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Les derniers avis (33277 avis)

Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série No Zombies
No Zombies

Hey ! Une série sur les zombies ! Ça faisait longtemps ! Et oui, ça fait un peu cet effet tant le sujet a été traité ces dernières années suite au succès de la série Walking Dead. Heureusement, Olivier Peru a su trouver une idée originale pour remettre le couvert avec les zombies, sans tomber dans la redite : un vaccin. Avec cela il faut alors reconsidérer les zombies non plus comme des monstres à abattre mais de nouveau comme des êtres humains à soigner ! Joseph a lui aussi été un zombie qu'on a réussit à soigner et qui maintenant est l'un de ces "No Zombies" qui sillonnent les USA pour faire passer ce message de façon empirique. Avec son groupe, ils passent de planque en planque pour expliquer comment faire pour capturer et vacciner les zombies ; toujours traités de charlatans et de doux rêveurs, le vaccin fait pourtant son office et le retour à l'humanité des êtres aimés joue rapidement le ticket gagnant. Ce qui m'a plu dans cette série c'est que derrière cette légende du colibri revisitée, on ne va pas faire que suivre une troupe de bons samaritains confrontés à des hordes de zombies. La psychologie des personnages est intéressante et le passé de chacun vient s'insérer intelligemment dans le récit afin de l'étoffer. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et sont loin de jouer les potiches ou les faire valoir. Au dessin, je découvre le travail d'Evgeniy Bornyakov qui dans un style réaliste assez classique, nous propose du très bon boulot. Les personnages ne sont pas stéréotypés, les visages sont expressifs et les décors tant urbains que de naturels sont réussis. D'autant que le colorisation de Simon Champelovier valorise son coup de crayon et nous propose des ambiances appropriées. Delcourt nous annonce déjà quatre tomes qui semblent pouvoir se lire indépendamment ou en tout cas mettant en avant un protagoniste à chaque tome. Si les autres sont du même tenant, cette série semble avoir du potentiel, même si pour le moment je ne vois pas trop où elle nous mènera réellement. A suivre donc... *** Tome 2 *** Après "Le livre de Joseph", c'est au tour de Cassandra d'entrer en ligne de mire et de focaliser l'attention. C'est à l'occasion de cette lecture que je remarque la référence "biblique" de ces titres ; tout cela sonne très "évangile selon...", ce qui est loin d'être anodin quand on connait leurs objectifs et l’étymologie du mot évangile ("bonne nouvelle"). Comme ses comparses, Cassandra a été ramenée d'entre les morts-vivants grâce au vaccin. Mais ses souvenirs de zombies la hantent profondément ainsi que certaines pulsions... De plus, elle qui jouait les fers de lance de leur équipe se retrouve en piteuse condition et manque de faire tomber son équipe sous les dents d'une horde de zombies. Ça se bouscule dans sa tête... Entre ses souvenirs mortifères, ses pulsions d'ex-zombie qui refont surface par intermittence et sa condition physique qui la lâche, Cassandra broie légèrement du noir. Heureusement, c'est en trouvant un camp bien gardé et tenu par des enfants qu'elle va retrouver une certaine motivation. Mais le passé local va ressurgir de façon assez terrifiante pour embarquer notre équipe dans des péripéties funestes et redoutables... Ce nouvel opus, qui pourrait très bien se lire indépendamment du précédent, assois tranquillement son rythme et son univers. Ce que j'apprécie par dessus tout dans cette dernière, c'est l'accent mis sur la psychologie des personnages et la richesse des personnages secondaires. Et avec cet album on est servi ! Notre ex-détenu qui s'est reconstruit son petit univers est digne des meilleurs films d'horreur ! Alors, sans tout renverser, cette série trouve complètement sa place de façon originale. Je me demande juste si la série se contentera de nous proposer un focus sur chacun des protagonistes au fil des tomes ou s'il y a une intention et dimension plus importante que je peine à voir pour le moment. La suite nous le dira... *** Tome 3 *** Après Joseph et Cassandra, c'est au tour de Lila d'être la focale du récit. Avec ce tome, la série commence à prendre de l'envergure et les fils tissés à droite à gauche commence à former une trame plus générale intéressante. Les Masques n'y sont pas pour rien. En effet, dans ce tome notre petite équipée de "sauveurs" allant par monts et par vaux pour sauver le peu de l'espèce humaine encore sur pied grâce à son vaccin va se faire capturer. L'intervention d'un nouveau groupe va permettre de leur donner un court répit, mais malheureusement aussi de permettre aux Masques de trouver l'"oasis" qu'ils convoitaient... Lila qui se sentait inutile, va finalement permettre un renversement de situation et de permettre aux siens de poursuivre leur mission. Encore un tome de très bonne facture avec quelques scènes épiques et de bons rebondissements ! Cette série est décidément pleine de (bonnes) surprises grâce à un gros travail sur la psychologie des personnages et un sens de l'aventure que j'affectionne particulièrement. Je passe ma note à 4/5

