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Les derniers avis (6162 avis)

Par fuuhuu
Note: 5/5
Couverture de la série Lanfeust de Troy
Lanfeust de Troy

Mon avis ne sera pas du tout objectif. Lanfeust de Troy, est la toute première BD que j'ai achetée avec mon argent de ma vie. Je devais avoir 13 ou 14 ans. Je voulais, comme mon père, avoir une grande bibliothèque de BD et il me fallait commencer quelque part. Je ne saurai expliquer pourquoi (je ne m'en rappelle plus surtout), mais mon choix s'est porté sur cette série. Et là, l'ado que j'étais a adoré. J'achetais 1 BD par mois. Autant dire que j'ai lu, lu et relu chacun des tomes des dizaines de fois en attendant de pouvoir acheter la suite. Les dessins étaient beaux, l'univers envoutant. Je me plaisais à découvrir un tout nouveau lore. Je m'identifiais à Lanfeust, j'enviais sa force, son courage et son succès auprès des femmes. Je m'esclaffais devant Hébus et sa brutalité gratuite. Je respectais Nicolède et sa sagesse. Je soupirais devant Cian et le chevalier Or Azur pour leur côté "gnan gnan". Bref, j'étais accro. Les 8 tomes sont pour moi tous aussi bien les uns des autres, avec une superbe conclusion. En revanche, j'ai lu ce 9e tome qui vient de sortir et qui vient foutre le bordel et tout gâcher. Une histoire qui n'a plus rien à voir avec le Lanfeust que j'adorais, avec de nouveaux personnages sans intérêt, un méchant juste méchant, sans aucune profondeur, une conclusion facile. Bref, un gâchis. Je fais donc le choix d'omettre ce 9e tome et de noter cette série sur ses 8 premiers albums, et vu l'impact que ces derniers ont eu sur moi et sur ma passion de la BD, c'est... 5 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

10/11/2021 (modifier)
Par Kenshiroo
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Nuées écarlates - Le Masque de Fudo
Les Nuées écarlates - Le Masque de Fudo

Franchement comment l’auteur a réussi à faire mieux que son ainé. Pour le scénario 5/5, on se retrouve dans le passé du Nobu Fudo (le général au visage blanc), comment passer d’un personnage détestable à plus que mémorable grâce à ce nouveau volet de la série, je vous jure que je suis vraiment dégoûté de sa fin dans La Légende des nuées écarlates après avoir lu ce chef d’œuvre, mais chut je n’en dis pas plus … Pour le dessin 5/5 l’auteur nous montre qu’il peut encore plus sublimer que nuée écarlate, les visages sont plus travaillés et moins figés ainsi que les mouvements d’action de tous les personnages. Un énorme coup de cœur pour cet ouvrage qui redonne envie de relire par la suite La légende des nuées écarlates pour le redécouvrir sous un autre angle.

08/11/2021 (MAJ le 08/11/2021) (modifier)
Par Seube
Note: 5/5
Couverture de la série La Lune est blanche
La Lune est blanche

