3.5
Une très belle découverte, grâce aux mangas que s'échangent tous les collégiens, ça change des shonen sortant à la pelle.
Beaucoup de points positifs:
Un graphisme léché, doux et dynamique à la fois. Une grande galerie de personnages tous bien caractéristiques.
Des relations entre protagonistes crédibles qui évoluent avec le temps.
Un scénario sachant dérouter le lecteur et faisant des virages à 90 ou 180 degrés pour relancer l'intérêt.
Une série terminée et pas trop longue (pour un manga).
Et quelques points négatifs :
Le positivisme un peu poussé à l'extrême de certains personnages (comment ça, vous savez que je parles d'Emma ? Attention à ne pas oublier tous ces gamins qui rigolent bêtement après avoir vécu les trucs les plus traumatisants possibles 1 jour plus tôt.)
Ces explications à n'en plus finir alors qu'on a tous compris.
Des méchants qui ricanent toujours en coin, mais c'est propre au mange dommage. C'est là que l'idée des monstres masqués est excellente, on ne perçoit pas leurs émotions mais on les comprend par leurs actes.
Bon encore 4 tomes et je saurai enfin le fin mot de l'histoire. 4 tomes, à la fois long et court à la fois pour une série qui sait surprendre au coin d'un chapitre.
--------------------------
Mise à jour après lecture des derniers tomes:
Quelle déception ce dernier tome plus épais que les autres... ça traîne, son épaisseur aurait pu être 3 fois moindre.
Que de pathos, que d'ennui. Grosse déception sur ce coup-là. C'est une belle fin mais mal mise en page.
Mais cela ne remets pas en cause la qualité de la série, à destination de grands ados, en préparation à du plus costaud comme L'Attaque des Titans (côté gore, cette série fait une belle entrée en matière.)
Yes Yes Yes !!!
Je suis à genoux devant l'œuvre monumentale de Jarry, ce gars doit avoir une porte spatio-temporelle dans sa chambre pour retranscrire ce qui se passe dans le vrai monde de la fantasy.
Les nains, ces cognards dont on se fout du gueuloir dans les livres de trousse-pets, s'exposent ici pleinement comme ce qu'ils ont été, sont et seront toujours: des durs, des cupides, des passionnés, des bourrus...
L'idée géniale est de présenter tout leur panel au travers des 5 ordres qui fondent leur peuple, à la fois soudé et furieusement axé sur le "chacun pour sa gueule". Et comment chacun de ces ordres a ses propres coutumes, héros et modes de fonctionnement, chaque lecteur y trouvera des affinités ou réticences. Approchez approchez, mesdames et messieurs, on a de tout:
- la forge et ses légendes (le cycle culte de Redwin est devenu pour moi une référence, achat de la trilogie obligatoire!)
- le talion et ses marionnettistes contrôlant le pouvoir (le moins emballant pour moi mais qui expliquent bien des choses sur le monde dans sa globalité)
- le temple et ses apports mystiques (quelle galerie, on ne s'attend pas à autant de diversité)
- les errants et ses servitudes (mais aussi ses libertés de choix même s'ils auront toujours un coût monstrueux)
- le bouclier et ses batailles incessantes (se faire botter le cul durant tant d'années pour casser des peaux vertes durant des siècles, ça impose le respect)
On s'attache aux personnes, les quitte à regret puis les retrouve avec plaisir lors d'un tome suivant, merveilleuses croisées de destins.
Beaucoup d'histoires font du fan service pour d'autres types de lecteurs qui auront une bonne raison pour se lancer dans cette série (on y revit des scènes du film 300 ou Braveheart, de la série Game of Thrones, de livres fantastiques divers et variés.
Seul reproche, les histoires devant se terminer en 1 tome, il y a parfois de grosses ellipses et la fin un peu vite expédiée. Mais ce n'est que pour mieux se réjouir de découvrir d'autres personnages le tomes suivants. Ah et autre chose, faut un peu vous calmer avec ces effets de colorisation numérique, on n'est pas aux States les gars.
Reste maintenant à découvrir les autres séries de cet univers : Elfes, Orcs et gobelins, Mages... que de belles choses à découvrir, merci à vous !
