Aldébaran

Note: 3.78/5
(3.78/5 pour 100 avis)

Aldébaran, planète colonisée par la terre doit survivre en attendant l'arrivée de nouveaux terriens.


Auteurs brésiliens Les mondes d'Aldébaran On en parle...

La dictature religieuse sévit sur la colonie terrienne d'Aldébaran. Planète découverte il y a moins d'un siècle,elle est encore au 3/4 vierge. Aldébaran attend depuis des années l'arrivée de nouveaux terriens mais la planète mère semble les avoir oubliés... Kim et Marc sont deux ados vivant à Arena Blanca, petit village côtier sans histoire. Jusqu'au jour où Driss, un étranger du nord, vient prévenir les villageois d'une catastrophe imminente dûe à une entité mystérieuse venue de la mer : la Mantrisse. Personne ne s'en souciera... Seront rescapés Kim, sa soeur et son père partis voir de la famille hors du village, et Marc avec une journaliste essayant de joindre Driss. Commence un voyage initiatique vers Anatolie, la capitale. Après maintes péripéties à travers Aldébaran, Kim et Marc vont découvrir leur planète ainsi que Driss et son amie Alexa; 2 personnes intimement liées au mystère de la Mantrisse

Scénariste
Leo
Dessinateur
Leo
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Février 1994
Statut histoire Série terminée (A lire aussi: Bételgeuse) 5 tomes parus
Couverture de la série Aldébaran
Les notes (100)
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30/07/2001 | LOÏC
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Par Ber
Note: 1/5
L'avatar du posteur Ber

Découvert grâce (à cause) de la rubrique « immanquables » du site, mal m’en a pris. Je ne partage absolument pas certains avis élogieux sur cette série. Mon avis porte sur le premier cycle uniquement. Voici pourquoi. Le dessin m’a réellement rebuté. Les cases de personnages façon « arrêt sur image » à la colorisation saturée ne collent pas vraiment avec cet univers assez mystérieux, ces monstres ne manquant pas d’originalité, cette végétation étonnante. Finalement la découverte de ce monde a été plutôt plaisante. Mais je n’ai pas accroché à ces personnages et à leurs péripéties, plombé comme Kim et Marc, par un dessin pour lequel il n’a pas été possible de faire abstraction. Je n’ai pas aimé. Ce n’est pas grave. Les goûts et les couleurs...

19/10/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je viens de me relire l’intégrale de la série, que j’avais achetée lors de sa sortie. Il faut dire que, malgré ses défauts, j’avais bien aimé ma lecture des albums au fur et à mesure de leur publication, lecture avec laquelle je découvrais le travail de Leo. Comme l’écrit Moebius dans une courte préface de l’intégrale, c’est de la Science-Fiction sans esbroufe, sans voyages intersidéraux ou vaisseaux spatiaux incroyables toutes les deux cases. Evidemment, le dessin de Leo est assez spécial, avec des visages qui sont franchement trop statiques. On pourrait aussi lui reprocher des couleurs tranchées – et une colorisation qui manque souvent de nuance. Mais ces défauts ne sont pas rédhibitoires, et ce dessin colle bien à l’intrigue, et à l’univers qu’il a créé, avec une faune et une flore originales, variées et abondantes, souvent tout en arrondi – bien souvent, même les espèces dangereuses n’ont pas d’aspect extérieur menaçant – à part quelques planches dans les grands marécages (cet aspect a dû séduire Moebius, car assez proche par certains côtés de sa série Le Monde d'Edena). La planète elle-même n’est pas hostile d’ailleurs, contrairement à ce qui se passe souvent dans le genre SF (on pourrait presque classer cette série en Aventure, si les bestioles bizarres ne venaient régulièrement nous rappeler que nous ne sommes pas sur Terre !). Autres défauts pointés rapidement : les atermoiements de Kim, et le grand nombre de femmes tombant dans les bras de Marc « à son corps défendant ». Bon, ces critiques étant faites, et sans les renier, je dois dire que cette série se laisse lire facilement, agréablement, avec un début intriguant, une histoire qui, tout en nous faisant découvrir quelques personnages (Marc et Kim en tête, Pad, etc.), de beaux paysages exotiques, nous amène aussi petit à petit au cœur d’une société dirigée par un clergé dictatorial (ce n’est pas la partie la plus originale de l’histoire, d’ailleurs), nos héros ayant maille à partie avec la police. En parallèle, au fur et à mesure des rencontres qu’ils font avec des scientifiques réfractaires (Driss et Alexa), ils nous font découvrir la spécificité de la planète Aldébaran, ce mystère responsable du drame qui les a touchés au début de l’aventure. Aventure qui devient de plus en plus dynamique, surtout à partir du troisième tome (le personnage de Pad, la confrontation entre les autorités et le petit groupe de rebelles, la Mantrisse et les bébêtes des grands marécages pimentant l’intrigue). Leo a su créer un univers original et cohérent, et son histoire tient vraiment en haleine le lecteur, au point qu’on a envie de connaître la suite dans les autres cycles.

