Celui-là, je l’ai repéré grâce à bdthèque, et son résumé ne pouvait que m’attirer. C’est donc sans hésitation que j’ai acquis l’objet. Et je ne le regrette pas !
Débarrassons-nous du seul point négatif qui me vient à l’esprit : certains visages ne sont pas détaillés, et cela a le don de m’énerver. Il n’y avait vraiment pas moyen de faire deux yeux, un nez, une bouche à ces personnages ?
Pour le reste, j’ai bien apprécié le trait de l’artiste. Son style est expressif, son trait dépouillé n’est pas sans me rappeler celui de Moynot sur « Le Temps des Bombes », sa colorisation est lumineuse ou plus austère en fonction des circonstances mais toujours en concordance avec le récit. L’ensemble, sans relever de la virtuosité picturale, m’est apparu plaisant à l’œil, agréablement lisible, dynamique et expressif lorsque le scénario l’exigeait.
Le thème est très original. Les phares ont de tous temps eu le don de me fasciner, et suivre la construction de l’un d’entre eux à l’aube de la première guerre mondiale avait de quoi me réjouir. Mais au-delà de ce phare, c’est le portrait d’un homme et la rencontre entre celui-ci, parisien, et un peuple, breton, qui constitue toute la moelle du récit. J’ai aimé ce lent « apprivoisement » qui se développe dans les deux sens, chacun apprenant de l’autre.
Au final, j’ai dévoré ce livre, encouragé en cela par une narration fluide et une belle écriture. Vraiment bien ! Des comme ça, j’en redemande !
Voici un de mes personnages préférés et une de mes séries fétiches. Dieter Lumpen, glandeur à l’élégance désabusée, embarqué à son corps défendant dans les aventures les plus variées, et s’en sortant rarement avec tous les honneurs, est un parfait antihéros de série d’aventures. Et si sa morale est parfois discutable, le personnage est doté d’un grand cœur et d’une belle humanité.
De plus, les aventures en question sont on ne peut plus variées. Souvent exotiques, courtes la plupart du temps (les deux premiers tomes sont des recueils de nouvelles, le troisième propose, lui, une histoire complète mais pas vraiment linéaire), parfois policières, parfois plus proches du drame intime, souvent prétexte à une critique sur la colonisation et, plus particulièrement, sur le regard supérieur posé par les européens sur les autres peuples de la terre, parfois teintées (et même plus) de fantastiques, elles garantissent un plaisir de lecture toujours renouvelé.
Côté dessin, Pellejero fait montre d’une belle dextérité. Son encrage est plus fin que sur ses œuvres plus récentes. L’ensemble peut donc sembler moins personnel mais j’aime ce style réaliste soigné, dynamique et expressif. Seule la colorisation m’est apparue, au début, quelque peu étrange. Je m’y suis cependant vite fait, et cette colorisation fait finalement partie de ces petites étrangetés qui confèrent à la série son style unique.
La narration est l’incontestable point fort de la série, qui recèle de quelques répliques de haut vol. Je tiens donc à souligner la qualité du travail des différents traducteurs qui se sont penché sur la série. Bravo à eux (et à elles).
Et puis, il y a ce troisième tome, au merveilleux délire logique, où toute la personnalité du dandy peut s’exprimer en toutes libertés. Là, j’ai été embarqué dans un bazar, mes amis, un bazar étrange, déroutant, mais que j’ai adoré tant j’aime être surpris par un scénario inventif fait avec un grand sérieux mais qui ne se prend pas au sérieux.
Déjà, les deux premiers tomes étaient franchement bien, mais ce troisième, c’est du grand art ! S’il n’y avait eu que lui, j’aurais attribué « culte » à la série mais le « franchement bien » me parait plus justifié pour l’ensemble.
Attention, si vous désirez acquérir la série, il semblerait que le tome édité chez Magic Strip ne reprend qu’une nouvelle (en noir et blanc) déjà présente sur le deuxième tome édité chez Casterman. Il serait donc sans doute judicieux d’en oublier l’achat. Remerciez Miranda pour le tuyau.
Pour le reste, n’hésitez pas !
