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Monsieur désire ?

Note: 3.86/5
(3.86/5 pour 7 avis)

Diagonale 2017 : prix du meilleur album. Un aristocrate Anglais mène une vie de d'ébauche dans l'Angleterre du 19ème siècle. Tout change lorsqu'il trouve une écoute bienveillante de la part d'une servante.


Glénat One-shots, le best-of Prix Diagonale

Il est jeunette beau et riche jusqu'à la caricature. Il ne parvient cependant pas à susciter la sympathie. Mais qui se cache réellement derrière cet Aristocrate aux mœurs licencieuses?

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Septembre 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Monsieur désire ?
Les notes (7)
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11/11/2016 | Montane
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Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Je suis assez d'accord avec l'avis de Canarde dans lequel elle dit que bien souvent pour cet album les critiques s'arrêtent à la personnalité de monsieur alors que le personnage de la servante est tout autant sinon plus intéressant. Pour autant cet album est une réussite de par se description d'un certain monde de l'époque victorienne. Monsieur c'est Dorian Gray et la servante est quelque part le fameux tableau qui récupère toute la débauche, le lucre et le stupre de monsieur. Je mettrais une mention spéciale au dessin que je trouve personnellement très beau dans un style faussement dépouillé qui se donne des airs Arts décos du meilleur effet. Pour moi une belle réussite qu'il convient de ne pas ignorer même si la fin est un peu convenue, notons la présence en fin d'album d'un excellent cahier graphique qui replace bien cette histoire dans son contexte historique.

19/01/2020 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Une autre série que je n'aurais sans doute jamais lu sans les avis de ce site et qui m'a déçu. J'ai remarqué qu'avec Hubert sois j'accroche à ses scénarios, soit je trouve que le scénario a de bonnes idées, mais pour une ou plusieurs raisons je n'accroche pas trop. Cet album fait parti de la seconde catégorie. Il y a des bonnes scènes dans cet album, mais globalement l'histoire ne m'a pas trop passionné. Je n'ai vu qu'une autre histoire qui raconte une relation (je ne suis pas certain de pouvoir parler d'amour) interdite entre deux personnages qui ne peuvent pas être proche à cause de la société. Et puis il faut dire que si je trouve la servante attachante, le riche beau gosse m'a vite ennuyé et énervé avec son comportement auto-destructeur. Le dossier sur la société victorienne est plus intéressante que la bd elle-même. Le dessin est plutôt élégant et est parfait pour raconter une histoire se passant dans l’aristocratie.

12/07/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Yannou D. Yannou

Une bd avec un scénario et travail de fond solide, qui fait qu'on l'oublie pour se concentrer sur l'histoire elle même, c'est pas si courant et je tiens à le souligner. Cette bd est une vraie réussite. Désolé c'est court comme commentaire mais ce soir je suis fatigué et il pleut dehors ce qui me donne envie simplement d'aller écouter la pluie...

28/06/2017 (modifier)
Par canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur canarde

Album de première classe ! Mais c'est drôle comme je ne me reconnais pas dans la présentation de cette histoire (avis précédents et résumé) : un riche don Juan qui s'éprend d'une domestique moche. Pourquoi s’arrêter au point de vue de monsieur ? Je pense que le point de vue le plus intéressant et le plus juste dans cette histoire c'est celui de la gouvernante, Lisbeth. Elle a la tête sur les épaules et très peu de marge de manœuvre dans sa situation sociale. Elle essaye de ne pas se laisser avoir par les propositions du maître qui seront forcément inconséquentes, ni par les injonctions de ses supérieurs, domestiques de première catégorie. Elle tire profit du silence qui lui est imposé pour réfléchir à sa situation et trouver une voie pour s'échapper. Elle saisit les opportunités, fait valoir ces intérêts en se trouvant des alliés par sa force de conviction. Elle réussit ensuite à glisser entre les boucles du nœud de contradictions dans lequel étaient serrés les domestiques des grands bourgeois à cette époque. Le dessin est très élégant : certains personnages ont le visage parcheminé de traits fins qui leur donnent des ridules très expressives, d'autres au contraire sont laissés dans une clarté sans aspérité, juste un nez fin pour le séducteur de haut vol et un gros nez rond pour sa gouvernante, cela nous permet de projeter ce qui nous plait pour le reste. Les couleurs (pas directes) sont un peu ternes, ce qui augmente la sensation de tristesse , d'enfermement. C'est extrêmement réjouissant de voir qu'en sachant se servir des mots, en sachant se taire aussi, écouter, baisser la tête si nécessaire, on peut mener sa barque exactement là où on l'a choisi.