21/11/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Je viens de relire l’intégrale de ce premier cycle et je peux dire que j’adore toujours autant cette série. Léo a réussi à créer un monde aussi riche qu’original. Le travail sur la faune, la flore et les paysages d’Aldébaran est incroyablement soigné et créatif. L’auteur arrive tout de suite à immerger son lecteur dans cet univers SF absolument unique. Le talent graphique de Léo y est évidemment pour beaucoup. Visuellement, c’est superbe, même si le style très « classique » pourrait de prime abord rebuter un petit peu. La seconde grande réussite d’Aldébaran est bien sûr son scénario. Les thèmes, pourtant classiques de la science-fiction (voyages spatiaux, colonie livrée à elle-même, nouvelle société humaine), sont habilement traités. Le mystère autour de la mantrisse, qui sert de fil rouge à la série, donne à l’intrigue générale une dimension extraordinaire. D’autant que Léo maitrise à merveille la narration, les rebondissements et le suspense. Les personnages, nombreux, sont intéressants et attachants bien que je les trouve bien lisses, voire parfois un peu manichéens. Quelques défauts ternissent malheureusement un peu l’ensemble. L’ambiance « Feux de l’amour » entre les personnages est parfois un peu lourde. Les (trop) nombreuses histoires sentimentales des personnages donnent un ton mièvre et à un rapport à la sexualité très daté. Si les dessins sont très bons, les visages des personnages sont figés et l’action manque un peu de dynamisme. Néanmoins, Aldébaran est une très grande série de science-fiction. Monumentale (3 cycles pour le moment), dense et passionnante, cette série fait désormais partie des lectures indispensables.

14/12/2016 (modifier)

