Rahan

Note: 2.93/5
(2.93/5 pour 28 avis)

Enfin en albums la fabuleuse saga de Rahan fils des âges farouches, héros reconnu comme l'un des premiers de la BD française. Une collection qui reprend l'intégralité des histoires parues dans Pif entre 1968 et 1989.


Adoption Albums jeunesse : 10 à 13 ans Génération Albator Pif Gadget Préhistoire

Le fils des âges farouches est le fils adoptif de Crao. Il est grand, beau, fort, blond aux yeux bleus , LE héros solitaire-type. Orphelin tout bébé il est adopté par Crao, il grandit heureux dans le clan du mont bleu. Orphelin une deuxième fois à la suite de l'irruption du Mont Bleu, il connait une adolescence difficile. Ce n'est qu'adulte qu'il retrouve la vie parmi les hommes, mais jamais pour très longtemps.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1971
Statut histoire Une histoire par tome (11 tomes chez Lécureux + 22 intégrales chez soleil) 34 tomes parus
Couverture de la série Rahan
Les notes (28)
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10/02/2002 | Alix
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L'avatar du posteur Noirdésir

Rahan. Voilà bien une série patrimoniale, pour toute une génération - voire plusieurs qui, comme moi, se sont nourries des aventures préhistoriques du fils de Crao. J'aimais beaucoup ces histoires quand je lisais Pif Gadget, et il m'est arrivé bien après de lire quelques albums, pour réactiver les souvenirs. Les scénarii sont souvent simples (mais pas forcément simplistes), manichéens, le héros triomphant des obstacles, des bêtes et des hommes (les adversaires de Rahan ayant tous une forte part d'animalité [faciès et pilosité; caractère et comportement]) avec la force tranquille du juste. Car c'est un des héros positifs qu'aimaient à défendre les communistes éditions Vaillant. Mais c'est aussi une sorte d'exaltation de l'aventure, parfois gratuite (j'adorais, petit, le moment récurrent où Rahan choisissait la direction à suivre en faisant tourner son coutelas, s'en remettant au hasard). Le dessin de Chéret est relativement bon (je préfère les versions en Noir et Blanc), avec une prédilection pour les personnages bodybuildés. Le côté naïf et parfois édifiant passe moins pour le lecteur adulte que je suis devenu, et la lecture peut sembler rébarbative (même si, sur un canevas finalement assez redondant, Lécureux a su varier les trames). Il faut faire fi de certaines invraisemblances, pour suivre cet improbable Mac Gyver préhistorique dans ses aventures. Pour l'achat, je suis peut-être indulgent, et un emprunt en bibliothèque peut certainement être suffisant, mais pourquoi pas ? Quelques albums ne jureraient pas dans une bonne BDthèque.

04/12/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5
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Rahan le fils des âges farouches est une bd que je lisais à l’époque quotidiennement dans Pif Gadget avant d’en lire de nombreux albums par la suite. Il y a forcément beaucoup à en dire, que c’est une madeleine de Proust, que les scénarios sont simples et manichéens mais justement… À se replonger dans le contexte similaire, quelle jolie fenêtre vers l’extérieur pour des histoires courtes et concises et, osons le dire, pédagogiques et éducatives. Le dessin réaliste, ne me plaisait pas plus que cela à un âge où les gros nez avaient ma préférence. Pourtant le style de Chéret était relativement élaboré et travaillé, avec ce petit côté « comics » bien de chez nous lui donnant un style particulier. On peut considérer Rahan comme notre Conan européen, de l’héroic fantasy à une époque des premiers hommes et tout un bestiaire et un décor impressionnant, un immense bac à sables pour des idées simples mais franchement haletantes puisqu’aujourd’hui encore, je peux en lire sans déplaisir dans le seul but de me divertir. Le côté « Système D » et le vocabulaire de Rahan peuvent lasser mais la résolution bien souvent par la non violence est toujours bien amenée, une constante sur autant de récits. Impossible de savoir si cette œuvre est susceptible de plaire encore aujourd’hui pour un public aguerri mais très honnêtement Rahan n’a jamais eu la place qu’il méritait en dépit d’une longévité phénoménale sur des idées peut-être répétitives mais sans panne d’inspiration de Lécureux. À savourer de préférence en terrasse et dans l’édition noir & blanc pour mieux apprécier le travail dantesque de son dessinateur. Le fils de Crao mérite amplement la reconnaissance et à siéger auprès du patrimoine culturel entre Tintin et Astérix.

