux visions s’opposant radicalement. D’un côté la tradition et les mœurs religieuses rétrogrades, prôné par le frère obscurantiste de Bianca, de l’autre des idées progressistes alliées à un certain hédonisme et au respect de l’identité sexuelle. On ne « divulgâchera » pas le récit, mais Bianca va réussir, grâce à cette incroyable peau d’homme, à s’affranchir des conventions dont son futur mari Giovanni, qui n’est pas celui qu’elle croyait au départ, est resté la victime consentante. C’est en se métamorphosant en « passionaria gay » que Bianca va apprendre à lutter pour la liberté ! Face à son frère fanatisé Angelo dont la morale bigote a soumis les esprits jusqu’aux instances de pouvoir, ses objections, fondées sur une logique imparable que permet son innocence, sont très bien mises en relief et ne font que ridiculiser ce dernier, participant à la jubilation du lecteur. Le point d’orgue du récit sera ce joyeux carnaval où les corps et les âmes vont se déchaîner pendant toute une nuit et contribuer à l’éviction de Fra Angelo… Sur le plan graphique, on apprécie la ligne claire élégante et stylisée de Zanzim, parfaitement en symbiose avec la narration, et le lecteur est immédiatement aspiré dans cet univers médiéval de conte de fées. La mise en page, simple en apparence, est très subtile, avec des cadrages et une composition qui par moment savent s’allier aux textes pour provoquer l’amusement, notamment avec cette scène où Bianca déstabilise Giovanni de son regard amoureux, tandis qu’un zoom se fait sur le postérieur de la statue géante d’un adonis nu, équipé d'un énorme gourdin reposant sur son épaule. La narration est également rendue dynamique par un agencement visuel très varié. Zanzim nous offre des pleines pages de toute beauté, dont certaines montrent les personnages évoluer à travers un décor unique, ce qui donne un côté très ludique au récit. Tout cela ajouté à la délicatesse du trait et au choix pertinent des couleurs, on se sent totalement comblé ! Et pour magnifier l’ensemble, la couverture est superbe, avec une très belle illustration en vernis sélectif, cernée d’arabesques en impression bleu doré. « Peau d’homme » s’impose incontestablement comme le must venu illuminer cette année grise, tant par la forme que par le fond. Car en ces temps incertains où l’on assiste à une montée en puissance de l’intolérance, le propos à la fois malicieux et empathique de ce récit sème le trouble dans nos certitudes et nos préjugés quant à l’appartenance sexuelle, tout en taillant de profondes croupières au paternalisme si enraciné de nos sociétés, et ça, ça fait un bien fou. On ne peut qu’exprimer notre reconnaissance aux deux auteurs. Hubert, avec ce merveilleux album, testament conscient ou non, mérite bien de reposer en paix !

30/11/2020 (modifier)
Par Maru
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Alpi the Soul Sender
Alpi the Soul Sender

Un univers fantasy envoutant! J'aime beaucoup le style de dessin de l'auteur, je trouve qu'il colle parfaitement avec l'ambiance imposée par l'histoire. Quant à l'histoire elle manque certes parfois d'originalité dans quelques points, mais elle reste tout de même très bien tournée. En bref ce léger manque d'originalité reste peu fréquent et ne freine en rien la beauté de l'œuvre qui pour moi est un véritable régal à la lecture ! Je ne peux que vous la conseiller et vous verrez !

30/11/2020 (modifier)