Les Epées de verre

Note: 3.48/5
(3.48/5 pour 23 avis)

Dans un monde pré-apocalyptique où le soleil menace d'exploser et de tout réduire en cendres, la jeune Yama est une des élues choisies pour réunir quatre épées fabuleuses, permettant d'ouvrir une porte sur un autre monde.


Auteurs Italiens Guerrières La BD au féminin Les meilleures séries terminées en 2014

Dans un monde pré-apocalyptique où le soleil menace d'exploser et de tout réduire en cendres, la jeune Yama est une des élues choisies pour réunir quatre épées fabuleuses, permettant d'ouvrir une porte sur un autre monde. Mais Yama, dont le père a été massacré par les siens et la mère enlevée par un bandit, ne laissera-t-elle pas son désir de vengeance éclipser cette mission ? La première bande dessinée de Laura Zuccheri (auteur en Italie de fumetti pour Bonelli)

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Août 2009
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série Les Epées de verre
Les notes (23)
Cliquez pour lire les avis

05/08/2009 | Ro
Modifier


Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

Ça pour être classique, c’est classique ! De l’Heroic-Fantasy pure souche, avec sa jeune héroïne en quête de vengeance suite à la mort de ses parents, un « maître » qui la recueille et lui enseigne les techniques de combat à l’épée, un fourbe cruel, une légende annonçant une catastrophe ne pouvant être évitée qu’en résolvant une énigme, etc. Et pourtant, même si je trouve l’héroïne et les dialogues un peu « ado » (« tope là ! »), je dois avouer que je me suis laissé entrainer dans cette superbe aventure. L’histoire est intéressante, bien racontée, rythmée, et surtout magnifiquement mise en image. La technique employée semble s’inspirer de l’animation, avec des décors très travaillés et détaillés, et des personnages typés manga. Ça ne sera sans doute pas du goût de tout le monde, mais moi j’ai trouvé ça très esthétique, et parfaitement adapté à l’histoire. Le dénouement m’a beaucoup plu, je l’ai trouvé habile, logique et surtout satisfaisant… une chouette série terminée en 4 tomes, à conseiller aux amateurs du genre !

08/08/2009 (MAJ le 30/01/2018) (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Après la lecture des quatre tomes de la série, je me retrouve complètement dans l’avis d’Agecanonix. Ce qui frappe immédiatement dans cette série, c’est la virtuosité graphique de l’ensemble, malgré une baisse de qualité sensible dans le dernier tome. Les différents environnements sont tout simplement sublimes, bourrés de détails dont le soin et la méticulosité apportés à chaque planche sont assez remarquable. En plus d’être superbe, le monde des Épées de verre est cohérent, envoûtant, tout en faisant preuve de beaucoup de créativité, notamment concernant les nombreuses créatures (ce qui n’est pas sans rappeler l’originalité du bestiaire de Léo dans les Mondes d’Aldébaran). Malheureusement, le scénario n’est pas du tout à la hauteur des dessins. L’histoire est extrêmement classique, voire convenue, tant elle incorpore tous les poncifs de la fantasy, sans rien apporter de neuf au genre. Si l’intrigue n’est pas désagréable à suivre, elle peine vraiment à surprendre et à passionner le lecteur, d’autant que les personnages, assez stéréotypés, manquent de fraîcheur et d’intérêt. De plus, la fin déçoit par son manque d’imagination et d’ambition. Les Épées de verre nous immergent dans un monde au graphisme de haute volée mais dont la platitude de l’histoire risque de décevoir les amateurs de fantasy.

