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Les derniers avis (32589 avis)

Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série La Ballade du soldat Odawaa
La Ballade du soldat Odawaa

Que 5 avis pour cette BD magnifique ? Mais c’est juste dingue cette situation ! Lecteurs de bdthèque vous êtes passés à côté d’un truc génial ! Vous êtes en quête d’un super album, ne cherchez plus, vous devez vous procurer celui-ci sans hésiter ! Je vous raconte le pitch … Des snipers amérindiens sont dépêchés sur le sol français en février 1915 pour donner main forte à notre armée. Très rapidement l’un d’entre eux, le soldat Odawaa fait des dégâts dans les troupes allemandes. Un Chris Kyle avant l’heure. Il est particulièrement efficace. Son tableau de chasse devient impressionnant. L’ennemi met sa tête à prix. Ses exploits exaltent notre armée. Vous rajoutez en parallèle une chasse au trésor dans ce bourbier sanglant, sur la ligne du front, et vous voilà happés comme jamais dans une histoire sombre et violente. Qui est Odawaa ? Qui découvrira le fameux olifant de Rolland (cor d'ivoire des chevaliers, taillé dans une défense d'éléphant) ? Vous irez de rebondissements en rebondissements. Voilà donc une guerre des tranchées exaltante. Les balles et les obus fusent de partout. Le graphisme est noir. Bravo pour la colorisation qui contribue à un climat de fin du monde. Le champ de bataille est criant de réaliste. Oui nous sommes bien dans une guerre sale et poisseuse. Petit bémol cependant, l’utilisation de l’allemand n’apporte pas grand-chose même si cela n’est pas rédhibitoire. Lecture d’une seule traite bien évidement. Je recommande chaudement. Cela mérite une note à 4,5 étoiles largement !

11/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Johan et Pirlouit
Johan et Pirlouit

Cette sympathique série de Peyo s'est fait dévorer par les petits personnages bleus qui apparaissent au neuvième album. C'est un peu dommage. . Dans un Moyen-Age fantasmé et gentillet, Johan le preux aide le bon seigneur à retrouver ses droits contre le mauvais. C'est le basique mais Peyo innove dans des univers qui tendent au merveilleux et à l'exploitation de mythes. Il y a donc une recherche dans le renouvellement des scenarii, ce qui rend la série non répétitive. C'est bien dessiné, avec de belles couleurs pour les enfants, des bonnes bagarres pleines de bosses pour les garçons et un couple de héros dissemblables et très attachants. C'est le personnage de Pirlouit qui donne toute sa valeur à la série. Trublion sympathique et dynamique avec sa biquette il donne vie et mouvements aux aventures. Toujours un brin râleur, ne tenant pas l'alcool et toujours malade sur mer ; il est le centre des gags parsemés dans les albums. Peyo a soigné les décors avec des villages, des auberges ou des châteaux où l'on se sent bien. Bonne série pour les enfants et pas que.

11/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Big Kids
Big Kids

C’est la première fois que je lis un album de cet auteur canadien, dont les couvertures me faisaient de l’œil depuis pas mal de temps. J’avais acheté cet album « pour voir », attiré par ce petit format et ce très beau travail éditorial (comme souvent !) d’Atrabile : petit format avec couverture très épaisse. Des allures extérieures de carnet intime, ce que cet album pourrait tout à fait être, en y réfléchissant, puisqu’il nous dépeint les questionnements et certaines découvertes (sur lui, sur les personnes de son entourage) d’un grand adolescent (l’auteur ?), renfermé, un peu souffre-douleur de ses camarades, homosexuel mal dans sa peau, avec une famille assez distante (et un oncle carrément con). Très peu de textes dans des phylactères, mais généralement des commentaires du héros en off, en dessus ou au milieu des dessins. L’entrée en matière peut ressembler à du Pérec trash ; « Quelques trucs d’avant dont je me souviens : Jared qui me tire les cheveux pour me faire comprendre qu’il va jouir » accompagnant un dessin représentant le héros faisant une fellation au-dit Jared, voilà la première case !). Mais ce n’est pas du tout le cas. Bien au contraire, le récit bascule dès le premier tiers dans quelque chose d’éminemment poétique, métaphorique, les personnages apparaissant sous forme d’arbres ou de brindilles (la distinction ayant une signification). J’ai trouvé ce traitement de l’histoire intéressant, intelligent et original. Et la colorisation, très tranchée, ajoute à l’atmosphère de rêverie qui habille l’intrigue. Chouette découverte en tout cas, d’un auteur au style très personnel (à feuilleter avant d’investir), mais qui m’a convaincu d’aller jeter plus qu’un œil sur ses autres productions. Note réelle 3,5/5.