J'ai eu un coup de coeur pour cette BD toute simple. L'histoire de cette petite fille et de son grand père est très attachante, comme le sont les différents personnages.
Le dessin en noir et blanc est agréable, sans fioriture, et la "représentation" de la mort bien trouvée. Le ton de l'histoire est juste, on est triste sans tomber dans le mélodrame.
Un BD très sympa, à lire au coin du feu avec une tasse de thé !
Prenez un bon vieux film de Geoges Romero du style "Le jour des morts vivants".
Mélangez avec du Tarantino à la "Pulp fiction".
Saupoudrez le tout d'une déjanterie style "Bad taste" de Peter Jackson.
Secouez et vous obtenez le premier épisode du film sur Carson City. Ah, oui, c'est vrai, c'est pas un film, mais une BD. Mais elle se lit comme on regarde ces films. C'est vraiment bluffant comme sensation. C'est même, je pense, la première fois que je ressens ça. Et c'est ce qui vaut le coup de coeur...
Pour le reste?
Ben, le scénario est un mélange de morts vivants (peu présents pour l'instant) avec une course poursuite après 3 braqueurs de banques. Très jouissif. Je n'en dit pas plus...
La narration n'est pas non plus en reste : gros plans, transitions entre les scènes, tout est bien foutu. Vraiment !
Au niveau du dessin, c'est très spécial, mais très approprié. Les personnages sont disproportionnés, avec des têtes énormes. Mais passé les quelques premières planches (assez déroutantes, il faut le reconnaître), j'ai adhéré complètement...
Et comme le noir et blanc est bien exploité...
Tout ceci mérite donc un 4/5.
Vivement le tome 2.
PS: Je me demande si on s'oriente comme le film "Une nuit en enfer"? (le début est dans le style, en tout cas).
"Diables sucrés" est un album étrange à la richesse importante.
Les sujets abordés sont nombreux et teintés de fantastique, utilisant des légendes guyanaises et le folklore japonais des yokai.
C'est aussi et surtout le passage à l'adolescence de jeunes garçons. Il offre des expériences drôles mais aussi horribles.
Cette lecture est unique grâce aux dessins au graphisme "iconique" que les amateurs de Cris Ware ne renieront pas. Les couleurs sont chatoyantes voir flashies. Jiro utilise l'informatique tel un infographiste et intègre des planches ressemblant à des publicités.
Il n'y a aucun encrage, le dessin est 100 % informatique. Il est assumé, l'expérience vaut le détour ! Il faut un laps de temps pour s'y faire mais pas la suite on se surprend à rester regarder les détails dans les cases.
Pour ce superbe travail et cette originalité, j'ajoute un coup de coeur.
Ce one shot ne laissera pas indifférent, il demande de l'abnégation et de l'ouverture d'esprit. La suite est une petite merveille pour ceux qui sauront ouvrir les yeux et leur coeur.
Encore une fois les Charles nous ont fait un magnifique récit et une superbe mise en couleur avec Bihel. Que du bonheur!!!
On est transporté dans l'Africa belge. On apprend aussi beaucoup sur l'étrange histoire de nos voisins belges.
Les personnages sont très complets tout comme dans les autres dreams. Vraiment j'attends la suite avec impatience.
Comment a-ton pu classer Donjon potron-minet dans humour de rire ? C'est nettement plus proche du drame, du cynisme et de la douleur que de la légèreté et du rire, et ceci est encore plus valable pour les "Donjons Monsters" qui s'insèrent dans cette tranche des donjons, d'ailleurs je n'arrive pas à les dissocier tant tous ces tomes s'imbriquent les uns dans les autres, tant les évènements se suivent et tant les personnages y évoluent. J'ai été souvent prise à la gorge par la cruauté et le désespoir qui imbibent ces histoires ou plutôt devrais-je dire… l'histoire…
Plus précisément concernant les potron-minet, ceux-ci démarrent assez légèrement avec tout de même une petite dose de sadisme et dont le dernier tome paru jusqu'à présent Sans un bruit est vraiment poignant et cruel. Après avoir lu Donjon Zenith, nettement plus léger et humoristique on a qu'une hâte c'est de connaître les origines du donjon, le ton est tellement différent dans ces deux séries que l'on est totalement scotchés par l'imagination et le culot des auteurs qui n'ont vraiment pas froid aux yeux, et aucun tabou surtout concernant les meurtres, la vengeance et autres déficiences humaines.