04/05/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Voici encore une Bd très bien cotée, ça me surprend un peu vu que je n'ai pas trouvé le tout exceptionnel, mais comme je suis souvent à contre-courant des avis du site, ça vient peut-être de moi, je ne sais pas... D'emblée, ce qui me frappe c'est le dessin qui est magnifique, une véritable splendeur, avec un trait d'une finesse exquise, très soigné sur les détails et sur les décors grandioses, tels ceux de la cité de Karelane ; et la mise en page aérée permet de mettre en valeur ces belles couleurs et ce dessin appliqué. Le récit en lui-même est plus discutable et appelle quelques précisions : c'est une fantasy plutôt tournée vers le fantastique onirique, mais qui récupère ça et là des éléments spécifiques qui relèvent de la fantasy, avec une idée de départ classique (quête d'objets, vengeance etc...), mais on est très loin de la fantasy brutasse peuplée de gros guerriers musculeux, de bestioles chimériques, de forces maléfiques et de sorciers aux pouvoirs puissants. Pourtant, des bestioles, il y en a, ce sont des bêtes étranges et de petites créatures mais qui relèvent plus du merveilleux féerique. La quête des 4 épées est intéressante et remplie de péripéties, mais après qu'elles soient réunies, ce qui arrive n'est guère passionnant, je m'attendais à quelque chose de bien plus épique ou mystérieux, il y avait sûrement plus intéressant à inventer sur ces épées et sur leur pouvoir. De même que la confrontation entre Orland le perfide et Yama & Miklos tourne un peu à la tragédie shakespearienne, mais ça pimente l'histoire qui repart alors qu'elle accusait un petit ralenti. J'ai noté aussi quelques longueurs, notamment les retrouvailles avec Dolmon, un épisode qui à mon goût, piétine un peu. D'autre part, les personnages ne sont pas dotés d'une personnalité très marquante, et les 2 petits personnages ne sont même pas nommés, il y a un peu de négligence de ce côté, ajoutée à quelques détails scénaristiques qui laissent à désirer. Malgré tout, ce récit même s'il peine à me convaincre totalement, ne fonctionne pas trop mal, agrémenté de détails insolites et d'idées inventives, et d'une lecture fluide sans détours qui alourdissent la narration, mais au final, je regrette que le scénario ne soit du même degré de perfection que le dessin ; ce n'est pas aussi bon que d'autres aventures de fantasy, d'ailleurs j'ai éprouvé à peu près le même sentiment d'avoir aimé à moitié comme lorsque j'ai lu Alim le tanneur, Le Feul, Le Grand Mort, Merlin (Soleil) ou Servitude... c'est bien mais il manque un truc pour que ça m'emballe complètement ou alors c'est pas le genre de fantasy qui me correspond (car pour moi, il y a plusieurs types de fantasy). Et en plus, dernier détail et non des moindres : on dirait que les auteurs ne savent pas quelle fin donner à leur histoire.

15/11/2016 (modifier)
Par jul
Note: 2/5

Franchement déçu par cette série que je viens de finir. J'ai acheté la superbe intégrale et je ne suis tout de même pas déçu par cet achat (la beauté de l'objet) mais je trouve que cette bd est très en deçà de sa renommée parmi les dernières grandes œuvres d'heroic fantasy (une note générale de 4 étoiles et aucunes notes négatives sur BDtheque). Tout d’abord précisons une chose : Laura Zucheri dessine merveilleusement bien les paysages. C'est l'atout principal de cette bd. Et c'est pourquoi je l'ai achetée. C'est proprement magnifique. Les forêts, la ville fantastique parsemée de statues, les ciels de toute beauté. Les couleurs, le soin apporté aux détails... C'est un point important justifiant entièrement la renommée et l'achat de ces bds. En revanche, en ce qui concerne le récit et les personnages, c'est autrement plus banal. Les personnages sont dessinés avec soin, mais aucun n'a vraiment de personnalité ou d'originalité, et on ne s'attache à personne. De plus, je n'aime pas vraiment leurs traits, assez figés (les 2 personnages principaux masculins aux cheveux longs). Ca ressemble trop à des personnages copiés d'après photo, donc assez figés et vides. Leurs interactions sont banales, les péripéties psychologiques vues 1000 fois ailleurs (la nana qui veut venger son père, le maîtres d'arme sympa solitaire et paternaliste, les petits animaux rigolos ... ). D'ailleurs en ce qui concerne les animaux fantastiques, je trouve qu'ils ne sont pas vraiment exploités. J'ai l'impression que Laura Zucheri les a placés ici et là pour meubler ses superbes paysages pour le coup extrêmement réalistes. On a l’impression qu'elle s'est amusée à dessiner des bêtes bizarres sur des corps de félins approximatifs (avec des têtes très simples). Du coup par rapport aux paysages typiquement terrestres, ça sonne faux. Enfin bon c'est un détail qui ne gène pas tant que ça. Deuxièmement, le récit : et bien cette histoire des mystérieuses épées de verre n'est pas franchement originale et trépidante. Les 3/4 de la série sont assez ennuyeux. La mère kidnappée par le roi et le combat avec celui-ci manquent d'intensité. Cela n'avance pas et ce n'est guère trépident. Donc j'admirais les détails des décors pour passer le temps. Après j'ai vraiment eu du mal à finir cette intégrale (d'ailleurs il faut que relise les 10, 15 dernières pages avec les extra-terrestres car je tombais de sommeil). Les fameuses épées de verre ne sont pas exploitées, du moins pas dans la majeures partie du récit. Un coup d'épée lors d'un combat, et hop la personne se change en glace... C'est tout... bof. Donc bon, une déception. Mais je garderai cette intégrale pour la beauté des dessins (des décors). Et je conseille tout de même l'achat pour la même raison. Dessin et couleurs des décors et paysages : 4,5 Dessin et couleurs des personnages : 2,5 Récit : 2.5

