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Les derniers avis (32589 avis)

Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sanctuaire
Sanctuaire

Me voilà soulagé, extrêmement satisfait et tout de même un peu déçu. Soulagé d'avoir apprécié, satisfait d'avoir lu une saga si qualitative et légèrement déçu de ne pas avoir pu monter à 5/5, alors que ce n'est pas l'envie qui manque... Après Le Troisième Testament, énorme déception pour ma part, j'étais plus que dubitatif au moment de me lancer dans une autre saga ésotérique signée Dorison. Hé ben je crois qu'il a pris sa revanche ! Et ça fait rudement plaisir ! Tout est génial, dans Sanctuaire. En tous cas, c'est tout ce que j'aime. Un récit d'exploration sous-marin sur fond d'archéologie antique, l'ombre historique des fanatiques nazis et soviétiques, un mystère ésotérique à percer, une tension énorme, un dessin très élégant, et surtout... de l'horreur ! Mais alors là, de la pure, de la vraie horreur. Je ne pensais pas qu'une bande dessinée pouvait effrayer son lecteur comme un film d'horreur peut liquéfier son spectateur, mais là, c'est vraiment bien fait. Alors bon, on n'est pas du tout au niveau des meilleurs films d'horreur (la sacro-sainte trinité Insidious, Conjuring, et Sinister, pour moi), mais il y a beaucoup de scènes où la tension est palpable et où il est possible de ressentir un suspense particulièrement haletant. Bon, après, j'avoue que je flippe beaucoup plus facilement quand l'antagoniste est un démon plutôt qu'un extraterrestre ou un tueur en série, forcément. N'empêche, ici, il y a des pages que j'ai trouvé remarquables dans la construction du procédé horrifique... Au scénario, Dorison s'est donné du mal, c'est impressionnant de le voir pousser sans cesse ses personnages jusque dans leurs retranchements et les mettre face à de terribles dilemmes. L'atmosphère du huis-clos est évidemment la condition qui permet à ces dilemmes d'être particulièrement efficace (tout comme l'horreur), mais indépendamment de ça, les personnages sont globalement bien écrits, et surtout, Dorison ne va jamais trop loin dans le pathos (alors qu'à certains moments, on le craint). On est littéralement embarqué à leurs côtés, et on ne peut plus s'arrêter de tourner les pages, jusqu'à entrevoir la fin de cette odyssée maléfique. Bon, parlons-en, de la fin, justement ! Je ne vais pas être original, mais comme mes prédécesseurs, je dois dire que j'ai été déçu par la confusion narrative de la fin. Cette confusion intervient régulièrement dans le récit, d'ailleurs, il y a plusieurs moments où j'avais l'impression d'avoir raté un truc et où j'ai dû relire pour essayer de comprendre qui parlait à qui, etc. Mais là, en choisissant une fin aussi ouverte, Dorison prend le risque de se mettre à dos tous les lecteurs. En tous cas, malgré l'onirisme des 3 dernières planches, qui donne à la saga une conclusion belle et apaisée, j'ai été frustré de ne pas savoir à quoi m'en tenir sur la fin en elle-même (les personnages ont-ils réussi leur coup ou non ?). A mon avis, c'est une erreur. Puisqu'on en est aux points négatifs, je remarque comme tout le monde que si le dessin de Christophe Bec est vraiment beau, il y a de nombreux moments où on n'arrive pas à identifier les personnages, soit parce que leurs visages ne sont pas assez marqués pour qu'on les reconnaisse, soit parce que le dessinateur abuse volontiers des jeux d'ombres. Cela ne remet nullement en cause la beauté graphique de cette saga, et là, pour le coup, je dis chapeau ! Je n'accroche pas toujours au style ultra-réaliste, mais là, j'ai trouvé ça somptueux. Il faut dire que la mise en scène de certaines planches est parfaite. Christophe Bec réussit à mettre en scène l'immensité oppressante des profondeurs comme Ridley Scott l'espace menaçant, et les séquences d'exploration du sanctuaire sont absolument brillantes, tant on a l'impression d'être tout aussi égaré dans la pénombre que les personnages, tout en nous donnant juste ce qu'il faut pour voir et comprendre l'action. Hormis certains moments où la colorisation informatique nous sort un peu du récit, il y a là un somptueux travail. Bref, pour moi, Sanctuaire est à peu près l'équivalent en BD de Abyss et d'Alien. C'est visiblement ce qu'a voulu Xavier Dorison, et ça fait plaisir de voir qu'il a totalement réussi à atteindre son but. En tous cas, en ce qui me concerne, c'est un coup de cœur aussi énorme que quand j'ai découvert les deux films mentionnés ci-dessus, et je la relirai avec plaisir ! J'ai déjà hâte de m'y replonger...