Graphiquement le style de Blain est parfait mais j'avoue avoir eu un petit faible pour celui de Christophe Gaultier qui est plus détaillé et plus fouillé, plus joli aussi, j'espère qu'il continuera à dessiner cette partie de la série.
A lire et à relire indéfiniment ! Plus je lis de tomes de Donjon plus je suis convaincue que c'est indéniablement la série la plus marquante et la plus riche de la bande dessinée.
Petit mot de fin
Je passe ma note de culte à 4/5 car malgré sa grande richesse, cette série reste intrinsèquement inachevée. Par série j'entends absolument TOUS les donjons, car les différencier n'a pas de sens à mes yeux, même les Donjon monsters et ses histoires au tome par tome.
Hélas c'est aussi cette partie de l'histoire qui est une des plus accrocheuse et où il y aura le plus de manque.
Bref, ça laisse un goût amère qui aura du mal à passer, car la relecture sera très frustrante sachant tout que qu'on ne saura jamais.
Un monde hors du temps pour un humour hors du commun et délicieusement iconoclaste, rempli de références beaucoup plus complexes qu'elles en ont l'air, impliquant la relecture pour y voir la subtile allusion.
Même après bien des relectures, je redécouvre chaque fois des choses nouvelles.
Un style graphique qui n'est, certes pas, le point fort de la série mais qui porte tout à fait honorablement cette ambiance si particulière et si propre à une certaine époque qui laissait un peu de place à l'anti-conformisme et à l'abandon des normes.
De la péniche volante au coucou hors la montagne, cette bande dessinée n'est pas à mettre entre toutes les mains, en tout pas celles des amateurs du premier degré, ils en sortiraient déçus.
Pour le reste, j'encourage vivement à la découverte de tout ce petit univers fantasque.
Voici un joli conte, qui plus est, bien plus sombre qu'il n'y paraît au premier abord. Le style graphique possède un côté artisanal qui me plaît énormément. Les personnages sont très classiques, mais mignons tout plein. La mise en scène est très soignée, et on sent que l'auteur aime vraiment ses souris qui doivent lutter contre les très nombreux dangers que la nature leur réserve. Car s'il s'agit d'une BD avec des personnages anthropomorphes, l'originalité tient ici du fait qu'ils demeurent à l'échelle de taille de la réalité. Mais le danger ne vient pas forcément de là où nos héros s'attendent à le voir surgir.
Bref pour moi un coup de cœur essentiellement lié au graphisme que j'apprécie énormément, mais le scénario est tout à fait correct, à défaut d'être véritablement innovant! Amateurs d'High Fantasy à la recherche de fraîcheur dans cet univers, vous passerez assurément un moment agréable en compagnie de ce petit ouvrage !
Même si je ne suis pas accro aux mangas, que ce soit en BD ou Japanimation, je suis une très grande fan des Zelda, surtout sur N64. Les dessins sont très beaux, l'histoire n'est pas mal même si ça ne ressemble pas beaucoup au jeu lui-même. On y découvre aussi les sentiments du jeune Link, une princesse Zelda intelligente et décidée, et Ganondorf le méchant le plus charismatique de l'histoire. Des personnages sympathiques y sont également présents : Impa, Nabooru, Sheik, Saria ; mais d'autres me sont très antipathiques, comme Mido le chef Kokiri, le Roi d'Hyrule, alors allié à Ganondorf qui fait une brève apparition dans la BD, Ingo du ranch Lon-Lon, et Navi la fée est parfois énervante (notamment dans une histoire courte dans le Tome 2) ce qui n'est pas le cas dans le jeu vidéo.
Même si la BD est sublime, je préfère de loin le jeu "Ocarina of Time".
