The Promised Neverland (Yakusoku no Neverland)

Note: 4/5
(4/5 pour 7 avis)

Et si tout n'était pas si rose dans cet orphelinat ?


Le meilleur du Manga Les prix lecteurs BDTheque 2018 Mind games Shonen Shueisha

Emma, Norman et Ray coulent des jours heureux à l’orphelinat Grace Field House. Entourés de leurs petits frères et soeurs, ils s’épanouissent sous l’attention pleine de tendresse de « Maman », qu’ils considèrent comme leur véritable mère. Mais tout bascule le soir où ils découvrent l’abominable réalité qui se cache derrière la façade de leur vie paisible ! Ils doivent s’échapper, c’est une question de vie ou de mort ! (texte : Kazé)

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Avril 2018
Statut histoire Série en cours (16 tomes sortis au Japon (en cours)) 11 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série The Promised Neverland
Les notes (7)
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07/03/2018 | Spooky
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Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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Je suis bien content de voir ce manga enfin débarquer en français. Cela faisait longtemps qu'un manga faisant partie de la catégorie des shonens m'avait autant passionné ! Il faut dire que le cadre du scénario est original pour un shonen, un genre qui depuis des décennies ne faisait que reprendre les mêmes codes encore et encore. Ici, il n'y a pas de jeune garçon qui veut devenir le meilleur dans son domaine, il n'y a pas de combats, il n'y a pas de rival qui devient aussi le pote du héros, il n'y a pas d'amie d'enfance amoureuse du héros....Il y a juste des orphelins normaux qui ont leur intelligence comme seul pouvoir. Le cadre de l'orphelinat est aussi original vu que c'est un endroit paisible (je sais pas pour vous mais la plupart du temps lorsque je tombe sur un orphelinat dans une oeuvre de fiction et ben c'est un endroit horrible où les enfants sont misérables). Ici, les enfants sont heureux et ils ont une mère adoptive gentille et affectueuse. On peut tout de même voir que quelque chose cloche (ils n'ont pas le droit d'aller dans le monde extérieur, ils font des tests bizarres) et un jour l’héroïne et son copain découvrent la vérité et leur monde bascule et ils doivent s'enfuir avant qu'il soit trop tard. Le scénario est prenant et intelligent. Les personnages sont attachants, intéressants et leurs réactions sont crédibles. C'est rempli de rebondissements et de retournements de situation qui me tiennent en haleine. Le dessin est dynamique et je le trouve agréable à regarder. Si les auteurs continuent comme ça je vais peut-être même finir par mettre la note culte ! xxx Après lecture du tome 10, je mets la note maximale. L'intrigue est toujours aussi captivante après le premier arc. Il y a plus d'actions, mais ça ne me dérange pas trop parce que les personnages utilisent toujours leur intelligence pour établir des stratégies pour vaincre l'ennemi. J'attends avec impatience chaque nouveau tome de la série et j'espère qu'elle va finir en beauté !

25/04/2018 (MAJ le 17/11/2019) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

The promised Neverland est un bon manga, qu'on se le dise. Il est vrai qu'avec la prolifération actuelle, il est parfois difficile de repérer ce genre de titre qui va faire vraiment la différence. Tout commence dans un orphelinat où tout va bien dans le meilleur des mondes jusqu'à une découverte assez terrifiante par certains pensionnaires. Il est vrai qu'on ne va pas nécessairement s'attacher aux personnages mais plutôt à cet environnement clos qui rappelle des thématiques exploités dans des films comme le Labyrinthe par exemple ou encore le Village de Night Shyamalan. J'aime beaucoup ce genre d'ambiance. Et puis, il est question de stratégie pour ne pas se faire prendre. Bref, on entre tout de suite dans le vif du sujet sans fioriture. C'est plutôt réussi dans l'ensemble avec certes quelques petits défauts mais qui s'effacent vite.

26/05/2019 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
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The Promised Neverland sous ses airs de série un peu convenue se révèle au fil des pages une série pleine de surprises ! On part effectivement d'une situation et de personnages un peu convenus jusqu'à LA révélation qui tombe rapidement sur les réelles motivations de cet étrange orphelinat et de sa directrice. Petit à petit les personnages vont prendre de l'épaisseur et le côté un peu trop manichéen du début de série va laisser place à une réelle richesse. Les "gentils" ne le sont peut-être pas tant que ça et les motivations des "méchants" finissent par s'expliquer sans pour autant s'excuser grâce à des flashbacks judicieux. Mais au delà de la richesse et de la profondeur accordée aux personnages c'est surtout l'intensité du scénario qui nous accroche très rapidement et nous rend accroc ! Dans cette série personne n'est éternel et chaque page que l'on tourne peut se révéler fatale pour chacun des personnages auquel on aurait pu s'attacher. C'est aussi tout le jeu stratégique entre les enfants et leurs ennemis qui est rudement intéressant. Véritable partie d'échec, chacun y va de ses coups cachés et muris longtemps à l'avance avec plus ou moins d'efficacité pour parvenir à ses fins. En tout cas, au bout de cinq tomes qu'on avale avidement, une chose est sûre, la suite se fait attendre avec impatience !

