Bételgeuse

Note: 3.59/5
(3.59/5 pour 69 avis)

2008 : Prix Tournesol pour le tome 5. La suite des aventures de Marc Sorensen, Kim Keller, Driss Shediac et de la belle Alexa Komarova, que l'on avait rencontrés dans le premier cycle : Aldébaran.


Auteurs brésiliens Les mondes d'Aldébaran Planet Fantasy Prix Tournesol

Le vaisseau parti coloniser la planète Bételgeuse n'a plus donné signe de vie depuis six ans. Les Terriens décident de suspendre la colonisation de Bètelgeuse, tant qu'ils n'auront pas de nouvelles du vaisseau. Kim sera accompagnée de deux militaires afin de tenter de prendre contact avec d'éventuels survivants et de comprendre les raisons de ce silence radio qui dure depuis maintenant six années. A leurs arrivée il trouveront un vaisseau transformé en congélateur géant... après leurs atterrissage mouvementé sur la planète, ils rencontreront les survivants, qui se sont répartis en deux clans farouchement opposé, et tenteront de comprendre ce qu'il est advenu 6 ans plus tôt. Mais nos trois compagnons ne sont pas au bout de leurs surprises, tant au niveau de la faune et de la flore de la planète Bételgeuse, qu'au niveau des rapports entre les colons...

Scénariste
Leo
Dessinateur
Leo
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2000
Statut histoire Série terminée 5 tomes parus
Couverture de la série Bételgeuse
Les notes (69)
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L'avatar du posteur Noirdésir

Les lecteurs d’Aldébaran ne sont pas dépaysés par ce nouveau cycle. En effet, s’il se déroule sur une autre planète, c’est encore Kim qui est à la baguette, cette fois officiellement (elle est devenue une femme mûre avec des responsabilités officielles). Comme pour le cycle précédent, Leo a su créer sur Bételgeuse une faune et une flore très riches et originales (je n’ai juste pas aimé et/ou trouvé « crédible » la bête avec son harpon, mais bon…). Et, comme pour le cycle précédent, Leo cherche à développer une intrigue humaniste, sans trop de Science-Fiction, l’aventure primant, dans des décors très colorés. Le débat porte ici sur la possibilité ou non pour les humains de coloniser cette planète (ceci dépendant de la présence ou non d’espèces intelligentes, et opposant clairement deux groupes aux idées et intérêts diamétralement opposés). Alors, c’est sûr, certains défauts entrevus dans Aldébaran se retrouvent ici (certains dialogues dispensables autour des amourettes ou soupirants de Kim – parfois venus de loin ! –, certains visages trop figés, un chouia de manichéisme, etc.). Mais j’ai pris le parti de les minorer, pour suivre cette aventure dépaysante. Il y a certaines redites par rapport au premier cycle, certes. Mais par contre, une intrigue jouant plus sur le mystère (certaines révélations ont enfin lieu sur la mantrisse) et moins sur les oppositions entre humains (comme c’était le cas dans une sorte de résistance contre la dictature du premier cycle). Cela reste encore une série intéressante, avec un univers assez personnel (la jungle doit sans doute beaucoup à la forêt dense brésilienne chère à l’auteur…).

22/11/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Après Aldébaran, je me suis tout naturellement attaqué à Bételgeuse, le 2ème cycle de la grande saga de Léo. C’est une suite directe même si quelques années séparent les séries. On retrouve avec plaisir la plupart des personnages croisés dans Aldébaran, auxquels s’ajoutent de nouvelles têtes. Bételgeuse est également une réussite ! Tout d’abord Léo apporte beaucoup de réponses et d’éclaircissements sur le mystère de la mantrisse, élément central de l’intrigue du cycle précédent. L’univers des mondes d’Aldébaran gagne encore en richesse et en intérêt car l’auteur développe beaucoup de nouveaux éléments scénaristiques et étend encore son incroyable univers. L’intérêt de la série est continuellement renouvelé. Ensuite, le monde de Bételgeuse est visuellement magnifique ; plus encore que celui d’Aldébaran ! Une fois de plus, la faune, la flore et les paysages de la planète sont extrêmement originaux et soignés. La grande créativité de Léo comme inventeur de monde s’exprime pleinement. Les dessins font merveille pour animer cette nouvelle planète, même si l’on retrouve les mêmes défauts que précédemment, à savoir les expressions des personnages trop figées et une action souvent un peu molle. De même, les (nombreuses) histoires sentimentales un peu mièvres perdurent mais on finit par s’y faire, d’autant que ces défauts n’altèrent pas l’intérêt de la série. Bételgeuse est la digne suite d’Aldébaran. La géniale saga spatiale de Léo entre sans conteste dans le panthéon des meilleures séries de science-fiction.