(Seulement lecteure du tome 2)
Avec un tel titre et comme éditeur Fluide Glacial, on a tôt fait d'être étonné à la lecture de cet ensemble de contes ciblant et touchant juste les travers (actuels et potentiels) de notre société. Il y a du "SOS Bonheur" ou Porte-à-porte-malheur là-dedans.
C'est déprimant car on remarque des prémisses de chaque scénario dans le monde qui nous entoure, sans doute encore plus forts dans d'autres pays.
Mais il y a aussi des histoires plus légères et non politisées qui font sas de décompression (le fils grandissant dans le ventre de sa mère impuissante, énorme, géniale). Et puis il y a des petites pointes fulgurantes d'espoir et de poésie (comme la belle page de fin) qui réchauffent un peu le coeur, sacrément refroidi par le reste.
Je ne sais pas ce qu'a fait d'autre cet auteur au nom improbable (un pseudo j'espère) mais je vais rapidement y jeter un oeil.
---------------
Mise à jour après lecture du tome 1:
Erreur de lire le lire 2ème en premier, c'est un peu comme attaquer Le Sommeil du Monstre par la fin.
Les postulats du tome 1 sont aussi très bons mais les histoires sont traitées de manière trop rapide. Si on faisait une comparaison avec des séries TV, le tome 1 serait "les contes de la crypte" et le tome 2 "Black mirror".
Un peu trop de voix off également, le tome 2 a également corrigé le tir.
Par contre, il y a une grande diversité graphique, le tome 2 est plus uniforme, l'auteur a décidé quel sera son style de prédilection.
J’avais quelques réticences à m’engager dans cette lecture, la couverture ne fait pas spécialement envie et je craignais de tomber sur une œuvre trop technique, trop engagée, trop sentencieuse ou que sais-je. Mais dès la lecture entamée, je n’ai plus su l’abandonner !
Deux mains dans la terre dresse un tableau à la fois alarmant et enthousiasmant de l’agriculture et de l’élevage du XXIème siècle en Europe (et plus précisément en France dans le cas présent). Alarmant car il met en lumière toutes les limites de l’agriculture ‘moderne’ née après la deuxième guerre mondiale, poussée par une nécessité de productivité à l’époque mais coupable d’épuisement des sols, d’érosion, de réchauffement climatique, de surendettement chez les producteurs, de disparition de la biodiversité, de spéculation financière et d’autres joyeusetés. Enthousiasmant car il présente une alternative cohérente, basée sur des savoirs ancestraux, des études récentes, des expériences actuelles. Rien de farfelu, rien d’utopique mais un futur possible, plus respectueux des hommes et de la nature, qui est une réalité dans bien des parties du monde et qui nous poussera à repenser notre mode de production et de consommation, qui poussera les politiques à repenser la destination des financements publics (oui, bon, là on sait bien que ça va grincer des dents et freiner des pieds et que les lobbies vont mettre plus d’un bâton dans les roues mais si la population montre la voie, les politiques devront suivre) mais qui me convainc .
Je savais que tous ces aspects allaient être abordés, je ne m’attendais pas à ce que ce pan très instructif de cette bande dessinée soit aussi agréable à lire, fluide, léger. C’est tout simplement parfait !
L’album prend par ailleurs la forme d’une fiction en nous présentant un producteur qui commence à se poser des questions sur sa manière de produire et va progressivement se documenter, assister à des conférences, écouter les journaux parlés, aller vers d’autres producteurs utilisant d’autres techniques. Et tout ce processus d’apprentissage nous permet d’apprendre en même temps que lui.
Le dessin de Laëtita Rouxel s’efface au profit du message, mais il n’est pas désagréable pour la cause. Il ne constitue en tous les cas en aucune manière un frein à la lecture.
Le dossier en fin d’album permet de revenir sur différents points abordés dans celui-ci pour les repréciser.
Par-dessus tout, j’ai apprécié le positivisme qui se dégage de ce récit. J’ai également beaucoup aimé le volet consacré à l’élevage dans le dossier de fin d’album. Une vision plus nuancée et plus proche de mes propres convictions que celle que l’on peut encore trop souvent lire par ailleurs. Mais je pourrais encore parler de plusieurs volets qui m’ont énormément plu car… tout m’a plu.
