Capricorne

Note: 3.67/5
(3.67/5 pour 15 avis)

Série d'Andréas parallèle à Rork.


Andreas Auteurs Allemands Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Le Lombard Les meilleures séries terminées en 2017 Troisième Vague

Un objet aux pouvoirs inouïs âprement convoité par une bande de malfrats et une organisation gouvernementale sans scrupules, une mystérieuse source d'énergie qui libère un monstre assoiffé d'électricité, une riche héritière dotée de pouvoirs paranormaux et menacée de kidnapping, un sous-marin plongeant au point d'origine de lumières étranges qui émanent des abysses... Depuis qu'il est installé comme astrologue à New York, l'énigmatique Capricorne est continuellement confronté à des affaires insolites, des découvertes fantastiques et des ennemis implacables. Texte : LE LOMBARD

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1997
Statut histoire Série terminée 20 tomes parus
Couverture de la série Capricorne
Les notes (15)
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05/05/2003 | cac
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Par Miranda
Note: 2/5
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J’ai acheté quasiment tout Andreas les yeux fermés et confiante. Deux raisons à cela, premièrement son travail graphique unique en son genre et que l’on reconnait du premier coup d’œil, regarder ses planches est un plaisir sans fin, ce qui a été jusqu’à me convaincre que j’apprécierais même ses scénarios, mais ce n’était qu’une chimère. Ensuite pour toutes les bonnes critiques d’ici et d’ailleurs, mais hélas, au fur et à mesure que je lis les œuvres de cet auteur je me rends compte que je n’adhère pas du tout à son univers que je qualifierai de « fantastique vieillot », ainsi que ses personnages qui ont une fâcheuse tendance à me laisser indifférente. Je me suis ennuyée en lisant Capricorne, que j’ai d’ailleurs laissé tomber au cinquième tome. Je n’aime pas car c’est trop loufoque et du coup je trouve tout ceci trop facile, avec le n’importe quoi on peut faire tout ce que l’on désire sans être forcément obligé de se justifier. Alors certes, il y a du travail dans la mesure où il y a des interactions entre les personnages de ses séries, mais leurs aventures vraiment trop extravagantes n’ont pas beaucoup d’intérêt à mes yeux. Finalement, d’Andreas je ne retiendrai que son visuel.

26/05/2012 (modifier)
Par pewi
Note: 4/5

J'ai un gros coup de cœur pour cette série qui m'a fait découvrir Andréas ; scénariste qui utilise toujours les mêmes ingrédients pour en faire des choses surprenantes, je n'en connais pas beaucoup dans le genre fantastique. Le scénario tient le coup dans la longueur avec des fils rouges captivants : la perte d'identité, la destinée, le yin et le yang. Les histoires sont inventives, elles développent bien les personnages tout en ne négligeant pas l'action. Les dessins sont à la hauteur de l'inventivité du texte avec une attention particulière apportée à la construction des cases.

24/08/2011 (modifier)
Par Ro
Note: 5/5
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Beaucoup moins hermétique et complexe que Rork ou autres Cromwell Stone, Capricorne est plus proche d'une aventure action/SF grand public. Elle n'en est pas moins très agréable à lire. J'aime beaucoup les premiers tomes qui se recoupent avec les derniers tomes de Rork jusqu'aux rencontres successives entre ces deux personnages et leurs univers. Ensuite, l'histoire de Capricorne part un peu plus dans la liberté au niveau du déroulement du ou des intrigues. Plus la série Capricorne progresse, plus je relis chaque tome, et plus je me rends compte de l'excellence du tout. Cette série est une vraie série d'aventure, de fantastique et de SF, sorte de cocktail du meilleur de Jules Verne et de Lovecraft tout en étant totalement original et excellent. Dessins, mises en page, narration, intrigues... même si la lecture d'un tome unique peut laisser l'impression d'un simple récit aventuresque sympathique mais sans grande ambition, Capricorne prend surtout sa force dans la lecture de son ensemble, chaque album répondant aux autres, les choses étant, comme toujours chez Andreas, prévues très longtemps à l'avance, et les évènements prenant de plus en plus de profondeur tout en restant simples et élégamment racontés. Un classique en devenir.

01/10/2003 (MAJ le 12/01/2009) (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

L'achat conseillé sur 'Capricorne' est uniquement sur les premiers tomes. Les scénarios sont bien ficelés et j'aime l'ambiance étrange des albums. Je n'ai pas tout compris à ce qu’il se passait (par exemple, l'apparition d'un personnage censé être mort et qui revient sans explication), mais bizarrement ça ne me dérange pas du tout et je dois dire que cela rend les tomes meilleurs ! Malheureusement, Andreas ne s'est pas arrêté à temps. Pire, il a totalement détruit son univers. Capricorne (le personnage) n'a plus le style classe que j'aime, mais une barbe affreuse. Les aventures se passent loin des personnages habituels auxquels je m'étais attaché au fil des albums (le bibliothécaire notamment) et les scénarios se résument à des aventures sans intérêt qui me font dormir.