25/08/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5
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Forcément culte! Certains diront que c'est en raison de son côté Madeleine de Proust, la nostalgie qui à encore frappée. Mais au delà de cet aspect, avouons tout de même que pour l'époque c'était quand même du lourd. Toute les semaine pendant ma pré adolescence j'attendais avec impatience la sortie de mon Pif Gadget, parfois, Oh joie!, ce gadget était en rapport avec mon personnage préféré, Ah ce collier, les dieux savent si je l'ai attendu! Alors oui les années passant on peu trouver à redire sur cet homme des âges farouches, très Mc Gyver avant la lettre, qui se sortait de toutes les embuches grâce à son talent, son courage et son profond humanisme. Je ne parle même pas de son look tout en tablettes de chocolat et ses cheveux blonds au vent. Mais bon j'aimais beaucoup, sans doute certaines histoires ont un peu mal vieillies, surtout à l'aune de découvertes récentes et de l'engouement dans l'édition et le cinéma, il n'en reste pas moins que ces aventures ont fait rêver des milliers d'enfants en utilisant des valeurs, ma foi pas si nulles.

09/03/2015 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5

Une série qui a bercé mon enfance (8/13 ans en gros) et que je découvrais avec délectation dans le pif gadget que mère grand m'offrait. Tout le goût des choses simple d'Herta réuni dans une série dessinée. Et puis à cette glorieuse époque où Gulli ne biberonnait pas les enfants, quelle fenêtre aventureuse constituait cette BD. Certes je dois reconnaitre une répétitivité des aventures mais le rythme court et l'imagination de lieux et de contexte les rendaient malgré tout nouvelles à mes yeux d'enfant. Elles mettaient en point d'orgue de grandes vertus comme le courage, la bonté, l'altruisme, l'intelligence et l'ouverture d'esprit vs l'obscurentisme, l'individualisme, l'appât du gain..... et ce en luttant contre les instincts primaires et humains. Alors certes c'est un poil cucul la praline, mais replaçons dans le contexte de l'époque d'une part et d'autre part ce genre de valeurs devraient être parfois plus mises en avant dans les ouvrages de quelque médium que ce soit destiné à nos têtes blondes d'aujourd'hui. Le dessin était somptueux, Rahan avait un corps d'athlète de fou, les cases étaient dynamiques, ah comme on le prenait en exemple lorsqu'il plongeait dans les eaux noires d'un fleuve pour échapper à la mort ou lorsqu'il sautait sur le paletot d'un Dent de Sabre. Non vraiment, du tout bon.

20/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Ah Rahan, quelle belle lecture de jeunesse, cette bande a bercé ma pré-adolescence et au risque de passer pour un attardé, elle reste même encore une excellente lecture pour l'adulte que je suis devenu, ce que ne peuvent comprendre difficilement ceux qui n'ont pas grandi avec. Le succès de ce Tarzan de la Préhistoire fut tellement fulgurant en 1969 (pourtant le dessin n'était pas encore très top) qu'il devient le héros vedette de Pif-Gadget et qu'il entraîne la création de sa propre publication, en broché, tout en continuant ses exploits dans Pif en récits complets de 20 planches (il y en eut 102 plus 2 récits longs). Ce succès profite de la disparition provisoire de Tounga, l'autre grande bande réaliste qui occupe ce créneau préhistorique dans le journal Tintin. Mais le succès est dû au grand talent de Chéret qui adopte un graphisme vigoureux un peu inspiré de Burne Hogarth, constitué de cases éclatées où les personnages musculeux sont pleinement mis en valeur. Ceci combiné à la qualité des scénarios de Lécureux, dont le côté naïvement éducatif et édifiant passionne les jeunes lecteurs. On s'identifiait au héros, on l'admirait pour sa force, son courage et son intelligence, et aussi, ce qui me plaisait, c'était le côté très aventureux de la Préhistoire, période qui me fascinait. C'est d'ailleurs le petit bémol que j'ai remarqué une fois devenu adulte (ce dont on se foutait étant gamin) : le curieux contraste entre le trop "savant" Rahan au physique de beau gosse blond, et l'aspect parfois très primitif de certains peuples qu'il rencontre. Solitaire, il observe la nature et les animaux pour en tirer avantage, et va à la rencontre de clans, de tribus hostiles ou parfois accueillantes, à qui il enseigne les secrets de ses nombreuses découvertes (pièges pour chasser, constructions diverses, bricolages pratiques, usage de certaines armes....). Des rapports de force ont lieu entre Rahan et des chefs obtus, des sorciers cupides, des guerriers aveuglés par la haine, ou parfois de belles femmes aux formes harmonieuses qui règnent sur de petits royaumes. Mais avant tout, Rahan enseigne la sagesse et la paix, jouant ainsi un rôle humaniste, prônant la fraternité des peuples, symbolisant tous les progrès accomplis par l'homme durant la Préhistoire. C'est sans doute un peu pour rendre chaque épisode plus attractif que Lécureux n'évite pas les anachronismes ; mais ce n'est pas bien grave, ce qui compte avant tout, c'est le charisme du héros et le souffle de l'aventure. Le travail du fils de Lécureux pour relancer l'homme au coutelas d'ivoire est remarquable, Chéret retrouve la forme, car à une époque, il était tellement débordé par le rythme effréné des parutions (rançon de la gloire), qu'il a parfois laissé le dessin à l'Espagnol Enrique Romero (auteur de la Bd Axa) puis à Michel Rouge et à l'Italien Guido Zamperoni. L'achat risque d'être rude vu la quantité d'intégrales Soleil, au choix en couleurs ou en N/B pour retrouver le charme des années Pif-Gadget. Une des meilleures Bd françaises de la grande époque.