30/03/2019 (modifier)
Par Josq
Note: 4/5
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Je lis assez rarement des mangas, non que j'y sois hermétique, mais j'y prends souvent moins de plaisir qu'à mes bonnes vieilles BD franco-belges des années 60, et la déclinaison d'une même histoire en un nombre parfois incalculable de tomes a en général tendance à me refroidir... Mais là, au vu de l'engouement de cette série et de son intrigant point de départ, j'ai quand même voulu tenter l'expérience et bien m'en a pris. Déjà, au niveau du dessin, ç'a été une excellente surprise. Le trait assez arrondi est très efficace, et les personnages sont bien croqués : on s'y attache rien que par le dessin, ce qui est déjà très fort. A côté de ça, les cadres sont aussi très soignés, et l'interaction entre les personnages et le décor sont bons. En fait, c'est avant tout par son visuel accrocheur que "The Promised Neverland" convainc qu'il est une série à lire. Mais évidemment, tout ça ne serait rien si le scénario était à la ramasse... Ce n'est jamais le cas. Ecrit avec une intelligence assez bluffante, cette histoire d'enfants surdoués qui tentent d'échapper à l'emprise de démons qui veulent les dévorer est brillante. Sachant prendre son temps pour développer les caractères de ses personnages et les placer dans des situations réfléchies et bien écrites, mais aussi pour les en sortir, l'auteur Posuka Demizu effectue un travail remarquable, réussissant à nous plonger littéralement dans l'esprit de ces enfants qui réfléchissent à 200 à l'heure et cherchent désespérément comment survivre dans un monde hostile. A chaque fois, le scénario nous immerge complètement dans la situation, le lecteur étant aussi paumé que les personnages, et cherchant avec eux quelle solution pourrait être la meilleure. A côté de ça, la qualité d'écriture de chacun des personnages fait qu'on ne lit pas seulement ce manga, mais qu'on le vit. On cerne parfaitement la mentalité de chacun, et ce sans aucun manichéisme, les "méchants" ayant le droit à un beau développement aussi qui nous permet de comprendre comment ils en sont arrivés là, et on devient tout aussi paranoïaque que les personnages, en même temps qu'eux... A ce titre, l'arrivée de chaque nouveau personnage dans la série est toujours incroyablement maîtrisée, tant il est impossible à chaque fois de déterminer si l'on a affaire à un adjuvant ou à un opposant. En ce qui me concerne, alors que je n'en attendais rien de particulier, "The Promised Neverland" s'est donc avéré un incroyable manga, haletant et captivant de la première à la dernière page. On aimerait juste pouvoir accélérer le rythme de publication pour avoir enfin le fin mot de l'histoire... Une vraie réussite.

06/03/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Le premier arc narratif de ce manga se termine au milieu du tome 5 qui vient de paraître en France et force est de constater que c'est une série de très bon niveau. Pourtant, au départ, je n'ai pas été très convaincu. L'idée de base et le cadre du récit paraissaient trop artificiels. Cela ressemblait à un pitch donné par un jeune mangaka à son éditeur : et si on imaginait cette situation, les héros seraient comme ça et comme ça, et ils devraient faire ça, ça et ça ! Ça en jette non ? C'est vendeur, hein ? Oui, c'est un orphelinat mystérieux où tout semble aller très bien si ce n'est les étranges tests intellectuels que les enfants passent régulièrement. Et oh, en fait, cela cache un secret monstrueux. Comment les enfants vont-ils s'en sortir ? Rien de bien passionnant dit comme ça, ça ressemble à pas mal de déjà vu. Mais en fait, c'est très bien fait, et la qualité va croissante plus le récit progresse. Déjà il y a le très bon dessin de Posuka Demizu. Il est impeccable, les personnages sont bien reconnaissables et expressifs, les scènes d'action bien compréhensibles, la mise en scène très lisible. Seuls les décors un peu simples et vides pourraient éventuellement décevoir, mais ce n'est qu'un reproche mineur et pas dérangeant du tout. Mais surtout, c'est le scénario qui est très intelligent. Passé les révélations un peu basiques du début, c'est un véritable jeu d'esprit qui se met en place entre les enfants surdoués et ceux qui les entourent, en réalité presque aussi intelligents voire plus rusés qu'eux. Et tandis que l'histoire dévoile peu à peu les clés des différents mystères, ce sont surtout les rebondissements et péripéties qui ont la force de l'intrigue. Car comme les héros le disent à un moment donné, autant ils sont doués dans leur partie de jeu d'échecs, autant leur adversaire les connait si bien qu'il a toujours au moins un coup d'avance sur eux et par extension sur le lecteur. Et pour ne rien arranger, les auteurs n'hésitent pas à mettre en scène des événements marquants qui viennent bouleverser la donne et briser le compromis. Un peu à la manière d'un Game of Thrones, rien ne permet de garantir qu'un héros aussi attachant soit-il restera en vie au chapitre suivant. Et ceux (ou celles) qu'on pourrait croire lisses et méchants révèlent parfois des origines et motivations détruisant la vision manichéenne qu'on pouvait s'en être fait. Bref, une lecture qu'on lit avec une réelle curiosité et l'envie de savoir ce qu'il va se passer ensuite. Maintenant que le second arc narratif s'entame, son contexte étant différent, j'espère qu'il sera aussi bien. J'ai quelques craintes pour le moment, mais n'en avais-je pas en entamant le premier tome après tout ?