11/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Americana
Americana

Planant. A réserver aux lecteurs contemplatifs, rêveurs, pour qui l’action et le rythme saccadé ne sont pas nécessaires pour apprécier une lecture. En tout cas, j’ai bien aimé ce journal de bord d’un trailer, qui déclare son amour aux États-Unis, et qui nous fait partager ses doutes, ses douleurs, mais aussi son obstination et ses rencontres – qui sont, en plus du paysage, le principal intérêt de cette aventure je pense. Les paysages justement, souvent évoqués dans les textes plus ou moins longs qui alternent avec les passages dessinés, voilà une petite frustration de lecteur. On aurait aimé les voir représentés, comme dans un album photo, comme aurait pu le faire Lepage par exemple. Mais bon, le dessin minimaliste de Luke Healy fonctionne aussi très bien, n’empiète pas sur l’imagination qui nous permet de visualiser cette aventure humaine et physique assez incroyable. Voilà bien une chose que j’aurais aimé faire, mais aussi que je n’aurais jamais pu faire. Mais j’ai bien voyagé avec Healy, par procuration. Un récit vivant, agréable à lire, les 300 et quelques pages se lisent d’une traite ! Note réelle 3,5/5.

10/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Negalyod
Negalyod

Mais qui est Vincent Perriot ? Loin d’être un inconnu au jugé de sa production, il n’en demeure pas moins qu’à mes yeux ce fut une découverte, et une sacré découverte. Cette imposante aventure qu’est Negalyod est tout simplement géniale, je n’avais pas lu cela depuis le tome 2 du Cycle de Cyann, Six saisons sur ilO et ses 120 pages de péripéties, ce qui était impressionnant à l’époque. Le terme de roman graphique n’est pas usurpé pour le coup car il y a là un auteur qui aime prendre son temps en accordant une large place au contemplatif, et pas seulement parce que le décor s’y prête bien avec dans un premier temps cet immense désert aride de far west où vit un « dinoboy » solitaire, mais aussi parce qu’on nous abreuve de sublimes dessins en pleine et double page. Sur le plan graphique on ne se moque pas de nous, c’est entre Moebius et Mézières. Le genre de l’Imaginaire est l’endroit idéal pour céder à toutes les envolées graphiques, l’auteur l’a bien compris et s’est lâché. Ça fait du bien de constater qu’il y a encore de la place pour ce genre de parpaing fantastique à une époque où la bd reste pas mal codifiée je trouve. Et pour ne rien gâcher, c’est vachement bien écrit avec un discours entre les lignes où on parle de gens hyperconnectés mais déconnectés de la vie réelle, de castes où ceux d’en bas cherchent à grimper en haut en écrasant les autres pour y parvenir, Jarri est un étranger mais probablement la solution aux maux de ce monde déphasé de la nature, pourra-t-il lutter seul face à l’énigmatique Réseau qui contrôle tout ? J’ai dit que c’était bien écrit ? : « Déjà l’Histoire nous montrait qu’avant nos grands déserts, il y avait des mers aux horizons infinis, et des milliers et des milliers de rivières aux noms oubliés… L’eau est partout dans les canaux, mais nous ne la voyons plus… C’est la rouille qui est devenue l’architecture de nos vies. » Mais bon, les jolies dessins c’est bien, mais c’est encore mieux quand il y a une histoire capable d’entraîner le lecteur. Et c’est également ce que réussi Vincent Perriot. Je ne sais pas quelles sont ses influences, s’il a lu ou vu les mêmes auteurs que moi mais je me suis complètement retrouvé dans son récit. Il y a tellement de références que je ne saurais par laquelle commencer. Du Hayao Miyazaki, avec ses avions de chasses dont on se demande comment ils tiennent debout, assemblage de cordes et de tôles ; le propos écolo etc. J’ai eu l’impression d’un genre Nausicaä de la vallée du vent, avec parfois des touches à la Dragon Ball, enfin je veux dire par là que le seul auteur que je connaisse à avoir été capable d’incorporer des dinosaures et des humains dans un même récit sans que ce soit grand-guignolesque, c’est Akira Toriyama. Et puis ce que j’ai beaucoup aimé c’est le côté pot-pourri et l’impossibilité de classer cette histoire dans un genre bien précis. Oui il y a de la SF, à travers ces cités flottantes, des bribes de technologies qu’on n’est pas encore capables de réaliser aujourd’hui, les clins d’œil (volontaires ou pas) à Mad Max 4, Matrix, Gunnm etc. Mais aussi de la Fantasy-Western avec le héros capable de parler aux animaux, on ne sait pas trop si on est dans un futur SF post post-apo (façon Dune, ou bien le lecteur peut s’imaginer très loin dans le futur de Jurassic World), ou dans un monde secondaire imaginaire, on ne sait pas trop comment tout cela marche mais ça tient debout. À noter le superbe travail de Florence Breton à la couleur, elle contribue tout autant au succès de cette série. De la grande bd de genre française.

