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Les derniers avis (32127 avis)

Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)
Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)

Cet album nous transporte dans le Bronx des années 1920-1930, à une époque où le quartier se transforme sous les yeux de ses habitants pour accueillir toujours plus de familles. Et la vie de tous les jours se déroule sous nos yeux… Will Eisner, qui est un de mes auteurs préférés, sait traduire tout en sensibilité et subtilité l’ambiance de son quartier dans lequel on sent que le fragile équilibre social. Chaque histoire est humaine et semble, au premier abord, d’une grande simplicité : juste un petit morceau de vie, juste l’histoire d’une famille comme les autres, juste un petit incident. Mais à bien y regarder, on perçoit qu’en réalité Eisner aborde des questionnements humains profonds et éternels. Avec un rien de cynisme, il dépeint des destins d’hommes et de femmes, leurs rapports à la chance et à la malchance, leurs liens avec la religion, les effets de la réussite sociale sur un individu et de la déchéance, chez un autre. Les albums de Will Eisner me font penser aux films de Woody Allen dans leur traitement de sujets éternels sur fond de vie quotidienne. C’est profondément humain, intelligent et empreint d’humour, le tout servi par un dessin magnifique et précis.

13/09/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Lettres d'amour de 0 à 10
Lettres d'amour de 0 à 10

Susie Morgenstern est une romancière pour la jeunesse qui commence à être pas mal adaptée en bande dessinée. Comme adaptations d'elle, j'avais déjà lu La Petite Dernière qui m'avait ennuyé et La Famille trop d'filles qui m'avait paru sympathique sans plus. Mais là, avec Lettres d'amour de 0 à 10, je suis vraiment tombé sous le charme. Et je note avec amusement une thématique commune avec les précédentes histoires, celle d'une très grande fratrie. Lettres d'amour de 0 à 10, c'est l'histoire d'Ernest, un petit garçon de 10 ans vivant avec sa grand-mère au milieu des années 90. Sa mère est morte et son père a disparu, et sa grand-mère reste tellement muette sur le sujet qu'il ne sait même pas s'il est mort ni qui il a bien pu être. Il en ressort un enfant très bon en classe, très mignon, mais aussi très guindé et réservé, le genre à venir en cours en costume cravate, à ne fréquenter personne et à rentrer chez sa grand-mère dès la sortie de l'école. Quant à cette dernière, elle rumine de tristes pensées et ne sort jamais de chez elle. Seule la vieille servante amène un peu de vie dans leur appartement. Jusqu'au jour où débarque en classe une nouvelle, Victoire, sœur énergique de treize garçons, qui jette immédiatement son dévolu sur Ernest et va les sortir, lui et sa grand-mère, de leur torpeur qu'ils le veuillent ou non. En terme d'action, c'est un pur roman graphique dont le décor ne dépassera jamais celui de l'école, des logements des deux familles et du chemin à pied entre les trois, avec pour échappatoire exotique les courses à un hypermarché. Mais ce n'est pas l'exotisme et l'aventure qui font la force de cette histoire, mais bien ses personnages et leurs interactions. Nous y découvrons deux familles radicalement différentes et aussi intéressantes l'une que l'autre, l'une vivant dans les regrets et les souvenirs, et l'autre pleine de vie et de mouvement. Les deux héros, Victoire et Ernest, sont aussi originaux que crédibles et attachants. Le déroulé de l'action est plein de justesse avec aussi une bonne dose de bons sentiments qui réchauffent le cœur. Le sujet de la famille y est abordé avec intelligence. La fin se révèle touchante, avec même un passage un peu cruel dont la douleur est heureusement vite effacée. Quant au graphisme, il est très agréable et j'aime sa colorisation qui n'est pas sans me rappeler un peu les illustrations de Sempé. J'ai beaucoup aimé.

13/09/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
Couverture de la série Traquée - La Cavale d'Angela Davis
Traquée - La Cavale d'Angela Davis

