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Les derniers avis (31755 avis)

Par doumé
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cas Alan Turing
Le Cas Alan Turing

Une biographie intéressante, captivante et poignante, intéressante pour la description technique de la recherche, captivante pour l'enjeu stratégique et poignante par le destin de cet homme. Je savais que les alliés savaient décoder les messages de l'armée allemande mais j'ignorais le nom de l'homme qui l'avait permis. Alan Turing est un mathématicien brillant recruté pendant la seconde mondiale pour comprendre le fonctionnement de la machine d'encodage de l'armée allemande. Nous suivons la chronologie de ses recherches, l'auteur nous fait vivre ses échecs et ses doutes pour accomplir sa mission et nous fait partager la difficulté et la complexité de son travail. Son investissement personnel et son implication force le respect, il met sa vie personnelle entre parenthèse. Son homosexualité, une fois révélée dans une Angleterre puritaine des années 40 et 50 va le mener à sa perte. Cette descente aux enfers est traitée différemment par l'auteur, l'histoire n'est pas révélée dans l'ordre chronologique, elle est présentée par flashs pour nous faire ressentir et comprendre l'état de détresse vécu par Turing qui le mène à la folie et à cette fin tragique. Le dessin de Liberge est précis avec des cases travaillées et des couleurs qui nous installent dans l'ambiance. Les couleurs sont feutrées et tendres pour la partie de sa vie où il réalise ses recherche, des couleurs plus vives et un style différent pour décrire les scènes de combat et des couleurs sombres quand sa vie est devenue un cauchemar. Une réhabilitation tardive par la reine d'Angleterre qui n'efface pas le destin tragique de cet homme, un génie trahi.

15/05/2021 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Beethoven : Le prix de la liberté
Beethoven : Le prix de la liberté

« Le prix de la liberté » est une biographie très partielle de Ludwig van Beethoven. Si elle parle de la vie du compositeur dans sa globalité, elle se concentre surtout sur une journée fatidique, quand il sacrifia son confort et sa loge au prix de sa liberté, en refusant de jouer pour les invités du prince Alois von Lichnowsky. Régis Penet dresse le portrait d’un homme insoumis et sans concessions, aux valeurs inébranlables et au caractère « bien trempé »… un homme remarquable et attachant. La lecture est intéressante et instructive, même pour le béotien de la musique classique que je suis, en partie grâce à une narration légère et un dessin élégant et épuré. Les nombreux passages muets font que les 140 pages de l’album s’avalent rapidement, et j’ai passé un excellent moment de lecture. Un portrait fascinant, qui m’a donné envie de (re)découvrir les différentes symphonies de Beethoven.

14/05/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série John Tanner
John Tanner

J'ai lu beaucoup d'histoires de trappeurs blancs côtoyant des indiens, et quelques histoires d'indiens eux-mêmes, ces histoires à la Jack London dans les lacs et forêts du Nouveau Monde. Mais je n'avais jamais lu d'histoire d'un enfant blanc enlevé et adopté par ces indiens du Nord de l'Amérique et devenant lui-même un indien blanc. Et celle-ci est d'autant plus intéressante qu'il s'agit d'une histoire vraie, la biographie à peine romancée d'un homme ayant vécu de 1780 à 1845 et enlevé par des indiens Ojibwé puis Ottawa dans les régions qui sont devenus l'extrême nord des USA et le Canada des grands lacs. C'est un récit réaliste et exotique à la fois. Le dessin de Boro Pavlovic est excellent, rappelant par certains aspects celui d'un Serpieri qui était également expert dans ce domaine des amérindiens et des décors sauvages. Il est en outre réhaussé ici de belles couleurs qui donnent encore plus envie de se plonger dans la lecture. Du fait de son réalisme, le rythme de l'histoire n'est pas toujours égal et il y a quelques moments plus lents et moins prenants, mais le fait de savoir qu'il s'agit d'une histoire vraie permet de maintenir son côté passionnant, surtout qu'il se révèle très instructif sur la culture amérindienne et sur la vie des hommes, blancs comme indiens, en cette fin du 18e siècle, début du 19e siècle, quand les occidentaux n'avaient pas encore écrasé les peuples indiens. Un beau diptyque qui ravira les amateurs de ce type de récit aventureux ainsi que les amateurs d'histoire et de civilisations.