28/06/2013 (modifier)
Par Puma
Note: 2/5

Quand j'étais pré-adolescent, j'achetais mon Rahan broché qui paraissait à intervalles réguliers. Si le dessin de Chéret avait quelque chose de vivant et sympathique, bien que très prévisible et répétitif et pas toujours des plus soignés, les scénarios étaient, à peu de chose près, toujours avec la même inlassable trame - ce qui à l'époque, et contrairement à aujourd'hui, ne me dérangeait pas trop. Aujourd’hui, cette répétition scénaristique m'est devenue imbuvable et se résume à peu près sempiternellement au gré des histoires à ceci : - Rahan "le fils des âges farouches", en vagabondant, trouve une nouvelle tribu ; - La tribu a un problème soit avec son chaman, soit avec ses croyances, soit avec la technique ; - Rahan toujours très malin apporte la solution aux problèmes en démasquant le Chaman, démontant les croyances fausses, ou en expliquant une nouvelle technicité et toute la tribu est enchantée ; - Happy End. Pour très très jeune lecteur à la limite ....

11/02/2013 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
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Même si Rahan figure parmi les toutes premières bds que j’ai eues entre les mains (avec Boule et Bill), je n’ai pas grandi avec lui. Je ne me suis jamais identifié à ce tarzan de la préhistoire, ce marche-debout orphelin et solitaire, ce Mac Gyver des âges farouches, celui qui serait tout nu sans son opinel , couteau suisse , coutelas (un peu comme Bill sans son collier). Les rééditions Soleil me donnent l’occasion de me replonger dans cet univers d’un autre âge. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la préhistoire de la bd mais elle date bel et bien. Ce fait est davantage conditionné par la narration (clairement d’une autre époque) et la mise en couleurs (un peu passée) que par le dessin qui reste assez vivant et actuel. Je trouve le canevas souvent répétitif avec des scènes téléphonées qui rendent l’ensemble gentillet (voire naïf) sur un fond moralisateur ("les inconnus sont pas tous méchants"). Bref, lecture facile et pas désagréable mais loin d’être un incontournable.

17/09/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Je viens de relire un Rahan. Cela ne m'était plus arrivé depuis mon adolescence ! J'avoue même avoir bien aimé les aventures de cet homme préhistorique qui se bat pour sa survie et qui n'hésite pas à défendre les bonnes causes à la manière d'un preux chevalier. Puis en grandissant, j'ai mis Rahan de côté en ne voyant finalement qu'un homme téméraire à la chevelure blonde l'Oréal, musclé de surcroît comme le fut jadis Arnold Schwartzenegger. Une oeuvre naïve et sans intelligence et remplie d'anachronisme. La honte me gagnait d'avoir un jour pu aimer cela. Il manquait un peu d'exotisme dans les relations. Et puis, cette relecture qui me réconcilie avec le passé. Cela ne me dérange pas que des jeunes puissent découvrir la bd au travers les aventures de Rahan. C'est nécessairement une étape à accomplir pour découvrir des oeuvres plus mâtures. Cependant, il y a des ingrédients dans Rahan qui sont à l'origine de ce qu'on peut aimer dans la bande dessinée. Le contenu est intéressant sur un monde disparu. De là à dire que "Rahan" me manque, je n'irai pas jusque là ! ;)

04/04/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
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Je n'aime pas beaucoup Rahan, peut être en partie parce que je ne m'intéresse pas à l'âge de pierre. J'ai emprunté les intégrales à la bibliothèque et il n'y a que quelques histoires qui m'ont accroché comme celle où Rahan rencontre la femme de sa vie. En dehors de ces quelques histoires, je me suis profondément ennuyé. Il faut dire que le scénario est souvent répétitif. Rahan débarque dans une tribu qui fait face à un problème et Rahan grâce à son esprit inventif va les aider. Tout le monde est content, sauf le sorcier de la place qui manipule les villageois et qui fera tout pour détruire le plan de Rahan et bla bla bla. Quant qu'au dessin, il est un peu moche par moment. La faute aux couleurs ?