Cet été, au détour d’une ruelle sombre de Genève, je tombe sur une magnifique fresque street-art. Voilà ma première rencontre avec Angela Davis. Je ne connais pas l’auteur de cette fresque mais une chose est certaine, je veux connaitre plus en amont cette personne pour comprendre pourquoi elle mérite une telle exposition sur cette façade. Google est mon ami. Je découvre donc qui est cette emblématique personnalité qui s’est engagée dès 1967 pour défendre la cause noire et de façon plus large, les minorités oppressées. J’avoue humblement ne pas avoir fait le rapprochement avec la chanson Lily de Pierre Perret. Quelle claque je prends. Il faut que je me rattrape et que je me documente sur cette figure du mouvement black power à l’instar de Martin Luther King. Oui oui rien que ça ! Les jours passent et ô merveilleuse surprise, un biopic sur Angelina est disponible à la médiathèque de mon bled ! Ni une ni deux, je l’emprunte. Que c’est bon. L’album reprend tous les faits marquants de la vie d’Angela notamment la traque et son arrestation par le FBI. Bien évidemment l’acte fondateur de sa vie et son véritable point de départ de ses combats sont mis en avant avec une bonne restitution de cette époque de quasi guerre civile très loin de l’imagerie hippie flower power que nous avons habituellement. Au final c’est enthousiasmant et très intéressant. C’est pour résumé, l’échec cuisant des blancs dominants tout-puissants à écraser cette femme noire. Le message est fort. Les injustices et la cruauté sont montrés sans filtre. Bouleversant. Le combat doit cependant continuer ! Black lives matter... A lire sans aucune hésitation même si le graphisme n'est pas le plus stylé.

11/09/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Criminal
Criminal

Je me dépêche, je suis en retard pour mon premier rendez-vous aux "Bdtheques anonymes". J'arrive dans une pièce mal éclairée. Au centre, des personnes sur des chaises, ils m'attendent. Je m'assois. Moi : Bonjour je m'appelle Cacal69. Eux : Bonjour Cacal69. Moi : Je suis accro à Brubaker/Phillips. Eux : Comment c'est arrivé ? Moi : J'ai commencé par un petit Pulp et ensuite par un méga Un été cruel. Le début de la spirale infernale. Eux : Et après ? Moi : Je me suis fait une ligne de "Criminal". Eux : Pourquoi cette dépendance ? Moi : Criminal c'est des scénarios en béton avec cette impossibilité de m'arrêter dès la lecture de la première page. Un univers sordide. Et le plaisir de retrouver Teeg et ses fils, ainsi que la Grogne. Eux : Parle nous des personnages. Moi : Des ordures, des tueurs, des salauds, qu'ils soient hommes ou femmes. Ils sont le rebut de la société, mais toujours attachants, ce qui est paradoxal, avec souvent cette petite touche de tendresse, d'humanité. Mais ne vous méprenez pas, ils restent toujours des êtres "humains" méprisables. Eux : Et le dessin ? Moi : Des dessins captivants, d'une noirceur extrême, avec des couleurs sombres à souhaits. Il retranscrit à merveille l'ambiance glauque des récits, un trait fin qui magnifie l'horreur qui défile sous mes yeux. Les hommes ont des sales gueules et les femmes sont sensuelles. Que du plaisir. J'en redemande. .......... Moi : Pourquoi vous levez-vous ? Eux : Nous allons à la librairie pour nous faire "Criminal". Moi : :-)

11/09/2021 (modifier)
Par olma
Note: 4/5
Couverture de la série Là-bas
Là-bas

Cette BD est une histoire très prenante commençant dans les derniers jours de l'Algérie française dont la violente fin de guerre est rapidement évoquée - mais sans détours - et qui nous transporte ensuite en France où la famille de rapatriés doit désormais trouver sa place. Le récit fait passer beaucoup d'émotions avec des personnages très justes, des relations complexes et des sujets douloureux (le deuil, la déception, le rejet et l'incompréhension...) sont abordés avec une grande finesse et un talent d'observations et de restitution. Certaines pages m'ont réellement fait frissonner, ce qui est plus rare pour moi avec une BD qu'avec un livre. Le dessin de Tronchet peut emballer ou rebuter: dans mon cas, c'est clairement la première option. Je lui ai trouvé une très grande expressivité dans sa fausse simplicité, expressivité qui fait encore plus ressortir et mettre en valeur les émotions portées par le scénario et les textes.

10/09/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Le Zizi de l'ange - Chroniques d'un spectacle vivant
Le Zizi de l'ange - Chroniques d'un spectacle vivant

C'est avec Des espaces vides que j'avais découvert le trait très agréable de Miguel Francisco. Si son graphisme m'avait séduit, son premier album pêchait quand même au niveau de la narration, mais je m'étais promis de suivre son travail. Le voilà donc de retour avec cette fois une scénariste pour l'épauler. Marion Achard nous propose en effet de suivre une troupe de spectacle vivant en s'attachant, non pas à ce que tout le monde peut voir en se donnant la peine d'aller au spectacle, mais plutôt en nous montrant l'envers du décor et tout le processus de création et le quotidien semé d'embûches des intermittents du spectacle. Pour bien connaître ce milieu, j'ai trouvé que cet album sonnait juste, sans tomber dans le misérabilisme, tout en montrant le "choc des cultures" quasi quotidien de ce statut particulier face à "l'administration" et les autres difficultés familiales inévitables (travail le week-end, voyages, gestion des enfants...). Voilà un album qui montre simplement mais efficacement pourquoi le statut d'intermittent nous est si envié à l'étranger tant il permet à la création et à la créativité de nos artistes de trouver le temps de chercher, douter, essayer pour parvenir à la diversité créative qui nous est proposée. Marion Achard insuffle l'humour nécessaire à sa trame narrative pour relever le tout et coller au trait singulier de Miguel Francisco, qui donne aux visages de ses personnages une rare expressivité. Le tout fonctionne très bien, et fait éclater la passion qui anime ces artistes ; on réalise qu'un spectacle et sa création, c'est avant tout un sacré parcours du combattant !

