Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Quai d'Orsay

Note: 3.92/5
(3.92/5 pour 36 avis)

2010 : Grand prix RTL de la bande dessinée (tome 1). Angoulême 2013 : Prix du meilleur album (tome 2) Le jeune Arthur Vlaminck est embauché en tant que chargé du "langage" par le ministre des Affaires étrangères Alexandre Taillard de Vorms...


Angoulême : récapitulatif des séries primées BDs adaptées en film Dargaud Grand prix RTL de la bande dessinée Les prix lecteurs BDTheque 2010 Politique

Le jeune Arthur Vlaminck est embauché en tant que chargé du "langage" par le ministre des Affaires étrangères Alexandre Taillard de Vorms. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il se faire une place entre le directeur du cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d'Orsay où le stress, l'ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Inspiré de l'expérience d'Abel Lanzac qui fut conseiller dans un ministère, cet album restitue une vision de la politique à la fois pleine d'acuité et d'humour. Un pur régal !

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 07 Mai 2010
Statut histoire Une histoire par tome 2 tomes parus
Couverture de la série Quai d'Orsay
Les notes (36)
Cliquez pour lire les avis

07/05/2010 | iannick
Modifier


Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

A travers ces albums nous plongeons avec délice dans les coulisses de la diplomatie française à travers le quotidien du ministre des Affaires étrangères Taillard de Worms. Ce Quai d’Orsay est la résultante de la rencontre entre Christophe Blain au dessin et Abel Lanzac au scénario, ou plutôt devrais-je dire Antonin Baudry, ancien conseiller de Dominique de Villepin. Cette expérience de l’intérieur lui a permis de raconter, de caricaturer ( mais pas trop semble-t-il ) et de reproduire l’ordinaire du cabinet. Ça bouge, ça remue sur toutes les pages. L’atmosphère ministérielle avec sa cohorte de conseillers est jubilatoire. Nous sommes au cœur du pouvoir. On discerne les enjeux, les guerres de pouvoir, les crises internationales, les négociations à n'en plus finir… Les personnages sont magnifiques et les joutes internes sont réjouissantes. Au final, nous ne discernons plus le vrai du faux. Et ce n’est pas si grave que ça. C’est drôle, cocasse et divertissant. Je recommande vivement.

01/06/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Mon avis sera bref. Le dessin n'est pas ma tasse de thé mais vu l'histoire il passe tout de même bien, je m'explique: ce trait vif, rapide, par endroits comme pas fini correspond bien au propos. En effet, et j'en viens à l'histoire, celle ci nous montre la vie d'un homme pressé. Et c'est là que pour moi le bât blesse. Il m'a fatigué ce ministre, mais fatigué ! Les premières pages sont plaisantes, j'ai un peu souri, mais très vite et bien c'est toujours un peu la même chose. Je cours, je vole, je cause, au bout du compte il ne se passe pas grand chose. En fait j'ai été déçu car je m'attendais à plus d'humour et là cela n'a pas fonctionné avec moi. Comme disait Shakespeare: "Beaucoup de bruit pour rien", du moins pas assez pour moi.

08/01/2015 (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Je suis habituellement peu sensible aux albums de chroniques que je trouve souvent ennuyeux. Et bien la lecture de Quai d’Orsay m’a mis une sacrée claque. Ca fait bien longtemps qu’une BD ne m’avait pas autant tenu en haleine. Il faut dire que cette série est incroyable. Le lecteur est plongé dans le quotidien du Quai d’Orsay, au plus près du ministre Alexandre Taillard de Vorms, alias Dominique de Villepin et de ses différents collaborateurs. Les personnages sont délicieusement croqués, notamment le ministre, sorte de géant hyperactif, à la fois Grand Homme visionnaire et enfant gâté de la pire espèce. Une vraie réussite ! Les dialogues et les situations sont incroyablement drôles et ne tombent jamais dans la parodie ; les auteurs réussissant le tour de force de rendre avec justesse et pédagogie la vie du ministère (avec ses crises diplomatiques incessantes), tout en mélangeant habilement fiction et réalité, le tout réalisé avec un humour féroce. Je redécouvre à cette occasion le trait si particulier de Blain. Et on peut dire qu'il s'est surpassé : les dessins sont extrêmement dynamiques et expressifs. Ils donnent une sacrée pêche au récit. Les situations sont limpides (même pour des novices en diplomatie) et la mise en scène est parfaitement rythmée ; impossible de poser l’album avant la fin. Quai d’Orsay est une très, très grande réussite ; une série que je n’hésite pas à qualifier de culte. Un immense bravo aux auteurs !