Pour la troisième fois, Emmanuel Lepage (et son frère François, photographe!) n'en finit pas d'émerveiller. Cap sur l'Antarctique. Alors qu'il compile et publie cette BD après coup, c'est comme si nous étions en train de vivre l'itinéraire à ses côtés. J'exagère, mais le sentiment d'impression est hyper présent, c'est tout à fait jouissif en soi. J'ai eu bonheur à lire Un printemps à Tchernobyl ou encore (et surtout) Voyage aux îles de la Désolation. Là encore, je ne peux que sortir émerveillé de ce que j'ai parcouru. Cette-fois, je trouve que l'auteur a concentré son "ressenti" sur l'organisation et la collectivité humaine plutôt que sur l'environnement. Les dessins parlent d'eux-mêmes bien sûr et l'Antarctique se trouve à chaque planche, mais disons que le texte ou les pensées de l'auteur tendaient plus vers les personnes accompagnantes ou vers ses propres réflexions plutôt que sur la notion d'observation contemplative. Comme si ce continent immaculé, absent de flore et de faune avaient altéré la narration de l'auteur (en comparaison à mes deux lecture citées plus haut) Et vous savez quoi ? Ca ne change en rien ma satisfaction! On découvre des choses, on saisit le pragmatisme propre au carnet de voyage, on "ressent" les sentiments de l'auteur, on s'extasie devant les dessins. L'ensemble est d'une homogénéité sans égal. Et l'évolution reste peu ou prou la même vis-à-vis de mes précédentes lectures: Emmanuel présente factuellement le voyage et ses préparations, les membres de la communauté scientifique qui l'entourent. Il nous fait part de ses doutes, de ses appréhensions et idées reçues. Et puis peu à peu, il se laisse aller, il saute le pas pour vivre l'aventure comme il la perçoit tout en gardant le rôle de ce pour quoi il intègre le Raid. Les rappels historiques (systématiquement inscrits dans chacun des récits de l'auteur) peuvent sembler anecdotiques. Pourtant ils créent une cohérence en fer forgé entre le lointain passé et le présent. C'est tout de même vertigineux de penser qu'il y a plus de 100 ans, des êtres humains ont pu atteindre une terre si lointaine alors que les morts accidentels durant les raids sont encore d'actualité de nos jours. Personnellement, je comprends l'attrait mais j'hésite entre être époustouflé ou apeuré par la curiosité humaine... Jusqu'où irons-nous pour comprendre l'origine de toute chose? Cette question n'est qu'un exemple de toutes celles qui sont posées par l'auteur, volontairement ou malgré lui. Ce genre de roman graphique est un puit sans fond, où chacun peut s'arrêter un instant sur une planche plutôt que sur une autre. Par contre, nous nous arrêterons tous sur les illustrations pleines pages d'Emmanuel Lepage, ou sur les superbes instants d'éternités saisis par son frère, François. Les photographies sont à couper le souffle! Dans ma critique d'un printemps à Tchernobyl, j'ai fais un rapprochement que je pensais douteux entre Emmanuel Lepage et Vincent Munier (photographe animalier), mais je suis en fait doublement convaincu de mon approche maintenant que son frère a collaboré à l'élaboration de cette œuvre: il y a définitivement quelque chose d'éternel derrière ces planches, quelque chose d'aussi puissant que la photographie. Je ne sais pas quel est le niveau de popularité d'Emmanuel Lepage, mais il mérite bien plus que ça. BD à offrir, à lire et à relire sans cesse. Encore une bouffée d'oxygène qui permet de garder espoir.

31/10/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Joker - Fini de rire
Joker - Fini de rire

Un album qui contient deux histoires des années 90 mettant en vedette le Joker. Je mets la note maximale pour la première qui est vraiment excellente. J'avoue que la première fois que je l'avais lue, je ne l'avais aimée qu'à moitié. Je trouvais que le récit était un peu trop prévisible: Joker pense qu'il a tué Batman et décide de vivre une vie normale sauf que Batman n'est pas mort et je pense que vous pouvez deviner la suite. L'histoire romantique que Joker vit avec une femme fait cliché, surtout que la femme en question n'a pas une grande personnalité et semble exister uniquement pour qu'on soit triste que le Joker ne soit pas capable de vivre une vie normale. Puis, j'ai relu le récit parce que malgré tout j'adorais certaines scènes et au fil du temps je les relu plusieurs temps avec un plaisir de plus en plus grand au point que je me suis mis à un peu aimé ce que j'ai décris plus haut. Le coté tragique du Joker, qui sans son accident aurait pu être un homme normal et qui ne le peut pas même s'il le voulait, est bien exploité. J'adore particulièrement comment DeMatteis décrit la personnalité de Joker, c'est un Joker que j'aime, à mille lieu du tueur en série pas marrant que l'on voit dans plein de comics modernes. La mise en scène est grandiose et le scénariste maitrise tellement son récit qu'il peut faire des allers-retours dans le temps sans rendre son récit confus. Il reste tout de même quelques éléments qui me font sourciller (Alfred fait rien sauf pleurer, la docteure qui soigne Batman ne semble pas se rendre compte que c'est Bruce Wayne, une personnalité pourtant bien connue), mais le reste est tellement excellent que je m'en moque. Si vous adorez 'The Killing Joke', c'est un récit pour vous. Le deuxième récit montre le Joker aller sur la chaise électrique pour une fois, sauf que là c'est pour un crime qu'il n'a pas commis, et Batman enquête pour découvrir la vérité. C'est un récit bien mené, le Joker est drôle et c'est amusant de voir Batman et Robin jouer les détectives sauf que je comprends pas trop que c'est ce crime (empoissonner des timbres) qui va emmener à l'exécution du Joker alors qu'il a commis des crimes bien pires qui l'ont simplement envoyé à l'asile. De plus, la fin ne fait pas trop de sens pour moi. On est plus dans du comics de divertissement alors que le premier récit était plus psychologique. Disons que si ce récit avait été publié tout seul j'aurais mis 3.5/5.