04/11/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 5/5

Ahlala ! Il existe de grands malades capables de traiter Rahan de série culte ... Pourtant, ce personnage existe bel et bien dans l'imaginaire collectif, et ce n'est pas par hasard ! Qu'on ne parle pas de marketing ou de dessins animés vieillots pour situer "le fils de Craô" ! Si Rahan en est arrivé là où il est (aimé ou détesté), c'est bien par la qualité de l'oeuvre d'André Chéret et de Roger Lécureux. Car la série est l'un des exemples les plus purs de récits d'aventure : foin de réalité historique, pas de réalisme appuyé voire même aucune crainte à user d'anachronismes ahurissants. Avant tout action et exotisme en jouant sur l'imaginaire du lecteur pour l'emmener dans un univers sauvage et intriguant. Lécureux a su trouver le ton juste pour animer son personnage vagabond, utilisant des dialogues juste simplifiés ce qu'il faut pour donner l'impression de plonger dans un monde préhistorique tout en restant lisible. Il profite de l'originalité de son univers pour lui créer une mythologie à la fois simple et symbolique, et la soif d'aventure de Rahan se conjugue à merveille avec sa générosité pour tirer des enseignements de ses péripéties, non sans humour. Car Rahan est loin d'être monolithique, sa témérité ne masque pas toujours sa peur, et il est bien loin d'être un modèle d'individualisme. Son arrivée parmi des clans hostiles à l'étranger est bien davantage l'étincelle qui permet l'insurrection des membres de bonne volonté face à des potentats hargneux ou des sorciers manipulateurs. Notre héros n'est pas un surhomme, et si son choix d'épargner la vie des hommes n'est pas réaliste, elle n'en permet que de prôner la tolérance, le dialogue et l'ingéniosité. D'ailleurs, Rahan tue dans une histoire, rien ne l'y oblige, sinon sa propre haine, stimulée par sa captivité durant des mois, preuve que le héros est loin d'être infaillible. Lécureux fait preuve d'un grande imagination pour renouveler les situations de départ et les cadres de ses histoires, menées à un rythme d'enfer (elle ne compte qu'une vingtaine de planches chacune). Le travail du scénariste est d'une telle richesse qu'il parvient à exploiter son univers sur l'équivalent des dix premiers tomes de l'intégrale des éditions Soleil sans faiblir. Ensuite, la pagination varie, signe que les idées ne trouvent pas toujours un développement aussi riche qu'au départ, certaines situations paraissent rabachées et la série se faufile parfois sur les sentiers du fantastique pour un résultat assez curieux. Lorsque dans les années quatre-vingt, les auteurs livrent des albums classiques, ils parviennent à donner un second souffle à la série en donnant plus d'ampleur aux intrigues. Quoi qu'il en soit, à tout moment c'est la recherche de l'aventure pure qui guide Lecureux et nul ne pourra nier que son travail est efficace et sans prétention. Mine de rien, sous ses dehors simplistes, il aura réussi au travers de sa série en mettre en garde contre les dogmes et le totalitarisme, en évitant de crouler sous les manichéismes. Chéret était le dessinateur idéal pour cette série. Son dessin réaliste et (lui aussi) efficace est dans un premier temps enfermé dans des mises en pages sages sur trois bandes qui gagneront rapidement en nervosité avant que les images ne débordent des cadres et ne se côtoient en créant une ligne de lecture particulièrement dense et prenante. Son trait élégant chargé de mille détails créé l'univers de Rahan et lui offre le visuel nécessaire pour emporter le lecteur dans ce monde finalement imaginaire. La reprise graphique de Romero ne fait que copier sans élan le style de Chéret, et celle de Zampéroni, très originale, même si elle n'a pas la magie du tandem créateur. Pour créer cette faune, ces paysages sauvages et les civilisations qui l'habitent, il fallait tout de même du génie, surtout que le dessinateur ne faiblit jamais où que son scénariste l'emmène, ce qui n'est pas sans mérite vu l'impressionnante production que représente la série. Jean-François Lécureux poursuit l'oeuvre de son père d'une façon satisfaisante, peut-être un peu plus familiale, mais toujours de qualité avec un Chéret toujours en grande forme. Rahan a bien suffisamment marqué la Bande Dessinée pour être reconnu à sa juste valeur, et ne pas être considéré comme une publication de presse facile et datée ( ce qui est faux, les textes et les dessins gardent leur modernité à décrire ce monde intemporel). Peut-être pourra-t-on redécouvrir sans parti pris une oeuvre ambitieuse et intelligente, il serait faux de prétendre qu'elle n'a pas connue de (tardives) baisses de qualité, mais elle n'aurait pas pu trouver son public depuis si longtemps (hé! Presque quarante ans) sans d'immenses qualités. Mais oui, une oeuvre culte !

14/07/2007 (modifier)