21/12/2016 (modifier)

Après la planète maritime Aldébaran, nous voici donc logiquement partis pour une planète des sables, Bételgeuse, ou plus exactement Bételgeuse-6. Principe simple au départ, mais heureusement tout de suite compensé par une particularité : les longs et profonds canyons verdoyants qui sillonnent la planète, peuplés d’une faune toujours aussi originale et mystérieuse. Dans ce second cycle, la Mantrisse semble, de prime abord, passer au second plan, et c’est évidemment bienvenu pour éviter une sensation de redite avec le premier cycle. On s’intéresse davantage aux Iums, des espèces d’ours/pandas arboricoles, dénués de bouche, qui semblent utiliser une pile énergétique organique placée sur leur ventre et posséder une forme d’intelligence, sans avoir toutefois développé la moindre technologie. Et c’est là que réside une partie du problème. Parmi les premiers colons arrivés sur Bételgeuse, certains soutiennent que les Iums sont une espèce intelligente, ce qui, selon la charte de l’ONU, interdit la colonisation. Un autre groupe, bien sûr, soutient le contraire et défend la colonisation. Ce n’est peut-être pas la première fois qu’une telle thématique est exploitée, mais cela fonctionne fort bien. Dans ce second cycle, on s’intéresse donc davantage aux relations de deux groupes d’humains entre eux, même si la découverte de la faune et de la flore de cette nouvelle planète gardent une place centrale. Au départ, il y a clairement un groupe qui est sympathique et l’autre non ; mais heureusement, la situation est finalement un peu plus nuancée que cela. J’apprécie que ce second cycle commence par bien installer de nouveaux personnages, avant de faire rentrer en scène ceux du premier cycle. Cela lui permet d’avoir sa singularité, tout en maintenant la continuité. Qu'on ne s'y trompe pas : cela reste de l'aventure, avec notamment l'exploration d'un environnement nettement plus hostile que dans Aldébaran. On ne s'ennuie pas une seconde et chaque tome, là encore, apporte son lot de découvertes. Les révélations de la fin ne m’avaient pas plu en première lecture. En le relisant, c’est finalement assez logique, et ça ne m’a pas dérangé outre mesure. Mais globalement, la fin est un tout petit peu moins réussie que celle du premier cycle, et c’est peut-être pour cela que je mettrai une étoile de moins. En tout cas, on reste encore dans le très bon. Si vous avez aimé Aldébaran, ne vous privez pas de cette excellente suite.

12/03/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Ecosystème perturbé, créatures étranges, paysages majestueux, aspect humaniste et écolo, pouvoir totalitaire, expédition pleine de dangers, un peu de sexe... Les ingrédients sont les mêmes que dans Aldébaran puisque la saga continue avec cette seconde partie où l'on retrouve Kim Keller encore plus épanouie et plus mûre. Il y a un côté exploration en nature hostile qui est plus passionnant que dans Aldébaran, j'adore les récits de jungle depuis mon enfance, et ici j'y trouve mon compte. Ce second cycle en lui-même apporte quelques réponses mais n'est pas absolument capital pour faire avancer l'histoire, il est juste agréable et procure de très bons moments, l'intérêt est indéniablement plus fort que dans le premier volet, en dépit du fait qu'il y a beaucoup de verbiage, mais ça sert aussi à étoffer les personnages, dont je regrette que certains disparaissent quand ils sont sympas, tel Steve. Les scènes de nu ne sont peut-être pas obligatoires mais elles ne ralentissent pas la narration et apportent un petit plus qui détend entre deux situations plus sérieuses. En tout cas, même si Aldébaran était nécessaire pour installer l'univers voulu par Léo, j'ai nettement préféré ce segment qui joue sur l'atout du mystère, du danger et de l'inconnu avec plus de brio. D'un trait simple, sans prouesses graphiques, Léo construit encore un monde fantastique crédible et attachant. Une vraie réussite donc, pleine de fraîcheur, qui m'incite à aller voir sur Antarès.

28/05/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 3/5

Un cran en dessous de la série mère, j'ai tout de même pris pas mal de plaisir à suivre à nouveau les aventures de Kim Keller. Cette nouvelle série met en scène de nouveaux personnages secondaires intéressants. L'univers créé est riche et on en sait finalement un peu plus sur la Mantrisse. Le dessin et les couleurs sont dans la lignée d'Aldébaran: c'est en général réussi bien qu'encore une fois je constate que les expressions, faciales surtout, sont figées. Bref, c'est pas mal mais la surprise n'y est plus trop...

27/07/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

J'avais pas trop apprécié Aldébaran, mais j'ai lu la suite quelques années plus tard, pensant que peut-être l'auteur s'était amélioré. Eh ben ce n'est pas le cas car on retrouve les mêmes qualités et les mêmes défauts qu'il y avait dans l'autre série (enfin, de ce que je me souviens). La faune et les animaux sont très bien pensés et sont bien dessinés. J'aime surtout les créatures qui ressemblent à un mélange de paresseux et de panda. Il y a aussi du suspense au début qui m'a attiré avec cette histoire de vaisseau saboté. Sauf que je me suis ennuyé après trois tomes. Les personnages sont caricaturaux et leurs relations amoureuses sont superficielles, notamment avec les deux seuls survivants du vaisseau qui sont comme par hasard un homme et une femme. Et puis j'ai vraiment de la difficulté avec les humains de Léo. Ils sont moches, mais alors là très moche à mes yeux. Les scènes de nudités sensées être excitantes sont vraiment débandantes.