04/05/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Le dessin est de très grande qualité, tant au niveau des personnages (même si voir Mel Gibson à longueur de pages décontenance quand même quelque peu) que des décors. Les costumes et coiffures des protagonistes, la faune et la flore, l’architecture même des différents bâtiments : tout est d’une qualité indéniable et contribue à nous immerger dans un autre univers, ce qui devrait être le cas de toute bonne série d’heroic fantasy. Au niveau du scénario, je suis un peu plus mitigé. Tout d’abord, le point de départ du récit est très classique (la jeune fille qui veut venger ses parents et qui tombe, comme par hasard, sur un ermite ex-valeureux guerrier, l’épée dotée de pouvoirs magiques, l’univers à la fois proche et différent du nôtre). De plus, j’ai eu le sentiment que les auteures avaient repensé leur scénario après deux tomes, histoire de le rendre finalement plus cohérent vis-à-vis des deux quêtes (d’une part, une quête de vengeance et, d’autre part, une quête de savoir autour de quatre épées et d’une vieille prophétie). Le « redressement » est réussi mais laisse des traces chez moi. Au final, j’ai passé un agréable moment de lecture mais j’éprouve tout de même un sentiment d’inachevé, comme si ce récit aurait pu être mieux équilibré, mieux pensé. En définitive, je ne pense pas que ce récit me marquera mais la qualité de son dessin, une intrigue et des personnages classiques et efficaces font de ces épées de verre un bon achat.

16/11/2015 (modifier)