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Celui-là, je l’ai repéré grâce à bdthèque, et son résumé ne pouvait que m’attirer. C’est donc sans hésitation que j’ai acquis l’objet. Et je ne le regrette pas ! Débarrassons-nous du seul point négatif qui me vient à l’esprit : certains visages ne sont pas détaillés, et cela a le don de m’énerver. Il n’y avait vraiment pas moyen de faire deux yeux, un nez, une bouche à ces personnages ? Pour le reste, j’ai bien apprécié le trait de l’artiste. Son style est expressif, son trait dépouillé n’est pas sans me rappeler celui de Moynot sur « Le Temps des Bombes », sa colorisation est lumineuse ou plus austère en fonction des circonstances mais toujours en concordance avec le récit. L’ensemble, sans relever de la virtuosité picturale, m’est apparu plaisant à l’œil, agréablement lisible, dynamique et expressif lorsque le scénario l’exigeait. Le thème est très original. Les phares ont de tous temps eu le don de me fasciner, et suivre la construction de l’un d’entre eux à l’aube de la première guerre mondiale avait de quoi me réjouir. Mais au-delà de ce phare, c’est le portrait d’un homme et la rencontre entre celui-ci, parisien, et un peuple, breton, qui constitue toute la moelle du récit. J’ai aimé ce lent « apprivoisement » qui se développe dans les deux sens, chacun apprenant de l’autre. Au final, j’ai dévoré ce livre, encouragé en cela par une narration fluide et une belle écriture. Vraiment bien ! Des comme ça, j’en redemande !
Dieter Lumpen
Voici un de mes personnages préférés et une de mes séries fétiches. Dieter Lumpen, glandeur à l’élégance désabusée, embarqué à son corps défendant dans les aventures les plus variées, et s’en sortant rarement avec tous les honneurs, est un parfait antihéros de série d’aventures. Et si sa morale est parfois discutable, le personnage est doté d’un grand cœur et d’une belle humanité. De plus, les aventures en question sont on ne peut plus variées. Souvent exotiques, courtes la plupart du temps (les deux premiers tomes sont des recueils de nouvelles, le troisième propose, lui, une histoire complète mais pas vraiment linéaire), parfois policières, parfois plus proches du drame intime, souvent prétexte à une critique sur la colonisation et, plus particulièrement, sur le regard supérieur posé par les européens sur les autres peuples de la terre, parfois teintées (et même plus) de fantastiques, elles garantissent un plaisir de lecture toujours renouvelé. Côté dessin, Pellejero fait montre d’une belle dextérité. Son encrage est plus fin que sur ses œuvres plus récentes. L’ensemble peut donc sembler moins personnel mais j’aime ce style réaliste soigné, dynamique et expressif. Seule la colorisation m’est apparue, au début, quelque peu étrange. Je m’y suis cependant vite fait, et cette colorisation fait finalement partie de ces petites étrangetés qui confèrent à la série son style unique. La narration est l’incontestable point fort de la série, qui recèle de quelques répliques de haut vol. Je tiens donc à souligner la qualité du travail des différents traducteurs qui se sont penché sur la série. Bravo à eux (et à elles). Et puis, il y a ce troisième tome, au merveilleux délire logique, où toute la personnalité du dandy peut s’exprimer en toutes libertés. Là, j’ai été embarqué dans un bazar, mes amis, un bazar étrange, déroutant, mais que j’ai adoré tant j’aime être surpris par un scénario inventif fait avec un grand sérieux mais qui ne se prend pas au sérieux. Déjà, les deux premiers tomes étaient franchement bien, mais ce troisième, c’est du grand art ! S’il n’y avait eu que lui, j’aurais attribué « culte » à la série mais le « franchement bien » me parait plus justifié pour l’ensemble. Attention, si vous désirez acquérir la série, il semblerait que le tome édité chez Magic Strip ne reprend qu’une nouvelle (en noir et blanc) déjà présente sur le deuxième tome édité chez Casterman. Il serait donc sans doute judicieux d’en oublier l’achat. Remerciez Miranda pour le tuyau. Pour le reste, n’hésitez pas !