À l’occasion de la sortie du dernier tome d’Antarès, qui est le troisième cycle de cette saga, j’ai relu le premier cycle, Aldébaran. Lors de mes premières lectures, j’avais adoré. Entretemps, j’ai lu les diverses critiques de cette série, notamment sur les dialogues et les relations entre les personnages, un point sur lequel je suis habituellement assez exigeant mais qui ne m’avait pourtant pas spécialement dérangé. En ayant cela en tête, j’appréhendais un peu cette nouvelle relecture car je craignais de ne plus voir que ce prétendu défaut. Eh bien, il n’en fut rien. Il est vrai que les relations entre personnages sont inhabituelles. Mais je le vois plutôt comme une évolution des mœurs, avec notamment un franc-parler beaucoup plus important sur les questions d’attraction sexuelle (ou de non-attraction) que ce à quoi nous sommes généralement habitués. Une fois acceptée cette différence culturelle par rapport à notre ici et maintenant, j’ai au contraire trouvé que les relations entre personnages étaient assez crédibles et sonnaient plus vrai que dans bien d’autres séries. La relation à la nudité mérite également des commentaires. Il est intéressant que la nudité féminine soit déconnectée du tout aspect provocateur ou vulgaire ou de toute notion liée à notre bon vieux péché originel biblique. Mais je ne peux pas éviter de souligner que l’auteur met beaucoup plus souvent à poil ses personnages féminins que ses personnages masculins. De manière générale, il y a beaucoup à dire dans cette série sur les questions liées au genre, en bon et en moins bon. D'un côté, j’apprécie beaucoup le fait qu’il y ait des personnages féminins forts, l’héroïne Kim Keller bien sûr, mais d’autres aussi, comme l’incontournable Alexia. J’apprécie, bien sûr, que leurs qualités premières soient avant toutes morales et intellectuelles, plus que plastiques (même si ce n’est pas exclusif). De l’autre, j’ai tout de même regretté quelques clichés de comportement, ainsi que le fait que toutes les femmes aient un corps quasiment identique, de même que la plupart des hommes d’ailleurs, comme s’il n’y avait qu’un canon de beauté possible. Mais assez disserté. Aldébaran, c’est avant tout un univers d’une énorme originalité, ce qui n’est pas aisé dans un genre aussi exploré que la science-fiction. Ici la technologie n’est pas centrale, bien au contraire, puisque les colons d'Aldébaran, coupés de tout contact avec la terre, n’ont pas eu les ressources matérielles, les compétences et le temps de rebâtir une civilisation aussi avancée techniquement que celle de la planète mère. On a également évité un autre poncif de la science-fiction, et en particulier du planet-opera, qui est celui de la planète hostile, dotée d’une faune et d’une flore menaçantes. Ici, rien de tout cela, ou presque : la plupart des zones d'Aldébaran sont dotées d’une vie plutôt amicale, à l’exception des marécages, des zones profondes des océans, et de quelques rares espèces ailleurs, comme les oiseaux nommés « javelots ». Ainsi, les personnages évoluent dans un paysage la plupart du temps paisible, émaillé de merveilles botaniques ou zoologiques. C’est là que réside un immense talent de Léo : imaginer et dessiner des plantes et des animaux particulièrement beaux et originaux. Son dessin, d’ailleurs, est d’une rare pureté pour cela. Son style surprend davantage pour les têtes de ses personnages, comme certains l’ont dit, mais cela ne m’a pas dérangé et, en tout cas, le dessin est toujours d’une très grande lisibilité. L’animal le plus fascinant, c’est la Mantrisse elle-même, qui est le centre de toutes les attentions. Chaque tome apporte son lot de révélations sur elle, au cours de ses « manifestations » qui sont toutes plus fascinantes les unes que les autres. Les parts de connu et de mystère restant sur cet organisme extra-terrestre sont très bien équilibrées : ainsi, elle conserve son aura mythique, sans qu’il s’agisse d’un pur nuage de fumée scénaristique (contrairement à ce qu’on trouve chez Lovecraft par exemple, dans un tout autre genre). Il y aurait encore beaucoup à dire sur l’univers imaginé par Léo. Par exemple, j’ai apprécié qu’il évoque le contexte politique (dictature, exploitation des femmes comme reproductrices) mais sans en rajouter des tonnes ; car cette idée, bien qu’elle ait parfaitement sa place ici, a déjà été exploitée de long en large ailleurs. Excellent choix, donc, de l’évoquer par petites touches : le lecteur est capable de compléter, et ce n’est pas le centre de l’histoire. Bref, ce premier cycle est parfaitement construit. L’histoire avance en permanence, et de façon parfaitement logique, jusqu'à son dénouement. J’apprécie aussi que l’auteur donne une vraie fin à ce premier cycle, sans terminer sur un énorme cliffhanger comme c’est trop souvent la norme. Cette série a un grand succès, et c’est amplement mérité. Elle se pose en référence incontournable dans son genre, quoiqu'on puisse penser de ses petits péchés. Bref, c’est une série culte.

12/03/2016 (modifier)

Avec la pléthore d'histoires racontant de toutes les manières imaginables la colonisation humaine de l'espace, il paraitrait ardu à priori de dénicher quelque chose qui sorte du lot. Pourtant le franco-brésilien Leo tire son épingle du jeu avec les Mondes d'Aldébaran, qui narre les débuts de l'épopée coloniale humaine sur Aldébaran-4 à la fin du XXIIème siècle. Ici point de délire futuriste et surréaliste, nous avons affaire à une société qui nous ressemble même si le développement technologique et économique parait encore en être à ses tâtonnements (il n'existe pas d'avions civils mais des dirigeables, l'architecture est modeste,etc). Les êtres humains, sans nouvelle de la Terre-Mère depuis un siècle au moins, apprennent donc à survivre sur cette planète lointaine qui semble paisible au premier regard mais qui dissimule en fait une nature étrange, indomptable, incongrue et hostile, qui représente l'intérêt principal de la saga. Le récit justement tourne autour du voyage de Marc Sorensen, Kim Keller et leurs acolytes dans cette faune et cette flore insolites, semblant être régie et télécommandée par une entité supérieure, consciente et protéiforme, connue sous le mystérieux nom de Mantrisse et constituant l'épicentre de l'intrigue. Il faut reconnaître à Leo une remarquable créativité dans la conception des bêtes et des plantes, la plupart du temps crédibles, montant dans un crescendo de démesure au niveau de leur aspect au fil des tomes. Visuellement ça en jette, il n'y a rien à dire. Aussi l'apparition de la Mantrisse dans le dénouement final est grandiose et finement mise en scène. Les bémols : Ce qui est dommage c'est que le franco-brésililen soit plus doué pour dessiner les animaux que les êtres humains ; en effet il n'y en a pas un, homme comme femme, qui n'ai pas cette expression niaise et figée qui peut rendre la lecture pénible. C'est vraiment une grosse lacune et j'espère que Leo s'est amélioré dans les sagas suivantes que je compte lire. Sans compter son amateurisme quand il s'agit de raconter les relations sentimentales entre les personnages. A certains moments ça vire vraiment à la catastrophe et on a l'impression de se retrouver devant un mauvais mélange entre soap opera et télénovelas sud-américaines. Cet aspect parfois indigeste crée un malheureux contraste avec les enjeux élevés de l'intrigue, et il faut toute la fascination suscité par la nature extraterrestre que l'on a sous les yeux pour réussir à passer outre. Là aussi encore une fois dommage, mais j'imagine qu'avec Aldébaran Leo en était à son premier coup d'essai, on peut lui pardonner : il a de la marge pour progresser et l'expérience aidant tous ces défauts s'amenuiseront. Il ne faut donc pas bouder notre plaisir car cette série est franchement emballante et globalement réussie. Leo nous propose sa vision de la colonisation spatiale et parvient à capter notre imagination, à tel point qu'on finirait nous aussi par se voir parmi ces pionniers d'un monde futur, au beau milieu de cet environnement à la fois effroyable et captivant. Comme quoi, le Brésil peut nous donner autre chose que le football-samba et l'hédonisme festif.