Si le sujet vous intéresse, c’est vraiment un très bon exercice de vulgarisation, didactique et très complet (et enthousiasmant).
Le style tout en couleur reflète assez bien la personnalité des personnages et l'exubérance de ce milieu. Mais il s'efface assez rapidement au profit de l'histoire.
J'ai trouvé l'héroïne touchante et sa fille particulièrement irritante, en passant par un beau-père d'une infinie patience...
C'est un roman enrichissant culturellement. Émotions et dépaysements garantis.
J'ai été attiré sur ce titre pour deux raisons: primo, il faisait écho au thème développé dans l'album Comment faire fortune en juin 40, secundo, la couverture très affiche cinéma des années 80 me faisait de l’œil.
J'ajouterai que la série étant prévue en seulement deux volumes, m'a conforté dans mon achat.
J'avoue que j'ai été très séduit par ce récit qui nous transporte d'un continent à l'autre, d'une façon assez désinvolte, même si parfois le dessin des premières pages m'a quelques peu rebuté notamment en raison de visages à peine ,voire pas du tout esquissés.
Mais finalement, le ton humoristique , parfois cynique , finit l'emporter sur ces quelques imperfections.
En y introduisant Léopold III, Churchill, Pétain et De Gaulle dans ce récit, les auteurs arrivent à brouiller les pistes entre la réalité historique et ce qui relève purement de la fiction. (D'ailleurs un dossier sur cette folle expédition de l'or Belge est présent en fin de l'album)
Ce n'est sans doute pas la bande dessinée de l'année, mais en tout cas j'ai passé un très agréable moment de lecture.
Le style est drôle, enlevé et l'histoire prenante, après une mise en place de quelques pages assez lente, il faut l'avouer.
J'ai beaucoup apprécié le style charbonneux du graphisme, le jeu des lumières, les personnages secondaires en philigrane, le fait que certaines cases ne contiennent pas d'écrits. Cela permet de prendre le temps d'apprécier la qualité des dessins.
Le scénario est simple et bien écrit, et met en perspective la personnalité du personnage principal, qui jongle entre une intrigue policière et amoureuse. Toutefois, l'histoire aurait méritée d'être approfondie. Pour ma part, jaurai aimé en apprendre davantage sur certains personnages.
Je recommande ce roman graphique pour ceux qui aiment les dessins au fusain, crayon... et qui apprécient les héros un peu torturés.
Je mets un 4/5 car je pense que cette oeuvre mérite une attention particulière.
En voilà une superbe quête, bien écrite et qui monte sans cesse en puissance.
Le début ne m'a pas forcément emballé même si je suis très facilement entré dans l'univers. Le scénario est assez gentillet au début, je trouve même certains personnages un tout petit peu trop lourdauds et surtout le dessin ne m'emballait pas trop... C'est en lisant toute la série qu'on se rend compte que la naïveté du début était certainement prémédité par le scénariste.
C'est dans l'évolution de ma lecture que la magie finit par opérer. Le scénario prend une forme de plus en plus sérieuse et grave sans que l'humour soit en perdition. Cet humour est de mieux en mieux dosé, moins gauche je trouve. Ou bien j'ai fini par entrer dans l'ambiance sans m'en rendre compte, ce qui est très bon signe. Le dessin lui aussi se magnifie, on quitte en effet l'aspect un peu "brouillon" des 2 premiers tomes. La clarté et les couleurs changent énormément la donne.
Mais c'est vraiment le scénario qui est, pour moi, au-dessus du lot. La notion de quête est partout présente. Cette fine équipe est obstinée à vouloir atteindre sa mission, chacun pour des raisons différentes. Alors que les personnages ont tous un caractère bien particulier et paraissent sans nuances au début du récit, on finit par découvrir leurs combats personnels, cette quête qui leur est propre. Je ne sais pas lequel des deux derniers tomes est le meilleur. Le T3 m'a tout d'abord choqué: le dessin devient soudainement très beau au milieu de cette forêt vierge. Il atteint un niveau de réussite égal au scénario selon moi. Rige est un personnage vraiment très bien réussi, le mystère de sa relation avec Bragon a été superbement construit. C'est aussi dans ce tome que Bulrog devient un personnage clivant. J'ai adoré ce personnage, son initiation me parait la plus réussie. Mais le T4 aussi est incroyable, l'épilogue quoi... Quelle fin! On n'a pas fini d'être surpris, et on se retrouve avec une ambiance poétique qui colle parfaitement avec le genre et le ton donné depuis le début.