02/08/2014 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Une vraie réussite que cette bande-dessinée humoristique. C'est une plongée passionnante dans le quotidien des collaborateurs d'un ministre des affaires étrangères un peu maboul et très contradictoire mais qui a "une vision". Ce n'est jamais caricatural et toujours extrêmement instructif (les multiples phases de rédaction et re-rédaction d'un discours en incorporant les différentes remarques, totalement contradictoires des différentes personnes consultées). Le dessin est très particulier mais il m'a bien plu. Il y a beaucoup de petites touches d'humour particulièrement efficaces (les références à Star Wars dans les rêves et fantasmes du héros en particulier). Le ministre est un personnage complexe très difficile à cerner, ce qui le rend assez fascinant.

24/05/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai abandonné aux deux tiers du deuxième tome, ne trouvant définitivement aucun intérêt à cette lecture. Il est vrai que mon précédent essai d’une œuvre de Blain s’était elle aussi soldée par un échec, mais après avoir lu l’avis de Pedrolito et en tenant compte du fait que Christophe Blain ne signait pas lui-même le scénario, je me suis dit pourquoi pas ? Seulement, voilà : je n’ai rien trouvé pour me séduire… Le scénario repose sur la politique politicienne avec des gens qui parlent pour ne rien dire devant un parterre de collaborateurs admiratifs. Je n’ai trouvé cela ni drôle (j’ai du sourire à deux reprises sur les quelques 150 pages lues) ni touchant (tous les personnages m’énervent, sans exception) ni instructif (on se retrouve dans le bureau d’un ministre qui cherche la formule ultime pour plaire à son lectorat, pour garder son pouvoir ou, exceptionnellement pour défendre une cause qui le touche personnellement… un politicien, en somme… entouré de ses collaborateurs qui en bons chiens fidèles bavent d’admiration devant lui tout en s’entre déchirant pour être le favori et ainsi grappiller quelques parcelles d’un pseudo-pouvoir… Rien que du prévisible, en somme). Je n’ai rien contre la politique… tant qu’elle est au service des gens. Ici, les auteurs me montrent tout ce que je déteste chez bien des politiciens (la grande majorité, en fait). Des excités nombrilistes assoiffés de pouvoir et qui parlent pour ne rien dire ? Merci mais je le savais déjà. Et comme les mêmes auteurs ne parviennent pas à me faire comprendre pourquoi leur héros charme autant ses collaborateurs, et bien, je m’emmerde (pour le dire platement). Non, mais franchement, ces petits cœurs qui apparaissent au dessus de la tête des collaborateurs quand Alexandre Taillard de Vorms sort de leur bureau comme une tornade après les avoir engueulés pour des raisons que seul lui peut comprendre... et souvent totalement abjectes, qu'est-ce que ça signifie ? Pour moi, cela équivaut à dessiner des petits cœurs au-dessus de la tête d'un femme battue après que son mari l'ai rouée de coups... Je capte pas et ne vois rien d'amusant là-dedans. C'est sans doute là la pierre triangulaire qui m'empêche d'apprécier cette série : tant que je ne comprends pas le plaisir masochiste éprouvé par tous ces collaborateurs, cette fascination pour le pouvoir et surtout pour ce ministre qui m'horripile au plus haut point, et bien je ne peux pas apprécier cette série. Pour la note, j’hésite entre un « bof » indulgent (pour l’originalité du thème) ou le « pas aimé » pur et simple étant donné que j’ai laissé tomber l’album eu cours de route. Peut-être que le fait que j’ai actuellement un bon paquet de lectures en retard m’a incité à rapidement passer à autre chose, je serai donc indulgent : bof…

