Les derniers avis (9750 avis)

Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Affaire des affaires
L'Affaire des affaires

Vous avez toujours voulu tout savoir sur la corruption financière sans jamais oser le demander ? Ou alors le sujet vous déprime ou vous paraît trop compliqué, et vous préférez imaginer que vous vivez dans l’Île aux enfants ? Dans le premier cas, n’hésitez pas une seconde, « L’Affaire des affaires » se lit comme un polar (c’est comme du Millenium en BD, mais en vrai !) et en plus votre point de vue sur le monde en sera changé à jamais, avec un peu moins d’innocence mais beaucoup plus d’acuité. Le dessin jouit d’un style nerveux très approprié au propos. Curieusement, si le trait peut parfois paraître bâclé et les caricatures d’hommes politiques pas toujours très reconnaissables, cela ne gêne pourtant en rien au rythme enlevé du récit. Textes et dialogues sont bien ficelés, souvent caustiques. On souffre, on est ému et on se sent proche du « héros » (Denis Robert détesterait certainement cette appellation, lui qui estime avoir simplement fait son travail de journaliste !), tiraillé entre sa vie professionnelle intense et sa vie sentimentale et familiale. C’est dans le second tome que le dessin semble avoir pleinement posé ses marques, avec une tension permanente renforcée par le choix du noir et blanc. Certaines planches sont à la fois hallucinantes et terrifiantes, mettant en scène de manière allégorique le monstre sournois et malveillant incarnant la finance planétaire. Même si certaines explications pourront paraître complexes à certains, le scénario possède une fluidité faisant que l’on suit sans peine les aventures de notre Blomkvist français dans les dédales malodorants du monde des affaires. Les deux derniers tomes restent dans la continuité sur le plan graphique, avec une mise en page variée qui parvient à rendre lisible un récit qui pourrait à la longue paraître fastidieux, tant les méandres judiciaires où le mensonge règne en maître semblent s’enchevêtrer les uns aux autres. Même si j’ai pu ressentir une certaine lassitude à partir du tome 3, j’ai toujours eu envie de continuer tant la tension irriguant le récit est prégnante… On voit comment cette affaire semble avoir littéralement contaminé les sphères judiciaire, politique et médiatique, face auxquelles Denis Robert semble aussi démuni que David devant Goliath. Un immense coup de chapeau à Denis et à ses collaborateurs pour ce travail salutaire et citoyen !

22/05/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Toile Cirée
Toile Cirée

J'ai l'impression de ne pas avoir lu la même BD que les posteurs précédents !!! J'ai éprouvé le même plaisir de lecture qu'avec les BD de Corbeyran sorties dans la même collection. Le dessin noir et blanc est excellent. Il est dynamique, bien cadré et offre un univers visuel cohérent. Le scénario met en scène des personnages tous aussi improbables les uns que les autres. Les dialogues sont ciselés, il y a des répliques sanglantes bourrées d'humour. Les jeux de mots sont omniprésents. L'histoire est décalée mais va au bout sans se démunir. Je me suis vraiment régalé à tous les niveaux. Un petit coup de coeur amplement mérité.

22/05/2010 (modifier)
Par Tomeke
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tropique de l'agneau
Tropique de l'agneau

Un petit coup de cœur pour ce one-shot ! Même si cela m’a donné parfois un petit goût de déjà vu (un groupe traqué sur une île), j’ai bien aimé l’idée de base et son traitement. Bien que l’histoire prenne un peu de temps à se mettre en place, une fois commencée, la chasse tient le lecteur en haleine jusqu’à la clôture de l’album. La tension augmente au fil des planches et le suspens se fait sentir. Le côté classique de l’histoire laisse la place à l’aspect déjanté des situations et des personnages ; je crois que mon coup de cœur vient de là… Le trait est bon, bien que parfois légèrement approximatif sur les visages mais qu’importe, c’est son côté dynamique, vif et spontané qui étaye la peur au ventre des tristes protagonistes de ce « jeu » macabre… Je n’en dirai pas plus ! Bref, les auteurs nous proposent un bon divertissement, bien rythmé et bien fun. Je relirai cette traque sauvage avec beaucoup de plaisir.