06/01/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Sangre
Sangre

Encore une nouvelle série de "Planet-Fantasy" d'Arleston me direz-vous... tout comme moi en attaquant cette lecture. Au bout de 4 pages je me suis dit que j'allais avoir droit à un triste mix piochant allègrement dans Lanfeust, Alim le tanneur et je ne sais quoi encore... Heureusement, passé une introduction des plus classiques et l'installation de l'univers où va évoluer notre jeune héroïne, l'intrigue a commencé à prendre corps et à titiller ma curiosité. En effet, après le massacre de sa famille, la jeune Sangre va découvrir en intégrant une école réservée aux classes supérieures de la société qu'elle est la dépositaire d'un pouvoir lui permettant de stopper le temps pendant quelques secondes. Malheureusement cette vie de château ne va pas durer. C'est à l'école de la rue qu'elle va grandir, accompagnée de son chien, de son pouvoir et de son désir de vengeance qu'elle entretient savamment... Le dessin d'Adrien Floch est agréable et efficace mais manque un peu d'originalité à mon goût (Les amateurs de Tarquin et de ses séries hybrides autour de Lanfeust s'y retrouveront pleinement). Partir sur une nouvelle série aurait pu être l'occasion de donner un petit coup de frais et de lifting à ce genre. Alors, au final, je sors de cette lecture plutôt agréablement surpris par ce que laissent entrevoir les tomes à venir. Rien de révolutionnaire, mais un agréable moment de lecture. Alors, ne boudons pas notre plaisir, et j'attendrai la suite avec curiosité pour affiner ma note. *** Tome 2 *** Et bien voilà ! Ce second tome m'a vraiment plu et c'est plutôt conquis que je sort de cette lecture. Car si on retrouve notre Sangre toujours aussi bien affutée et en pleine possession de ses facultés pour mener à bien sa vengeance, l'imagination qui va construire son environnement n'est pas en rade, loin de là. Imaginez un monde où pour survivre la population DOIT être à proximité d’œuvres d'art de qualité (peinture, architecture, musique,etc...), sinon de terribles créatures fantomatiques vous dévorent. L'art comme rempart absolu contre le mal, moi ça me parle ! :) Car l'un des assassins de ses parents qu'elle recherche n'est autre que l'un des peintres les plus en vogue de ce monde. Sauf que quand elle arrive sur Tarasque, ledit peintre est tombé en déchéance et tente même de se suicider... C'est ballot pour une vengeance ! C'est là que le machiavélisme de Sangre s'en mêle et nous propose une vengeance aux p'tits oignons ! Côté dessin, Adrien Floch continue d'assurer le taff parfaitement pour ce genre d'album. Du coup je monte ma note à 4. Vivement la suite ! *** Tome 3 *** Voilà donc le troisième opus de cette série qui avait su me réconcilier avec Arleston. Je l'attendais avec une certaine curiosité, surtout après l'excellent tome 2. Cette fois-ci notre jeune Sangre s'embarque pour la planète Mi-Ho-Dwygg afin d'y traquer le troisième assassin de ses parents, Hovanne l'irrésolue. Elle débarque donc sur une planète où le froid règne en maître et où la condition sociale de chacun est déterminée par son prestige et ses interactions avec des personnes en possédant beaucoup. Arleston nous propose de découvrir une aristocratie déliquescente qui assoie son autorité par son insensibilité au froid. C'est parmi l'une de ces familles que Sangre croit pouvoir retrouver et se venger d'Hovanne l'irrésolue... Une nouvelle fois, Arleston nous propose une société très originale qui évolue dans un monde qui l'est tout autant et qui permet à Adrien Floch de se lâcher avec des décors glaciaires magnifiques et des costumes somptueux. Pour autant, je n'ai pas retrouvé le même élan et le même engouement qu'avait su me procurer le tome précédant. L'album reste quand même de très bonne facture, mais il lui manque ce je-ne-sais-quoi qui fait parfois toute la différence. Une suite toujours aussi efficace, mais un cran en dessous du très très bon second tome.

