Comment faire fortune en juin 40

Note: 3.45/5
(3.45/5 pour 11 avis)

Braquer deux tonnes d'or à la Banque de France, ça paraît difficile... ... mais en plein exode, dans un pays à feu et à sang, c'est faisable. Librement adapté de « Sous l’aile noire des rapaces » de Pierre Siniac.


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale Adaptations de romans en BD

Juin 1940. La France est en guerre depuis dix mois, et vient de s'en apercevoir. Après moins d'une semaine de "Blitzkrieg", les Nazis sont aux portes de Paris. Depuis 1939, la Banque de France a prudemment évacué l'intégralité de ses réserves d'or loin de la capitale. À Paris, tous les coffres sont vides... ou presque. Deux tonnes d'or ont été oubliés dans une chambre forte de Saint-Ouen. Deux tonnes qu'un fourgon blindé doit transférer en urgence de Paris à Bordeaux. Sauf que Franck Popp et Ange Sambionetti ont un autre plan pour la tirelire...

Scénaristes
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 23 Septembre 2015
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Comment faire fortune en juin 40
Les notes (11)
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24/09/2015 | herve
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Par Ju
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ju

Drôle de sentiment sur cet album. A la fin de ma lecture, j'étais très content, j'avais franchement bien aimé. Un scénario qui va à cent à l'heure servi par des personnages plutôt réussis, une période et un contexte très intéressant (l'exode en juin 40 devant l'envahisseur allemand) et un bon vieux braquage; bref, on ne s'ennuie pas à la lecture de "Comment faire fortune en juin 40". Et c'est tout ce qui compte, me direz vous. Certes. Mais je me rends compte qu'une semaine après ma lecture, j'ai déjà oublié plusieurs détails, les noms de plusieurs personnages, l'enchaînement exact des événements, etc. En un mot, si ce récit m'a plu, il ne m'a pas marqué. Il manque peut-être d'un peu de réalisme, ou alors il y a un peu trop de clichés. La fin est somme toute assez attendue, même si elle prête à sourire. Et puis le coup de l'équipe de braqueurs hétéroclite tous différents les uns des autres, j'ai l'impression d'avoir vu ça un millier de fois, et notamment déjà chez Nury (dans Katanga par exemple). Le dessin, de son côté, est très bon, dans un style plutôt réaliste qui se prête bien au récit. Pas de planche "waouh" mais un ensemble très satisfaisant. En définitive, il s'agit d'une bonne bd, à emprunter où à acheter selon votre espace de stockage, qui vous procurera un agréable moment de détente. Mais pas un indispensable non plus. Mais après tout, pas besoin d'être un chef d'oeuvre pour être sympathique.

24/05/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Nury et Dorison savent y faire pour concocter des scénarios plus ou moins alambiqués, mais qui tiennent la route. Nury en particulier, a déjà pondu plusieurs séries d’aventure, et la période de la Seconde guerre mondiale l’a déjà bien inspiré. Ici, en s’inspirant d’un roman de Pierre Siniac (que je n’ai pas lu), les deux bonhommes nous ont produit un truc au rythme haletant, sans réel temps mort, avec de la baston, de l’action – sur fond de débâcle face à l’avancée allemande en juin 1940. Au milieu de tout ça, plusieurs groupes cherchent à s’emparer de deux tonnes d’or que la Banque de France tente de mettre à l’abri. Il y a un peu de Tarantino dans cette aventure (aussi quelques accointance avec le film « De l’or pour les braves – dans lequel des soldats américains, Eastwood, Savalas, Sutherland en tête tentent un braquage en pleine débâcle allemande en France, à la fin de la guerre). Entourloupes, coups de vice et cadavres s’empilent, l’action prenant clairement le pas sur la psychologie des personnages. Mais en tout cas, ce scénario (imaginé au départ pour un film, « Omaha Beach »), est d’une lecture rapide, mais agréable. C’est un album bien fichu que je vous recommande. Ajoutons que le dessin d’Astier est plutôt bon, que Casterman a bien enrobé le tout avec un papier épais, comme la couverture : une réussite sans prétention. Note réelle 3,5/5.