10/01/2022 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5
Couverture de la série Kongo
Kongo

Adapté du célèbre roman de Joseph Conrad, cet album raconte l’expérience d’un jeune capitaine de la Marine britannique qui s’engage pour trois ans au sein d’une société belge pour rétablir des liens commerciaux avec un comptoir isolé, en plein cœur de la jungle. Commence alors un voyage éprouvant tant physiquement que psychologiquement. Avant même de partir, Konrad Korzeniowski est en proie à une sourde inquiétude et à une appréhension dont il ne comprend pas bien la raison. Alors qu’il va faire ses adieux à sa chère tante, il écoute avec circonspection la vieille dame lui parler d’une colonisation bienfaitrice tout en ayant l’intuition que sa vision formatée par la propagande doit être très loin de la réalité. Notre capitaine rejoint ensuite l’Afrique noire où commence sa mission. Un voyage vers le Haut-Congo, au plus profond de l’Afrique et de lui-même, qui le plonge au cœur d’une nature sauvage et dangereuse, mais surtout le confronte aux comportements violents des membres de la mission dont le seul objectif est le pillage des ressources locales et l’enrichissement personnel. La tension dramatique monte lentement mais sûrement accompagnant le steamer qui s’enfonce toujours plus loin sur le fleuve Congo. Beaucoup plus qu’un récit d’aventure, cet album dénonce la colonisation et tente d’en montrer la cruelle réalité. Moiteur, moustiques, crocodiles, bancs de sable, hostilité des populations locales, tout rappelle les films de Werner Herzog desquels se dégageaient une tension angoissante et une folie qui finissait par gagner les esprits les plus équilibrés. C’est un très bon album même si j’ai le petit regret que la cruauté des hommes ne soit pas assez montrée de même que la folie, la démence et la violence incontrôlée. Le dessin, noir et profond, restitue parfaitement l’ambiance qu’on imagine régner dans ces contrées tropicales. Un récit profond et captivant.

09/01/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Déploiement
Le Déploiement