17/10/2008 (modifier)
Par Arno
Note: 2/5

Dans les premiers tomes, je pensais avoir trouvé la bande dessinée suprême : du dessin gothique avec de la ligne claire, de l'ésotérique avec du scepticisme, de l'architecture à la Shuitten et du mouvement à la Hergé, de la technologie à la "Blake & Mortimer", de l'errance à la Philémon, des échos lointains de Superman, Batman, des ombres de Captain Sky and the World of Tomorrow, des mystères archéologiques, etc etc etc.... bref, une véritable leçon de bd. Puis, au fil des tomes... ben ça devient un peu n'importe quoi. Deux raisons à cela : 1) Des monstres inconsistants, où tout est dans tout et réciproquement, qui changent de propriétés toutes les deux pages, bref qui ne retiennent pas l'attention et ne peuvent pas construire un récit. 2) Cette histoire de coup d'état fascistoïde, que j'ai trouvé beaucoup, mais alors beaucoup moins intéressant que le policier précédent, voire carrément bourré de clichés très très pesants. Et un dénouement qui ne m'a pas convaincu, mais alors pas du tout. Ah ouais, les fascistes y sont méchants hein, et pi y donnent des coups dans des stalags hein. Et pi les gens qui font de la politique y sont aveuglés par des idées. Ah ben dis donc j'avais jamais entendu ça moi. Le mec qui a écrit ça c'est un nouveau Lao Tseu. C'est profond quand t'y penses. Et pis ça fout pas du tout la honte par rapport à l'inspiration des épisodes précédents... Deux symptômes de cette dégradation : 1) Le récit de l'intervention de Rork, sans queue ni tête 2) L'apparition de la barbe de Capricorne, alors que tout son visuel dépendait de sa maigreur anguleuse. Il devient une sorte de mi Haddock mi GI-Joe, c'est vraiment dommage. Reste une qualité de l'imagination technique qui persiste dans toute la série, apportant cet élément que j'adore, le STEAMPUNK !!! formaté pour les années trente, ici. Un grand auteur, un maître même je dois dire, visiblement gêné par une quelconque contrainte extérieure. NOTE SPECIALE TOME 10 Ouh la la.... un très gros effort pour créer un huis-clos rural angoissant... qui, du fait de l'absence totale de surprise et de l'accumulation des clichés du genre, devient d'un chiant, mais d'un chiant....... Et c'est long ! C'est long !!!......... Chute totale de la série. Plus rien à voir avec le vrai Capricorne des débuts. Bon, étant donné cet échec net et total du tome 10 je révise ma note à la baisse, et ne conseille plus l'achat. Je conseille d'acheter uniquement les tomes 01 à 05, qui me paraissent culte. NOTE SPECIALE TOME 11 Même pas pu continuer au-delà de la page 12. Trop de grandiloquence philosophique, trop de huis-clos, trop de dépression. Abus du découpage horizontal. Disparition confirmée de l'ambiance d'aventure et des décors grandioses des débuts. Voilà Capricorne devenu spécialiste des huis-clos ruraux. C'est une retraite anticipée. NOTE TOMES 12 ET 13 J'ai essayé de parcourir les tomes 12 et 13. Je ne peux pas donner un avis positif ou négatif. Andreas est parti loin, très loin, dans des domaines expérimentaux où je ne l'ai pas suivi.

16/06/2007 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Après lecture des 11 tomes. Encore et toujours du grand Andréas !!!! Cette série est vraiment plaisante à lire, elle foisonne d'idées excellentes, presque trop même. Du coup, on a parfois l'impression qu'Andréas ne va pas au bout des choses. Mais cela ne m'a pas plus gêné que cela, je préfère retenir le "read play" de la série. Le dessin est très bon comme d'habitude, la colorisation, très basique dans les premiers tomes, s'améliore et apporte plus de nuances au détriment des couleurs initiales parfois flashies. Vivement la suite.

02/07/2007 (modifier)

Au début, c'est sûr, l'intrigue pousse notre curiosité. Mais bon, on se lasse vite. Plusieurs raisons à cela. Le dessin n’est pas beau malgré des présentations de planches souvent originales. Mais certains visages sont mal réalisés jusqu'à l'écoeurement. Puis l'histoire manque un poil de réalisme et c'est là toute la différence entre de la bonne SF et de la mauvaise. Franchement, plus j'avançais dans ma lecture et plus je me disais que c'est de la BD pour 8-12 ans... Nous sommes très loin de la qualité et de l'originalité de Arq.