28/08/2020 (MAJ le 24/10/2021) (modifier)
Par Benjie
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Une envie me trottait dans la tête : relire Gaston ! Bon ben, c’est fait ! Un grand moment plaisir, une bonne rigolade de temps en temps (je les ai relus tellement souvent que je les connais par cœur et je ris un peu moins souvent, je l’avoue). J’ai retrouvé avec délectation cet employé de bureau indolent, plus motivé par ses inventions que par les réponses aux lecteurs. J’ai trouvé que cette observation fine du monde du travail résonnait plutôt bien avec le monde d’aujourd’hui, c’est vrai aussi pour la place des animaux. Gaston ne rate pas une occasion de défendre leur cause. Le chat, la mouette rieuse, le poisson rouge et la souris sont traités comme des rois. A la rédaction, ils sont chez eux et aucune limitation de leur liberté n’est pas admise par Gaston. Bref, beaucoup de bonnes valeurs !! Un coup de coeur sans hésiter.

23/10/2021 (modifier)
Par Gregduth
Note: 5/5
Couverture de la série Photonik
Photonik

Quel plaisir de retrouver photonik un super héros français crée par le talentueux Ciro Tota qui pour moi dépasse bien des comics américains meme si la filiation avec Spiderman est évidente Ciro ne s’en est jamais caché... commencez par lire un photonik et vous aurez envie de les lire tous c’est obligé et pour ma part dire que ça a mal vieilli je ne penserais pas à la bd mais plutôt à celui qui sortira cette réplique ! Bonne lecture et attention au Minotaure !!!!

23/10/2021 (modifier)
Par Hervé
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Goldorak
Goldorak

Cinquantenaires de tous pays réjouissez-vous, Goldorak est de retour. Nostalgiques de Recré A2, je vous invite à découvrir le nouvel album de Bajram, Cossu, Dorison, Sentenac et Guillo qui nous font revivre une nouvelle aventure de Goldorak. Et quelle aventure ! Nous retrouvons nos héros vieillis, (la patrouille des aigles) presque désabusés pour certains (Actarus, étrangement barbu, particulièrement éprouvé au début de cet épisode), appelés, encore une fois, à sauver leur pays contre les Golgoths ; mais aussi Procyon, Rigel, Mizar, Banta. Le tour de force est tout de même de ne faire figurer Goldorak qu’à la moitié de l’album, qui compte 136 pages, sans pour autant dénaturer les souvenirs que l’on avait de ce dessin animé. Je dois avouer avoir eu des frissons, lorsque Actarus prononce le mythique " Goldorak Go ! ", une véritable madeleine de Proust, vous dis-je, cet album. Et que dire du fameux « métamorphose ! » , parfaitement dessiné par le trio Bajram, Cossu et Sentenac. Justement côté dessin il faut souligner la qualité du travail, mais aussi les couleurs en parfaites adéquation avec celles du dessin animé et des pages parfois audacieuses (page 64) au niveau du découpage. Quelques clins d’œil sympathiques égrènent la lecture de l’album, comme le disque 45 tours que sort Procyon (page 60). L’album est agrémenté d’un cahier de 16 pages sur la genèse de cette histoire, qui montre, s’il fallait encore le prouver, que les auteurs ont une passion dévorante pour Goldorak depuis leur plus tendre enfance. Cette passion s’est ressentie dans l’album qui, pour moi, est une de mes meilleures lectures de cette année. Finalement, je retire ce que je disais en introduction "cinquantenaires de tous pays réjouissez-vous, Goldorak est de retour !", mes enfants de 20 et 21 ans m’ont emprunté l’album en faisant un « Waouh ! », au vu de la couverture. " Goldorak" en définitive, n’appartient plus exclusivement aux gens de 50 ans ou plus, comme moi et tant mieux. Un grand merci aux auteurs.

18/10/2021 (modifier)
Par Alizée
Note: 5/5
Couverture de la série PowerDuck - La Genèse
PowerDuck - La Genèse

J'ai adoré cette série quand j'étais ado, même si je n'ai pas accroché étant plus jeune ; je regrette beaucoup qu'un intégral n'existe pas en français, car c'est mon super-héro préféré. Les Italiens sont très doués pour les BD de Donald, et j'aime cette série dans un univers très différent de celui habituel, ce qui permet de varier les plaisirs. Je considère les dessins comme une réussite absolue. C'est réellement ma série de Super-héros préférée !