02/12/2021 (MAJ le 16/06/2022) (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Mother Sarah
Mother Sarah

Otomo au scénario et (le trop rare) Nagayasua au pinceau, ça ne pouvait qu'accoucher de quelque chose de puissant. Puissant comme la volonté de cette mère-courage qui brave (et en bave) tous les dangers de notre belle Terre ravagée par les guerres et leurs corrolaires. Un bel hommage à ce courage que chacun peut trouver au fond de soi s'il a une raison de continuer à vivre quelque soit le coût. J'ai bien aimé l'idée du tome 2 dans lequel les enfants créent un régime autoritaire rabaissant au rang de moins que rien les adultes responsables de la catastrophe ayant détruit cette planète, peut-être un avant-goût de ce que penseront dans 50 ans les descendants des boomers accros aux SUV suite au tragique changement climatique. Chaque tome peut se lire comme un one-shot et c'est bienvenu tant les prix à l'occasion sont prohibitifs (en d'autres termes je ne connais pas le fin mot de l'histoire). Et se relire pour apprécier les détails mécaniques ou de décor (Otomo devait traîner dans le dos des dessinateurs). Et se relire quelques années plus tard car c'est à la fois un beau récit et des aventures bien troussées.

16/06/2022 (modifier)
Par karibou79
Note: 5/5
Couverture de la série Garfield
Garfield

Vous l'aurez déjà deviné au vu de mon avatar, Garfield est pour moi un personnage culte du comic strip. Il y en a bien d'autres très bons comme Calvin et Hobbes (ou nazes comme Snoopy, aïe pas taper pas taper) mais c'est Garfield quoi, le grumpy cat des 80s et 90s! Celui qui enchaîne les lasagnes en insultant son maître et martyrisant le toutou et l'araignée. Bien sûr cela ne vaut objectivement pas 5 mais c'est une bd que l'on côtoit dans tellement d'endroits (que ce soit dans une salle d'attente, aux toilettes, dans le bus...) qu'elle est devenue ma madeleine de Proust, le perso que je griffonne de temps à autre quand je m'ennuie. Bien sûr trop d'albums, trop de gags redondants... mais rien à faire ils font un peu partie de la famille.

16/06/2022 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série The Grocery
The Grocery

Le label 619 récidive avec une plongée dans les thug subburbs californiennes. Je n'ai pas accorché à Mutafukaz mais là je donne un coup de tampon "j'aime". Si le quotidien de ce quartier rongé par la violence et les gangs n'est pas folichon, ses protagonistes sont attachants (sauf les pervers psychopates ça et là) par leur amitié et leur naïveté (palme d'or au propriétaire de la fameuse grocery). Et en plus on apprend de façon ludique plein de choses sur le monde fantastique des dealers, taulards etc. façon fiche pratique du journal de Mickey. Le charadesign pourra rebuté, je l'accepte comme renforcement de l'originalité de cette sortie dont le petit prix de l'intégrale ne donnera aucune raison de ne pas l'acheter si vous l'appréciez.

