Cromwell Stone

Note: 3.88/5
(3.88/5 pour 24 avis)

Une histoire fantastique ouvertement inspirée de l'univers de H. P. LOVECRAFT.


Andreas Auteurs Allemands Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Les Meilleures Trilogies Lovecraft Noir et blanc

Une mystérieuse «clé» d’origine inconnue a été volée au cours d’un voyage en bateau. Cromwell Stone, qui était à bord, constate bientôt que tous les autres passagers sont systématiquement éliminés. Il entame alors une fantastique enquête, pour découvrir non seulement l’auteur du vol, mais aussi la nature de l’étrange objet...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1984
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Cromwell Stone
Les notes (24)
Cliquez pour lire les avis

07/02/2002 | Steril
Modifier


Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Certaines planches méritent d'être encadrées. Putain ! Mais dans quel esprit naissent des images aussi somptueuses. Et cela n'est rien, encore faut-il être capable de traduire sur le papier ces délires visuels. Il y a chez Andreas du Dürer et du Gustave Doré, c'est un véritable travail d'orfèvre qui nous est offert là. Au delà d'une "simple" performance technique où les mathématiques sont omniprésentes, il se dégage de l'ensemble une sorte de poésie onirique qui transporte le spectateur dans un monde autre, qui lui fait perdre ses repères dans l'espace. Dessins complexes, compliqués pourront dire certains, voire prise de tête ; sans doute. D'autant plus que les planches sont ici pour illustrer un autre délire, littéraire celui-ci puisqu’étant une adaptation de l'univers de Lovecraft. Mettre "culte" ? Non, et pourtant, comme je l'ai dit plus haut, le dessin à lui seul mériterait cette note. Je m'arrête juste avant car effectivement la lecture de cette trilogie demande d'être sinon connaisseur de l'univers Lovecraftien, du moins d'y être préparé. Rentrer dans le délire d'autrui n'est pas chose aisée et cet effort est sans doute trop ardu à demander aux lecteurs lambda. Quoiqu'il en soit cette BD est hautement recommandable ne serait ce que pour prouver, s'il en était encore besoin, à ceux qui en doutent encore que la BD est un art à part entière et qu'avec Andreas il a trouvé un de ses maîtres.

02/03/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

J'aurais aimé donner une meilleure note mais celle-ci reflète sincèrement mon plaisir de lecture. On ne présentera plus l'auteur qui est devenu au fil des années un grand nom de la bd fantastique avec un univers bien à lui. C'est souvent surprenant avec une approche qui n'est pas facile d'accès pour le lecteur. Ici, nous sommes à mi-chemin entre le rêve et le cauchemar. J'avais pourtant bien apprécié le premier tome. J'ai regretté un sérieux manque de lisibilité dans le second tome qui ne semble pas faire le lien avec le premier. Il faut dire qu'un espace de 10 ans est entrecoupé entre les trois tomes. C'est trop ! Du coup, cela explique que l'auteur semble partir dans des directions différentes. Tout cela crée beaucoup de confusion. Par contre, le dessin en noir et blanc avec hachures atteint son apogée. Il y a des planches du second tome qui m'ont littéralement époustouflé. De là à étudier minutieusement chaque recoin de cases, ce n'est pas trop mon truc ! C'est bien l'intrigue qui a plombé mon plaisir de lecture. Trop métaphysique et trop confuse pour captiver ma plus grande attention. Je reconnais cependant des qualités objectives indéniables à une telle oeuvre.

27/11/2009 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Un chef-d’œuvre, n’ayons pas peur des mots. Un chef-d’œuvre graphique, tout d’abord. La maîtrise dont fait preuve l’artiste dans ce domaine est bluffante. Jeux d’ombres, cadrages, hachures, composition des planches : tout ici est incroyablement envoûtant. Les décors sont d’une richesse extraordinaire, et les intérieurs, plus particulièrement. Une grande œuvre narrative, ensuite. Cet hommage à la littérature fantastique des années 20 en général et de Lovecraft en particulier est très réussi. Complexe, il nécessitera certainement une deuxième lecture. En effet, Andreas distille les indices avec parcimonie tout en fournissant bien des planches obscures (voire hermétiques) en première lecture. Mais, une fois la lecture terminée, toutes les zones d’ombres s’éclairent et la tentation devient grande d’enchaîner directement une nouvelle découverte de l’œuvre au bénéfice de ce nouvel éclairage. Envoûtant, étrange, bluffant, complexe, inquiétant, maîtrisé : comment voulez-vous que je mette une autre appréciation que ce 5/5 amplement mérité ? A noter que les deux premiers tomes se suffisent à eux-mêmes, mais le troisième n’est pas dispensable pour la cause.

