Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Les derniers avis (32127 avis)

Par fuuhuu
Note: 4/5
Couverture de la série Silence
Silence

Silence est un homme, un peu limité (style Forrest Gump) qui a été "asservi" par l'homme le plus influent du village, qui est aussi une véritable ordure. On suit l'histoire à travers les pensées de Silence, qui, j'ai oublié de le dire, est muet. A mes yeux, l'immense point fort de cette album est de nous faire suivre l'histoire par les yeux d'un benêt, innocent et sincèrement gentil. Hormis Forrest Gump, c'est la première fois qu'un benêt arrive à m'intéresser et même à m'émouvoir. J'ai trop souvent eu l'habitude de lire des caricatures concernant les idiots et ici, on en est loin. Deuxième point positif : l'originalité de l'histoire. Quand on a lu des centaines, voire des milliers d'histoires différentes, il devient de plus en plus difficile de trouver une histoire qui arrive encore à nous surprendre. Et bien ici, chacun des chapitres m'a étonné. Jamais, je n'ai réussi à deviner où l'auteur voulait m'emmener. Quel plaisir de lire une histoire vraiment originale. Enfin, j'ai beaucoup apprécié le dessin en noir et blanc. Les traits des personnages reflètent vraiment bien leurs émotions et leur personnalité. Rapidement, on s'identifie ou on déteste les protagonistes tellement les planches sont expressives. Un bon 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

24/08/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Vers la tempête
Vers la tempête

Jean-Sébastien Bérubé continue dans l'autobiographie et nous raconte son retour au Québec après les événements de Comment je ne suis pas devenu moine. Il y a des moments assez durs car on voit Bérubé souffrir de dépression à cause de ses problèmes sentimentaux et aussi familiaux qui lui empoisonnent la vie. Sa mère a été violée par son propre père lorsqu'elle a été jeune et a développé des problèmes mentaux et son grand-père paternel contrôle tout ce qui fait en sorte que l'auteur n'a pas su bien se développer émotivement et qu'il finit toujours par se plier aux désirs des autres sans penser un peu à lui. Parallèlement, il retourne au karaté et essaie de se dépasser dans ce sport. On voit aussi un peu les débuts difficiles de sa carrière d'auteur de BD lorsqu'il commence à faire Radisson, mais c'est un élément mineur dans le scénario. Il ne faut pas s'attendre à lire la vie d'un jeune auteur de BD qui fait tout pour percer dans le métier et qui apprend comment bien faire une BD, c'est vraiment centré sur ses problèmes émotionnels et familiaux ainsi que sur le karaté. Comme je l'ai dit, certains passages sont un peu durs, notamment lorsque l'auteur raconte tous les malheurs qu'il a vécus durant sa jeunesse et qui expliquent pourquoi il a besoin d'aide psychologie. Moi qui ai de la difficulté à raconter mes problèmes, je trouve ça courageux lorsqu'un auteur se met à nu devant les lecteurs. Le scénario est bien écrit, c'est passionnant du début jusqu'à la fin, et j'aime bien le dessin. Ceux qui ont aimé le précédent roman graphique de l'auteur devraient aimer autant celui-ci et si vous ne connaissez pas cet auteur, son œuvre est à découvrir.

24/08/2021 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gyo
Gyo

Si le pitch de départ peut sembler farfelu et grotesque (une attaque de poissons hors de l'eau juchés sur des pattes mécaniques) et peut lorgner autour des nanars italiens des années 80, Gyo se démarque assez vite par un rythme très soutenu et une intrigue qui ne cesse de se développer autour d'un couple en crise et spectateur de ce qui ressemble à une évolution d'un autre genre. On peut se demander ce qui tourne dans le cerveau de son créateur, Jinjo Ito, qui arrive par son talent à raconter un récit constamment sur le fil du grotesque. Un vrai tout d'équilibriste rehaussé par des dessins soignés et bien souvent répugnants. En dire davantage serait compliqué sans spoiler tout le sel de cette histoire rocambolesque qui puise autant son inspiration dans les récits post-apocalyptiques que dans l'imagerie Body Horror de Cronenberg. Cerise sur le gâteau, Ito change de fusil d'épaule en construisant pour une fois un récit linéaire s'éloignant des anthologies qui l'ont rendu célèbre et que l'on retrouvait également dans son célèbre manga Spirale. Voici une œuvre hautement recommandable pour qui a le cœur bien accroché devant autant d'atrocités. On en redemande.