22/05/2010 (modifier)
Couverture de la série The Red Monkey dans John Wesley Harding
The Red Monkey dans John Wesley Harding

Ce Red monkey est encore une fois une "aventure au coin de la rue". J'ignore encore si cette constante de Joe Daly finira par être épuisante mais pour l'instant je ne m'en lasse pas. Ici on est au plus proche de l'auteur : en Afrique du Sud (et notre héros est auteur de comics). Une bonne surprise : l'album est en couleur ! L'ambiance est donc particulièrement réjouissante. Je n'ai en fait pas d'amour particulier pour cet album plus qu'un autre mais suis juste ravi de retrouver cette patte. Et en fait je crois que quelque soit l'histoire j'avais juste besoin de retrouver celui qui la raconte. Et ça fait un bien fou de retrouver cette atmosphère. C'est absolument dingue comme l'auteur parvient à la fois à trouver un tempo soutenu, à créer des tensions, des faits improbables et des émotions fortes. Et paradoxalement à la lecture, le ressenti est toujours d'une sérénité extrême ! Il a cette façon de nous faire partager l'aventure sans panique. Dans un affolement calme, sans coeur qui s'accélère, et sans comique excessif bien que ce soit franchement drôle. En fait il a ce don de nous plonger dans l'aventure avec cette attitude "déconnectée" des enfumés du bocal : certains passages sont carrément chamaniques pour le héros. L'ensemble pourrait l'être pour le lecteur. Et comme à son habitude, l'aventure est initiatique, les questions existentielles n'atteignent jamais un caractère bouleversant, mais restent toujours terriblement justes sous leurs airs faussement absurdes. Et nos paumés qu'on croyait écervelés vont peu à peu révéler la richesse de leur sensibilité. Par dessus tout on retrouve donc des personnages extrêmement attachants, pacifistes, et dont les comportements maladroits sont toujours le reflet d'une amitié forte et sereine, et de relations vraies. Ce qui compte chez Joe Daly ce n'est pas l'aventure physique ou le voyage intellectuel, ni même la destination (Red Monkey est une fiction, "Dongeon Quest" est fantastique). Non ce qui compte dans le voyage c'est d'être aux côtés de l'autre. C'est finalement cette fraternité qui est touchante dans oeuvre de Joe Daly. Et qui en est la fondation. Plus fort encore, le lecteur n'est jamais violenté et partage le temps d'une lecture, cette fraternité hallucinée avec ces héros du quotidien, qui respirent l'humanité, et ... qui s'aiment. N'ayons pas peur des mots, son oeuvre est un hymne à l'amour. A moins que ce ne soit qu'un trip ?

21/05/2010 (modifier)
Par Jashugan
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Vedette
La Vedette

J'ai découvert cette BD il y a 2 jours car un de mes amis travaille dans la boîte d'éditions qui la réédite et en tant que fan voire expert du foot (soyons modeste), je craignais de lire un amas de clichés ridicules dans le style des films Goal (ceux qui connaissent comprendront ce que je veux dire). Mais La Vedette n'a rien à voir, l'auteur y aborde des sujets très différents du football (politique, économique, social,...) avec un humour délirant qui part parfois dans tous les sens mais se recentre assez rapidement pour ne pas égarer l'auteur (de justesse parfois ^^"). En bref, le football des années 80 est un prétexte à un meli melo délirant et bien des aspects de cette époque ont toujours autant d'actualité bien que les problèmes se soient un peu amplifiés (les footballeurs ne vont plus Chez Mimile mais en boîte ou dans des bars euh.. spéciaux, les déficits se chiffrent en millions d'euro,...)