10/09/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série I.S.S. Snipers
I.S.S. Snipers

Notre prolifique ami Jean-Luc Istin commencerait-il à tourner en rond ou à se lasser de ses sagas de personnages de fantasy ? En tout cas, ça ne semble pas être le cas du concept "un univers, un personnage par tome". Voici qu'il s'ouvre de nouveaux horizons en nous proposant un petit tour dans l'espace avec une petite brochette de raclures, pardon de mercenaires, pas piquée des hannetons ! Voilà donc les I.S.S. Snipers ! Le premier tome de cette nouvelle série nous propose de suivre la sanglante piste de Reid Eckart, dit Stock. Le surnom, c'est pour la pile de cadavres qu'ils laisse derrière lui là où la révolte gronde et qu'il faut mater tout ce petit monde... Voilà donc notre Stock envoyé sur Okeelia pour faire apprécier aux colons rebelles ses qualités en maintien de l'ordre, mais tout va rapidement partir en sucette quand ce dernier et son équipe vont se rendre compte qu'il n'y a point de colons, encore moins de rebelles, mais bien uniquement des autochtones pacifiques qui ont la malchance d'être sur une planète riche d'un minerai des plus recherché ces derniers temps... Sauf que ça, c'est pas réglementaire... Et que notre Stock, malgré son statut de mercenaire habitué à suivre les ordres n'a pas non plus pour habitude de sortir du légal pour le bon vouloir de certaines corporation intéressées... Voilà comment notre mercenaire va du jour au lendemain passé du statut d'éradicateur de révolté à celui d'insurgé... J'avoue que j'appréhendais un peu cette nouvelle série ; j'avais peur de découvrir une série bien bourrine sans grand intérêt, avec un niveau de psychologie proche du zéro absolu. Et bien c'est là que j'ai été le plus surpris ! Jean-Luc Istin à plus d'un tour dans son sac et nous propose en un tome un récit bien campé, bien construit, où justement, il nous dévoile petit à petit des facettes plus complexes de son personnages principal. Les personnages secondaires sont aussi bien pensés et étoffent cette histoire de façon réussie. Alors oui, l'action est aussi au rendez-vous ! Mais elle n'est pas le moteur de l'intrigue mais juste là pour la servir et donner au récit son côté épique indispensable. Erwan Seure-Le Bihan s'en donne d'ailleurs à coeur joie dans certaines scènes, en jouant avec les cadrages et les angles de vue pour rendre tout cela très dynamique. Son trait assez réaliste et sa mise en couleur maîtrisée renforce le côté très cinématographique des planches qu'il nous propose. Ses doubles pages sont même bluffantes ! Au final, voilà une série qui commence de manière très impressionnante et qui donne envie de se plonger dans les tomes à venir. Espérons que les prochains auront la même saveur !

10/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Parker
Parker

C’est franchement une bonne série pour ceux qui aiment le polar. Pas d’intrigues emberlificotées, ou d’à-côtés artificiels, pour meubler ou tromper le lecteur. Non, on va à l’essentiel, mais c’est terriblement efficace ! Les deux premiers albums forment une sorte de cycle, les deux suivants se lisent indépendamment. Le dernier (dans un huis-clos amusant dans un parc d’attractions), est sans doute le plus faible – d’ailleurs nettement le plus court, mais l’ensemble se lit avec plaisir. Les trois premiers tomes sont vraiment très bons. C’est très rythmé, et une fois qu’on a compris que Parker va se tirer de tout (c’est sans doute le seul point faible, qui peut lasser le lecteur), son flegme, son assurance, voire son cynisme (beaucoup de texte en off commente et ancre l’action) font merveille, au milieu des cadavres et de la testostérone. Il y a un bel équilibre entre l’action et les passages plus calmes, durant lesquels les « coups » sont expliqués, prévus (ou analysés ensuite), la psychologie des personnages étant taillée au burin, on ne s’embarrasse là aussi d’aucun détail superflu. Le dessin de Cooke est lui aussi très efficace. Fluide, il joue très bien des atmosphères sombres qui dominent. Il utilise aussi très bien différentes bichromies (qui varient d’un album à l’autre). Son trait, rétro, proche du style atome parfois, est agréable. On a donc là une belle réussite, que les amateurs du genre prêts à avaler quelques clichés apprécieront certainement.