Les épées de verre est un récit d'heroic fantasy qui nous raconte la fin annoncée d'un monde sous forme d'apocalypse climatique et la quête de quatre épées de verre qui sont censées sauver leurs possesseurs de cette fin prochaine. Au niveau du scénario, j'ai apprécié qu'il n'y ait pas de héros mis sur un piédestal : ainsi, les scènes de dialogue permettant de planter le personnage de Yama au long de la série, loin de montrer sa grandeur d'âme et son élévation morale exceptionnelle comme dans un récit héroïque classique, montrent qu'elle reste un peu stupidement obnubilée par sa vengeance. De même, Tigran est un gars très ordinaire, motivé par un amour conjugal loin des grands stéréotypes romantiques mais plein d'une tendresse domestique volontairement un peu ridicule. Il est intéressant que les personnages restent avant tout guidés par ces petites motivations personnelles, myopes qu'ils sont du grand danger global. Cette métaphore de notre monde actuel, heureusement, n'est pas appuyée de façon trop lourdingue. J'ai donc aimé ce contexte de changement climatique et ses "éco-réfugiés" (un thème actuel mais qui est bien intégré dans cet univers de fantasy). J'ai aussi aimé que chacun des quatre tomes ne corresponde pas platement à la découverte de chaque épée ; que la fin du tome 2 se joue plaisamment du lecteur ; que l'aventure soit bien pensée en 4 tomes, sans détours artificiels pour allonger la sauce comme dans tant d'autres séries. Certes, la trame générale du scénario n'est pas de la plus grande originalité, mais cela fonctionne bien : une quête bien identifiée dès le début de l'histoire, des vilains dominants qui exploitent de pauvres dominés, une prophétie, une héroïne qui passe des années auprès d'un maître pour préparer sa vengeance, ce maître ayant lui-même des motivations secrètes qui vont apparaître petit à petit... La fin utilise un ressort également plutôt classique, mais toujours efficace. Quelques dialogues relèvent d'une psychologie un peu naïve, et parfois les réactions de certains personnages paraissent trop rapides. Ou, au contraire, on se demande ce qui les amène à se dire certaines choses seulement maintenant alors qu'ils se fréquentent quotidiennement depuis des années. Le fait que Yama soit amoureuse de son mentor n'était peut-être pas nécessaire mais ça pourrait être pire, et cet élément évolue de façon logique à la fin. Mais la grande force de cette série, c'est son graphisme. Quelle claque monumentale ! C'est tout simplement sublime. Dans un style inspiré de l'animation, les personnages sont typés et immédiatement reconnaissables alors que les décors sont ultra-réalistes. Certes, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'Achard ressemble un peu à une version plus réaliste d'Oumpah-pah et Miklos à Mel Gibson, mais ça ne m'a pas vraiment dérangé. Les décors de nature et de forêt en particulier sont époustouflants. On a parfois des ambiances à la Miyazaki (par exemple T.1 pl. 12, 14, 16...). Les décors de ville sont aussi merveilleusement réussis. On peut s'attarder sur tous les détails du dessin, c'est impeccable. C'est déjà très joli à feuilleter et à regarder, mais quand on est en train de lire l'histoire, on est littéralement immergé dans les cases et on a l'impression d'y être. La réflexion sur le découpage n'est pas oubliée pour autant : j'aime bien, par exemple, la mise en page des planches 20-21 du tome 3, où les hauts quartiers en page gauche sont mis en parallèle avec les bidonvilles en page droite. Cette intelligence dans le découpage confirme que Laura Zuccheri, non contente d'être une dessinatrice exceptionnelle, est une véritable auteure de bande dessinée. J'espère qu'on la reverra très vite dans cette discipline ! Cette perfection graphique, n'ayons pas peur des mots, participe fortement à rendre l'univers crédible et cohérent. Par exemple, les différentes coiffes des soldats laissent deviner un système bien établi de grades, sans qu'il soit besoin de le mentionner explicitement. À propos de l'univers développé, j'ai également trouvé géniale l'idée des montures qui, physiquement, ne sont autres que des humains géants se déplaçant à quatre pattes. C'est simple mais franchement original ! Ainsi, la scène de la planche 20 du tome 4 (désolé, no spoiler) se révèle poignante et plus dérangeante que bien des scènes sanguinolentes vues dans d'autres œuvres de fantasy. Scénario : Dessin : Bien que j'accorde habituellement plus d'importance au scénario qu'au dessin, j'ai un véritable coup de cœur pour cette série et je sais que je la relirai plusieurs fois avec un plaisir chaque fois renouvelé. N'hésitez pas !

