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Les derniers avis (32128 avis)

Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série L'Appel de Cthulhu
L'Appel de Cthulhu

Je continue ma sainte découverte des mangas et plus particulièrement le monde de Gou Tanabe et ses adaptations de HP Lovecraft. Encore un agréable moment de lecture. Lovecraft s'inspira du Horla de Guy de Maupassant. Tanabe ne reprend que le meilleur du roman, avec ce savoir-faire pour susciter l'angoisse qui va monter crescendo. Une tension palpable avec cette narration non linéaire. Je reprendrai le mot mille-feuille, cité ci-dessous, qui correspond bien au montage scénaristique. On est jamais perdu, bien au contraire, cela contribue à rendre le récit captivant et vivant. Le dessin de Tanabe est précis, fluide et sombre à souhait. Un découpage classique mais que de détails, il suffit de regarder l'architecture de R'lyeh. Sublime. Et ce noir et blanc ne fait qu'accentuer le sentiment d'anxiété. Quel régal pour les yeux. Une réussite, on en redemande.

01/09/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Sur un air de Fado
Sur un air de Fado

« Sur un air de fado » aborde un sujet historique assez peu traité en BD : la dictature Salazar au Portugal. 1968, Fernando Pais est un médecin bien implanté qui officie pour une clientèle aisée ainsi que pour les services de police de la dictature. Son passé de contestation est bien loin, il a préféré tirer un trait dessus pour profiter de son bel âge et de sa situation. Mais la rencontre avec un gamin qu’il va défendre de la colère d’un policier va changer la donne et remettre en cause cette insouciance et ce déni. Nicolas Barral nous offre avec cet album réalisé en solo une formidable plongée dans le passé sombre du Portugal. L’intérêt tient au prisme choisi par l’auteur : Fernando Pais, son personnage principal, nous fait nous interroger sur l’engagement de chacun, la résistance à une dictature dans laquelle chacun pourrait s’engager… et s’y faire broyer. Et c’est aussi toute cette vie sous un tel régime à faire « comme si de rien » que nous fait réaliser Nicolas Barral de façon subtile et intelligente. Mais quand les convictions affrontent le Destin, la vie de tout un chacun peut prendre un nouveau virage à tout moment… Une étincelle, une rencontre, suffisent à tout remettre en cause. Ajoutez à cela un dessin somptueux et lumineux qui rend parfaitement grâce à cette merveilleuse ville de Lisbonne où se déroule l’essentiel du récit, et vous obtenez un album des plus réussi !

01/09/2021 (modifier)
Par patwer
Note: 4/5
Couverture de la série Un monde en pièces
Un monde en pièces

Un univers entièrement peuplé de pièces du jeu d’échecs, il fallait le faire. Mais ce n’est pas déroutant pour autant car les références à notre monde actuel sont nombreuses et judicieuses. Tout y est : inégalités sociales, problèmes liés à l’immigration, fanatisme et intolérance, corruption, manipulations. Le scénario me parait bien construit. Tout tourne autour du jeu d’échecs, y compris les citations de joueurs ou maitres reconnus, il faut cependant connaître un peu les règles et le monde des échecs pour apprécier toutes les allusions qui parsèment l’album. Cependant, sans connaître les finesses et règles, on peut s’attacher au graphisme noir et blanc d’une grande finesse, surtout dans le domaine des ombres et des portraits de dame (les quinze premières planches sont particulièrement réussies) Je n’ai lu que le premier tome et vais m’empresser de me procurer la suite. Car cette partie est très prometteuse. A suivre donc

31/08/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Sha
Sha

Le duo Mills/Ledroit nous gratifie d'un superbe triptyque. Une histoire de vengeance qui commence en France au XVI° siècle pour se terminer aux États-Unis dans un futur proche. L'inquisition fait brûler Lara pour sorcellerie. Elle invoque la sorcière/guerrière Sha et jure de revenir châtier ses meurtriers. Pat Mills nous gratifie de son savoir faire en la matière, les deux premiers tomes sont équilibrés avec une narration fluide. Il sait où il veut aller. Par contre le troisième est plus condensé, avec une fin plus que prévisible. Ce qui gâche un peu l'ensemble. On peut ne pas aimer le dessin de Ledroit, moi je l'adore. Il a su créer une ville futuriste vivante, sombre et inquiétante. Ça fourmille de détails. Les cases explosent sur chaque planche. Des visages expressifs. Des femmes merveilleusement dessinées. Des décors époustouflants. Du grand art. La force de Ledroit est de savoir se réinventer sur chaque série. Évidemment j'en conseille la lecture. Encore une réédition avec des couvertures moins belles.