Il ne faut pas oublier tous les personnages secondaires croisés, à commencer par Fol le Dol. Ce petit être-dieu énigmatique m'a beaucoup marqué.
Je peux comprendre que cela soit culte pour beaucoup, surtout si cette série a fait revivre le genre heroic fantasy. Le dessin, bien que très beau sur les 2 derniers tomes, ne m'a pas pleinement conquis. Un bon 4/5! Il faut parcourir ce récit.
Raowl, c'est un guerrier bourrin très costaud qui a pour ambition de délivrer des princesses pour obtenir un bisou sur la bouche de leur part. Sauf que comme il est aussi délicat qu'une presse hydraulique et aussi distingué qu'un pétomane en pleine gastro, il se prend autant de râteaux qu'il écrase de têtes ennemies. Ca ne l'empêche pas pour autant de nous offrir ici une suite de tutoriels sur comment réussir sa vie d'aventurier et de séducteur. Finies donc les aventures en un tome et place à des gags en une page destinés à répondre à des questions cruciales telles que "Comment démonter un méchant sans se péter la main ?" ou "Comment devenir un prince charmant ?".
On retrouve ici tout l'esprit de la série originale, en plus condensé. Tébo se révèle très doué dans l'exercice de ces tutos délirants. Avec une mise en page rappelant les albums comiques de Zep, il prodigue de nombreux gags dans une même planche, usant autant du comique de situation, que de l'absurde et du politiquement incorrect... et aussi d'une bonne dose d'humour couillon digne d'une cour de récré mais qui bizarrement marche très bien. Son dessin, sa mise en scène et ses dialogues sont très efficaces, aussi percutants que les coups de massue de son héros. Qui aurait pu croire que les prouts, les vomis et autres histoires de Toto aux cabinets pourraient être aussi drôles pour un lecteur adulte blasé ? Certes l'ensemble est un peu inégal mais la majorité des planches sont marrantes et certaines sont vraiment très drôles. J'ai ri tout haut sur le gag du comptable par exemple. L'ensemble peut toutefois paraitre légèrement lassant sur la longueur d'un album entier, et je me demande s'il y a véritablement matière à prévoir plusieurs tomes. Mais s'agissant de tutos indépendants, il est tout à fait possible de les lire à petites doses pour mieux les savourer.
Yannick Noah a longtemps été l'une des personnalités préférées des Français. Unique vainqueur tricolore à Rolland Garros en presque 80 ans (les filles ont fait un peu mieux) Noah restera à jamais au panthéon du sport français.
Il aurait pu vivre de son image mais l'homme aime les défis. C'est un gagneur qui a besoin d'imprimer sa marque sur son temps.
Un collectif de dessinateurs met en image et scénarise 12 chansons du Noah chanteur.
Noah nous propose ce qu'il est et ce qu'il vit. L'amour de ses enfants, l'amour de l'Afrique et de ses ancêtres, l'amour et la beauté du métissage.
A l'époque où Noah chantait ces thèmes cela représentait déjà un engagement politique face à une volonté de repli présente dans toutes les sociétés.
Je ne connaissais pas les textes et j'ai été agréablement surpris par l'émotion provoquée par ses chansons. J'ai particulièrement aimé "Les Lionnes" ou "Donne-moi une vie" qui résonnent avec mon parcours perso.
Un collectif de dessinateurs donc avec des styles pour tous les goûts et avec un découpage moderne et des histoires qui collent bien aux chansons.
Une belle réussite mais ce n'est pas étonnant monsieur Noah semble posséder une Golden Touch (qu'il devrait partager avec ses potes du PSG ! Lol).