14/05/2021 (modifier)
Par Hermeline
Note: 5/5
Couverture de la série Les 110 Pilules
Les 110 Pilules

C'est une adaptation d'une partie du Jin ping mei, le chef d’œuvre de la littérature pornographique chinoise. Si ces 110 pilules s'éloignent de l'esprit du texte, elles en gardent la charge érotique et surtout sont magnifiées par le dessin magnifique, clair et précis de Magnus. Corps et décors sont sublimes et l'histoire (car oui, il y en a une) fort bien conduite. A recommander chaudement.

14/05/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 4/5
Couverture de la série Juan Solo
Juan Solo

Voilà une histoire de Jodorowsky qui va beaucoup me marquer. C’est une très grande réussite, un vrai plaisir à lire, et malgré une insatisfaction aigue à un moment charnière, j’ai malgré tout dévoré la suite sans hésitation. Riche et profonde, sordide et violente, cette histoire suffit à me réconcilier avec cet auteur un peu fou. A la lecture du 1er tome, je suis emballé comme un dingue. L’histoire ne paraît pas vraiment originale en soi, un mec abandonné à la naissance qui grandit dans la misère et finit par être « fils de flingue », protecteur d’un haut politicien véreux dans un Mexique où l’autoritarisme et l’insécurité règnent. Oui, sauf que Jodorowsky a eu l’intelligence de démarrer l’histoire par la fin…et ça change tout ! Comment ce garde du corps en est donc venu à se retrouver dans une situation aussi extrême ? Eh bien c’est ce que l’auteur nous propose de découvrir… Ce qui est bon de remarquer aussi, c’est l’ambiance. Elle résulte d’une écriture et d’un dessin qui s’unissent parfaitement pour dégager quelque chose d’assez violent, sombre et dégueulasse. Il y a des mises en scène absolument incroyable, où l’on découvre des personnages (ou un scénariste, à vous de choisir) assez tarés, mais qui gardent une certaine maîtrise, un sang-froid. Contrairement à l’Incal (je trouve). Le tome 3 sera celui qui m’aura le moins plu, parce-que si les choses continuaient à partir en vrille tout en contrôle, ce revirement de situation a du mal à passer au moment où il tombe. Ce complexe d’Œdipe est, je cite, un « hasard extraordinaire ». Ca c’est clair, y’a pas d’autre mot... Dommage que cette transition manque de tact. Mais tout n’est pas à jeter non plus, loin de là... Je ne blâmerai pas plus que ça, tant le nouveau sens donné à la série tient ses promesses et parvient à nous faire presque oublier ce moment arrivé comme un cheveu sur la soupe. L’ensemble est une belle montée en puissance et Jodorowsky prouve qu’il sait écrire un épilogue superbe, où la décadence d’un homme se confronte avec l’élévation de son âme. Quand au dessin, je n’ai pas grand-chose à dire dessus, il est top. Laure est un personnage très intéressant et une femme franchement irrésistible. Notre personnage principal et tous les gardes du corps ont des sacrés tronches, les décors mexicains nous plongent bien dans ce monde de merde, que l’on se trouve en ville ou dans les canyons. Un peu dubitatif au niveau de la couleur, peut-être que j’aurais préféré autre chose mais l’ambiance sordide et miséreuse reste superbement interprétée par Bess. A ce jour je n’ai lu que L’incal de Jodorowsky, et je préfère Juan Solo. Il se dégage quelque chose, là encore, d’assez taré, mais cette fois-ci l’auteur ne s’éparpille pas trop. Et si le revirement de situation est un peu trop tiré par les cheveux dans le tome 3, l’évolution psychologique de Juan Solo et sa fin sont deux points essentiels qui me poussent clairement à vous proposer de lire cette BD. Au-delà d’être meilleur à mon goût, Juan Solo me paraît surtout plus accessible que l’Incal. A parcourir et posséder si le cœur vous en dit !

