Durango

Note: 3.83/5
(3.83/5 pour 30 avis)

Durango est un cow-boy solitaire qui perd l'usage de sa main droite dès le premier tome de la série. Il s'agit d'un typique western spaghetti...


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Soleil

Chaque tome de la série commence par une mise en situation, souvent désespérée. Durango, en défenseur du bien règle ses comptes de façon tout à fait impitoyable . Durango, en pauvre cow-boy solitaire, est incapable de se fixer. Il erre donc en redresseur de torts.

Scénariste
Dessinateurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1981
Statut histoire Une histoire par tome 17 tomes parus
Couverture de la série Durango
Les notes (30)
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15/11/2001 | Lucky Luke
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Par DamBDfan
Note: 4/5

Avis pour le triptyque (tome 14, 15, 16) Durango est cette fois-ci entre les mains de Thierry Girod en ce qui concerne les graphismes et franchement, je dois dire que c’est du très bon travail. Le changement n’a pas été agressif, on reconnaît bien notre cow-boy. Les décors de l’Ouest, les trognes des ennemis ainsi que les couleurs sont remarquables et dans l’esprit de Swolfs. Durango a évolué, on le sent plus désabusé, impitoyable que jamais et ça peut se comprendre vu ce qui lui est arrivé (voir sa relation avec l'héritière tome 12). La vengeance sera terrible et loin de tout repos face à un adversaire charismatique sans scrupules, capitaliste, que rien n’arrête dans sa soif de pouvoir. Encore une fois, je me suis délecté à la lecture des dialogues, spécialement ceux en voix-off très psychologique et des nombreuses scènes d’action qui prouvent bien que la série reste une incontournable du style « Western » L’histoire du dernier tome est plus dense (corruption, magouille,...) et demandera plus d’attention que les deux précédents albums. Je serai présent pour d’autres aventures en espérant qu’il y en aura d’autres. Ps: Toute la série est à lire sans modération.

04/12/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5

Allez, ne boudons pas notre plaisir, on est plus sur la route des 4*, les derniers tomes (à partir de l'héritière) m'ont beaucoup moins emballé. Les premiers tomes sont d'excellente facture et se tournent bien sur vers le western spaghetti, entre le Grand Silence de Corbucci, certaines scènes tirées de l'œuvre de Sergio Leone ou encore Valerii. Les premiers tomes sentent la poussière, les fayots au lard et la vengeance. C'est vraiment excellent et le dessin de Swolfe est magnifique et rend parfaitement hommage aux aventures de ce héros taciturne et individualiste (meme s'il s'ouvre progressivement) qui a de forts relents du grand Clint. De la belle ouvrage, que l'on prend plaisir à relire de plus. A conseiller.

19/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

En tant que fan de western hollywoodien et spaghetti, je ne peux que conseiller cette splendide création de Swolfs que je place un cran en-dessous de Blueberry, mais à l'égal des meilleures BD western comme Comanche, Buddy Longway ou Mac Coy. La bande est fortement influencée par le western italien et surtout le personnage de l'étranger au cigarillo qu'incarnait ce bon vieux Clint dans les films de Sergio Leone : pistolero solitaire peu loquace et quasi énigmatique qui use de son arme d'une façon redoutable, chapeau à large bord qui cache un regard ténébreux, barbe de 3 jours, aspect crasseux...bref, une série de clichés qui sont repris de façon magistrale par un dessinateur au mieux de sa forme, alors que c'était sa première grande série. Tout semble inspiré par Clint, puisque Durango venge son frère Harry comme le faisait Clint dans "l'Homme des hautes plaines". Graphiquement, le dessin de Swolfs est proche de celui de Giraud, en plus vigoureux; il profite du travail accompli par Gir et Hermann sur leurs séries, en intégrant l'univers du western spaghetti très à la mode encore au début des années 80, avec des cadrages, un découpage, un ton cinématographiques, et des codes bien précis qui donnent indéniablement une ambiance; il ne manque plus que la musique de Morricone. Le premier épisode, "Les Chiens meurent en hiver" est quasiment un décalque du "Grand Silence", western étrange de Corbucci, interprété par J.L. Trintignant et Klaus Kinski dans un décor neigeux; Swolfs reprend l'idée et donne la physionomie de Kinski au méchant qui s'oppose à Durango. Par la suite, d'autres personnages auront des visages d'acteurs, et l'on guette les clins d'oeil (tel celui de l'album "Piège pour un tueur" où l'on aperçoit la silhouette d'Eastwood avec son poncho). Il n'est pas étonnant que Thierry Girod ait repris cette série, il a dû d'ailleurs s'en inspirer pour créer sa propre série Wanted, au ton très proche. Croyez-moi, les amateurs du genre ne seront pas déçus avec Durango, c'est une très belle collection à constituer, un vrai plaisir à lire et à relire.