Quelle lecture, j'en ai pris plein les yeux et mon cerveau est en surchauffe.  Nick Sousanis est un ancien joueur de tennis professionnel, dessinateur, mathématicien, chercheur, il enseigne le langage de la bande dessinée à l'université de Calgary. Rien que ça, sic. Et là, il pond une thèse sur la bd. Alix a déjà tout dit, voir son avis ci-dessous. Une démonstration imparable en dix parties. - Un : Planitude. Dès notre naissance nous sommes programmés, c'est à dire qu'une succession d'étapes nous formatent dans le temps, l'espace et l'expérience. Ce qui permet l'interchangeabilité puisque tout est standardisé. Pensée et conduite sont alignées dans une seule dimension. - Interlude : Flatland. Il décrit plusieurs mondes. Il prend pour exemple une pièce de monnaie et le fait de la regarder sous différents angles change sa forme. Les Flatlandais ne la voit que sur la tranche, en deux dimensions. Les Linelandais ne voient qu'une succession de points, la ligne. Une dimension. Le Carré avec ses trois dimensions. Sousanis demontre les limites de notre vision. - Deux : L'importance de voir double et plus encore. Il faut éveiller les potentialités. Une expérience, regardez un objet avec l'œil droit puis le gauche et enfin avec les deux. Notre vision stéréoscopique est l'intégration de deux vues, deux sources distinctes. Toujours remettre en cause nos perceptions. Il compare aussi nos sens limités, l'odorat et l'ouïe, avec un chien. Il faut pousser notre curiosité à découvrir ce qui se trouve au-delà de notre horizon. - Trois : La forme de nos pensées. Les langages sont de puissants outils mais avec leurs limites respectifs. Pour exemple le thermomètre n'est qu'une vue partielle du temps. Les mots ne sont pas les seuls véhicules de la pensée, dès qu'ils sont intégrés aux dessins, nous sommes prêts pour de nouvelles explorations. - Quatre : Notre corps en mouvement. La frontière texte/image, nos yeux toujours en mouvement explorent sans cesse, nous révélant ainsi de nouveaux aspects. Dessiner est un moyen de coucher nos pensées sur du papier. - Cinq : La cinquième dimension. L'imagination permet de dépasser notre point de vue, point de vue inévitablement limité. Elle permet aussi de franchir les failles de la perception et ainsi de révéler de nouveaux mondes. - Six : Ornières. La marche des idées creuse des sillons qui ne cessent de grossir, nous suivons ces chéneaux initiés par nos prédécesseurs. A force de répéter dans le temps les mêmes gestes, on devient compétent mais cela freine notre flexibilité. - Interlude : Ficelles. Sousanis nous compare à un pantin sur lequel on tire les ficelles et qui suit sa routine quotidienne. Mais il suffit d'une perturbation au scénario.... La philosophie commence avec l'étonnement. - Sept : Vecteurs. Il ne suffit pas de couper les ficelles, bien au contraire, elles doivent servir de liens. De ne pas les voir comme des contraintes mais comme des forces à exploiter. - Huit : Éveil. Nous devons trouver en nous-même le moyen d'arriver à bon port, avec des chaussures à nos "dimensions". Un album qui m'a remué avec de très nombreuses références philosophiques. Je vais digérer cette première lecture avant d'en faire une seconde plus tard et peut-être réhausser ma note. Graphiquement, un noir et blanc tantôt charbonneux, tantôt clair et fin. Une mise en page explicite qui me rappelle Dans la tête de Sherlock Holmes. Superbe. Un index chronologique en fin d'album avec des notes explicatives. Déployez-vous.

09/01/2022 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série Yellow Cab
Yellow Cab