04/11/2013 (modifier)
Par Pedrolito
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Lorsque mon œil s’est porté pour la première fois sur cette bande dessinée je n’ai pas du tout été séduit. Mon attention s’est rapidement portée vers la couverture, attiré par les couleurs vives de la couverture du premier tome, alors le seul en magasin. J’ai feuilleté ensuite quelques pages, mon regard ne s’attardant pas sur le texte (faute de temps) mais surtout sur les dessins. Je fut alors rebuté par cet aspect minimaliste des dessins, des traits dans tous les sens… bref, c’est peu dire que je n’ai pas du tout apprécié ce premier contact avec cette bande dessinée. Le genre de moment où l’on se dit « Ce livre n’est pas fait pour moi »… … qui dit premier contact dit forcément suite. Un autre jour où j’avais plus le temps de flâner chez mon libraire préféré, je me suis attardé sur cet ouvrage, sans trop savoir pourquoi (sûrement encore une fois l’effet de cette couverture). Et là, le coup de foudre ! Balayés les premiers a priori. J’ai ouvert ce premier tome aux pages 6 et 7 et ai lu l’entretien d’embauche de Vlaminck par Taillard de Vorms. Les traits dans tous les sens se sont transformés en dynamisme. Dynamisme au service d’un texte remarquable, percutant, accrocheur. Dès lors, je n’ai fait qu’une bouchée de Quai d’Orsay… quelle claque ce fut. Qui pourrait soupçonner qu’un ministère puisse être décrit de manière si drôle et pourtant si fine, si caricaturale mais pourtant si juste. A se demander si les crises mondiales sont vraiment gérées telles qu’elles sont décrites ici, et non pas d’un regard hautain… tout en se disant que bien entendu tout cela n’est que fiction. Les auteurs (inclus dessinateur) arrivent de manière très habile à amener le lecteur à se poser des questions de fond sur la politique internationale, tout en le divertissant. Quel coup de maître ! Qui a dit que la politique devrait forcément être traitée de manière sobre et distante ?! Tout fonctionne à merveille dans cette BD. Les personnages sont magnifiques. Le personnage d’Alexandre Taillard de Vorms est le plus fascinant de tous (tous les autres étant très intéressants, c’est dire !). C’est une bête. Bête politique, charismatique, impressionnante…imposante. La présence de ce personnage en impose non seulement aux autres protagonistes de l’histoire mais aussi au lecteur. Le magnétisme de ce personnage rejaillit bien au-delà des planches, si bien que l’on attend avec impatience son retour sous nos yeux dès qu’il s’absente. Directif et véritable ouragan dans son cabinet, il impose respect et peur auprès de ses collaborateurs en véritable maître à penser. On se plait à suivre ses frasques au fil des cases (les citations, le stabilo, les personnalisations qu’il incarne, le chiffre…tchac tchac tchac !), ses monologues sont de véritables petites pépites de bonheur, le tout remarquablement retranscrit visuellement. Les relations, conflits entre les différents protagonistes sont succulents, il ne fait pas toujours bon d’être conseillé. Et le pauvre Vlaminck dans tout cela, jeune parmi ces vieux requins briscards, qui essaie de nager tant bien que mal dans ce fol aquarium et de s’y faire une place. On tremble en même temps que lui lorsqu’il doit rendre ses langages au ministre (même si on attend avec impatience les remarques désopilantes de ce dernier), on assiste à son évolution tout au long de la lecture et on fini par être fier de lui lorsqu’au terme d’une réflexion intense, son « père spirituel » rejaillit en lui pour la tirade du Minotaure. Je n’en dis pas trop non plus et laisse au futurs lecteurs la joie de découvrir ses péripéties diplomatiques. On se régale des anecdotes historiques/réelles que l’on retrouve au fil de la lecture. Intéressé à la base par le thème évoqué dans cette série, j’ai trouvé l’idée de dépeindre les aventures du Quai d’Orsay tout simplement géniale, surtout quand le sujet est traité d’une telle façon. Les situations de tension sont décrites parfaitement, on imagine parfaitement le jeu des cabinets tel que décrit ici. Ces animaux politiques aux chaussures cirées et aux dialogues diablement efficaces vous emmèneront sans problème dans leur monde. Accrochez vous bien, le voyage sera mouvementé mais très très plaisant. Pour boucler la boucle, je finirai sur les dessins. Ce trait nerveux colle à merveille à la tension diplomatique posée au fil du texte. Les couleurs sont judicieusement choisies et la mise en image géniale de manière générale (Le Minotaure, la fumée dans le bureau de Vlaminck, la sonnerie du téléphone, la guerre des étoiles, les turbulences, le footing…la liste est trop longue !). A noter les expressions des personnages des plus abouties (on compatit avec le directeur de cabinet, M. Maupas, rien qu’en regardant sa mine déconfite) Comme quoi, le premier regard (surtout rapide) n’est pas forcément source de vérité. Il ne faut jamais dire « dessinateur je ne goûterai pas à ton trait » ! Bref… j’ai adoré. Je relirai indubitablement cette bande dessinée. Le second volume fut englouti aussi rapidement que le premier (ce n’est pas faute de pages pourtant, chose au combien appréciable pour ce support), même si j’ai pris du temps entre l’achat et la lecture, de peur de finir trop vite cette série prévue en (seulement) deux tomes. Quel délicieux sentiment que de se dire que l’on apprécie tellement un livre au point d’avoir peur de le finir. … Pourtant, ce qui devait arriver arriva, je me retrouve comme un homme politique privé de pouvoir, pour qui le monde continue de tourner sans vraiment avoir la même saveur, contraint d’avancer sachant ce qu’il a perdu. Comme un ministre des affaires étrangères sans livre à stabiloter, sans structure de pensée bien claire avant d’appeler un diplomate étranger récalcitrant. Moi aussi je viens de vivre ma petite mort politique, je viens de finir la série Quai d’Orsay. Chapeau bas messieurs Blain et Lanzac, entrez dans mon panthéon (enfin ma bibliothèque) où avec cette œuvre magistrale, empreinte d’humour, finesse, intelligence, d’un trait de crayon pour qui l’expression « donner vie aux mots » a été inventée, vous occuperez désormais une place centrale !