29/05/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Il y a longtemps que je tournais autour de cette série sans jamais franchir le pas. A plusieurs occasions, j'avais feuilleté différents volumes mais j'étais rebuté par le dessin. Soyons clair, ce que je n'aime pas c'est l'aspect vraiment trop statique, trop posé des différents personnages, pour preuve je trouve que toutes les filles se ressemblent ; à part la couleur et la longueur des cheveux, c'est du pareil au même. Ceci étant dit, j'ai trouvé là une vraie histoire dans le sens où elle nous présente des personnages avec un vécu. Au delà de ça il y a un véritable scénario, une sorte de fable écologique que j'ai trouvée bien amenée sans le pathos ni le côté Bisounours que l'on peut voir sur d'autres titres. Le bestiaire imaginé par Léo est vraiment sympa, je regrette juste que ses 'bestioles' soient souvent montrées dans des cases un peu vides. Ce côté SF est d'ailleurs assez peu développé même si paradoxalement il est au centre de l'histoire. Ces différents points ne peuvent que me faire conseiller la lecture de cette série, je vais de ce pas voir Bételgeuse et Antarès.

20/01/2015 (modifier)
Par Gil
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Le lire et le relire pour mieux observer tous les détails. La simplicité du dessin, pas si simple si l´on regarde de près, nous donne toute l'ampleur et la qualité du trait. L'histoire est très agréable à suivre et on se laisse glisser dans la peau des personnages. Je recommande toute la série.

19/10/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Quand j'ai vu les couvertures d'albums avec dessus le nom d'Aldébaran, je me suis encore dit "voila encore de la SF pure et dure avec vaisseaux spatiaux et tout...", eh bien non, j'étais à côté, bien m'en a pris un jour d'ouvrir un album en bibliothèque au hasard ; ça m'a tout de suite emballé et du coup, j'ai lu les 5 tomes dans l'après-midi. Cette série refuse les codes traditionnels des bandes d'anticipation, il n'y a pas de conflits galactiques, pas de vaisseaux interstellaires, pas de mutants dégénérés ou de guerre post-atomique...rien de tout ce qui m'ennuie en science-fiction. Les décors d' Aldébaran, le village d'Arena Blanca au bord de la mer, ressemblent à ceux de la Terre. Les personnages ne sont pas des aliens répugnants et dangereux, mais des êtres humains qui se rencontrent, s'apprécient, s'aiment, sont séparés et se retrouvent d'une planète à l'autre, après différentes péripéties. On suit le cheminement de Kim Keller, héroïne centrale des cycles constituant cette inhabituelle saga de science-fiction. Les personnages vieillissent, mûrissent : Kim est d'abord une gamine insupportable lorsqu'elle fuit avec Marc son village envahi et recouvert d'une curieuse gélatine ; elle deviendra ensuite une jolie jeune femme philosophe et pondérée, le récit s'étalant sur plusieurs années, ça permet d'étoffer les personnages. Seul le bestiaire étrange rappelle au lecteur qu'il est dans un autre monde. Les 3 cycles qui constituent les Mondes d'Aldébaran, avec Bételgeuse et Antarès sont une sorte d'épopée humaniste d'anticipation racontant l'effort de l'humanité dans ses premières tentatives pour coloniser des planètes lointaines. Le dessinateur Léo dont je n'avais pas oublié la série Trent qui m'avait séduit (au ton également humaniste), livre ici en tant qu'auteur complet, une belle réflexion sur l'écologie et l'avenir de l'humanité, à travers un univers poétique totalement crédible, et servie par un dessin lumineux et rayonnant, aux belles couleurs, qui renforce la crédibilité du récit. Alors, peu m'importe que le dessin soit un peu statique, ça ne me gêne pas, parce que l'histoire est bonne, elle tient en haleine, malgré quelques raccourcis scénaristiques et certaines bestioles plus ridicules que d'autres plus effrayantes, l'important, c'est que Léo a réussi la création d'un véritable univers, et que chaque cycle se complète tout en parvenant à se renouveler ; c'est pourquoi, je n'ai pas pu décrocher en lisant cette série et qu'il me tardait ensuite de la continuer par Bételgeuse et Antarès.