04/11/2016 (MAJ le 06/01/2022) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Jours de sable
Jours de sable

Quel chouette album. L’histoire (fictive) de « Jours de sable » est ancrée dans un contexte historique passionnant, qui nous est présenté dans un mini-documentaire photo en fin d’album : le Dust Bowl, la grande dépression, et le projet photographique controversé de la FSA (Farm Security Administration) pour « montrer » la pauvreté de cette région au reste du pays. Le ton du récit est avant tout humain. John Clark prend ses photos, fait des rencontres, mais surtout se pose beaucoup de questions sur le rôle de son travail, de la photographie en général. La fin m’a beaucoup touché, je me suis attaché à ces personnages qui tentent de survivre et de rester positifs dans des circonstances pourtant difficiles. La narration est légère, avec des grandes cases magnifiques et peu de texte. La lecture est donc aisée et fluide, malgré le nombre de pages. Des photos magnifiques s’intercalent entre chaque chapitre et humanisent encore plus le récit. Un excellent moment de lecture.

06/01/2022 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
Couverture de la série Le Choeur des femmes
Le Choeur des femmes

Adaptation du roman de Martin Winckler, cette bande dessinée m'a tenu en haleine du début à la fin. Jean, interne en gynécologie, intègre le service du docteur Kafka, ce médecin si particulier qui écoute ses patientes plutôt que de les examiner directement, qui préfère une approche subjective à une approche plus froide et plus "classique". Nous suivons donc l'intégration de Jean au sein de ce cabinet et sa métamorphose et son évolution. Au contact du docteur et des patientes, son approche va fortement évoluer. En parallèle, nous suivons l'histoire personnelle de Jean, sa relation à son corps et à son père et son compagnon. Personnellement, si j'ai plutôt apprécié cette partie plus centrée sur Jean et sa vie "personnelle", j'ai adoré toute la partie sur l'examen des patientes, leurs histoires personnelles, et l'évolution de Jean sur ces points. J'ai beaucoup aimé toutes les parties où Kafka parle de son passé et des problèmes posés par la gynécologie "classique" (pilule, position d'examen, problèmes des femmes sur le site internet, etc.). C'est au final très touchant et très instructif. Et l'histoire autour (le chemin de Jean vers son apprentissage et une compréhension plus forte des patientes) est aussi intéressante, et est finalement un prétexte pour nous apprendre tout cela. Bref, j'ai beaucoup aimé et je pense qu'il est important que le maximum de gens lise cette bd car elle aborde des problèmes bien trop peu explorés. Le seul truc qui m'ait vraiment dérangé est la fin qui est énorme et téléphonée à fond. Là, pour le coup, j'ai trouvé ça trop gros. Si ça ne gâche pas la lecture, ça m'a un peu déçu car j'aurais aimé une conclusion un peu moins grosse. En ce qui concerne le dessin, j'aime beaucoup le trait de l'autrice qui est assez doux. Après, il gagnerait à être un peu plus maitrisé et constant, c'est parfois un peu tremblotant. Mais globalement j'ai apprécié le trait d'Aude Mermilliod et, encore plus, j'ai grandement apprécié l'adaptation qu'elle a faite de ce roman que, du coup, j'ai très envie de lire.

06/01/2022 (modifier)
Par GetLoms
Note: 5/5 Coups de coeur du moment
Couverture de la série Magus of the Library
Magus of the Library

Bon par où commencer, déjà le dessin qui est de loin très bien travaillé. Entre les panoramas que l'auteur met à de multiples reprises et la couverture superbe qui donne envie au moindre coup d'œil de lire le tome. On a le droit à chaque tome à une belle couverture ainsi qu'un dos de livre également bien travaillé. Outre les panoramas on a également des cases souvent remplies de détails qui donnent de la vie à l'œuvre. Dans le tome 2, au lieu d'avoir une présentation de personnage on a en 1 page, une grande case qui nous montre les différentes étapes du voyage, sans trop allonger les tomes pour ajouter du contenu qui pourrait être rébarbatif si c'était simplement à la suite de l'histoire. Des personnages peut-être trop stéréotypés pour certains, mais qui cependant donnent de l'attachement aux personnages et qui nous permettent de bien les différencier. Magus of the Library parle selon moi de racisme et d'acceptation de chacun, ainsi que de s'accepter également. Valeur importante qui permet d'avancer sans se soucier des différences de chacun. Ce manga, je pense, pourrait faire peur à certains dû à des moments avec pas mal de bulles. Mais à d'autres moments sans dialogue simplement des paysages à admirer. Histoire qui n'est pas forcément novatrice, un petit garçon qui est persécuté par tout son village sauf 2 personnes, mais qui finit par se faire accepter par chacun en démontrant ses forces et sa passion. Il rêve de devenir un Kahunas, donc comme plein d'autres mangas à succès il part pour passer le concours. Donc pas forcément novateur cependant l'association de magie, de livre, d'Asie Centrale avec un dessin parfait et une histoire typique Nekketsu donne pour moi un manga qui je l'espère perdurera et qui continuera de me faire rire et vibrer pendant longtemps. Ce n'est pas l'œuvre que je préfère pour le moment, mais elle rentre facilement dans mon top. Histoire qui plaira à un public qui aime des mangas très shonen. Car il en suit les codes.