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The Promised Neverland
3.5 Une très belle découverte, grâce aux mangas que s'échangent tous les collégiens, ça change des shonen sortant à la pelle. Beaucoup de points positifs: Un graphisme léché, doux et dynamique à la fois. Une grande galerie de personnages tous bien caractéristiques. Des relations entre protagonistes crédibles qui évoluent avec le temps. Un scénario sachant dérouter le lecteur et faisant des virages à 90 ou 180 degrés pour relancer l'intérêt. Une série terminée et pas trop longue (pour un manga). Et quelques points négatifs : Le positivisme un peu poussé à l'extrême de certains personnages (comment ça, vous savez que je parles d'Emma ? Attention à ne pas oublier tous ces gamins qui rigolent bêtement après avoir vécu les trucs les plus traumatisants possibles 1 jour plus tôt.) Ces explications à n'en plus finir alors qu'on a tous compris. Des méchants qui ricanent toujours en coin, mais c'est propre au mange dommage. C'est là que l'idée des monstres masqués est excellente, on ne perçoit pas leurs émotions mais on les comprend par leurs actes. Bon encore 4 tomes et je saurai enfin le fin mot de l'histoire. 4 tomes, à la fois long et court à la fois pour une série qui sait surprendre au coin d'un chapitre. -------------------------- Mise à jour après lecture des derniers tomes: Quelle déception ce dernier tome plus épais que les autres... ça traîne, son épaisseur aurait pu être 3 fois moindre. Que de pathos, que d'ennui. Grosse déception sur ce coup-là. C'est une belle fin mais mal mise en page. Mais cela ne remets pas en cause la qualité de la série, à destination de grands ados, en préparation à du plus costaud comme L'Attaque des Titans (côté gore, cette série fait une belle entrée en matière.)
Nains
Yes Yes Yes !!! Je suis à genoux devant l'œuvre monumentale de Jarry, ce gars doit avoir une porte spatio-temporelle dans sa chambre pour retranscrire ce qui se passe dans le vrai monde de la fantasy. Les nains, ces cognards dont on se fout du gueuloir dans les livres de trousse-pets, s'exposent ici pleinement comme ce qu'ils ont été, sont et seront toujours: des durs, des cupides, des passionnés, des bourrus... L'idée géniale est de présenter tout leur panel au travers des 5 ordres qui fondent leur peuple, à la fois soudé et furieusement axé sur le "chacun pour sa gueule". Et comment chacun de ces ordres a ses propres coutumes, héros et modes de fonctionnement, chaque lecteur y trouvera des affinités ou réticences. Approchez approchez, mesdames et messieurs, on a de tout: - la forge et ses légendes (le cycle culte de Redwin est devenu pour moi une référence, achat de la trilogie obligatoire!) - le talion et ses marionnettistes contrôlant le pouvoir (le moins emballant pour moi mais qui expliquent bien des choses sur le monde dans sa globalité) - le temple et ses apports mystiques (quelle galerie, on ne s'attend pas à autant de diversité) - les errants et ses servitudes (mais aussi ses libertés de choix même s'ils auront toujours un coût monstrueux) - le bouclier et ses batailles incessantes (se faire botter le cul durant tant d'années pour casser des peaux vertes durant des siècles, ça impose le respect) On s'attache aux personnes, les quitte à regret puis les retrouve avec plaisir lors d'un tome suivant, merveilleuses croisées de destins. Beaucoup d'histoires font du fan service pour d'autres types de lecteurs qui auront une bonne raison pour se lancer dans cette série (on y revit des scènes du film 300 ou Braveheart, de la série Game of Thrones, de livres fantastiques divers et variés. Seul reproche, les histoires devant se terminer en 1 tome, il y a parfois de grosses ellipses et la fin un peu vite expédiée. Mais ce n'est que pour mieux se réjouir de découvrir d'autres personnages le tomes suivants. Ah et autre chose, faut un peu vous calmer avec ces effets de colorisation numérique, on n'est pas aux States les gars. Reste maintenant à découvrir les autres séries de cet univers : Elfes, Orcs et gobelins, Mages... que de belles choses à découvrir, merci à vous !