14/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Kuklos
Kuklos

Il est toujours difficile de faire le récit d'une autobiographie, même fictive, d'un bourreau sans tomber dans au moins deux pièges. Le premier est de le charger et de le rendre tellement ridicule que cela fait perdre beaucoup de crédibilité au récit ; Le second est au contraire de se laisser happer par sa part d'humanité qui lui est inaliénable et ainsi de lui procurer une part d'empathie qu'il ne mérite pas. Christophe Gaultier et Sylvain Ricard ont admirablement évité ces deux récifs. Les dessins avec des visages taillés à coups de serpes rendent bien la dureté des Kluxers. Les costumes de monsieur tout-le-monde, les décors d'une campagne du Sud, cela est si paisible mais cela se couvre de sang en deux minutes. Ces dessins laissent à imaginer l'angoisse qu'on vécut les habitants Afro-américains du pays champion du monde libre et de la démocratie, pendant 120 ans. C'est d'ailleurs à l'honneur de beaucoup d'Américains Blancs d'avoir vigoureusement combattu cette peste, un passage y faisant référence. Les auteurs ne s'étendent pas sur l'histoire du Cercle (Kuklos veut dire cercle en Grec cela deviendra Ku Klux) mais nous invitent à élargir nos recherches. (Par exemple ce n'est pas Forrest le fondateur mais un petit "cercle" de vétérans sudistes de Pulaski (Tennessee) et comme ils venaient d'Ecosse cela a fait un Klan) Thomas va vivre deux des grandes périodes du Klan. Celle des années 20 et celle des années 50. Son (notre ?) initiation aux rites du Klan, un passage formidable du livre, est en plein "Age d'Or" du Klan. Il y a alors plusieurs millions de cotisants à travers les USA, pas seulement au Sud, ce qui représente une force politique et financière inimaginable. Force qui agira jusqu'au plus haut sommet de l'Etat (Truman a fait partie du Klan à cette époque) comme le prouve l'adoption des lois de 1924 sur l'immigration (Jonhson-Reed Act). Celle des années 50, en réaction aux revendications légitimes des citoyens Afro-américains dont les fils ou frères étaient morts sous l'uniforme et qui avaient par l'éducation aussi, eu le courage de relever la tête. Je pense voir dans l'œuvre de S. Ricard l'expression des deux violences du Klan. La violence gratuite sadique de Hummond qui est là pour assouvir ses désirs psychopathes en toute impunité. Il y a la violence plus politique de Thomas qui est là pour maintenir la suprématie du pouvoir Blanc et Protestant. C'est pourquoi, sur la liste de leurs haines les Kluxers avaient rajoutés les Juifs, les activistes (considérés de facto comme communistes) et les Catholiques (à la fois basanés et/ou papistes). Ces deux violences se rejoignent souvent mais elles peuvent s'affronter. De toute façon, elles sont aussi ignobles l'une que l'autre. Je pourrais faire un peu la fine bouche sur la fin qui met l'accent sur l'action dramatique mais c'est tellement peu par rapport au message.

14/10/2021 (modifier)
Couverture de la série Idées Noires
Idées Noires

Noir c'est noir... Franquin connaissait très probablement cette chanson de Johnny. Quand je relis les deux tomes des Idées Noires, j'associe toujours les deux œuvres qui appartiennent presque à la même génération. Franquin a baigné dans la littérature de l'Absurde des années 50 et je retrouve beaucoup de cet esprit dans son travail. Le Mythe de Sisyphe ? (planche 54) comme illustration de l'absurdité de la condition humaine. Ou bien l'absurdité des choix budgétaires (pl 8). C'est tellement actuel en cette période de pandémie. Bien sûr il y a la réflexion d'un homme qui a la bonne cinquantaine et qui s'interroge sur la finitude humaine (pl 65). J’aime beaucoup la planche 48. Evidemment celui qui lit ces deux tomes croyant y trouver des gags désopilants moquant tel ou tel corporatisme risque d'être déçu. Il y a bien les charges traditionnelles contre les pollueurs, le militarisme, le nucléaire, l'Eglise (un peu), la cruauté des hommes entre eux et vis à vis de la nature (pl 16) traitées avec génie. J'en oublie forcément, tellement il y de créativité dans ces planches. Deux planches me paraissent incroyablement visionnaires. La une qui préfigure un modèle d'obsolescence programmée et bien sûr la 60 qui dit tout des deux dernières années. The last but not the least, toutes ces idées sont servies par une maestria artistique exceptionnelle que je serais trop prétentieux à commenter. Je finirai avec la planche 64 comme une note d'espoir d'un homme qui trouvera bien un petit coin paisible pour vivre en harmonie avec son environnement.

13/10/2021 (modifier)