06/06/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Durango, c'est du solide, du volontaire, comme son nom l'indique après analyse fumeuse ! C'est en tout cas une série qui mérite d'être découverte par tout amateur de bd western (dont je fais partie). L'essentiel des clichés s'y trouvent, le justicier traversant les intrigues avec la certitude d'y survivre, malgré les coups durs et les coulées d'hémoglobine (assez importantes il est vrai). Si la guerre de Sécession et les guerres indiennes sont absentes du décor (l'action est tardive, fin XIXème siècle), le Mexique est toujours là pour sa touche d'exotisme (les albums s'y déroulant sont parmi les meilleurs). Et le héros, avec son arme originale et une partie des stigmates christiques (cf premier album) est régulièrement entouré de jolies jeunes femmes, ceci ne l'empêchant pas de ne jamais se fixer quelque part. En cela la fin de beaucoup d'albums ressemble à celle des Lucky Luke, et je ne serais qu'à moitié surpris de l'entendre chanter "I'm a poor lonesome cowboy...". A moitié seulement, car la série se veut plutôt réaliste, mais tendance Leone ou Corbucci, et moins humour au sens où l'entendait Goscinny. Le dessin de Swolfs est bon, dynamique, et il y a peu de temps mort (il n'y a d'ailleurs que le temps qui meure rarement ici !). Peu de commentaires "off" non plus. Une lecture donc divertissante, rapide, mais qui n'atteint pas les sommets du tandem Charlier/ Giraud sur Blueberry. Et qui peine à se renouveler sur les derniers albums. Note réelle 3,5/5.

05/11/2012 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Après avoir découvert Durango quand j'étais au lycée, je suis devenu à l'époque l' un de ses plus grands fans et je suis étonné de voir que mon plaisir est toujours le même lors de mes relectures de cette série culte. Il faut tout de même avouer que le scénario est souvent répétitif sur l'ensemble des quinze tomes. Ce cow-boy solitaire parvient tout le temps à déjouer les manigances de riches propriétaires terriens qui veulent s'approprier par la force bien sûr les terres des pauvres petits éleveurs ou parfois de mineurs. Malgré cela Durango reste une très bonne série, digne des plus grands "westerns spaghetti", en effet on retrouve au long des épisodes la plupart des clichés aperçus dans ce genre de films : les duels bien sûr, les attaques meurtrières de banques, les ranchs dévastés par des hommes de main, la "révolution mexicaine" (les trois épisodes couvrant cette période sont tout simplement magnifiques), le héros arrivant dans une gare isolée et j'en passe. Swolfs se permet même dans le tome 9 de faire apparaître un homme ressemblant étrangement à Lucky Luke. Je suis quand même moins emballé par les 2 derniers épisodes dessinés par Thierry Girod, même si les dessins restent de bonne qualité. En bref je suis toujours ravi de lire les aventures du cavalier solitaire gaucher utilisant un Mauser M98, car si cette série a maintenant 30 ans elle n'a pas pris une ride.

18/12/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai un peu de la difficulté à comprendre pourquoi cette série est considérée comme étant un immanquable. Oui, les histoires sont pas mal et le dessin est superbe, mais la série souffre de plusieurs défauts à mes yeux. Je trouve qu'on reprend trop les codes du western et les histoires se répètent un peu : Durango arrive dans un coin un peu perdu où règnent des méchants et il va jouer les héros en se débarrassant d'eux car il tire très vite. De plus, la narration est fluide et j'ai bien apprécié au début, mais je me suis vite rendu compte que c'était en faite un défaut. Ça va tellement vite que je n'ai pas le temps de m'attacher aux personnages ou de trouver l'intrigue captivante.

25/11/2010 (modifier)

Pour mon centième avis, j’ai opté pour un retour aux sources. ‘Durango’ constitue en effet une des premières séries de bd que j’ai collectionnées. Comme en témoignent d’ailleurs les inscriptions malhabiles de mon prénom au gros feutre de couleur sur chacun de mes albums. Cigarillo au bec, barbe de trois jours, Mauser C96 à la ceinture, gants aux doigts découpés, ce tueur avait vraiment tout pour plaire au gosse que j’étais. Et bien des années plus tard, j’avoue que je lui trouve encore une classe folle ! Certes, le scénario demeure souvent répétitif et prévisible. Certes, Durango est particulièrement balaise. Certes, les différents personnages se révèlent généralement très stéréotypés et manquent sans doute un peu de profondeur. Il n’empêche que l’ambiance de western distillée par Swolfs fait de ‘Durango’ une référence du genre, au même titre qu’un Blueberry !