12/12/2018 (modifier)

Si même un titan de la japanimation tel Qu'Eiichiro Oda donne son satisfecit à cette oeuvre, c'est que l'on tient assurément un must-read. The Promised Neverland (en référence au "Pays Imaginaire" de Peter Pan) fait partie de ces séries bâtardes qui naviguent entre le shônen et le seinen, à l'image d'un Full Metal Alchemist ou d'un Shingeki No Kyojin plus récemment. Elle cartonne apparemment au pays du soleil levant, en plus d'être plébiscitée par les éditeur français de façon unanime. Il ne m'en fallait pas plus pour me décider à aller jeter un coup d'oeil. Grace Field House est un orphelinat ou vivent et grandissent en harmonie toute une marmaille tirée à quatre épingles sous l'oeil attendri de "Maman", la tutrice et l'institutrice du lieu. Un genre de Poudlard pour moldus perdu au milieu de nulle part, ou règne une ambiance joyeuse et familiale. Mais les apparences sont parfois trompeuses et un soir, Emma et Norman vont découvrir avec épouvante ce qu'ils n'auraient jamais dû découvrir : leur "maison" n'est pas le cadre idyllique qu'ils imaginaient, il est sous le contrôle discret d'êtres lucifériens aux desseins malveillants et opaques. A partir de là, le monde va tanguer sous leurs pieds, toutes leurs certitudes vont s'évaporer comme neige au soleil. Désormais, épaulés par leur comparse et ami Ray, ils ne seront animés que d'une obsession : échafauder le plan parfait afin de s'évader de ce camp de concentration déguisé en paradis. En lisant ces deux premiers tomes on ne voit pas le temps passer tellement on est captivés : ce sont de véritables page-turner ou rien n'est laissé au hasard et ou les changements d'ambiance, entre l'enfantin et l'oppressant, donnent la chair de poule. Dans cette intrigue brillante, qui prend la forme d'une enquête, toutes les pièces du puzzle s'emboîtent à la perfection, tout est millimétré comme une montre suisse. Un vrai travail d'orfèvre. Ce qui est d'ailleurs rafraîchissant avec The Promised Neverland, c'est que les exploits intellectuels sont privilégiés aux exploits physiques. Ici pas de Ninjutsu, de Kaméhaméha ou de Zanpakutô, la meilleure arme des protagonistes, ce n'est rien d'autre que leur matière grise et leur capacité à anticiper. En cela la série me fait penser à une progéniture de Détective Conan et de Prison break. Trahison, double-jeu, duplicité, manipulation: le doute est toujours de mise lorsque l'on parcours les pages de ce thriller psychologique et devant autant de dangers et d'écueils, on se met à frémir d'angoisse pour ces orphelins surdoués, engagés dans une course contre la montre qui s'apparente plus en réalité à une course contre la Mort.

07/08/2018 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

Si sur le papier cette nouvelle série de Kazé ne soulève pas d'intérêt particulier, elle ne manque cependant pas d'atouts. En effet elle bénéficie, de prime abord, d'un graphisme plutôt agréable, qui joue bien sur l'écart entre le cadre "gentillet" (un orphelinat où tout se passe bien, sous le regard bienveillant d'une directrice souriante) et la réalité derrière les limites géographiques dudit orphelinat. De toute façon, même dans le meilleur des mondes, avec la meilleure volonté et des moyens illimités, il est IMPOSSIBLE que tout se passe bien dans une telle institution. Et, petit reproche au scénariste, il est encore moins possible qu'un seul adulte arrive à faire tenir une telle institution, surtout avec 37 gamins. Mais là n'est pas le plus important. En effet au-delà des barrières et du portail qui marquent la frontière de Gracefield House, les trois gamins découvrent que ceux qui partent de l'institution, soi-disant pour une famille et une vie meilleure, sont en effet destinés à... autre chose. Impossible d'en dire plus sans spoiler, et même si c'est relativement téléphoné, le scénariste arrive à mettre quelques éléments plutôt intrigants, comme un traceur qui serait implanté chez les enfants, ou cette matrone qui vient soudainement seconder "Maman". L'intrigue me semble avancer assez vite dès ce premier tome, et comme Kazé met en avant cette série, elle mérite sans doute qu'on s'y attarde. En ce qui me concerne, j'ai envie de lire la suite.

07/03/2018 (modifier)