16/06/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Kahina - La Reine berbère
La Kahina - La Reine berbère

C'est avec Cléopâtre - La Reine fatale sans aucun doute le meilleur titre de cette collection que j'ai pu lire jusqu'ici ! Au début du VIIe siècle, l'islam est en plein expansion et les armées omeyyades déferlent sur tout le Maghreb pour soumettre les populations à son culte. Dihya, reine des Aurès va s'imposer comme femme forte dans un monde pourtant dominé par les hommes et va réussir l'exploit de réunir et d'unifier les tribus berbères pour lutter et résister à l'ennemi. La légende de la Kahina (la prophétesse) se construit petit à petit mais certainement ! Déjà, la couverture est magnifique et donne envie de se lancer dans cette lecture. Il faut dire que le dessin réaliste de Dragan Paunovic est impeccable et nous immerge parfaitement dans cette période historique que je ne connaissais pas du tout. Voilà encore la preuve que l'Histoire a longtemps été écrite par les vainqueurs ; et essayez donc de le mettre au féminin ce mot... Car cette Dihya a un charisme époustouflant ! Elle n'est pas sans rappeler par ailleurs une certaine Khaleesi (même son surnom "Kahina), dont on se demande d'ailleurs si Georges R. R. Martin, l'auteur de la série de romans Game of Thrones, ne s'en saurait pas inspiré. En tout cas il me tarde de lire le second et dernier tome de ce diptyque pour découvrir le destin final de cette femme hors norme.

16/06/2022 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série L'Anniversaire de Kim Jong-Il
L'Anniversaire de Kim Jong-Il

3.5 Triste de devoir noter ce genre d'album. La couverture fait sourir et c'est vrai que le début, tout en couleur, est comique tellement cette réalité est absurde. Puis petit à petit, les couleurs s'affadissent et se noircissent : on plonge dans l'horreur des camps qui déshumanisent tous ceux qui y entrent. Bien trouvé. Bonne idée également d'adopter le trait de Shigeru Mizuki pour plonger dans un univers asiatique tragi-comique.

16/06/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Pilote sacrifié
Pilote sacrifié

Voilà un manga historique original qui saura titiller les curieux en abordant le sujet des Tokkôhei (les kamikazes pour nous autres occidentaux) avec ce récit authentique de Sasaki Tomoji qui revint 9 fois vivant de ses missions... Issu d'une famille modeste, Sasaki Tomoji rêve depuis tout petit de devenir pilote d'avion. C'est avec envie qu'il les admire passer au dessus de la ferme familiale. Il va donc se donner les moyens d'y parvenir en persistant malgré les échecs qu'il subira pour intégrer les fameuses escadrilles nippones. C'est en passant par la bande qu'il y parviendra, intégrant l'armée de terre ; il y suivra des cours de pilotage où il se fera remarquer, ce qui lui permettra de devenir pilote d'attaque spéciale dans le 4e corps aérien : le haut commandement nippon vient d'inventer les attaques suicides... Ce qui est le plus intéressant dans cette nouvelle série c'est le point vue narratif placé au niveau des "soldats de base". On se rend compte qu'ils n'étaient, d'une, pas forcément au courant de ce qui les attendait, et deuxièmement, qu'ils n'étaient pas forcément d'accord non plus avec ce procédé. Mais l'armée américaine avançant dangereusement dans le Pacifique en se rapprochant à grands pas du Japon, il fallait trouver un moyen radical pour couler le plus de navire possible. C'est donc la naissance de ces escouades qui auront marqué la seconde Guerre Mondiale qui nous est narrée de façon intelligente, avec comme personnage principal un pilote hors du commun puisqu'il aura vécu plus de 90 ans. Peu commun pour un kamikaze... Côté dessin si les décors sont plutôt inexistants, les auteurs ont mis l'accent sur les personnages et les avions. Le trait est dynamique et expressif, ce qui permet une forte empathie envers ces pilotes sacrifiés. Ce premier tome introductif pause le cadre et la trajectoire d'un pilote hors du commun qui sait interpeller le lecteur. Ajoutez à cela le point de vue peu connu de ces kamikaze que tout le monde connait pourtant et vous avez là une série dont on a très envie de lire la suite ! *** Tome 2 *** Le tome 2 de cette série historique enfonce le clou. Toujours aussi efficacement mis en scène, le destin de ces pilotes sacrifiés nous est narré de façon originale pour mettre à jour le point de vue des principaux intéressés, ce qui change radicalement de la version impériale que l'histoire a souvent retenu. Nous retrouvons donc Sasaki Tomoji, notre personnage principal qui est à l'origine de ce manga. On découvre comment son équipe va peu à peu s'organiser pour ne plus simplement servir de chair à canon en modifiant les appareils qui étaient destinés à aller s'empaler sur les navires américains. Si cela peut sembler du bon sens, il n'en reste pas moins qu'il s'agissait alors de désobéir aux ordres de ses supérieurs... Ce qui n'est pas une paille dans le système hiérarchique japonais assis sur un code de l'honneur pour le moins rigide ! Côté dessin, on reste sur la même veine réaliste qui met l'accent sur les personnages et les équipements sans trop faire d'effort sur les décors. Ce graphisme efficace sied parfaitement au récit en allant à l'essentiel. Voilà un second tome qui confirme la très bonne tenue qui se dégageait du premier opus. A lire !