Les Contes ordinaires d'Ersin Karabulut
(Seulement lecteure du tome 2) Avec un tel titre et comme éditeur Fluide Glacial, on a tôt fait d'être étonné à la lecture de cet ensemble de contes ciblant et touchant juste les travers (actuels et potentiels) de notre société. Il y a du "SOS Bonheur" ou Porte-à-porte-malheur là-dedans. C'est déprimant car on remarque des prémisses de chaque scénario dans le monde qui nous entoure, sans doute encore plus forts dans d'autres pays. Mais il y a aussi des histoires plus légères et non politisées qui font sas de décompression (le fils grandissant dans le ventre de sa mère impuissante, énorme, géniale). Et puis il y a des petites pointes fulgurantes d'espoir et de poésie (comme la belle page de fin) qui réchauffent un peu le coeur, sacrément refroidi par le reste. Je ne sais pas ce qu'a fait d'autre cet auteur au nom improbable (un pseudo j'espère) mais je vais rapidement y jeter un oeil. --------------- Mise à jour après lecture du tome 1: Erreur de lire le lire 2ème en premier, c'est un peu comme attaquer Le Sommeil du Monstre par la fin. Les postulats du tome 1 sont aussi très bons mais les histoires sont traitées de manière trop rapide. Si on faisait une comparaison avec des séries TV, le tome 1 serait "les contes de la crypte" et le tome 2 "Black mirror". Un peu trop de voix off également, le tome 2 a également corrigé le tir. Par contre, il y a une grande diversité graphique, le tome 2 est plus uniforme, l'auteur a décidé quel sera son style de prédilection.
Deux mains dans la terre
J’avais quelques réticences à m’engager dans cette lecture, la couverture ne fait pas spécialement envie et je craignais de tomber sur une œuvre trop technique, trop engagée, trop sentencieuse ou que sais-je. Mais dès la lecture entamée, je n’ai plus su l’abandonner ! Deux mains dans la terre dresse un tableau à la fois alarmant et enthousiasmant de l’agriculture et de l’élevage du XXIème siècle en Europe (et plus précisément en France dans le cas présent). Alarmant car il met en lumière toutes les limites de l’agriculture ‘moderne’ née après la deuxième guerre mondiale, poussée par une nécessité de productivité à l’époque mais coupable d’épuisement des sols, d’érosion, de réchauffement climatique, de surendettement chez les producteurs, de disparition de la biodiversité, de spéculation financière et d’autres joyeusetés. Enthousiasmant car il présente une alternative cohérente, basée sur des savoirs ancestraux, des études récentes, des expériences actuelles. Rien de farfelu, rien d’utopique mais un futur possible, plus respectueux des hommes et de la nature, qui est une réalité dans bien des parties du monde et qui nous poussera à repenser notre mode de production et de consommation, qui poussera les politiques à repenser la destination des financements publics (oui, bon, là on sait bien que ça va grincer des dents et freiner des pieds et que les lobbies vont mettre plus d’un bâton dans les roues mais si la population montre la voie, les politiques devront suivre) mais qui me convainc . Je savais que tous ces aspects allaient être abordés, je ne m’attendais pas à ce que ce pan très instructif de cette bande dessinée soit aussi agréable à lire, fluide, léger. C’est tout simplement parfait ! L’album prend par ailleurs la forme d’une fiction en nous présentant un producteur qui commence à se poser des questions sur sa manière de produire et va progressivement se documenter, assister à des conférences, écouter les journaux parlés, aller vers d’autres producteurs utilisant d’autres techniques. Et tout ce processus d’apprentissage nous permet d’apprendre en même temps que lui. Le dessin de Laëtita Rouxel s’efface au profit du message, mais il n’est pas désagréable pour la cause. Il ne constitue en tous les cas en aucune manière un frein à la lecture. Le dossier en fin d’album permet de revenir sur différents points abordés dans celui-ci pour les repréciser. Par-dessus tout, j’ai apprécié le positivisme qui se dégage de ce récit. J’ai également beaucoup aimé le volet consacré à l’élevage dans le dossier de fin d’album. Une vision plus nuancée et plus proche de mes propres convictions que celle que l’on peut encore trop souvent lire par ailleurs. Mais je pourrais encore parler de plusieurs volets qui m’ont énormément plu car… tout m’a plu. Si le sujet vous intéresse, c’est vraiment un très bon exercice de vulgarisation, didactique et très complet (et enthousiasmant).