14/05/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5
Couverture de la série Sur un air de Fado
Sur un air de Fado

Un peu de déception à la lecture de cet album dont j'attendais beaucoup... trop sans doute ! Points positifs : on retrouve Lisbonne, ses rues, ses quartiers, son tram et on y est vraiment. Le dessin est beau, et les couleurs restituent bien l'abiance de la capitale portugaise. Point un peu négatif mais pas trop quand même : le scénario que j'ai juste trouvé bien, poétique, attachant mais, personnellement, il me manque quelque chose. J'ai nettement préféré Pereira Pretend. J'ai du mal à évaluer cet album et au bénéfice de mon hésitation, je mets 4.

13/05/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série L'Espion de César
L'Espion de César

Voilà bien longtemps qu'une BD historique ne m'avait pas fait si bonne impression ! Le dessin de Fafner n'y est pas pour rien et c'est un réel plaisir de découvrir le talent de cet auteur qui rend merveilleusement grâce au scénario que lui a concocté Jean-Pierre Pécau. Les découpages et les cadrages sont biens pensés, sont trait est aussi affirmé que son personnage principal et la mise en couleur un peu froide est de toute beauté tout en sachant composer avec des contrastes bien pensés. Ça part plutôt très très bien de ce côté là, on pourra juste noter que tous ses personnages principaux ont quand même de sacrés corps d'athlètes pour les hommes et de déesses pour les femmes. Lorsque Coax, notre personnage principal, mercenaire et pirate de profession, très investi dans son travail, enlève un noble romain pour demander une forte rançon, il est loin de se douter qu'ils se retrouveront rapidement, comme il lui en a pourtant fait la promesse à sa libération. Ce jeune romain ambitieux n'est autre que César, et César tient toujours ses promesses... César joue finement pour éviter la mort de Coax aux arènes et ainsi pouvoir racheter ce nouvel esclave prometteur ; les rôles ont changé ! Et c'est en s'achetant la vengeance de Coax que César s'entoure d'un atout de poids pour mener à bien ses stratégies de conquêtes... Duels et batailles rangées vont alors s'enchaîner pour satisfaire d'un côté une soif de vengeance et de l'autre celle de conquête en nous proposant des planches assez folles de toute beauté ! C'est beau, ça gicle, l'histoire est prenante : voilà donc un très bon début de série qui je l'espère saura garder cet équilibre trouvé entre histoire et aventure, servies par un dessin des plus efficaces. Je recommande chaudement ! *** Tome 2 *** Après un premier tome tonitruant et impressionnant, j'étais pressé de retrouver Coax, notre montagne gauloise au service de César. Après avoir permis à Coax d'assouvir sa vengeance, César a de nouveau besoin de ses services pour démeler les intrigues qui l'entourent et affament Rome. Tout est forcément question de pouvoir et de trahisons, mais si de nouveaux protagonistes important s'imposent en filigrane, d'autres figures connues du premier album tissent aussi leur toile à des fins personnelles... Croax est toujours aussi prompt à se mettre dans des situations périlleuses qu'à les régler à coup de masse d'arme ou de glaive, et le bougre excelle plutôt dans ce domaine. Ce second opus fait donc office de transition et plante e décor d'une intrigue de grande envergure entre Rome et l'Egypte. Le graphisme de Fafner est toujours aussi grandiose et sa colorisation particulière jouant beaucoup sur les contrastes donne à ses planches une singularité remarquable. J'ai juste trouvé certaines de ses cases en dessous de l'ensemble sans trop comprendre pourquoi. Certains visages donnent l'impression d'avoir été surligné au noir, ou je ne sais quoi... J'ai également beaucoup apprécié le rôle des personnages secondaires et le soin qui leur est porté ; mention spéciale au légionnaire Titus qui joue les intermédiaires entre Coax et César ; j'adodre leur relation compliquée. J'attends donc maintenant la suite avec impatience, car là, on reste sur notre fin, comme coupé en plein élan...