01/04/2022 (MAJ le 16/06/2022) (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Sa Majesté des Ours
Sa Majesté des Ours

La lecture des 2 premiers tomes de cette série m'a vraiment enthousiasmé. Graphiquement d'abord, c'est un travail de premier choix. Les personnages sont magnifiques, le trait est fin et la mise en couleur légèrement éthérée, avec des teintes douces rendent l'ensemble tout à la fois gracieux et mystérieux, rendant bien le pendant à l'histoire. Le scénario est, pour le moment très bon. Certes il y a des aspects que l'on a déjà vus (certains personnages de la troupe, le décès prématuré de certains) mais pour autant les pistes ne sont éclaircies que lentement, il reste beaucoup de questions en suspens et la fin des 2 tomes est digne d'une bonne fin de saison de série tv. On retrouve un classique de la fantasy, l'être primaire, ici primordial, mais les liens entre eux et le monde, la place de l'homme, les relations entre antropomorphisme et les rituels (et l'éther) sont encore flou. Le cliffhanger du démarrage de 2e tome et celui de fin laissent présager une histoire maîtrisée et contenue. Pour le moment une belle surprise. 4 étoiles en attendant impatiemment la suite.

15/06/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Itinéraire d'une garce
Itinéraire d'une garce

J'ai rarement lu une bd aussi bien écrite, aussi juste et avec une belle âme. J'y reviendrai. D'abord, présentation des autrices : - Céline Tran, 43 ans, a étudié à Sciences Po, mais elle est plus connue sous son pseudo d'actrice de films X de 2001 à 2013, Katsuni. - Grazia La Padula, dessinatrice italienne de 41 ans. En 2007, elle gagne le prix "jeunes talents" au festival d'Angoulême. Élise a 52 ans, elle est journaliste pour un magazine féminin à Paris. Avec son mari, c'est le train train quotidien, mais sa vie va basculer, elle va découvrir l'infidélité de celui-ci et cerise sur le gâteau, la ménopause arrive. La force de cette bd, c'est sa narration, chaque chapitre dévoile l'évolution progressive d'Élise, son cheminement pour devenir la "vraie" Élise, celle qui va découvrir et accepter son corps, le plaisir qu'il peut lui procurer, le pouvoir qu'elle peut avoir sur les hommes et surtout de s'aimer. Je disais donc, une qualité d'écriture d'une justesse qui fait mouche à chaque fois avec une émotion à fleur de peau. "Je te faisais confiance. Pourquoi nous as-tu abîmés ? Tu es mon homme, la pièce maîtresse de mon équilibre et ses petits bonheurs. Aujourd'hui, je ne suis plus vraiment sûre. Qui es-tu vraiment ?" "Je suis désarmée, petite, laide, impuissante. Périmée ? Tu as peut-être raison, après tout. Les garces ont gagné." "Si le sexe peut se faire blessure,  humiliation, vide, frustration, il peut être tout autre chose. Quelque chose de rare, d'inestimable. ..... Quelle tristesse de ne découvrir cela qu'aujourd'hui, quel gâchis !" Quelques extraits de textes glissés entre chaque chapitre pour vous mettre l'eau à la bouche. Ces textes sont des atouts supplémentaires pour comprendre les émois d'Élise. De la prose. L'évolution d'Élise ne se fera pas naturellement et le dénouement vous surprendra. Mais comment ne pas s'attacher à Élise, à s'y identifier. C'est drôle, tendre, bouleversant, jamais vulgaire et surtout, cela émeut.  