Ecoute, Jolie Márcia
Le style tout en couleur reflète assez bien la personnalité des personnages et l'exubérance de ce milieu. Mais il s'efface assez rapidement au profit de l'histoire. J'ai trouvé l'héroïne touchante et sa fille particulièrement irritante, en passant par un beau-père d'une infinie patience... C'est un roman enrichissant culturellement. Émotions et dépaysements garantis.
L'Or des Belges
J'ai été attiré sur ce titre pour deux raisons: primo, il faisait écho au thème développé dans l'album Comment faire fortune en juin 40, secundo, la couverture très affiche cinéma des années 80 me faisait de l’œil. J'ajouterai que la série étant prévue en seulement deux volumes, m'a conforté dans mon achat. J'avoue que j'ai été très séduit par ce récit qui nous transporte d'un continent à l'autre, d'une façon assez désinvolte, même si parfois le dessin des premières pages m'a quelques peu rebuté notamment en raison de visages à peine ,voire pas du tout esquissés. Mais finalement, le ton humoristique , parfois cynique , finit l'emporter sur ces quelques imperfections. En y introduisant Léopold III, Churchill, Pétain et De Gaulle dans ce récit, les auteurs arrivent à brouiller les pistes entre la réalité historique et ce qui relève purement de la fiction. (D'ailleurs un dossier sur cette folle expédition de l'or Belge est présent en fin de l'album) Ce n'est sans doute pas la bande dessinée de l'année, mais en tout cas j'ai passé un très agréable moment de lecture. Le style est drôle, enlevé et l'histoire prenante, après une mise en place de quelques pages assez lente, il faut l'avouer.
Les Brûlures
J'ai beaucoup apprécié le style charbonneux du graphisme, le jeu des lumières, les personnages secondaires en philigrane, le fait que certaines cases ne contiennent pas d'écrits. Cela permet de prendre le temps d'apprécier la qualité des dessins. Le scénario est simple et bien écrit, et met en perspective la personnalité du personnage principal, qui jongle entre une intrigue policière et amoureuse. Toutefois, l'histoire aurait méritée d'être approfondie. Pour ma part, jaurai aimé en apprendre davantage sur certains personnages. Je recommande ce roman graphique pour ceux qui aiment les dessins au fusain, crayon... et qui apprécient les héros un peu torturés. Je mets un 4/5 car je pense que cette oeuvre mérite une attention particulière.
La Quête de l'Oiseau du Temps
En voilà une superbe quête, bien écrite et qui monte sans cesse en puissance. Le début ne m'a pas forcément emballé même si je suis très facilement entré dans l'univers. Le scénario est assez gentillet au début, je trouve même certains personnages un tout petit peu trop lourdauds et surtout le dessin ne m'emballait pas trop... C'est en lisant toute la série qu'on se rend compte que la naïveté du début était certainement prémédité par le scénariste. C'est dans l'évolution de ma lecture que la magie finit par opérer. Le scénario prend une forme de plus en plus sérieuse et grave sans que l'humour soit en perdition. Cet humour est de mieux en mieux dosé, moins gauche je trouve. Ou bien j'ai fini par entrer dans l'ambiance sans m'en rendre compte, ce qui est très bon signe. Le dessin lui aussi se magnifie, on quitte en effet l'aspect un peu "brouillon" des 2 premiers tomes. La clarté et les couleurs changent énormément la donne. Mais c'est vraiment le scénario qui est, pour moi, au-dessus du lot. La notion de quête est partout présente. Cette fine équipe est obstinée à vouloir atteindre sa mission, chacun pour des raisons différentes. Alors que les personnages ont tous un caractère bien particulier et paraissent sans nuances au début du récit, on finit par découvrir leurs combats personnels, cette quête qui leur est propre. Je ne sais pas lequel des deux derniers tomes est le meilleur. Le T3 m'a tout d'abord choqué: le dessin devient soudainement très beau au milieu de cette forêt vierge. Il atteint un niveau de réussite égal au scénario selon moi. Rige est un personnage vraiment très bien réussi, le mystère de sa relation avec Bragon a été superbement construit. C'est aussi dans ce tome que Bulrog devient un personnage clivant. J'ai adoré ce personnage, son initiation me parait la plus réussie. Mais le T4 aussi est incroyable, l'épilogue quoi... Quelle fin! On n'a pas fini d'être surpris, et on se retrouve avec une ambiance poétique qui colle parfaitement avec le genre et le ton donné depuis le début. Il ne faut pas oublier tous les personnages secondaires croisés, à commencer par Fol le Dol. Ce petit être-dieu énigmatique m'a beaucoup marqué. Je peux comprendre que cela soit culte pour beaucoup, surtout si cette série a fait revivre le genre heroic fantasy. Le dessin, bien que très beau sur les 2 derniers tomes, ne m'a pas pleinement conquis. Un bon 4/5! Il faut parcourir ce récit.