05/01/2022 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monstres
Monstres

Voilà un véritable monstre. Un album énorme de plus de 350 pages aux dessins d'un noir et blanc profond. On ne sort pas indemne de cette lecture. Déjà du fait du poids de la bête qui peut vous permettre de vous faire les muscles. Mais surtout par l'histoire de ce pauvre Bobby qui s'il représente en partie le titre n'en est finalement que la partie visible. Car oui Bobby est monstrueux extérieurement avec son visage difforme et son corps disproportionné. Il a aussi une résistance et une force au-dessus de la normale qui là aussi font écho au titre. Mais finalement les vrais monstres apparaissent ensuite, que ce soit son père et ses traumatismes, le major qui veut récupérer cette expérience ratée pour la faire disparaître ou le docteur Friedrich et ses copains nazis. Bobby n'est que la partie émergée de l'iceberg et Windsor-Smith joue habilement avec son scénario nous dévoilant peu à peu tous les secrets des personnages. Le dessin n'est pas en reste avec ce noir et blanc intense et détaillé. Il demande certes à être parfois digéré et la violence du propos ressort d'autant plus par le graphisme. Un album incroyable qui m'a fait découvrir un artiste et qui me donne envie de découvrir ses autres œuvres.

05/01/2022 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Bibliomule de Cordoue
La Bibliomule de Cordoue

Quelle incroyable livre que voilà. Tout d'abord l'objet en lui-même est beau. Une magnifique couverture qui invite aux voyages dans le temps et dans l'espace. Une tranche rouge qui détonne avec le bleu de la couverture et le bleu des pages qui apporte une continuité entre la première et la quatrième. En bref une très belle édition qui veut rappeler les beaux manuscrits du Moyen-âge. L'histoire s'inscrit à la fin de l'an mille alors que le Califat de Cordoue connaît de grandes mutations politiques notamment. Lupano reprend un évènement historique et le romance, l'adapte avec le brio qui est le sien. Les trois héros sont sympathiques et leurs péripéties burlesques et tragiques. On s'attache rapidement à eux et la résonance finale de l'histoire amène une certaine "morale" comme un conte des mille et une nuits. Le dessin et la couleur s'accorde très bien à l'histoire, on y retrouve les couleurs chaudes de l'Espagne et celles vives de l'Orient. Un album réussi, l'un des grands succès, à juste titre, de cette fin d'année.

05/01/2022 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
Couverture de la série Genuine City
Genuine City