C'est une superbe chronique sociale réalisé par Chabouté. Tirée de l'expérience vécue par Benoît Cohen et du roman qu'il en a fait, cette BD est une adaptation réussie. Je ne sais pas qui fait de plus beau noir et blanc que Chabouté actuellement. Pour deux tiers du bouquin, on voit un taxi de l'extérieur ou de l'intérieur, et pourtant, il n'y a rien de rébarbatif. Donner un cadre aussi limité pour une histoire relativement longue (170 pages), le piège était tendu pour le dessinateur, mais quand on sait où on va... Certainement bien aidé du roman, le scénario est super bien fichu et original : un réalisateur de films, pas célébrissime mais gagnant plutôt bien sa vie, est installé avec sa femme à New-York. En panne d'inspiration, il a cette idée à vouloir expérimenter le véritable quotidien d'un chauffeur de taxi. Il n'est pas dans le besoin comme les autres candidats ou chauffeurs new-yorkais, si bien que l'on pense de lui être un bourgeois bohème. Peut-être, sûrement. Mais il a le mérite d'avoir agi et d'avoir vécu le truc à fond et n'est pas resté au stade des idées ni belles paroles. Après avoir découvert la réalité des difficultés pour devenir taxi driver et la précarité que ce métier impose, Benoît Cohen entre dans la danse et réfléchit à écrire son futur scénario en même temps qu'il effectue des courses dans toutes les rues de New-York. De jour d'abord, puis de nuit. On ne cherche pas à deviner la fin de ce récit, on se doute que Benoît aura des réponses aux questions qu'il se pose et sur la manière dont il tirera cette expérience personnelle. Ce qui paraît être le plus important est de montrer tous les personnages qui entrent dans ce taxi, de mettre en avant ces rencontres anonymes et éphémères, ces passants qui marquent à peu près tous la frontière existante entre le chauffeur et eux. A travers les manuscrits du scénario que Benoît nous partage, nous profitons de son interprétation sur ce qu'il vit, la place que les individus accordent à un chauffeur de taxi et leur comportement en fonction de leur identité sociale. C'est mon cinquième Chabouté, et c'est la première fois que je lis une histoire qui n'est pas emplie d'une profonde noirceur. C'est presque étonnant au vu de l'environnement du récit, qui prête à nous imaginer dans les rues sombres et glauques des quartiers new-yorkais peu fréquentables. Le dessin de Chabouté donne toujours quelque chose de "naturellement" angoissant et pesant, mais surtout hypnotisant. Et je suis bien content d'avoir pu trouvé encore quelque chose de différent de la part de cet auteur. Je ne sais pas si j'ai réussi à expliquer pourquoi j'aime cette histoire, mais elle m'a embarqué.

09/01/2022 (modifier)
Couverture de la série Lucky Luke
Lucky Luke

On pourrait presque dire que Lucky Luke est un héros pas très bien né pour une BD jeunesse. En effet à ses débuts il cumule un nombre assez phénoménal d'addictions, le tabac, l'alcool, les cartes. Sans oublier son goût pour la peine de mort quand il attrape un vilain comme Joe la Gâchette à qui il promet la corde en souriant. J'ajouterai un goût extrême pour la solitude presque psychologiquement suspecte. Ainsi LL s'inscrit comme héros accompagné d'un animal (comme Milou, Spip ou Idéfix) mais lui n'a pas son Obélix ou son Fantasio. Quant aux femmes elles sont quasi inexistantes. Ajoutez un dessin pas encore au top et des scénarii un brin succincts on pouvait craindre le pire. Est-ce l'arrivée de Goscinny ? Toujours est-il, je trouve que la série prend son envol après un dizaine d'albums. "La ruée sur l'Oklahoma" ou " En remontant le Mississipi" ont bercé mon imaginaire de voyages quand j'étais enfant. Par la suite comme toute série de 72 albums, il y a des hauts et des bas, des répétitions et des trouvailles. Par exemple j'aime beaucoup " Le Klondike" qui m'a fait relire Jack London. De nombreux auteurs ont repris l'œuvre de Morris (et Goscinny) avec plus ou moins de succès tellement cette série est devenue un enjeu commercial majeur, un peu comme Astérix. Même si Rantanplan m'insupporte et que je me suis ennuyé à la lecture de quelques albums, Lucky Luke reste une série majeure de la production franco-belge.

09/01/2022 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Seul le silence
Seul le silence

Voilà une BD magnifique achetée sur les préconisations de Mac Arthur. C’est un polar avec une histoire qui s’entortille au fil des pages pour que le lecteur soit dans la confusion et un peu embrouillé. Mais que c’est bon de prendre du plaisir à décortiquer l’enquête et à émettre des hypothèses. Au final toutes vos suppositions tombent à l’eau car bien évidemment vous n’avez pas vu venir l’épilogue. La lecture ne peut se faire que d’une seule traite. Vous serez happés littéralement. Pas possible de faire autrement. Le rendu est particulièrement réussi. Tout a été travaillé minutieusement par Fabrice Colin et par Richard Guérineau pour que cette histoire d’un tueur en série qui s’étale sur presque 30 ans soit accaparante. Du graphisme à la colorisation en mode sépia en passant par la narration. Et psychologiquement c’est très très fort. A découvrir au plus vite. Encore merci Mac pour cette belle découverte.

09/01/2022 (modifier)