10/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Taka Takata
Taka Takata

J'ai 64 ans, et j'adore toujours autant cette création, qui a égayé mon enfance, j'aimerais tellement pouvoir m'offrir toute la collection de bandes dessinées, ce petit Taka m' a laissé de trop bons souvenirs, je pense à lui quand je regarde un film sur la guerre contre les Japonais, ça ne rate jamais !

10/09/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Aaron
Aaron

Tout d’abord, je ne pourrai que remercier l’ami Mac Arthur de m’avoir conseillé cet ouvrage et sans qui probablement je serais passé à côté… Pour ma part, je ne sais pas s’il est préférable de taire le sujet du livre pour, comme le dit Mac, « apprécier pleinement le traitement offert par l’auteur ». L’éditeur non plus ne livre que peu d’indice dans son résumé. Le sujet est-il donc si tabou ? Cela ne me poserait personnellement pas de problème de l’évoquer, mais je respecterai ces choix afin ne pas « spoiler », quoique l’expression paraît ici plus que déplacée… du coup, il est assez difficile d’en parler en détail, je vais donc tenter de réduire mon avis d’origine au minimum ;-) A mon sens, rien que mon introduction est assez révélatrice d’une certaine morale ambiante culpabilisante et inquisitrice… Bref… Il fallait un certain courage pour aborder un sujet aussi casse-gueule que celui-ci, surtout en ces temps où la moindre info touchant au consentement sexuel est facilement montée en épingle et peut déboucher sur une opération de lynchage en règle sur les réseaux sociaux. Seulement voilà. Qu’on le veuille ou non, les choses ne sont pas aussi simples. La question ne se résume pas à une lutte binaire entre le bien et le mal mais comporte nombre de zones grises. Pour traiter son sujet, Ben Gijsemans, jeune auteur belge qui publie ici son deuxième opus, va prendre son temps sur un peu plus de 200 pages en optant pour un procédé itératif où la compréhension passe principalement par les attitudes et les mouvements, souvent imperceptibles, où l’on doit lire entre les lignes de dialogues plus qu’anecdotiques. Pour peu qu’il fasse preuve d’observation et d’empathie, le lecteur devinera assez vite le mal dont souffre Aaron, sans que le mot maudit ne soit évoqué une seule fois. Ainsi, Gijsemans va insérer de façon récurrente à l’intérieur de la trame principale quelques extraits des lectures du jeune homme, des comics où l’on voit des héros très virils combattre des méchants sur un scénario extrêmement simpliste, presque toujours le même, où se joue justement cette fameuse lutte binaire entre le bien et le mal dont je parlais plus haut. Ces intermèdes « trépidants » au graphisme « vintage » font contraste avec la narration figée en gaufrier, toujours en plan fixe et accompagnée d’une ligne claire élégante, où l’on observe Aaron en proie à des tourments intérieurs qui le maintiennent dans une sorte de cage de verre, incapable de communiquer à quiconque ses états d’âme. De la même façon qu’il trouve refuge dans ses bandes dessinées pour ados, peu disposé à accéder au monde des adultes qui n’ont de cesse de lui renvoyer le miroir de son anormalité, il ne cherchera un semblant de compréhension qu’avec les rares enfants qu’il côtoie. Disons-le clairement, l’auteur livre son récit avec beaucoup de finesse et d’intelligence, ici, le scabreux n’est pas de mise ! Aaron ne passera jamais à l’acte, les faiseurs de buzz en seront donc pour leur frais ! Ben Gijsemans montre avec talent que le procédé narratif qu’il a choisi fonctionne particulièrement bien ici, un choix qui rebutera peut-être certains par son aspect monotone mais qui, basé principalement sur la gestuelle, décrit, mieux que ne saurait le faire des mots, la souffrance intérieure du protagoniste principal. La mise en page en gaufrier ajoute à cette monotonie ambiante où se débat l’âme égarée d’Aaron, prisonnière des cases roides et inflexibles comme de son corps malhabile. Certes, on se dit que l’auteur aurait pu faire plus court et qu’il y a quelques longueurs, mais pourtant l’histoire réussit à nous captiver jusqu’au bout, sans aucun effet de manche. Ce seul critère indique que l’auteur a atteint son but et fait d’ « Aaron » un album réussi, touchant et admirable par son parti pris objectif et sa façon « soft » d’aborder les choses. Et un coup de cœur aussi, pas forcément immédiat, mais un coup de cœur tout de même pour sa capacité à vous hanter et à vous questionner.

09/09/2021 (modifier)