07/10/2013 (modifier)
Par Potawo
Note: 3/5

Un bon moment de lecture mais je reste sur ma faim. On rentre bien dans le sujet mais passé la moitié de l'ouvrage j'ai eu l'impression de tourner en rond, se sont les mêmes gags qui reviennent en boucle. Bref j'ai lu le tome 1 et j'ai plutôt aimé mais je n'ai pas spécialement envie de lire le tome 2...

26/02/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Bon, je vais être assez bref, car mon avis va contre le courant dominant: je ne lutterai pas contre lui. A priori, le thème (la cuisine politique, les arcanes des ministères) et le bonhomme servant de "modèle" au personnage principal (Dominique de Villepin) ne m'intéressent pas du tout. Il aurait fallu, pour que je rentre dans cette histoire, de la folie, de la caricature acerbe et noire, alors qu'un réalisme académique m'en aurait irrémédiablement détourné. Si l'option "biographie réaliste" est écartée, je n'ai pas franchement rigolé, et me suis pas mal ennuyé. J'ai parfois souri, mais c'est peu, pour une oeuvre qui se revendique humoristique (et qui est même un immanquable du genre sur BDthèque...).

02/12/2012 (modifier)

Mon avis sera très bref. J’ai passé un bon moment avec cet album, mais sans plus. J’ai bien aimé le dessin de Christophe Blain, ce trait rapide, simple mais efficace, dynamique, et qui arrive bien à transcender les personnages. Le concept de nous faire découvrir le vrai fonctionnement d’un ministère est intéressant, mais cet album ne m’a pas vraiment conquis pour autant. Je ne saurais trop dire pourquoi...Je pense que j’attendais un peu plus d’humour. En tout cas, pour moi, c’est un peu drôle par moments, mais sans plus. Un « pas mal » bien mérité. (140)

22/07/2012 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5
L'avatar du posteur Blue boy

Cette bédé fut pour moi l’occasion de découvrir le talent de Christophe Blain, dont je trouve que le style minimaliste est utilisé ici à très bon escient. S’il a une façon bien à lui de représenter les gestes et les démarches, on sent qu’il s’est particulièrement délecté en croquant ce Taillard « de Villepin » de Vorms, avec ses grands gestes tournoyants et ses immenses mains hyper expressives, où sont contenues toute la démesure et l’impétuosité du personnage. Quant à son visage, profilé comme une fusée et surmonté d’un corps imposant qui évoque parfois une sorte de prince des ténèbres, c’est du grand art en matière de caricature : malgré un minimum de détails, on le reconnaît tout de suite le Galouzeau ! La mise en couleurs est sobre et élégante. Le format consiste en une suite de petites saynètes bénéficiant tout de même d’un certain ordre chronologique, où évolue une galerie de personnages de façon très réaliste. Et pour cause… la bédé est inspirée de l’expérience de Lanzac au Quai d’Orsay. Quant aux dialogues, ils sont truculents et inspirés, et les situations sont souvent très drôles, avec de nombreux recours métaphoriques bien sentis (Le Minotaure, Star Wars et le côté obscur…). Il faut dire que le personnage du ministre y est pour beaucoup ! En tous cas, je ne sais pas si l’intéressé se reconnaîtra, mais on ne peut pas dire que ce soit particulièrement flatteur pour lui… L’énergie démentielle qu’il dépense pour sa fonction, c’est comme si, tel un vampire tyrannique, il la prélevait directement sur ses équipes, en particulier son directeur de cabinet, Maupas, qui semble usé avant l’âge, le regard vitreux… Pour le reste, cette plongée dans les coulisses de la diplomatie sont aussi passionnante que jubilatoire, on apprend beaucoup et on a vraiment l’impression que, même si cela reste de la caricature, les situations décrites se sont vraiment produites. Une belle réussite, entre récit autobiographique et documentaire, qui confirme que la BD politique a trouvé sa place, dans le sillage de La Face karchée de Sarkozy

05/07/2012 (modifier)