15/06/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

Une série qui est un très habile mélange de thriller et de fantastique. J'aime bien ce postulat : à New York, dans les années 30, un astrologue va se trouver confronté à de curieuses innovations techniques et scientifiques ; innovations qui sont maintenant habituelles dans notre quotidien actuel. Curieuse série aussi de par son héros : il apparaît en effet dans Rork, du même auteur. Dans le cinquième tome de cette série (paru chez Le Lombard en 1990), Rork lit un fascicule qui conte -entre autres- les exploits du chiromancien, et qu'il contactera. Cette rencontre donnera alors la naissance de cette série autonome. Pas grand chose -éventuellement- à jeter. Le postulat, le contexte sortent un peu du thème de séries "banalisées". Andréas n'a pas ici l'intention de me balancer tel ou tel message à la tête, de lancer des cris d'alarme. Mais par le biais de cette oeuvre de fiction, forte quand même, il tient à dénoncer -et à nous montrer- quelques errements et excès de notre société actuelle. Le graphisme ?... c'est peut-être sa nationalité allemande qui "joue" ici. Andréas (bien qu'installé en Bretagne) y va d'un dessin un peu "gothique" de par son sens du traitement du trait. J'ai la nette impression que cet auteur -qui peut tout faire- montrera bientôt qu'il est un des très grands de la BD contemporaine... Vous ne me croyez pas ?.. Vous verrez...

05/02/2007 (modifier)
Par angus
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Mon premier "5/5" est destiné à Capricorne. Il m'est difficile d'être objectif tant les thèmes et la façon de traiter les sujets abordés sont pour moi ce qui peut se faire de mieux en matière de BD. On retrouve dans Capricorne le fantastique, l'ésotérisme et une vision assez manichéenne du monde dans lequel on vit. On trouve aussi de façon moins explicite des références à la Shoah ou à l'inceste. Il y a chez Andréas une faculté incroyable à nous faire réfléchir sur la société. D'autre part, il ne livre que partiellement album après album les solutions aux énigmes proposées, lève au compte gouttes les voiles entourant chacun de ses personnages. Ce qui est extraordinaire, ce sont les différents niveaux de lecture que l'auteur nous propose et il n'est pas rare de trouver après maintes relectures des petites choses qui nous étaient passées complètement à côté auparavant. Les allusions à l'une de ses autres séries Rork sont nombreuses et on en vient à s'amuser à entrecouper les 2 histoires qui semblent former un tout. Je suis fan aussi de son style anguleux, de sa façon particulière de découper son récit qui nous donne de temps en temps des planches absolument somptueuses. Une série culte sans aucun doute.

06/09/2006 (modifier)
Par sagera
Note: 4/5

Allez je vais commencer par la fin... cette série, une nouvelle fois atypique mérite largement le détour. Elle nous fait plonger dans un univers peuplé d'enjeux et de personnages hallucinants et savoureusement décalés. Avec Capricorne, Andréas persiste et signe dans une originalité rarement vue dans l'univers de la bd. Il semble se moquer éperdument du confort du lecteur et le bouscule dans tous les sens, au risque parfois de le larguer en chemin. Personnellement, une telle réalité n'est pas pour me déplaire. Même si parfois, j'ai vraiment l'impression de n'être pas assez intelligent pour comprendre toutes les astuces de l'auteur (et croyez moi, ça me coûte d'avouer cela, moi qui ait un égo hypertrophié). Plus sérieusement, cette série se décompose selon moi en trois grandes parties. La première est sans doute la plus hermétique. Elle installe l'univers de Capricorne et nous dessine les contours de sa personnalité, tout en prenant garde de n'en dire que le strict nécessaire. Cela crée forcément chez le lecteur un inconfort manifeste. L'impression de ne rien maîtriser est en effet, lancinante et la peur d'être dépassé par les événements guette à chaque nouvelle page. Cette première partie a été la moins facile à lire pour moi. La seconde qui commence avec le tome "Attaque" (toujours selon moi) est acérée comme un rasoir. Elle se lit avec une sorte de tension jubilatoire et jusqu'au tome 9, elle se dévore avec enthousiasme. Le développement de l'histoire autour du mystère du concept est trés, trés bien foutu. Il nous installe à la croisée des chemins entre le thriller (frisson dû à la mécanique qui se met en place à l'avénement du concept), la satyre sociale (les moutons de Panurge suivant l'idéologie dominante et dont la description évoque la montée du nazisme) et la science fiction (les machines, les robots etc...). Au bout du compte la densité de tous ces thèmes participent à rendre les tomes en question, remarquables et véritablement inoubliables. La troisième partie (tome 10) est à la fois intéressante et singulière. Elle donne le sentiment que l'auteur fait une pause, prend un peu de distance avec l'univers complexe de Capricorne. Dans ce tome, il évoque de manière trés fine, l'idée de l'inceste et des configurations familiales marquées par ce problème. Et pour connaître assez bien ce problème (mon travail dans le cadre de la protection de l'enfance...), je trouve qu'Andréas signe là, une description à la fois adroite et pleine de profondeur, même si ce tome finit de manière inquiétante puisque........ (lisez vous en saurez plus). Côté graphisme, c'est du Andréas pur jus. On a le droit de ne pas trop apprécier les traits anguleux dont il est coutumier mais on ne peut pas ne pas remarquer l'extrême qualité de sa mise en page. Du vrai travail d'orfèvre... Bref, encore un bijou à découvrir. En tous les cas, j'espère avoir donné à ceux qui ne connaissent pas l'envie d'en savoir plus.

13/12/2005 (modifier)