22/06/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Tiens, je m’étonne qu’il n’y ait pas davantage de commentaires sur le dernier album de Hubert. Le scénariste nous emmène cette fois-ci dans l’Angleterre victorienne où nous suivons la vie de débauche d’un des plus grands aristocrates du pays. Lord Oliver cumule tous les atouts ; pouvoir, richesse, beauté, intelligence, mais englué dans le carcan d’une société conservatrice et puritaine, il mène une vie autodestructrice, cherchant à choquer et provoquer au maximum ses pairs. Il va se prendre d’affection pour l’une de ses domestiques (à première vue parfaitement banale) et en faire la confidente de sa déchéance morale et de son mal-être. Une relation ambiguë et transgressive va naitre entre ces deux êtres complètement opposés. Une fois de plus Hubert nous propose un très bel album. L’immersion dans la société victorienne des puissants comme des domestiques est totale. On sent qu’il y a eu un vrai travail de documentation sur l’époque. Les rapports sociaux extrêmement codifiés sont habilement mis en valeur. L’histoire est passionnante à suivre grâce à une narration maitrisée, des dialogues ciselés et des personnages travaillés. L’univers graphique est lui aussi de grande qualité. Le trait moderne, dynamique et expressif de Virginie Augustin fait merveille, d’autant qu’elle a produit un rendu de l’époque très réaliste. Je suis juste un peu déçu par une fin un brin convenue et une relation entre les deux personnages qui aurait pu aller encore plus loin. Monsieur désire ? est joli titre, à la fois passionnant et didactique.

31/03/2017 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Monsieur Oliver est un jeune aristocrate gâté par la vie, sa fortune en fait un des plus beaux partis de tout le royaume. Mais au lieu de faire un beau mariage, chaque nuit il préfère se vautrer dans la luxure dans les bas quartiers de Londres. Lisbeth est une servante parmi d'autres, elle n'est pas très belle et très différente de toutes celles que Monsieur a engrossées au retour d'une soirée trop arrosée. Lord Oliver fait d'elle, non une conquête de plus mais la confidente de sa vie de débauche. A mesure que Lisbeth découvre le vide existentiel de la vie de son maitre, elle commence à craindre pour son sort car cette "promotion" attise la colère de la hiérarchie du personnel de maison et l'expose aux pires mesquineries. Exquise peinture des mœurs et de l'hypocrisie des rapports sociaux dans la société victorienne, "Monsieur désire?" est un solide récit psychologique aux savoureux dialogues.

07/02/2017 (modifier)
Par Montane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Lord Oliver est riche, jeune et beau, très beau même. L'argent n'étant pas un problème, il mène une vie mondaine. Aucune femme ne lui résistant, le vice et la luxure rythment son existence. Jusqu'à l'extrême. Lord Oliver sort beaucoup, un vrai oiseau de nuit. Et il rentre souvent au petit matin, dans un état lamentable car il boit beaucoup, et dans grande retenue. Et lorsqu'il se réveille enfin après avoir cuvé son vin, ou plutôt son Gin, c'est pour tenir des propos emprunt de cynisme, de provocation et de mépris à ceux qui lui rendent visite. Car ce Lord la, hait les conventions et la bonne morale Victorienne. Mieux il l'exerce et le fait savoir. Choquer et provoquer semblent être son unique raison d'être. Tout comme repousser toujours plus loin les frontières de l'indécence , et du cynisme. Mais qui est-il vraiment? Que cache ce comportement " borderline"? Un jour, il sera récupéré titubant par une de ses servantes, sentant allègrement l'alcool et le vomi. Son nom? Lisbeth. Prenant soin de lui, elle le dévêtira et le mettra dans son lit. En répétant cet exercice, elle gagnera son respect et il en fera sa confidente. Malgré son physique ingrat, il en viendra même à éprouver des sentiments pour elle. Mais comment donc, une gravure de mode comme lui, qui peut s'offrir les plus belles filles de Londres peut-il se laisser aller à éprouver des sentiments pour un laideron de basse extraction? C'est tout l'intérêt de cette très belle histoire. Une superbe plongée dans l'Angleterre Victorienne, à une époque ou Londres était la capitale du Monde. Hubert dont le scénario est d'une très grande qualité nous livre une superbe étude de mœurs , ou les conventions sociales sont grandement remises en cause par cette relation étrange entre un Maître et sa servante. Le dessin de Virginie Augustin, tout en vivacité et en légèreté sert admirablement cette histoire qui semble être passée totalement inaperçue dans la nuée de BD sorties ces derniers mois. Comme souvent d'ailleurs, car les productions nouvelles de qualité semblent ne pas faire le poids face aux séries déjà connues du grand public et c'est bien dommage. En tous cas je ne saurai que vous conseiller la lecture d'une histoire originale, en tout point reussie.

11/11/2016 (modifier)