Difficile de parler de Genuine City sans dévoiler l'élément-clé de son intrigue... car si on veut goûter au maximum cette saga, il ne faut surtout pas se renseigner dessus, éviter de le feuilleter pour ne pas se spoiler et se laisser porter par le tome 1 jusqu'à son retournement final. Retournement extrêmement casse-gueule, car l'auteur prend le risque de se détacher d'une grande partie de son public, tant le grand écart entre les deux tomes de cette saga est immense. Pour ma part, j'ai clairement adoré le tome 1. L'univers de Genuine City est fascinant, typique d'une certaine fantasy antique, avec une société peuplée à la fois d'hommes et d'hybrides hommes-animaux. Les personnages sont instantanément attachants, et on prend un grand plaisir à s'immerger dans cette étonnante société à la suite du gladiateur Polak, qui découvre les merveilles de ce monde et ses mystères. Les mystères sont plutôt bien introduits, il y a de vrais éléments qui nous font nous poser des questions, sans qu'on arrive à vraiment déterminer la vérité. Beaucoup d'indices sont disséminés, mais comme on ne connaît pas à la base les coutumes et le mode de vie de Genuine City, il est assez difficile de les débusquer, c'est bien fait. Le tome 2, lui, nous ramène vers quelque chose de beaucoup plus classique, mais je ne peux pas vraiment en parler sans spoiler, et je n'ai pas envie de révéler quoi que ce soit. En ce qui me concerne, je l'ai toujours trouvé très plaisant à lire. Le rythme est excellent (même si ça va un peu trop vite, notamment on n'a pas le temps de voir la révolte se mettre en place), les personnages toujours sympathiques, le retournement du premier tome est globalement bien géré et les péripéties sont toujours prenantes. Après, le défaut de ce second tome est clairement, pour moi, de ressasser une intrigue qu'on a déjà vu des dizaines et des centaines de fois au cinéma ou dans la littérature, avec le coup classique de la résistance qui cherche à s'organiser derrière un chef providentiel pour mettre à bas une dictature injuste. C'est bien fait et très correctement mené, mais un peu trop conventionnel, surtout par rapport aux promesses du premier tome. Néanmoins, si je monte à 4 étoiles et non 3 comme j'aurais pu le faire (disons qu'on est à 3,5/5), c'est indéniablement grâce au dessin. Il est vraimemt, vraiment somptueux. Igor Dédic a une patte graphique que je trouve magnifique, et les couleurs chatoyantes de Mathilde Danton ne gâchent rien à l'affaire (même si certains préfèrent les planches noir et blanc, et ils n'ont peut-être pas tort, cf. l'avis de Miranda ci-dessous)... C'est clairement ce qui m'a fait acheter cette bande dessinée, et je ne le regrette pas, j'y reviendrai régulièrement avec plaisir, et tout d'abord grâce au dessin ! Maintenant, pour le scénario, à chacun de se faire son idée. Moi, j'aime bien, mais il faut être prévenu que le tome 2 n'a rien à voir avec le tome 1, en termes de développement de l'univers.

05/01/2022 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dans la tête de Sherlock Holmes
Dans la tête de Sherlock Holmes

J'ai découvert la BD à "Quai des bulles" en octobre dernier, même si j'en avais entendu parler auparavant. La couverture attire l'oeil tout de suite, et c'est sans doute l'une des plus réussies cette année. Après lecture et en attendant la suite et fin de cette enquête, on est happé par cette aventure du célèbre détective, et on retrouve l'esprit Sherlock Holmes. La mise en image et en page ingénieuse renforce l'immersion dans l'enquête. Hâte de découvrir la suite... MAJ après le tome 2 La qualité du premier tome se retrouve dans ce second. On a toujours le même plaisir à suivre le raisonnement de Holmes et de découvrir tous les détails visuels qui font avancer l'enquête et amènent doucement mais sûrement vers la résolution. Seul petit bémol : les motivations du coupable, un brin bavardes à la fin. Lorsque j'avais échangé avec les auteurs à QDB 2019 ils avaient évoqué la possibilité d'une suite avec des enquêtes sur un seul tome, à condition d'avoir de bonnes idées. Je suis curieux de voir s'ils sont capables de produire une seconde enquête de qualité et en trouvant de nouvelles idées visuelles. Si oui je passerai ma note à 5/5

29/02/2020 (MAJ le 05/01/2022) (modifier)
Couverture de la série Orchidea
Orchidea

Orchidea c'est une étoile dans la nuit de notre vie pleine de misères. Que ce soit dans la vieillesse ou parmi les accidents de la vie il existe des lueurs qui nous invitent au bonheur et à la liberté. Encore faut-il être disponible pour les voir. C'est ainsi que je lis cette belle série de Cosey. Cosey nous emmène dans un road trip assez classique mais très soigné. Comme souvent dans les scénarii de ce genre il s'agit souvent de sortir des faux semblants que l'on s'impose dans notre vie cadrée pour se redécouvrir ou découvrir ceux que l'on devrait aimer. Cosey peint magnifiquement bien cette ambiance américaine des highways interminables avec leurs trucks, leurs restoroutes sympas et les paysages somptueux, arides ou quelquefois monotones des grands espaces américains. Comme toujours, c'est une véritable invitation au voyage que nous propose cette fratrie à la recherche d'un père qui ne va pas arrêter de les surprendre. Le thème de la recherche du bonheur, si cher à Cosy, est bien le fil rouge de l'ouvrage. Les dessins, découpages et couleurs sont toujours d'un excellent niveau à mon goût. Les personnages sont tous vraiment attachants avec un plus pour une Ruby tourmentée par ses contradictions. Une fin à rebondissements pleine de tendresse et d'espoir. A lire sans retenue.

05/01/2022 (modifier)