25/03/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

1970, sur un scénario de Troy Kennedy-Martin, Brian G. Hutton réalise De l’or pour les braves qui raconte la traversée d’un peloton de G.I. américains au-delà des lignes ennemies nazies afin de s’emparer d’un magot de 16 millions de dollars. 1984, d’après un roman de Pierre Siniac qui déjà à l’époque représente un excellent filon pour les cinéastes, Henri Verneuil adapte Les Morfalous : seconde guerre mondiale, Tunisie, 6 milliards en lingots d’or… 2015, inspirés par tous ces polars sortis dans les 60’s et 70’s, le tandem à succès Xavier Dorison – Fabien Nury sort Comment faire fortune en juin 40, adaptation libre du roman noir de Pierre Siniac, Sous l’aile noire des rapaces. Le projet était à l’origine pensé comme un film, Omaha Beach, mais nous sommes en France, pays où les producteurs ne disposent pas de moyens s’il ne s’agit d’une comédie franchouillarde, d’un film social, ou d’une tragédie avec un homme quarantenaire célibataire assis seul la nuit sur le banc d’une gare. Les auteurs pourront toujours se consoler avec cette bande-dessinée à la hauteur des Kelly’s Heroes, Les rois du désert, Cent mille dollars au soleil et tous ces films de la même veine crapuleuse. Comment faire fortune... est un braquo qui se révèle riche en références et clins d’œil cinématographiques, porté par un contexte historique inédit et authentique, des dialogues savoureux interprétés par des personnages dignes de la gouaille des Georges Lautner, Michel Audiard, et autres Sergio Leone. Le contexte historique est à mes yeux le meilleur argument pour convaincre les plus sceptiques qui y verraient, avec un zeste de mauvaise foi, une resucée classique donc finalement inutile. Car il y a d’un côté l’histoire du trio Siniac-Dorison-Nury très romancée, dramatique, faisant la part belle à l’action. Et de l’autre il y a l’Histoire, la vraie : oui la Banque de France, qui était en ce temps-là une institution privée appartenant à de riches familles, a discrètement exfiltré l’or de ses succursales dès 1932. En seconde lecture on révèle le comportement lâche ou calculateur (biffez la mention qui vous arrange) des ploutocrates soutenant financièrement la guerre mais qui dans le feutrer ont fait sortir leur pognon du pays en prévoyant l’arrivée d’Hitler, et de la guerre… pour qu’en juin 1940 le processus s’accélère et l’évacuation de l’or s’achève dans la panique. Au total 2500 tonnes d’or réparties entre les USA (1235t), la Martinique (255t), l'Afrique (740t), entre-temps une partie a dû être sacrifié à Berlin. Les dirigeants de la Banque de France ont dû serrer les fesses entre les américains qui voulaient faire main basse sur l’or de la Martinique, Churchill, de Gaulle se réclamant de la vraie France, « libre », et qu’il était le plus légitime à en prendre possession, la France de Vichy-Pétain à la solde de l’Allemagne et d’Hitler ; pas moins de cinq belligérants se disputant un magot ne leur appartenant pas ! Les rapaces se neutraliseront mutuellement en fin de compte et le plus surprenant est qu’à la fin de la guerre on ne constatera qu’une perte de 300 kilos d’or. Cet argent servira à la reconstruction de la France en attendant le plan Marshall de 1948. Le parti-pris de Comment faire fortune… est d’introduire une erreur de comptabilité. Des nigauds de la Banque de France ont oublié 2 tonnes d’or. Stresse, panique chez les dirigeants ! L’or doit partir, mais les murs ont des oreilles et une équipe de bras-cassés se monte pour intercepter le convoi blindé. On est dans le même état d’esprit que Le Bon, la Brute et le Truand avec des personnages caractériels forcés de faire équipe temporairement avant le « chacun pour sa gueule », de la même façon qu’ont Blondin, Tuco et Santanza de se tirer la bourre pour être le dernier à s’emparer du butin. Sans le cacher Laurent Astier s’est inspiré de ces gueules célèbres du cinéma pour donner vie à ces personnages et emporter l’adhésion des lecteurs passionnés par ce cinéma d’époque. On l’imagine bien prendre comme modèle l’ancien catcheur Lino Ventura ou Robert De Niro époque Ragging Bull pour dessiner Frank Propp le boxeur raté. Alain Delon ne défaillirait pas s’il devait incarner le mafieux corse Sambionetti, le rôle de Kurtz le méchano ancien de la Werhmacht semble être taillé sur mesure pour Horst Frank. Quant à Ninon la serrurier femme émancipée as de la dynamite, Sabine Sinjen ou Dany Carrel seraient au poil. Et pourtant le dessin de Laurent Astier n’est pas ce vers quoi je me dirige d’habitude mais il offre des plans très dynamiques qui donnent du rythme à ce récit de 116 pages, une composition sublime de Paris sur une page, et la mise en couleur pleine d'énergie de Laurence Croix est un véritable plus à mes yeux. Dommage qu’il s’agisse d’un one-shot car avec l’épilogue façon Le Jour le plus long, il y avait peut être moyen d’imaginer une série chorale comme l’avait fait le grand Sergio sur sa trilogie du dollar…