20/05/2010 (modifier)
Par RR15
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série George Sprott
George Sprott

Seth offre le récit d'une vie, celle d'un type comme les autres, un présentateur de télé locale qui a fait de sa passion (les explorations arctiques) un métier. Cet homme connu et apprécié de beaucoup était en fait antipathique et le plus souvent seul. Durant toute la lecture de ce volumineux objet qu'est ce livre – l'édition est superbe, soit dit en passant – nous assistons à la vie de cet individu à travers divers témoignages de collègues, spectateurs ou membres de sa famille. De petits récits forment en fait une grande histoire. Le résultat pourrait apparaître décousu : la narration est faite par une voix-off qui ne cesse de s'excuser de son manque de précision sur George. Mais le scénario multiplie les allers et retours entre passé, présent et derniers jours de l'animateur. Avec une façon de raconter les histoires qui nous rappellera forcément Chris Ware (sur son chef d'œuvre ACME notamment), ou David Heatley sur J'ai le cerveau sens dessus dessous, Seth place ici et là les pierres d’un édifice solide et passionnant. L'auteur a profité de l'édition de son histoire en version reliée pour y ajouter pas moins d'une cinquantaine de pages inédites. Nous suivons donc la vie et la mort de George Sprott avec intérêt, car aucune de ses facettes ne nous est épargnée. On l'adore, pour le détester la page suivante. Les contradictions de sa personnalité sont nombreuses, désespérément humaines. Avec un trait à la ligne claire, évoquant aussi bien Dupuy que Berberian (ou les deux), le visuel se montre sobre mais travaillé. Ce récit (complet) a de quoi montrer aux yeux de tous que les auteurs américains sont capables de proposer autre chose que des histoires de super héros (pour les indécrottables clichés), des histoires originales dans le fond mais aussi dans la forme. George Sprott est assurément une lecture marquante de cette année 2009 et il la conclut de fort belle manière. Un titre profondément humain.

20/05/2010 (MAJ le 20/05/2010) (modifier)
Couverture de la série Lydie
Lydie

Le roman graphique permet de jolis moments poétiques susceptibles de nous faire évader, nous simples lecteurs condamnés à vivre derrière un papier ce que l’imagination d’autres crée dans nos esprits. Lydie fait partie de ces albums charmants ; certes, l’histoire ne se peuple pas de superhéros ou de valeureux représentants de l’espère humaine, elle ne se passe pas dans des endroits grandioses propices à l’ouverture et la découverte, mais bien dans une impasse d’une ville moyenne à priori sans âme particulière. Un zoom merveilleux dans ce microcosme social humain nous prouvera que les apparences sont trompeuses et que du bonheur peut résider dans le quotidien. Dans le début du XXème siècle, les populations savent ce qu’est l’entraide, et le voisinage, y compris dans les villes, ne s’est pas encore transformé en festival de mimes anonymes. De fait la communauté créée autour d’un lieu géographique saura faire corps en cas de problème. Narré de façon fort juste par la statue de l’impasse nous verrons une tranche d’humanité dans sa plus pure forme de don gratuit. Devant la mort d’un enfant, le déni de réalité de la mère un peu simple sera mis en scène par toute la population. Gratuit, cette mise en scène fera une femme heureuse, vivant certes dans ses fantasmes entretenus avec douceur par une communauté complice. Le graphisme nous montre avec talent la petite bourgeoisie française dans un rendu graphique merveilleux. Les décors riches participent au rendu quotidien et matérialisent les relations humaines fortes. Les traits précis donnent aux personnages de fortes expressions crédibles tout en créant une âme au lieu. Tout vit, tout respire l’humanité, même cette vierge statufiée. Fan d’action passez votre chemin, vous ne trouverez ici que le quotidien ordinaire de gens ordinaires partageant leur condition parfois pénible par le positivisme qu’un sursaut de « carita » fait vivre. Ceci me touche et ce récit se verra peut être attribuer la note ultime à la relecture plus tard s’il arrive à vaincre le temps. A lire absolument