20/05/2015 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Miranda

Voici donc la petite merveille que j'attendais depuis plusieurs jours, enfin elle est en ma possession et sachez que je ne me suis pas jetée dessus, non, j'ai attendu de m'être calmée pour la lire à tête reposée, soit en gros trois bonnes heures, que d'émotion ! C'est une pure beauté, un petit joyau graphique, un dessin enivrant qui combine pinceau et informatique ; d'une finesse incroyable, le souci du détail est omniprésent, et même si la plupart du temps les décors ne sont pas très chargés, chaque case est travaillée avec une méticulosité extrême. Les couleurs sont magnifiques, les jeux d'ombre et de lumière parfaits, les villes comme les forêts, enchanteresses. Sans oublier le vieillissement des personnages qui est absolument parfait. Laura Zuccherie est une talentueuse dessinatrice à suivre de près. L'histoire m'a tout autant conquise et même si elle ne sort pas des sentiers battus - pour l'instant - l'originalité ici tient à un tout. Un scénario bien mené et entraînant, avec des personnages attachants et bien travaillés psychologiquement, dont une petite fille qui a le comportement d'une gamine de son âge. Deux délicieux petits êtres, issus du petit peuple mais dont l'auteure ne nous dit pas les noms, j'espère qu'on en saura plus sur eux. Des animaux fabuleux, bien imaginés et fascinants à regarder. Une narration simple et belle qui est en accord avec l'histoire. Une petite touche d'humour vient se faufiler de temps en temps dans les méandres du récit. La suite promet d'être grandiose. De Sylvianne Corgiat j'ai entamé son autre série Elias le maudit qui paraît elle aussi très prometteuse, je vais d'ailleurs de ce pas la finir. De plus, c'est un réel plaisir que de lire une production 100% féminine. Tome 2 Aussi beau que le premier avec en prime une ville stupéfiante et grandiose. L'histoire par contre ne me semble pas avancer aussi vite que je m'y attendais, ceci dit elle est toujours aussi prenante. On connait enfin les noms des deux petits compagnons du groupe. Suite et fin La colorisation du dernier tome m'a tout de suite sauté aux yeux, certes elle n'est pas laide, je dirais même jolie, mais ce n'est pas celle des trois premiers aux couleurs directes soyeuses qu'on peut regarder pendant des heures, ça m'a gâché ma lecture. L'histoire, bien que sympa, je lui trouve quelques facilités de scénario sur la fin et un peu naïve aussi. Je me serais bien passé du : "je suis amoureuse de l'homme qui m'a élevée", je déteste ça. Hormis ça c'est une histoire à lire, à défaut de posséder.

26/08/2009 (MAJ le 10/01/2015) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Les épées de verre reflètent parfaitement le type d'histoire d'héroïc fantasy que j'aime bien lire. La particularité qui fait que cette série semble sortir du lot malgré un scénario assez banal est la qualité du dessin qui verse dans l'élégance. C'est purement époustouflant notamment au niveau des couleurs qui donnent de la profondeur aux décors et mettent en avant les personnages. Par exemple, nous savons que le visage est la partie la plus expressive du corps humain. La réussite de tout personnage se mesure à l'habileté déployée par la dessinatrice pour rendre le visage vivant. Or, en l'espèce, c'est un succès incontestable. La puissance d'inspiration, le dessin dynamique et la fluidité de la mise en cases contribuent fortement à la réussite de cette série déjà très remarquée par les vrais bdphiles. Celle-ci semble apporter un souffle nouveau par son graphisme somptueux et ses cadrages audacieux. On espère juste que le scénario restera cohérent et montera peut-être d'un cran au prochain tome. Il y a des choses si prévisibles qui se profilent à l'horizon. Gageons que l'auteur nous réserve quelques surprises. Le second tome confirme la bonne impression laissée dans le premier chapitre. On regrettera simplement un écart de parution de près de 2 ans ce qui est actuellement énorme pour suivre une histoire. Le récit se concentre autour d’une ville au pied d’un gigantesque marais. Il y a un changement complet d’ambiance après la forêt. Il est dommage que le méchant soit réellement très vilain alors qu’il a été jadis le meilleur ami du gentil de l’histoire. Ce n’est guère crédible. Un peu moins de manichéisme aurait été souhaitable. Cela aurait donné une certaine épaisseur au personnage. Pour le reste, il n’y a pas une réelle avancée de l’histoire mais cela demeure assez passionnant pour continuer l’aventure. Le troisième tome ne tient pas toutes ses promesses quant à l'affrontement concernant notre héroïne avec celui qui a tué son père. A la fin de cet avant-dernier tome, on se retrouve avec deux épées sur quatre et le monde qui reste à sauver. Bref, on attend de voir ce que va donner le final. L'univers créé reste toujours d'une beauté époustouflante et le plaisir est toujours présent. Le dernier tome nous entraîne dans un autre univers proche de la forêt ainsi que celui du monde des glaces. Il restait deux épées à trouver. L'histoire s'accélère. On voit apparaître le rival de Miklos dans les derniers rebondissements. Le visuel reste toujours de toute beauté avec des planches époustouflantes. Une mention spéciale également pour les couleurs. Le final sera un peu surprenant mais dans le bon sens du terme car c'est la hauteur de nos attentes. J'ai véritablement aimé cette saga d'héroïc fantasy. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 3.5/5 - Note Globale: 4/5