23/08/2021 (modifier)
Par Seube
Note: 5/5
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

Voilà une BD qui ne paye pas de mine avant la lecture. Et finalement, on plonge dans le récit sans jamais en être rassasié. L’ensemble des thèmes (et il y en a !) est vraiment parfaitement équilibré, le ton du récit et les problématiques de l’auteur sont aussi profondes que tout à fait digestes. Un coup de maître, je partage l’engouement ! Le dessin est plutôt rond et à l’apparence enfantine, la couverture a tout pour rendre le tome 1 accessible, les premières planches chez le psy ou chez son frère font gags et l’humour m’emballe direct. On va bien se marrer. Tout du long, il y aussi ces « privates jokes » qui créent des scènes absurdes et malaisantes au possible (un exemple parmi tant d’autres : sa 1ère rencontre avec la vétérinaire, et Adolf dans ses bras). Mais comme certainement dit plus bas, il ne faut pas se limiter à l’humour, Manu Larcenet fait danser nos émotions au rythme de sa vie, qui ressemble de près ou de loin à la vie de monsieur-tout-le-monde. Si son métier quitte un peu les sentiers battus, c’est bien sa vie quotidienne (4 tomes étendus sur 6 ou 7 ans environ ?) qui nous embarque le plus. On se fout bien qu’il expose ses photos à côté d’une star, c’est ce qu’il en tire qui est important. Il est trop trop fort pour narrer ses questionnements existentiels. Il réussit à aborder une quantité impressionnante de thèmes avec un équilibre sorti de nul part et qui, mystérieusement, s’imbriquent parfaitement entre eux. C'est du génie narratif. Et en plus de l’autobio, on réussit à prendre connaissance du cadre temporel de cette histoire de façon hyper subtile. On découvre tout ça au travers d’interminables discussions entre bourrés/défoncés (Pablo, son frère "Geoooorges!!"), ou quand on refait le monde (Pablo), ou quand on boit les paroles du sage (Pablo, ancien commandant, éditeur). Du coup, il n’y a rien de barbant, ce qui rend la BD véritablement vivante ! Fixez-y des pattes et elle gambade ! L’auteur avait à cœur de faire savoir que son récit se déroule dans un contexte politique français bien particulier pour comprendre encore plus les individus qui y sont présentés. Quelques mots clés : Algérie française, ancienne/nouvelle génération, élections de 2002 et de 2007, l’affaiblissement du pouvoir syndical, militantisme et engagement, etc. Je reviens un bout sur le dessin. C’est un sacré trompe-l’œil, et en même temps c’est génialement choisi. Par ailleurs, on voit bien qu’il n’a pas un style unique: les portraits des dockers, de la chouette et du vieil homme, le nu… Quant au style enfantin, le plus présent donc, il est superbement exploité, notamment avec toutes ces mimiques terriblement originales qui font leur effet et qui ajoute tout le charme à cette série. Ces yeux blancs, vides et dégoulinant pour exprimer un sentiment finalement difficile à traduire. Il y a aussi cette situation ridiculement drôle, avec les bras tendus bien hauts au moment d’exprimer une joie intense, puis le silence qui suit avec un malaise terrible et les bras toujours en l’air. On peut être un génie avec une idée simple. J’aimerais bien arrêter de mettre des 4/5 ou 5/5, mais que voulez-vous… Encore un culte, c’est clair !