16/04/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Ah! C'est l'une des séries avec les plus beaux dessins que j'ai vus. Andreas nous donne des planches en noir et blanc très bien exécutées. J'adore surtout les dessins sans aucun texte qui montrent en entier le magnifique coup de crayon d'Andreas. C'est une véritable galerie d'art en bd ! Quant au scénario, je l'ai trouvé quelques fois un peu confus, mais j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce récit très passionnant. Je ne connais pas Lovecraft, mais si c'est aussi bon que cette bd je veux le lire !

10/02/2008 (modifier)
Par nox
Note: 4/5

Un pur bijou esthétique ! J'ai rarement vu une telle maîtrise du noir et blanc, on dirait une gravure, certaines planches sont de véritables tableaux que l'on voudrait mettre dans son salon. L'histoire est certes alambiquée comme l'ont fait remarquer certains lecteurs précédents, mais on y sent bien la touche de H. P. Lovecraft (créatures démesurées sorties du fond des âges et des confins de l'espace intersidéral...) L'ensemble crée une ambiance onirique, cauchemardesque et en même temps sublime qui nous rappelle que la BD c'est vraiment un grand art. J'ignore si la trilogie a été pensée en tant que telle dès le départ, mais elle reste parfaitement cohérente.

08/10/2007 (modifier)
Par Arno
Note: 2/5

Bon alors je suppose qu'il s'agit d'une histoire par et pour des gens qui ont lu Lovecraft, et qui partagent un frémissement pour l'indicible de l'au-delà. Mais qu'est-ce qu'on fait quand on ne partage pas du tout ce frémissement ? On voit une grosse limace de l'espace accompagnée d'une flopée de morpions de l'espace, sans aucun intérêt littéraire ni esthétique, et qui mériteraient plus un bon coup de karcher qu'une interrogation ésotérique. On voit des personnages auxquels il arrive n'importe quoi pourvu que ça leur fasse peur et qu'ils n'y comprennent rien, une histoire de clé qu'on croirait sortie d'une série Z américaine. Elle est top trop sucre d'orge et années 70, la clé. Un brin ringard psychédélique, quoi. Genre passage entre les babas cools et le disco. Genre série télé britannique. Le dessin est magistral par moment, mais souvent il nuit aussi à la lecture, pas clair, fouillis. Doit-on rester sur une case plus de 30 secondes en fronçant les sourcils pour comprendre ce qu'il y a dedans ? Mais toujours, clair ou pas, le dessin se prend un peu trop au sérieux. C'est pas nul, il y a visiblement beaucoup de talent. Mais peut-on en dire autant de l'inspiration ?