25/05/2010 (modifier)
Par AlainM
Note: 2/5

Durango, c'est un superbe dessin, d'accord. Le scénario, par contre, est assez faible et souvent répétitif, du style "Durango, pour défendre la veuve et l'orphelin, doit régulièrement tuer 3 ou 4 truands idiots et complètement amorphes. Durango est tellement habile de sa main gauche (alors qu'il est droitier à l'origine) qu'il tire plusieurs coups de feu quasi instantanément. Ensuite, il s'en va déjouer d'odieuses machinations de notables sans scrupules ou de trafiquants quelconques". Évidemment, pour entretenir le suspense, Durango est régulièrement fait prisonnier par soit les méchants soit un représentant borné de l'autorité locale. Au lieu d'être promptement liquidé, ceux-ci lui laissent toujours l'opportunité de s'échapper dans des conditions pour le moins abracadabrantes ; par exemple, il est sauvé par un mystérieux tireur qui désarme à la dernière seconde et à une distance plus que respectable le bandit qui allait exécuter notre héros. Décidemment, il reste toujours très difficile de réaliser des séries d'actions dont le scénario tient la route sans invraisemblances ou coïncidences extraordinaires. On est très loin des meilleurs scenarii de Charlier dans la mythique série de Blueberry.

10/01/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Je suis toujours aussi impressionné par la qualité du dessin de Swolfs. C'est une pure merveille de précision au niveau des traits des personnages. On entre de plein pied dans des décors somptueux rappelant effectivement les grands films de western de la grande époque hollywoodienne avec John Wayne ou encore Clint Eastwood. Deux mots peuvent caractériser cette ambiance ultraviolente : dure et âpre. Je regrette juste que nous ayons encore droit à un de ces sempiternels héros qui défend la veuve et l'orphelin au nom de la Justice contre des ordures impitoyables. L'action est privilégiée au détriment de la psychologie propre des personnages. Toutefois, on passe un très agréable moment de lecture. Dans le genre, j'avoue quand même avoir ma préférence pour Bouncer. De manière générale, j'approuve les auteurs qui misent encore sur le western à une époque où celui-ci a presque totalement disparu des écrans. C'est vrai que cela manque. Alors, pouvoir replonger dans une bd d'une telle qualité ne peut que nous ravir !

01/06/2008 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 4/5

Lu lors de mes années estudiantines, Durango fut pour moi un excellent moment de lecture, qui sut rapidement me passionner. Et voilà que je tombe dessus en occasion, n'ayant jamais eu l'idée de me les acheter. J'en fais donc l'acquisition et aussitôt rentré, je me replonge dans ces paysages ensoleillés, ces mains moites, ces regards sombres, ces odeurs de poudre, bref cet univers âpre et dur. Car nous ne sommes pas dans des faits véridiques mais davantage en présence du western spaghetti, un western semi-imaginé et semi-réaliste. Le héros est quasiment le stéréotype du personnage solitaire quasiment indestructible, mais on se rend compte que lui aussi à ses faiblesses et que le malheur ne le quitte pas. Courageux, tireur d'élite, yeux verts énigmatiques, juste, idéaliste... le héros a énormément d'atouts pour lui. La violence est omniprésente dans la série, mais il est difficile d'exprimer l'univers du western autrement. Un duel ne se termine pas souvent autour d'un verre à jouer aux cartes ! Non, le contexte veut que cette violence soit si fortement marquée. Et puis, l'auteur a quand même beaucoup d'audace, il maltraite son héros, particulièrement dans les premiers tomes, voir comment Durango sort diminué de son épopée laisse sans voix... Une des meilleures séries de Swolfs car elle n'est pas exempte de défauts ni de tâtonnements... c'est ce qui fait présentement son charme ! Tout est traité de manière magistrale, des paysages à l'utilisation des points de vue. Parfaitement réalisée, la série reste agréable et attractive même après 5 lectures. De même, l'ensemble des albums ne vieillit pas, le premier tome a plus de 25 ans, mais il est toujours aussi plaisant de le relire. On peut juste reprocher une petite baisse de régime sur certains albums, mais le cycle au Mexique par exemple (tomes 4-5-6) est tout simplement une pure merveille ! Et puis j'aime le trait de Swolfs, bien qu'imparfait, je trouve qu'il retranscrit parfaitement cette ambiance des westerns italiens. Difficile d'exprimer concrètement ma sympathie pour ce dessin, toujours est-il que je suis très souvent enthousiaste lorsque j'ai l'occasion de lire un album dessiné par cet auteur. Un incontournable dans le thème du western.

05/05/2008 (modifier)