23/08/2021 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Pulp
Pulp

Je découvre le duo Brubaker/Phillips et je dois avouer que je suis scotché par ce one shot. New York 1939, Max Winter écrit pour un "pulp" une série western, des histoires reprenant une partie de sa jeunesse de hors la lois. Brubaker nous distille un scénario aux petits oignons. Pas de fausses notes. Un thriller qui va crescendo jusqu'à une fin presque inévitable, sur fond de montée du nazisme. Une réflexion sur une vie de violence. J'ai apprécié la façon dont il traite la vieillesse, de choisir sa fin. Deux films de Clint Eastwood me sont revenus en mémoire : Grand Torino et Impitoyable. C'est le dessin de Phillips qui fait que je ne découvre que maintenant ce fameux duo. Il ne me faisait pas de l'œil, malgré de nombreux feuilletages. Mea culpa, j'ai apprécié son trait fin, précis et noir tout le long de ma lecture. Comme quoi, je dois dépasser mes aprioris. A lire et à posséder. Ne passez pas à côté de ce petit chef d'œuvre qui est bien plus qu'un thriller.

23/08/2021 (modifier)
Par dédé
Note: 4/5
Couverture de la série La Mécanique du sage
La Mécanique du sage

Étrange, différent, La mécanique du Sage tient plus du livre illustré, mais on se laisse volontiers emmener. Assez de la course au bonheur non stop, place à la poésie ?

23/08/2021 (modifier)
Par dédé
Note: 5/5
Couverture de la série Vinz et Lou sur Internet
Vinz et Lou sur Internet

Un best-of pour les enfants, qui se sont bien identifiés aux personnages, à Vinz en particulier, avec son côté un peu clown blanc qui fonce tête baissée sans se poser de questions. Une manière plaisante de se divertir... et de réfléchir aux usages du numérique avec humour.

23/08/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Madeleine, résistante
Madeleine, résistante

L'authentique témoignage d'une résistante recueilli par Jean-David Morvan et mis en image par Dominique Bertail. D'ordinaire, je vais à reculons vers les biographies historiques, d'autant plus quand elles abordent le sujet de la Résistance qui est souvent un imbroglio confus de secrets, de non-dits et de rivalités politiques, au détriment d'une action rythmée et prenante. Pourtant, j'ai trouvé cette BD là excellente à tous points de vue et elle m'a absorbé sans une once d'ennui. Madeleine Riffaud avait 17 ans au moment de l'Occupation et très rapidement, elle a décidé de rejoindre la Résistance. Elle devait cette conviction à une famille aimante et volontaire, à une forte personnalité n'ayant pas peur de la mort, et à une humiliation personnelle subie au moment de l'invasion de la France par les nazis. Mais il ne suffit pas de le vouloir pour trouver la Résistance, celle-ci prenant bien soin de rester secrète pour sa propre survie. C'est donc le parcours complexe qui a fini par permettre à Madeleine de pouvoir la rejoindre qui nous est raconté dans le premier tome de cette trilogie. Et c'est par le biais d'un long séjour dans un sanatorium pour tuberculeux qu'elle trouvera la voie et l'amour au passage. Il y a une réelle fluidité dans la narration qui prend le lecteur par la main dès les premières pages et ne lui fait plus lâcher la lecture. Madeleine raconte son propre parcours et livre ses pensées avec simplicité et on s'attache très vite au personnage. Aucune lourdeur dans le texte, un bon rythme, et ce qui aurait pu apparaitre comme un documentaire un peu rébarbatif devient une aventure romantique, épique et pleine de réels dangers. C'est aussi en grande partie grâce l'excellent dessin de Dominique Bertail. Là encore son aspect monochrome m'avait laissé craindre des planches austères et tristes, mais j'ai été rapidement épaté par la beauté de nombreuses planches, décors et paysages. En guise de monochrome, c'est en réalité une aquarelle soigneusement travaillée et certains dessins en plan large sont proprement superbes. Quant aux personnages, ils sont plein de vie et là encore loin d'une quelconque rigueur académique. Très beau boulot ! Madeleine, résistante est une très bonne BD qui transforme un témoignage historique en récit captivant, instructif, beau et fort. J'ai hâte de lire la suite !