Vous n'emploierez plus les mots "garce et salope" de la même manière. Une belle âme disais-je. Un superbe dessin tout en rondeur qui est sublimé par une colorisation dans les tons sépia et qui retranscrit toute la sensibilité et la sensualité de ce one shot. A lire absolument, que vous soyez adepte ou non de bd erotique, mais on se rapproche plus du roman graphique. Une bd profonde par les thèmes explorés et qui vous fera réfléchir sur votre sexualité. Note réelle : 4,5.

15/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Malcolm Max
Malcolm Max

Après lecture du premier cycle de trois tomes, je n’espère qu’une seule chose : que de nouveaux cycles d’une égale qualité voient le jour ! Malcolm Max est une série policière mêlant un univers steampunk à des références fantastiques. Une assistante à moitié vampire, un savant fou digne du docteur Frankenstein, l’ombre de Sherlock Holmes, voisin de deux gamines surdouées, des personnages illustres tels que la reine Victoria ou Nellie Bly, un tueur en série digne de Jack l’Eventreur revenu d’entre les morts, des spectres exigeantes, des humanoïdes serviles, un Londres en pleine mutation... Il n’y a pas à ergoter : l’univers est riche et multiplie les clins d’œil. L’enquête tient incontestablement la route. Il s’agit en fait d’une double enquête qui, d’une part, débute avec la disparition de nombreux cadavres et, d’autre part s’intéresse aux agissements d’un tueur en série aux méthodes similaires à celles d’un condamné à mort exécuté depuis peu. Le dessin est précis et élégant. La colorisation assez terne cadre bien avec l’ambiance de la série sans entacher la lisibilité des planches. Les compositions sont relativement diversifiées même s’il ne s’agit à aucun moment de nous offrir des planches « de démonstration », le dessin restant toujours avant tout au service de l’histoire. La narration est très présente. A l’ancienne, elle décrit bien souvent ce que l’on voit dans la case… mais elle use d’un style souvent décalé, sarcastique ou pince-sans-rire, et du coup, c’est un réel plaisir de lire ces textes. Les personnages sont tous intéressants et tous présentent plusieurs facettes. Ainsi Malcolm Max peut à la fois se montrer brillant détective ou redoutable boxeur et se couvrir de ridicule ou s’en prendre plein la tronche en fonction des circonstances et de ses opposants, ce qui le rend d’autant plus attachant. A la fin du troisième tome, nous avons toutes les réponses attendues et la série pourrait sans problème s’arrêter là… mais bon ! Pour ma part, je suis prêt à en reprendre une petite louche ! C’est Allemand, c’est verbeux, c’est steampunk, c’est fantastique, c’est bourré de références, c’est Victorien, c’est joliment dessiné, c’est dynamique, c’est Malcolm Max (et c’est du tout bon).

10/09/2020 (MAJ le 15/06/2022) (modifier)