31/08/2021 (modifier)
Par doumé
Note: 5/5
Couverture de la série Le Voyage du Commodore Anson
Le Voyage du Commodore Anson

Le voyage du Commodore Anson est un périple qui dure 4 années, une aventure dantesque pour les marins et les soldats qui composent l'équipage avec des faits de guerre ou de piraterie et surtout un combat permanent contre les tempêtes, contre la maladie et la famine. Cet ouvrage est un témoignage sans concession sur une traversée des océans en 1740, L'auteur commence par présenter les événements historiques et la situation politique pour comprendre les objectifs de la mission d'Anson. Il nous décrit une époque où l’appât du gain et les luttes d'influence entre les pays européens n'ont pas de limite, les trésors des colonies réels ou fantasmés deviennent vitales pour devenir le pays le plus puissant d'Europe. Dès le départ, les mensonges et les trahisons subis par Anson sur les moyens maritimes et humains promis font craindre le pire. La détermination d'Anson pour appareiller quelque soit la saison ou les hommes qui composent son équipage nous emmènent à la découverte d'une aventure réelle hors du commun. L'auteur ne cache rien du drame humain que représente cette aventure, les conditions de vie des marins sont représentées avec réalisme. Les faits relatés sont extraits d'un journal de bord et d'un livre sorti juste après cette aventure. Les déplacements, l'hécatombe humaine et les dates sont donc réels. A chaque chapitre, l'auteur situe sur une carte d'époque la position de l'expédition et le trajet parcouru pendant le chapitre, un procédé simple et efficace pour suivre le parcours de la flotte. La lecture est captivante avec en plus un dessin superbe, des couleurs qui incitent au voyage et un lettrage original comme si l'auteur nous faisait lire son journal de bord rédigé dans des conditions parfois difficiles. Merci aux aviseurs précédents pour la découverte de cette bd, une belle surprise et un superbe moment de lecture

30/08/2021 (modifier)
Couverture de la série Tremen
Tremen

Qu’elle est étrange et difficilement pénétrable, cette « histoire », totalement muette, terriblement grise et désespérante, fantastique autant que minimaliste. Il est étonnant, aussi, de la retrouver chez Dargaud (dans sa collection « Visions du futur » qui, pour le coup, qui plus est en cette période anxiogène, ne pêche pas ici par excès d’optimisme). On aurait tout aussi bien pu la rencontrer chez les Humanos à leur grande époque (d’ailleurs, Druillet – en intro – et Caro – en conclu – se fendent d’un court texte de mise en perspective). On peut lire cet album comme un long et triste poème visuel, une balade éperdue sur les grèves où se déposent des rebus de la vie, et où ne se rencontre aucun repère pouvant ancrer le récit dans quelque chose de connu, de mesurable, de situable. D’où la légère frustration qui peut s’emparer du lecteur à la sortie de sa lecture – très rapide. Je ne chercherai pas à expliquer ce qui ne s’y prête pas. Mais j’ai vraiment aimé le travail graphique (qui justifie mon coup de cœur) de cet auteur néerlandais que je découvre ici. ******************************* Après lecture du deuxième tome, je monte ma note (et confirme le coup de coeur visuel !), car c'est vraiment un univers captivant. Toujours muette, l'histoire se développe dans des décors grisâtres et déprimant, entre le post-industriel et la planète déserte, avec une guerre entre diverse peuplades non identifiées. C'est d'ailleurs l'une des forces de cet album de ne pas livrer facilement et/ou totalement toutes les clés, et de laisser au lecteur - qui donc être réceptif à ce genre de production - la possibilité de combler les trous. Il y a quelques clins d'oeil à Moebius (l'un des personnages à chapeau et son véhicule), mais aussi quelque chose de certaines productions des Humanos des années 70-80 encore. Caro, qui se fendait d'une postface dans le premier tome, a franchi le pas, et coscénarise le suivant (on peut y retrouver quelques accointances, même fragiles, avec Délicatessen ou "Contrapunktiques". Un univers à découvrir !

21/01/2021 (MAJ le 30/08/2021) (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Encore une série majeure que j’ai relue avec grand plaisir… c’est vraiment bien écrit, bien construit, créatif et on lit les six albums d’une traite. C’est un joli conte plein d’enseignements sur l’humain si tant est que l’on ne sache pas déjà que l’Homme a bien des défauts ! L'humour est assez subtil, les dialogues délicieux et la parodie des contes de fées de notre enfance n’est jamais lourdingue. La confrontation « héros grenouille-humain » et son opposé, le « héros humain-grenouille » est drôle et tout est plein de très bons sentiments. Parfois trop plein de bons sentiments mais bon… c’est très sympa et on passe un bon moment ! J’ai quand même référé De Cape et de Crocs que j’ai trouvé plus fin !