03/10/2009 (MAJ le 08/12/2014) (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Je suis pour l'instant dans un état mitigé à la lecture des trois premiers tomes de cette série. Comme il a été dit le dessin, notamment en ce qui concerne l'architecture et les animaux exotiques, est parfait. L'imagination est au rendez vous et magnifiquement retranscrite particulièrement avec la cité de Karelane. Je n'ai par contre pas été totalement convaincu par les personnages qui font "banals". De plus leur caractère ne me procure pas cette petite dose d'empathie nécessaire à ce que je compatisse à leurs déboires. En outre à certains moments, les dialogues sonnent un peu faux. En fait l'ensemble, hormis le dessin, fait très "jeune". Plus qu'un tome, a priori, pour découvrir les deux épées restantes et accomplir la prophétie. Je suivrai et seul l'ensemble me permettra éventuellement de revoir ma note. Majoration après lecture du tome 4 Je laisse ma note en l'état, pour tout dire j'aurais même un peu envie de la baisser car je me dis tout ça pour ça. Même si effectivement il était temps que cette série arrive à son terme je trouve que ce dernier tome va vite, très vite. Nous avons droit à des raccourcis vraiment rapides. J'en prends pour preuve ce passage où des personnages doivent retourner dans leurs villages respectifs pour ramener de la famille et des amis en vue d'être sauvés, voilà t'y pas que tout ce petit monde revient, frais comme des gardons, pas épuisés plus qu'il ne faut. Quant à l'épée qui décongèle trois heure après et tue le méchant alors que depuis tout ce temps il l'avait à la main! Bof,bof! Finalement tout cela est gentillet et le twist final dans une grande ode à la nature m'a laissé de ...glace. Ah si le premier truc que les hommes fabriquent à leur retour c'est de l'alcool... Du coup je ne conseille plus la lecture, l'emprunt en bibliothèque me semble mieux convenir.

08/09/2014 (MAJ le 08/12/2014) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Tout d'abord, une belle découverte graphique. Laura Zuccheri devrait faire une belle carrière avec ce dessin magnifique. C'est bien simple, je ne lui trouve aucun défaut. C'est vrai, je suis particulièrement sensible aux dessinateurs réalistes de ce niveau, mais elle entre directement dans mon top 5 personnel, du moins au niveau graphique. Ici elle met de très belle manière en images l'histoire imaginée par Sylviane Corgiat, avec des couleurs et un découpage remarquables. Le second tome, qui s'est fait attendre, confirme les promesses du premier. La scénariste développe un peu plus son histoire, en intégrant de nouveaux personnages et en nous montrant des créatures un peu étranges. Et toujours avec l'appui du dessin fabuleux de Laura Zuccheri, à la fois extrêmement lisible, clair et réaliste. Dans les deux premiers tomes, c'est une faune qui apparaissait, ici elle montre qu'elle sait aussi faire de l'architecture de haut niveau... Le tome 3 marque une étape importante dans le récit, puisque certaines choses vont être détruites, et d'autres reconstruites. Avec le tome 4 tout s'achève, et même si le "twist" est relativement classique, il n'est pas trop mal amené. J'avais peur que cette conclusion soit expédiée mais finalement elle fonctionne bien. La fin est relativement ouverte, mais je pense que les deux auteures font mieux de s'arrêter là, le monde développé se suffit à lui-même. Une histoire de fantasy classique, mais qui réussit, en évitant la plupart des gros écueils du genre, à tenir le lecteur en éveil, grâce à des personnages bien campés, et à une narration bien rythmée, passant sans cesse du présent au passé. Une belle série, sans aucun doute.

12/08/2009 (MAJ le 09/11/2014) (modifier)