19/05/2010 (modifier)
Couverture de la série Lydie
Lydie

Bouaaaarfff !!!!! La baffe !!!! Ah ben, oui ! Depuis « La Vieille Dame qui n'avait jamais joué au tennis », je savais Zidrou talentueux dans l’art de créer des histoires simples et humaines. Mais là, et même s’il reste dans la même lignée, il franchit encore un palier. Parce que cette fable, elle est étonnante, amusante, émouvante, piquante, prenante et pleine de bons sentiments, gentille, mignonne, belle, captivante, tendre, drôle … Ouarf, purée ! Quelle claque ! Bon, je crois que vous l’aurez compris : j’ai du mal à m’en remettre. Surtout que le dessin de Jordi Lafebre est, lui aussi, excellent. Dans un style proche d’un Fourquemin (en plus rond), il illustre avec beaucoup de talent et de petits détails, tout en restant immédiat et efficace, cette fable émouvante, piquante, étonnante, tendre, drôle (aïe ! Me voilà reparti pour un tour …) C’est exactement le genre d’histoire qui m’ôte un poids du cœur. Après l’avoir lue, je ne peux expliquer pourquoi, mais je me sens mieux. Peut-être tout simplement parce qu’elle nous présente notre humanité dans ce qu’elle a de plus fou, de plus simple et de plus beau. Touchante est cette fable … Touché je suis … Merci, messieurs les auteurs.

18/05/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gorazde
Gorazde

Ceci est mon 700ème avis sur ce site de bédéphiles acharnés… Après avoir apprécié « Derniers jours de guerre, Bosnie 1995-1996 », je me suis procuré « Gorazde » en espérant y lire un récit intéressant et instructif sur la guerre en Bosnie : c’est gagné ! Si vous voulez savoir ce que pensent les bosniaques sur ce conflit, quelle était leur relation avec les serbes avant que cet enfer n’éclate, comment ils l’ont vécue, comment ils voient leurs avenirs maintenant que cette guerre est terminée, etc… : pas de problème, vous aurez toutes les réponses ! Car Joe Sacco nous présente un album ultra-complet sur la situation à Gorazde en y réunissant un nombre incroyable d’informations et de témoignages de survivants. De plus, certaines planches me sont apparues très émouvantes, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir le cœur serré en apprenant les atrocités que les serbes ont infligé aux bosniaques. Bref, Joe Sacco a fait un travail de titan en rencontrant ces gens et en concevant cette bd qui dépasse de loin, de très très loin même la somme de tous les reportages bidons rapportés par tous les journalistes entiers aux chaines télévisées. Mais alors, cette bd est-elle le must des musts des documentaires sur la guerre en Bosnie ? Oui… et non ! Car il manque –à mon avis- une donnée très importante qui nous aurait apporté un éclaircissement majeur sur ce conflit : le point de vue des serbes. Je trouve pénalisant pour le travail de Joe Sacco que ce dernier n’ait pas pu réunir les propos des serbes sur le pourquoi du conflit. On ne saura jamais pourquoi ils avaient cette haine envers les musulmans. Je dis bien « musulmans » parce que les bosniaques étaient en majorité convertis à la religion islamique alors que les serbes étaient en grande partie des chrétiens. Cela est d’autant rageant de ne pas avoir ce genre de témoignages parce qu’apparemment, les deux communautés semblaient vivre comme des frères avant le conflit : tout porte à croire que du jour au lendemain, les serbes ont « disjoncté » d’un seul coup en allant flinguer leurs amis bosniaques alors qu’ils étaient ensemble autour d’une table en train de se marrer et de discuter tranquillement la veille d’après les témoignages du peuple bosniaque ! J’ai un mal fou à comprendre ce genre de réactions de la part des serbes, il devait bien avoir des rancœurs accumulées d’années en années pour en arriver à canarder du jour au lendemain son propre voisin ! C’est d’autant incompréhensible qu’apparemment, les bosniaques semblaient peu fidèles aux principes de l’islam : ils semblaient boire de l’alcool, les femmes ne portaient pas de vêtements islamiques, les signes de distinction religieuse avaient l’air d’être bannies… Bref, bien que je pense que la religion y est pour quelque chose dans cette guerre, je ne comprends pas la haine des serbes envers le peuple bosniaque ! Que dire du coup de patte de Joe Sacco ? Après un apriori négatif lors de mes premiers feuilletages rapides de ses œuvres, je me suis mis à adorer son style au fur et à mesure que je découvrais ces réalisations ! Je trouve que Joe Sacco est le meilleur dessinateur actuellement pour illustrer l’horreur vécue par les populations lors des bombardements ; à chaque fois que je découvre ces scènes réalisées par cet auteur, je ne peux m’empêcher d’avoir le cœur serré ! Fou comme ça me donne des frissons ! La voix-off est très présente mais pas trop : il ne faut pas oublier que cet ouvrage est une bd documentaire et que par conséquent il est très difficile d’établir un équilibre entre les inévitables commentaires explicatives et les scènes imagées. Les bds classées dans le genre « documentaire » figurent parmi celles que j’apprécie le plus, celles dont je prends énormément de plaisir à lire, « Gorazde » figure sans problème parmi les albums qui m’ont les plus captivé, interrogé et enrichi à ce jour. Il est clair pour aimer ce genre de bds qu’il faut s’intéresser un minimum soit peu à l’histoire et l’actualité internationale. Si vous avez les mêmes centres d’intérêt que moi, vous serez inévitablement séduit(e)s par ce livre. Dommage toutefois que Joe Sacco n’ait pas pu réunir davantage de témoignages de serbes… A découvrir !