10/10/2013 (modifier)
Par Shadow
Note: 5/5

Pour moi, c'est simple, la série Aldébaran est une série culte de science-fiction. Tout y est : des dessins simples mais agréables qui conviennent parfaitement à l'univers, des personnages attachants et convaincants, et enfin, une ambiance incroyable. Lorsque j’ai commencé la série, j’avais acheté les 5 tomes car j’avais lu beaucoup de bien sur cette série. Je n’ai pas pu décrocher avant la fin du dernier tome. Et une fois les 5 tomes lus, j’avais l’impression qu’il me fallait absolument les 5 tomes suivant de Bételgeuse pour pouvoir me replonger dans ce monde étrange et immergent. Ce qui m’a particulièrement plu, c’est que le côté science-fiction est très présent avec les créatures bizarroïdes et les phénomènes mystérieux, mais pas étouffant comme c’est parfois le cas.

19/07/2011 (modifier)

Franchement bien, oui. Côté scénar', j'ai trouvé ça bien ficelé. L'histoire monte en puissance petit à petit: les premiers tomes sont un peu longuets, mais le dernier, en particulier, se dévore ! J'ai bien aimé le fait que l'auteur laisse sa part d'imagination au lecteur au sujet de la mantrisse, notamment avec cette histoire de vaisseau spatial échoué en pleine mer. Chacun peut interpréter cela comme il le veut. Il y a cependant des points négatifs dans l'histoire. Tout d'abord, je trouve ça un peu facile que tous les personnages principaux parviennent à se retrouver 3 ans après le début de l'histoire (c'est-à-dire les 2 premiers tomes). De même, la façon dont Pad fait évader Eric est un peu simple. Enfin, l'épilogue m'a un peu agacé, avec son côté "happy end de conte pour enfants"...Untel se maria avec unetelle, et unetelle avec untel...On s'en serait bien tenu aux 2 principaux personnages ! Concernant le dessin, au début, je l'ai trouvé figé, manquant de dynamisme, un peu roman-photo...Puis, au fur et à mesure de la lecture, cela m'a de moins en moins dérangé. Je trouve en effet que le dessin des derniers tomes est plus réussi, ou peut être est-ce tout bêtement que je me suis habitué... Force est de reconnaitre que Léo est un bon dessinateur...Les visages et expressions des protagonistes sont bien réussis, et surtout variés !! Il n'y a en effet rien qui m'énerve plus, dans une BD, que de ne pas arriver à distinguer les personnages les uns des autres. Côté faune, je pense que Léo est capable du meilleur comme du pire. Cet auteur est effectivement très imaginatif. Cependant, certains "monstres" font pâle figure à côté des impressionnantes bestioles qu'il est capable d'inventer. Je citerai pour exemple le premier monstre marin que rencontrent Marc et Kim après avoir été contraints de sauter dans la mer (qui ressemble franchement à Ralph Wiggum des Simpson, ça fait quand même pitié...), ou de la bestiole noire qui tente d'enlever Li dans le dernier tome (qui est aussi effrayante qu'un Barbapapa...). La mise en page est très fluide, très claire, plusieurs fois je me suis surpris à saisir une double page en un regard, sautant d'une case à une autre, puis à reprendre depuis le début pour bien lire les phylactères. Côté dialogues, quelques petites déceptions occasionnelles, avec certaines repliques un peu plates, du genre "ah! quelle tristesse, on n'a pas de chance!!" (à peu de choses près...) En conclusion, c'est vraiment bien, et je compte rapidement entamer la série Bételgeuse !! (34)

13/06/2011 (modifier)