Les Funérailles de Luce
J'ai eu un coup de coeur pour cette BD toute simple. L'histoire de cette petite fille et de son grand père est très attachante, comme le sont les différents personnages. Le dessin en noir et blanc est agréable, sans fioriture, et la "représentation" de la mort bien trouvée. Le ton de l'histoire est juste, on est triste sans tomber dans le mélodrame. Un BD très sympa, à lire au coin du feu avec une tasse de thé !
Apocalypse sur Carson City
Prenez un bon vieux film de Geoges Romero du style "Le jour des morts vivants". Mélangez avec du Tarantino à la "Pulp fiction". Saupoudrez le tout d'une déjanterie style "Bad taste" de Peter Jackson. Secouez et vous obtenez le premier épisode du film sur Carson City. Ah, oui, c'est vrai, c'est pas un film, mais une BD. Mais elle se lit comme on regarde ces films. C'est vraiment bluffant comme sensation. C'est même, je pense, la première fois que je ressens ça. Et c'est ce qui vaut le coup de coeur... Pour le reste? Ben, le scénario est un mélange de morts vivants (peu présents pour l'instant) avec une course poursuite après 3 braqueurs de banques. Très jouissif. Je n'en dit pas plus... La narration n'est pas non plus en reste : gros plans, transitions entre les scènes, tout est bien foutu. Vraiment ! Au niveau du dessin, c'est très spécial, mais très approprié. Les personnages sont disproportionnés, avec des têtes énormes. Mais passé les quelques premières planches (assez déroutantes, il faut le reconnaître), j'ai adhéré complètement... Et comme le noir et blanc est bien exploité... Tout ceci mérite donc un 4/5. Vivement le tome 2. PS: Je me demande si on s'oriente comme le film "Une nuit en enfer"? (le début est dans le style, en tout cas).
Diables sucrés
"Diables sucrés" est un album étrange à la richesse importante. Les sujets abordés sont nombreux et teintés de fantastique, utilisant des légendes guyanaises et le folklore japonais des yokai. C'est aussi et surtout le passage à l'adolescence de jeunes garçons. Il offre des expériences drôles mais aussi horribles. Cette lecture est unique grâce aux dessins au graphisme "iconique" que les amateurs de Cris Ware ne renieront pas. Les couleurs sont chatoyantes voir flashies. Jiro utilise l'informatique tel un infographiste et intègre des planches ressemblant à des publicités. Il n'y a aucun encrage, le dessin est 100 % informatique. Il est assumé, l'expérience vaut le détour ! Il faut un laps de temps pour s'y faire mais pas la suite on se surprend à rester regarder les détails dans les cases. Pour ce superbe travail et cette originalité, j'ajoute un coup de coeur. Ce one shot ne laissera pas indifférent, il demande de l'abnégation et de l'ouverture d'esprit. La suite est une petite merveille pour ceux qui sauront ouvrir les yeux et leur coeur.
Africa Dreams
Encore une fois les Charles nous ont fait un magnifique récit et une superbe mise en couleur avec Bihel. Que du bonheur!!! On est transporté dans l'Africa belge. On apprend aussi beaucoup sur l'étrange histoire de nos voisins belges. Les personnages sont très complets tout comme dans les autres dreams. Vraiment j'attends la suite avec impatience.