25/09/2020 (MAJ le 13/05/2021) (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Solo (Delcourt)
Solo (Delcourt)

Après lecture des 4 premiers tomes. Le style narratif de l’auteur arrive à faire passer des émotions sur la famille, le couple, l’amour, la fratrie, la communauté, la solitude, l’asservissement, la cruauté, la perte d’êtres chers, la transmission, la nécessité d’apprendre à se battre dans un monde hostile, la souffrance, la tristesse, la mort etc. Cette série est étonnante, parce que très prosaïque, bien écrite, même philosophique par moment pour une histoire à finalement 95% d’actions et de bastons. Il s’agit de survivre dans monde apocalyptique rempli de prédateurs, hommes, animaux & monstres mutants ou génétiquement modifiés, qui essaient tous de se bouffer les uns les autres vu que les humains ont détruit la planète et qu’il n’y a plus de nourriture naturelle disponible. C’est un univers qui m’a rappelé Mad Max mais en version animalière. Les héros Solo (3 premiers tomes) et surtout Legatus (tome 4) très messianique, de par leur état d’esprit et leur comportement me font penser à des guerriers obéissant au code du bushido, un peu comme des maîtres en arts martiaux. Dans sa première partie de vie, le parcours initiatique de Solo a des similitudes sympathiques avec celui de Conan le Cimmérien. Le tome 4 Legatus a parfaitement renouvelé la série tout en conservant l'héritage du premier tryptique Solo. J’aime bien le dessin leste, dynamique, tout en rondeur et les camaïeux de beige et gris. Bref, agréablement surpris, je pensais que ce n’était qu’un comics de baston, au final c’est plus que ça et c’est plaisant à lire, les pages se tournent facilement, du coup même si ma note est plutôt 3.7, j’ai vraiment envie de lui mettre 4. J’ai hâte de lire le tome 5.

13/05/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Un léger bruit dans le moteur
Un léger bruit dans le moteur

J'ai rencontré Gaet's il y a deux ou trois ans pour une interview à Angoulême à l'occasion de la sortie de l'excellent RIP. Un garçon au demeurant fort sympathique qui dans le récit susnommé explorait les tréfonds de l'âme humaine C'est donc avec une certaine impatience que j'attendais de pouvoir lire ce récit sur un enfant psychopathe. Le moins que l'on puisse dire est que je n'ai pas été déçu. Waouw! Ça décoiffe, finalement je l'aime bien ce petit gars qui prend des mesures radicales contre la connerie humaine, et là il faut dire que les habitants de ce petit village collectionnent les tares. Too much dirait certain? Ben non notre héros assume pleinement ses actes. Dans son avis Erik parle de l'innocence de l'enfance. Mort de rire, qui a fréquenté nos chers bambins ou travaillé avec eux sait bien que même s'ils ne sont pas tous psychopathes leurs âmes recèlent parfois de sombres choses. Non, franchement bien ce récit à la première personne ou le dessin et la colorisation s'accordent parfaitement. des histoires de ce tonneau j'en redemande.

13/05/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Chroniques de jeunesse
Chroniques de jeunesse

3.5 Ben moi j'ai bien aimé ce one-shot. Peut-être parce que j'aime les œuvres biographiques de Delisle et aussi parce que je vis depuis petit près d'une usine à papier et que je me suis souvent demander ce qui se passait à l'intérieur de ses trucs ! Bon c'est clair que ce n'est pas tout le monde qui va trouver cela intéressant de lire les explications sur les différents travaux qu'on fait lorsqu'on est ouvrier dans une usine de papier et la période d'adolescente de Delisle n'est pas des plus originaux, mais moi j'ai trouvé les anecdotes intéressantes et amusantes et que ça se lissait bien. Il faut peut-être apprécier le style de l'auteur pour apprécier ? En tout cas, je recommande cet album pour les gros fans de l'auteur comme moi. Pour ceux qui veulent découvrir son œuvre, il vaut mieux commencer par ses albums traitant de ses séjours dans d'autres pays.

13/05/2021 (modifier)