La Toile et la Dague

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

Andrea est un jeune homme vivant à Florence au XVe siècle cotoyant Laurent de Medicis et sa famille en plein conflit entre les Papistes et les Medicis.


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Italie Jean Dufaux

"Combien belle est la jeunesse, Elle ne cesse de fuir. Qu'à son gré chacun soit en liesse, Rien n'est moins sûr que demain." Laurent de Médicis Andrea est un jeune homme vivant à Florence au XVe siècle cotoyant Laurent de Medicis et sa famille en plein conflit entre les Papistes et les Medicis. Mais depuis sa jeunesse débridée où il cotoyait une bande de jeunes bagarreurs des bois, Andrea est amoureux de la jolie fille d'un homme accusé de sorcellerie. Une fresque sur l'amour et les conflits qui ont déchiré Florence au Quattrocento.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1986
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série La Toile et la Dague
Les notes (3)
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31/05/2006 | Ro
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Voici une série historique de haut niveau et passionnante, datée de 1986, qui ne fut pas poussée au-delà de 3 épisodes. Probablement en raison de l'emploi du temps chargé de ses auteurs. En effet, c'est l'une des bandes qui marquent les débuts de Jean Dufaux à l'époque où il scénarisait dans le journal Tintin, notamment Brelan de Dames pour Renaud, et Renaudin pour Di Sano. Quant à Edouard Aidans, déjà "vétéran" du journal avec ses séries Les Franval, "Bob Binn", Tounga ou Les Panthères, il illustre d'un trait soigné, visiblement avec plaisir les péripéties imaginées par Dufaux dans le Quattrocento à Florence, période riche et peu abordée en BD, où abondent les crimes atroces, les complots sordides, la violence brute et les personnages les plus vils. Peut-être est-ce pour cette raison que la bande n'a pas été publiée dans Tintin, journal pour la jeunesse rappelons-le. Sans compter les scènes érotiques qui s'intègrent bien dans le récit. Mais ce XVIème siècle en Italie est aussi le creuset de la magnificence dans les arts, et aussi des moeurs légères et chatoyantes chez la noblesse ou les riches marchands florentins. Tout ceci est fort bien rendu dans cette série bien documentée, aux riches décors et costumes, et aux personnages consistants; en tête, Fabrizio Amadeï, noble florentin qui prend à son service Andréa, jeune peintre et héros de l'histoire, qui va se trouver partagé entre les deux familles rivales de Florence, les Medicis et les Pazzi. Andréa devient ensuite le protégé de Laurent de Médicis, et ne pourra empêcher l'assassinat du frère, Julien de Médicis. En fait, Andréa est plutôt un héros passif, un témoin qui assiste à ce duel familial et politique. Les femmes ont aussi le beau rôle dans cette histoire, notamment La Farentina, amante d'Andréa, et Giuletta, la soeur peu farouche de Fabrizio. Bref, une belle série mais avortée, au potentiel captivant, agréable à lire, plaisante à l'oeil, qui laisse 3 albums et quelques regrets aux amateurs d'Histoire.

09/06/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Une ancienne série que je classe dans la veine de Giovani (Pleyers), Loïs (Pâques)… et même Jhen (Pleyers encore). Ben oui, j’aime bien ces « héros » à part, qui tranchent avec les grands forts musculeux qui hantent moult séries. Ici c’est Andréa, un jeune peintre florentin qui, au temps des Médicis, va se trouver mêlé à la guerre que font ceux-ci contre les Pozzi. Pas mal, car Aidans y va d’un graphisme réaliste net et précis qui restitue bien ces ambiances des années 1400 grâce à une documentation précise. Vrai aussi qu’Andréa –tout comme Alix, Jhen et dans une moindre mesure Vasco- est plutôt une sorte de témoin des faits dans lesquels il se trouve emporté. La grande histoire est omniprésente autour de lui et, au travers de ses aventures, il tente à sa façon de la comprendre. Bien que parue voici une vingtaine d’années, cette série me semble déjà faire partie de la « croisière des oubliées » comme tant d’autres ; de ces séries qui vécurent quelques belles années avant de quitter –lentement mais sûrement- la mémoire des générations. C’était quand même pas mal.

17/02/2009 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Datant de 1986 à 1989, la Toile et la Dague est une série historique qui aurait eu sa place dans la collection Vécu de Glénat. Le dessin est dans un style réaliste très classique des années 70-80, style journal de Tintin. Techniquement, il n'est pas mauvais sans être vraiment bon. Certains décors et personnages sont assez médiocres, notamment la première vue d'ensemble de la ville de Florence, ce qui est bien dommage pour une BD basée sur cette ville. Les couleurs non plus ne sont pas toujours terribles. Mais dans l'ensemble, c'est très correct et ce dessin permet une lecture agréable ainsi qu'une bonne vision des lieux, personnages et vêtements du Quattrocento à Florence. Quant à l'histoire, elle ne surprendra pas le lecteur blasé de BD, proposant une vieille histoire d'amour mystérieuse, des complots politiques, des conflits de personnes, le tout avec un héros beau et un peu rebelle. Un petit peu kitsch même si ça passe très bien et qu'on ne s'ennuie pas. Et surtout, le décor historique est assez original, intéressant et bien représenté. Ce type de BD plaira sans nul doute à un prof d'Histoire de collège ou de lycée, ou à tout amateur de récit mêlant aventure et Histoire. Par contre, les collectionneurs qui voudront acheter cette série en magasin d'occasion seront sans doute déçus par les couvertures qui ne sont pas du tout présentées de manière continue de tome en tome : ça ne fait pas homogène dans une bibliothèque.

31/05/2006 (modifier)