Donjon Potron-minet
Comment a-ton pu classer Donjon potron-minet dans humour de rire ? C'est nettement plus proche du drame, du cynisme et de la douleur que de la légèreté et du rire, et ceci est encore plus valable pour les "Donjons Monsters" qui s'insèrent dans cette tranche des donjons, d'ailleurs je n'arrive pas à les dissocier tant tous ces tomes s'imbriquent les uns dans les autres, tant les évènements se suivent et tant les personnages y évoluent. J'ai été souvent prise à la gorge par la cruauté et le désespoir qui imbibent ces histoires ou plutôt devrais-je dire… l'histoire… Plus précisément concernant les potron-minet, ceux-ci démarrent assez légèrement avec tout de même une petite dose de sadisme et dont le dernier tome paru jusqu'à présent Sans un bruit est vraiment poignant et cruel. Après avoir lu Donjon Zenith, nettement plus léger et humoristique on a qu'une hâte c'est de connaître les origines du donjon, le ton est tellement différent dans ces deux séries que l'on est totalement scotchés par l'imagination et le culot des auteurs qui n'ont vraiment pas froid aux yeux, et aucun tabou surtout concernant les meurtres, la vengeance et autres déficiences humaines. Graphiquement le style de Blain est parfait mais j'avoue avoir eu un petit faible pour celui de Christophe Gaultier qui est plus détaillé et plus fouillé, plus joli aussi, j'espère qu'il continuera à dessiner cette partie de la série. A lire et à relire indéfiniment ! Plus je lis de tomes de Donjon plus je suis convaincue que c'est indéniablement la série la plus marquante et la plus riche de la bande dessinée. Petit mot de fin Je passe ma note de culte à 4/5 car malgré sa grande richesse, cette série reste intrinsèquement inachevée. Par série j'entends absolument TOUS les donjons, car les différencier n'a pas de sens à mes yeux, même les Donjon monsters et ses histoires au tome par tome. Hélas c'est aussi cette partie de l'histoire qui est une des plus accrocheuse et où il y aura le plus de manque. Bref, ça laisse un goût amère qui aura du mal à passer, car la relecture sera très frustrante sachant tout que qu'on ne saura jamais.
Le Génie des alpages
Un monde hors du temps pour un humour hors du commun et délicieusement iconoclaste, rempli de références beaucoup plus complexes qu'elles en ont l'air, impliquant la relecture pour y voir la subtile allusion. Même après bien des relectures, je redécouvre chaque fois des choses nouvelles. Un style graphique qui n'est, certes pas, le point fort de la série mais qui porte tout à fait honorablement cette ambiance si particulière et si propre à une certaine époque qui laissait un peu de place à l'anti-conformisme et à l'abandon des normes. De la péniche volante au coucou hors la montagne, cette bande dessinée n'est pas à mettre entre toutes les mains, en tout pas celles des amateurs du premier degré, ils en sortiraient déçus. Pour le reste, j'encourage vivement à la découverte de tout ce petit univers fantasque.
Légendes de la Garde
Voici un joli conte, qui plus est, bien plus sombre qu'il n'y paraît au premier abord. Le style graphique possède un côté artisanal qui me plaît énormément. Les personnages sont très classiques, mais mignons tout plein. La mise en scène est très soignée, et on sent que l'auteur aime vraiment ses souris qui doivent lutter contre les très nombreux dangers que la nature leur réserve. Car s'il s'agit d'une BD avec des personnages anthropomorphes, l'originalité tient ici du fait qu'ils demeurent à l'échelle de taille de la réalité. Mais le danger ne vient pas forcément de là où nos héros s'attendent à le voir surgir. Bref pour moi un coup de cœur essentiellement lié au graphisme que j'apprécie énormément, mais le scénario est tout à fait correct, à défaut d'être véritablement innovant! Amateurs d'High Fantasy à la recherche de fraîcheur dans cet univers, vous passerez assurément un moment agréable en compagnie de ce petit ouvrage !
The Legend of Zelda - Ocarina of time
Même si je ne suis pas accro aux mangas, que ce soit en BD ou Japanimation, je suis une très grande fan des Zelda, surtout sur N64. Les dessins sont très beaux, l'histoire n'est pas mal même si ça ne ressemble pas beaucoup au jeu lui-même. On y découvre aussi les sentiments du jeune Link, une princesse Zelda intelligente et décidée, et Ganondorf le méchant le plus charismatique de l'histoire. Des personnages sympathiques y sont également présents : Impa, Nabooru, Sheik, Saria ; mais d'autres me sont très antipathiques, comme Mido le chef Kokiri, le Roi d'Hyrule, alors allié à Ganondorf qui fait une brève apparition dans la BD, Ingo du ranch Lon-Lon, et Navi la fée est parfois énervante (notamment dans une histoire courte dans le Tome 2) ce qui n'est pas le cas dans le jeu vidéo. Même si la BD est sublime, je préfère de loin le jeu "Ocarina of Time".