La Méthode Raowl
Raowl, c'est un guerrier bourrin très costaud qui a pour ambition de délivrer des princesses pour obtenir un bisou sur la bouche de leur part. Sauf que comme il est aussi délicat qu'une presse hydraulique et aussi distingué qu'un pétomane en pleine gastro, il se prend autant de râteaux qu'il écrase de têtes ennemies. Ca ne l'empêche pas pour autant de nous offrir ici une suite de tutoriels sur comment réussir sa vie d'aventurier et de séducteur. Finies donc les aventures en un tome et place à des gags en une page destinés à répondre à des questions cruciales telles que "Comment démonter un méchant sans se péter la main ?" ou "Comment devenir un prince charmant ?". On retrouve ici tout l'esprit de la série originale, en plus condensé. Tébo se révèle très doué dans l'exercice de ces tutos délirants. Avec une mise en page rappelant les albums comiques de Zep, il prodigue de nombreux gags dans une même planche, usant autant du comique de situation, que de l'absurde et du politiquement incorrect... et aussi d'une bonne dose d'humour couillon digne d'une cour de récré mais qui bizarrement marche très bien. Son dessin, sa mise en scène et ses dialogues sont très efficaces, aussi percutants que les coups de massue de son héros. Qui aurait pu croire que les prouts, les vomis et autres histoires de Toto aux cabinets pourraient être aussi drôles pour un lecteur adulte blasé ? Certes l'ensemble est un peu inégal mais la majorité des planches sont marrantes et certaines sont vraiment très drôles. J'ai ri tout haut sur le gag du comptable par exemple. L'ensemble peut toutefois paraitre légèrement lassant sur la longueur d'un album entier, et je me demande s'il y a véritablement matière à prévoir plusieurs tomes. Mais s'agissant de tutos indépendants, il est tout à fait possible de les lire à petites doses pour mieux les savourer.
Traits métis - Yannick Noah
Yannick Noah a longtemps été l'une des personnalités préférées des Français. Unique vainqueur tricolore à Rolland Garros en presque 80 ans (les filles ont fait un peu mieux) Noah restera à jamais au panthéon du sport français. Il aurait pu vivre de son image mais l'homme aime les défis. C'est un gagneur qui a besoin d'imprimer sa marque sur son temps. Un collectif de dessinateurs met en image et scénarise 12 chansons du Noah chanteur. Noah nous propose ce qu'il est et ce qu'il vit. L'amour de ses enfants, l'amour de l'Afrique et de ses ancêtres, l'amour et la beauté du métissage. A l'époque où Noah chantait ces thèmes cela représentait déjà un engagement politique face à une volonté de repli présente dans toutes les sociétés. Je ne connaissais pas les textes et j'ai été agréablement surpris par l'émotion provoquée par ses chansons. J'ai particulièrement aimé "Les Lionnes" ou "Donne-moi une vie" qui résonnent avec mon parcours perso. Un collectif de dessinateurs donc avec des styles pour tous les goûts et avec un découpage moderne et des histoires qui collent bien aux chansons. Une belle réussite mais ce n'est pas étonnant monsieur Noah semble posséder une Golden Touch (qu'il devrait partager avec ses potes du PSG ! Lol).