05/08/2007 (modifier)
Par Scram
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Ayant moi-même beaucoup aimé les ouvrages de Lovecraft, je me suis lancé dans cette série avec un a priori très positif et je n'ai pas été déçu. On retrouve toute la noirceur et la complexité des nouvelles de l'auteur américain : les créatures très anciennes et malveillantes tapies dans les recoins les plus sombres de notre planète. Il ne s'agit pas d'une adaptation mais la filiation est évidente. Ici le héros est confronté, sans qu'il l'ait cherché, à un de ces grands anciens. Il est mêlé à la quête d'une clé qui permettrait de réveiller cette créature. Toute la BD est oppressante : le noir et blanc est superbe, le graphisme avec des personnages torturés (c'est dû au style d'Andreas mais cela va à merveille avec son univers) et surtout le scénario. Le héros est dépassé par les évènements mais la curiosité et l'envie de comprendre ce qu'il lui arrive le poussent à poursuivre son enquête. On sent que des choses obscures gravitent autour de lui mais ni lui ni nous n'arrivons à définir ce que c'est : phénomènes normaux ayant une explication rationnelle ou créatures irréelles cherchant à nous faire du mal. On aurait envie de lui crier de partir en courant se réfugier là où la lumière est vive et rassurante. J'adore cette ambiance, je retrouve vraiment ce qui fait la force des récits de Lovecraft (une fois encore ce n'est pas une adaptation d'une de ses nouvelles). Le lecteur est lui aussi dépassé par l'ampleur de ce qu'il commence à découvrir. L'histoire est très complexe, deux lectures semblent nécessaires pour bien saisir toute la subtilité du scénario. C'est très riche, les indices ne semblent pas avoir de lien entre eux et jusqu'à la fin on n'a pas l'impression que l'auteur parviendra à boucler son récit. C'est là la force d'Andreas, tout se met en place et on entrevoit alors la richesse et l'inventivité de cet auteur. Je dis que l'on entrevoit car on continue de découvrir des éléments de l'histoire à la quatrième ou cinquième lecture. Certains auront peut-être lâché avant, lassés par les méandres de l'histoire, avec la désagréable impression de n'aller nulle part. A ceux-là je ne peux que conseiller de s'accrocher. Il est vrai que certaines cases sont déstabilisantes, on a du mal à bien voir ce que font les personnages (surtout quand il y a du mouvement et de l'action). Sachant que l'histoire est complexe, cela n'aide pas à suivre. Mais quand on fait l'effort de rentrer dans la BD, de la relire, on en ressort en ayant fait le plein d'émotions. Ce sentiment d'oppression, de peurs et de craintes du héros sont très bien retranscrites. Pourquoi pas un 5/5 ? Je pense que mon avis n'est pas des plus objectifs sur cette série. J'adore Lovecraft et je pense que l'on peut passer complètement à côté de la BD (voire même se demander ce que c'est que cette série). Ensuite, certaines planches sont très difficiles à suivre (même si en les détaillant bien on comprend ce qu'il se passe mais en lisant sans s'arrêter on passe à côté de certains éléments). Enfin je trouve que le troisième tome ne s'imposait pas. Les deux premiers suffisaient, le premier étant pour moi le meilleur car on ne sait pas encore à quoi est confronté Cromwell Stone et du coup le côté inquiétant de la série y est le plus fort. Ce troisième tome est bon mais à la fin de la lecture j'ai tout de même été déçu. Mais quoi qu'il arrive, le premier tome justifie à lui seul l'achat de cette série, le deuxième l'éclairant et le rendant encore plus intéressant (on prend pleinement conscience de la force du récit). Du très très bon, je conseille vivement cette série. Andreas est vraiment un auteur plein de talents.

15/04/2007 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5

Pour moi, Andreas est l’un des maîtres du noir et blanc. Bien que son style soit particulier, il est difficile de ne pas rester admiratif devant ses planches où tout est très minutieusement travaillé. Concernant le récit, il est de prime abord assez difficile d’accès car en première lecture j’ai eu le sentiment d’être un peu perdu et ce n’est que lors des relectures que l’on arrive à cerner toutes les subtilités du scénario qui est finalement très cohérent. J’ai beaucoup aimé.

26/03/2007 (modifier)
Par Yannou
Note: 5/5

Snif c'est beau ! Il y a des pages qui sont presque des tableaux. L'histoire est à l'Andréas (je pourrais comprendre que certain soit allergique). Je pense tout de même que c'est une bd à lire, au moins une fois avant de mourir.

08/03/2007 (modifier)
Par Nawm
Note: 4/5

Eh bien, c'est la première fois que je passe autant de temps à regarder une BD ! Déjà, il faut que je m'arrête de temps en temps pour réfléchir et savoir où en sont les personnages (parce que pour bien comprendre tout, soit il faut le relire, soit il faut s'arrêter et y penser), et ensuite, je contemple de mes grands yeux ébahis les planches en noir et blanc qui sont littéralement phénoménales. C'est époustouflant de s'arrêter sur un dessin, de le scruter, et d'en saisir le moindre détail, la force et la détermination. Quel caractère !

29/09/2006 (modifier)