30/08/2021 (modifier)
Couverture de la série Marada
Marada

Voici une Bd très rare, qui n'a été que peu diffusée en France, tout comme aux Etats-Unis, seulement connue d'un certain nombre d'initiés ; je l'ai découverte assez récemment grâce à un ami internaute que j'ai fini par rencontrer en Occitanie, et ça m'a tout de suite emballé, non seulement par son dessin (c'est le genre de dessin que j'aime en comics), par son duo d'auteurs que j'apprécie, mais aussi par ses péripéties, même si elles n'innovent pas tellement en fantasy US. A l'origine, il s'agit d'un scénario destiné à "Red Sonja", mais Claremont revient sur sa décision et remodèle le tout, son héroïne passe de la chevelure rousse à la chevelure argentée, et l'Hyperborée fait place au décor de Rome antique, tout en restant dans le domaine de la fantasy, pas de l'historique. C'est de l'heroic fantasy classique qui fait penser à d'autres bandes comme "les Armées du conquérant" ou "Arn" de Jean-Claude Gal dans Métal Hurlant, mais surtout qui lorgne beaucoup plus vers "Red Sonja" ou "Ghita d'Alizarr" de Frank Thorne, à la différence que Marada est beaucoup moins déshabillée que Ghita, la dose d'érotisme étant latente mais pas dominante. Claremont utilise pas mal de ficelles que l'on trouve dans la fantasy US, mais le récit est dynamique et se suit bien, en étant en parfait accord avec le dessin de John Bolton. Paru en 1982 et 1984 aux Etats-Unis dans Epic Illustrated, sous license Marvel, ce comics est publié en France peu après dans une bonne traduction pour la revue Epic Magazine, édité par Arédit. Delcourt en publie 2 albums à partir de 1986, à une époque où cet éditeur prenait des risques avec un type de bande plus difficile à vendre, c'était les débuts de Delcourt, une chouette époque, bien avant de lancer ses collections. Un petit mot sur John Bolton, qui est un des premiers illustrateurs anglais à travailler quasi exclusivement pour les Etats-Unis, à la différence de Barry Smith qui dessine Conan au début, mais qui retourne ensuite dans son pays. Bolton est découvert en France grâce aux traductions dans Epic Magazine, c'est d'ailleurs dans cette revue que l'on découvre ensuite peu après Chroniques du temps où Kull était Roi. Dans "Marada", son dessin est certes d'un autre âge, mais superbe, le trait d'abord en noir & blanc est fin et soigné, les femmes ont des apparences ultra sexy, Marada est une femme guerrière canon, sensuelle et en même temps qui se laisse aller à la tendresse. Les scènes de batailles sont fouillées. Par la suite, Claremont et Bolton récupèrent la license Marada et peuvent se lancer dans des récits plus libres, en même temps que Bolton passe à la couleur. Voila donc une belle série, mais courte, que j'avais envie de faire découvrir parce qu'elle est très méconnue, et qui permet d'explorer de l'aventure épique et farouche, dans un contexte de fantasy qui se démarque des âges indéterminés où évoluent Conan et Red Sonja. Ces 2 albums sont pas faciles à dégoter en bouquinerie, mais sait-on jamais, si vous en voyez, n'hésitez pas, je pense que le prix doit être raisonnable car la série n'a pas de cote.

30/08/2021 (modifier)
Couverture de la série Pulp
Pulp

Je découvre le duo d'auteurs Ed Brubaker et Sean Phillips avec cet album ; ce n'est clairement pas le genre de BD que j'aurais achetée a priori, ne trainant que rarement dans les rayons Comics des librairies, et n'étant pas spécialement férue de polars et thrillers. Mais les récentes critiques publiées sur BDthèque - aussi bien celles concernant "Pulp" que Un été cruel - m'ont donné envie de découvrir leur univers. Et je ne regrette pas une seconde d'avoir franchi le pas ! Il n'y a pas grand chose à redire sur cet album : l'histoire est intéressante, bien racontée, et l'ambiance de New York à la veille de la seconde guerre mondiale très bien retranscrite. Le dessin, quant à lui, n'est pas vraiment le genre que j'affectionne, mais il est très maîtrisé et efficace. J'ai juste été un peu frustrée de la longueur de l'album, j'aurais volontiers plongé plus longuement dans cette histoire, et certains aspects auraient gagné à être plus développés. Quoiqu'il en soit, c'est un très bon album qui m'a beaucoup plu, j'en redemande et vais sûrement m'intéresser de plus près au reste de la production de ce duo.

30/08/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série La Cage aux cons
La Cage aux cons

Franchement je ne savais pas à quoi m’attendre quand j’ai emprunté cet album à la médiathèque de mon bled. Avec une colorisation tout en noir et blanc et un graphisme bien gras, je ne donnais pas très cher à la note que j’allais pouvoir mettre. J’ai bien fait d’aller au-delà de ma zone de confort. C’est une BD décapante, bien noire, originale et un peu déconcertante. On se laisse absorber par l’histoire bien glauque au point de ne pas la lâcher avant de connaitre la fin que je n’ai pas du tout vu venir. Je vous le dis, l’intrigue va vous fasciner. La narration est particulièrement adaptée. Le côté grivois est audacieux mais cela fonctionne merveilleusement bien. Le piège à cons progresse au fil des pages parfaitement. C’est donc une vraie bonne surprise. Le cynisme tourne à plein régime. Les rebondissements sont nombreux et efficaces. L’impression par moment de plonger dans l’atmosphère lugubre de tchao pantin. C’est du tout bon cette lecture. Je dirais même un brun jubilatoire. Note réelle = 3,5 étoiles

30/08/2021 (modifier)