09/08/2011 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5

Après Aldebaran, que j'avais bien aimé malgré de gros défauts à mes yeux, j'ai l'impression que Leo nous ressort plus ou moins la même sauce, la dictature change de nom et de visage mais reste identique, les personnages sont des ressucées de la série mère, les évènements aussi, avec une interaction peut être plus grande avec le monde que Leo créé. Le dessin reste similaire, pas de surprise, les visages figés et les beaux seins de Kim. Et ce qui reste le plus gros défaut des 2 séries pour moi, toujours ce manque de réponses. Quand un auteur créé un monde aussi attrayant, il faut nous le faire découvrir du sol au plafond.

19/07/2011 (modifier)
Par Shadow
Note: 5/5

Avec ce deuxième cycle, Leo nous emmène sur la planète Betelgeuse où la faune et la flore ne sont pas moins étranges que sur Aldébaran. L’univers toujours aussi original et immersif est un régal pour moi qui suis amatrice de science-fiction. On ne s’ennuie pas un seul instant et on ne peut s’empêcher de se demander constamment ce qu’il va arriver à nos personnages. Le secret de la Mantrisse est un peu plus dévoilé et la fin est bien meilleure que dans le cycle Aldébaran. En somme, une bonne suite que je recommande vivement à ceux qui ont aimé Aldébaran.

19/07/2011 (modifier)

On retrouve ce qui a fait recette avec le premier cycle, Aldébaran... Que les choses soient claires, LE point fort de Léo, c'est son imagination: à chaque page, on se dit "mais quelle créature va-t-il encore nous sortir ?". Sa faune et sa flore mirifique m'ont encore régalé. J'ai été un peu déçu par le fait que la société de Bételgeuse soit -comme dans Aldébaran- phallocrate et misogyne, c'est un peu réchauffé... Le fait que tout le monde soit amoureux de Kim (pas moins de 4 personnages si mes comptes sont bons) m'a un peu tapé sur le système, encore que l'on puisse imaginer qu'il s'agisse d'un effet des gélules de la mantrisse...? Et qu'est-ce que ça baise dans cette histoire ! (que les prépubères ménagent leur tirelire, ça reste ultrasoft...) Cependant, j'ai trouvé l'histoire plus fluide que le premier cycle (qui est un peu longuet au début), le dessin plus dynamique, et j'ai été ravi d'en savoir enfin (car il faut attendre le tome 5) un peu plus sur les mantrisses. La fin est aussi beaucoup moins gnangnan que dans Aldébaran. En conclusion, j'ai autant aimé que le premier cycle: le côté moins novateur étant contrebalançé par une meilleure fluidité et un meilleur dessin. Je vais donc tenter de me procurer Antarès. (39)

04/07/2011 (modifier)
Par AqME
Note: 4/5

Après le cycle d'Aldébaran, me voila en possession du cycle de Bételgeuse, deuxième cycle pour les mondes imaginés par Léo. Comme je le dis souvent maintenant, la S.F, ce n'est pas mon truc, mais je me laisse de temps en temps tenter par quelques séries plus ou moins "importantes" aux yeux de certains fans de ce genre. Et je me dis que finalement, ce n'est pas plus mal, car j'ai vraiment été séduit par cette série que je trouve supérieure au premier cylce sur plusieurs aspects. Les dessins de Léo restent toujours autant figés, mais on ressent une réelle envie de bien faire et les mouvements du corps sont bien retranscrits. Il reste les visages qui ne sont pas franchement terrible et j'ai toujours du mal avec Kim que je trouve affreuse. Mais finalement, on s'en fout un peu des personnages, car on se rend compte au fil de la lecture que ce qui nous happe, ce sont les différents animaux peuplant Bételgeuse. En effet, on espère toujours trouver un nouvel animal à la fois drôle, sauvage, dangereux, ou encore intelligent. Du coup, les principaux héros de cette série, ce sont les animaux. On ne peut rester insensibles au charme des Iums ou encore du gros lézard des sables avec toutes ses couleurs. En plus, bien souvent, Léo évoque la possibilité de l'existence de ces créatures qui sont finalement très travaillées et franchement plausible. Le scénario est plutôt bien fichu. On reste bien évidemment dans une fable écolo où les aspects de l'homme sont évoqués. La colonisation est vue de deux façons différentes et on sent tout de même le parti pris du scénariste. Malgré tout, on ressent un amour profond pour l'être humain puisque Léo, sous couvert de Sven l'alien, exprime son point de vue sur la race humaine et essaye de donner un élan d'espoir contre la guerre et pour l'évolution. Mais peut-on réellement rêver à cet idéal ? La question restera sans réponse. Je conseille néanmoins cette série pour son univers si particulier, son bestiaire si bien travaillé et le message de paix que veut faire passer Léo.

21/02/2011 (modifier)