23/08/2021 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Cœur Collège
Cœur Collège

Sous sa couverture rose bonbon et son titre à destination des collégiennes en fleur, j'estimais que cette BD ne s'adressait pas à moi et je n'allais la lire que par curiosité, pour voir ce qu'elle allait raconter aux jeunes adolescentes. Et en fait, je l'ai trouvée très bien. Elle aborde avec simplicité mais aussi une grande justesse des sujets d'intérêt des adolescentes mais aussi adolescents, et de manière plus générale n'importe quel public puisqu'il s'agit de sujets de la vie, et ici de l'amour en particulier. Ce n'est pas une romance, ou pas totalement en tout cas, mais plus une suite d'interrogations que se posent les héroïnes et auxquelles elles répondent comme elles peuvent en approfondissant le sujet. Concrètement, Garance et Noa s'interrogent sur l'amour. L'une est devenue assez cynique suite à une poignée d'expériences décevantes tandis que l'autre est pleine d'espoir car elle craque pour un garçon mais elle ne comprend pas pourquoi celui-ci l'évite. Ensemble, elles décident de prendre les choses en main et de mener une enquête pour comprendre ce qu'est l'amour et comment fonctionnent les relations entre garçons et filles. Pour ce faire, elles vont observer et interroger ouvertement leurs camarades du collège. Le fait d'ouvrir le dialogue et de s'intéresser à des personnes qu'elles n'avaient jamais abordées jusqu'à présent va leur ouvrir les yeux sur bien des choses, sans forcément apporter de réponses définitives forcément puisque le sujet est trop vaste et que personne n'a réussi à le cerner pour de bon. Le principal enseignement qu'elles en tireront en tout cas est qu'il ne faut jamais se fier aux apparences. Belle surprise que cette BD au ton très juste et plein d'intelligence. Son graphisme est très attrayant, doux et coloré pour plaire aux jeunes. Maya est une jeune dessinatrice italienne et son style, entre école Disney et influence japonaise, est déjà très maîtrisé. J'aime l'expressivité qu'elle parvient à donner à ses héroïnes qui se révèlent encore plus attachantes grâce à elle. L'histoire est toute simple mais elle coule parfaitement, sans jamais se révéler ennuyeuse ni trop prévisible contrairement à ce qu'on pourrait craindre d'un récit pour adolescentes. Son message s'adresse en priorité à un public jeune mais sa sagesse est sans âge et j'ai grandement apprécié sa justesse et sa sincérité. Une BD à mettre entre toutes les mains.

23/08/2021 (modifier)
Couverture de la série Kraken
Kraken

Le pitch de départ, avec ces aventures se déroulant dans les souterrains, les égouts d’une ville tentaculaire, m’a un temps fait penser à Under (Megalopole avait remplacé Métropole, au point que je me dis que Bec s’en est pas mal inspiré !), qui ne m’avait que moyennement convaincu. Mais le casting, Segura au scénario et Bernet aux pinceaux, voilà qui était pour me rassurer a priori. Je possède l’Intégrale Drugstore qui, malgré le relatif petit format, permet de lire tous les albums parfois pénibles à trouver, disséminés chez plusieurs éditeurs. Pour peu que l’on accepte le fait que c’est de la série B, cette série se laisse lire très agréablement, pour un petit moment de détente pas trop prise de tête. Le dessin de Bernet use très bien du Noir et Blanc (j’aime bien son trait), avec des mecs aux traits burinés, des nanas bombasses (mais qui jouent souvent double jeu), et il colle tout à fait aux scénarios de Segura, poisseux, courts mais incisifs. Le Kraken n’est généralement qu’évoqué, entraperçu (il n’intervient même pas dans toutes les histoires), sorte de symbole de toute la merde véhiculée par la ville en surface. C’est une série mêlant fantastique et thriller qui, malgré l’aspect inégal de l’ensemble, offre de petites histoires sympas, une bonne réussite du genre. Note réelle 3,5/5.

22/08/2021 (modifier)