15/05/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Cinq mille kilomètres par seconde
Cinq mille kilomètres par seconde

Un coup d’œil rapide sur une bd et parfois, ça me donne rapidement l’envie de l’acheter et de la lire tout de suite, pour ma part, c’est assez rare que ça passe comme ça… et pourtant, c’est ce qui m’est arrivé avec « Cinq mille kilomètres par seconde », un one shot réalisé par Manuele Dior et édité par Atrabile. Qu’est ce qui m’a fait acquérir cette bd ? C’est bien entendu son graphisme, enfin, disons sa mise en couleurs à l’aquarelle surtout ! J’aime beaucoup ces tons chauds lorsque les protagonistes sont en Italie ou en Egypte, et ceux froids où le récit se situe en Norvège… Normal direz-vous car elles sont en symbiose avec l’idée qu’on se fait de ces pays en matière de météo (bien que ça ne soit pas toujours vrai quand on voit qu’il fait actuellement 22°C à Moscou et « seulement » 16°C à Marseille…) sauf que ce choix de coloris convient parfaitement aux différentes ambiances de ce récit et que ça permet aux lecteurs de savoir tout de suite où se situent l’action. Bref, tout ceci, c’est pour vous dire que j’ai apprécié le coup de patte de Manuele Fior. De plus, l’ouvrage se présente à son avantage avec ce papier épais qui sent bon (je crois que je vais avoir un mal fou à me mettre à la bd numérique !). Et l’histoire ? « Cinq mille kilomètres par seconde » nous propose un chassé-croisé entre un homme et une femme sur plusieurs années. Ainsi, le lecteur découvrira une introduction qui se déroule en Italie où Piero et Lucia, deux jeunes gens se feront la connaissance… Puis, ils se quitteront sans qu’on ne sache vraiment pas ce qui s’est passé lorsque Lucia se retrouvera à Oslo… et je vous laisse découvrir la suite… Ce n’est pas un scénario original que nous présente Manuele Fior mais j’ai aimé la simplicité de cette histoire où les divers protagonistes me sont apparus attachants et où les sentiments qu’éprouvent les deux personnages principaux vont se renforcer dans le temps. De plus, la narration est –à mon avis- excellente puisque je n’ai pas pu décrocher de ce récit avant son dénouement et puisque je n’ai ressenti aucun besoin de revenir en arrière pour incompréhension. Il est sûr que cette bd ne figurera pas parmi mes inoubliables mais je la relirai avec plaisir. Si vous aimez les romans graphiques ayant un scénario classique sympa à lire et ce genre de dessin, je pense que vous passerez un bon moment de lecture avec « Cinq mille kilomètres par seconde ». Les autres lecteurs ? Passez votre chemin ! Note : 3,5/5

15/05/2010 (modifier)