21/11/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

Comment faire fortune en Juin 1940 est clairement un divertissement grand public. Le choix du contexte (l’exode de 1940) est original et vraiment habilement exploité par les auteurs. Mais pour le reste, le récit est plutôt classique : constitution de l’équipe avec chacun sa spécialité, braquage, fusillades… Honnêtement, l’album se lit d’une traite et avec plaisir. Le scénario est efficace et dynamique et fait la part belle à l’action, sans doute un peu trop. Peu de place est laissée au développement des personnages : ils tiennent la route bien qu’ils soient un peu stéréotypés. Les dessins sont très bons, rien à redire de ce côté-là. Sympa sans être génial, Comment faire fortune en Juin 1940 est un album à découvrir.

18/03/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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Un one shot 100 % axe sur le divertissement. Ce n'est pas le genre d'histoire qui fait réfléchir. J'ai trouve le résultat pas mal, mais ce n'est pas un indispensable. Le scénario est cliche (un groupe va voler de l'or et évidemment ils doivent réussir à s'enfuir avec et ils affronteront des obstacles), mais il est efficace et se lit bien si on entre dans le délire des auteurs. J'ai bien aimé, mais vers la fin je trouvais que les scènes d'action devenaient un peu n'importe quoi. Les personnages ne sont pas mauvais, mais je ne les trouve pas très attachant. L'histoire me fait penser au genre de film qui mettrait en vedette des gens comme Bernard Blier, Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura. Justement je trouve que le gros problème du scénario c'est qu'il n'y a pas de personnage aussi charismatique qu'eux à mes yeux. Le dessin est du semi-réaliste comme je l'aime.

13/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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Comment faire fortune en Juin 1940 ? Réponse : en profitant de la guerre et de la défaite du pays pour s’emparer d’une partie de l’or de la Banque de France. Oui, on va glorifier les charognes qui ne se battent pas pour défendre un pays menacé mais pour faire main-basse sur les richesses de la collectivité. On aime cela, regarder d’un bon œil les protagonistes d’un casse. Cette tolérance est finalement assez française. Fort heureusement, les auteurs ont veillé à garder la sympathie pour certains personnages. Ainsi, on peut massacrer froidement son patron et sauver une belle juive de l’avancée nazie comme si on savait dès 1940 ce qui allait arriver. Je ne vais pas revenir sur toutes les invraisemblances historiques mais bon. Il est vrai que nous verrons la débâcle sous un autre angle. Le scénario est là encore assez classique. On est plongé dans l’aventure avec un maximum de personnes qui veulent prendre cet or. Le pompon sera peut-être le commissaire de police associé aux nazis. Un vrai méchant, celui-là ! Nury et Dorison font dans le classique en reprenant des éléments déjà exploités dans leurs œuvres respectives. C’était manifeste pour Nury avec sa série "Il était une fois en France". De la bd divertissante pour le plus grand nombre. Moi, il m’en faut plus ou autrement. D ’ailleurs, je vais rester véritablement sur ma faim. C’est le fin du fin !

04/02/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Ah ! après la lecture éprouvante de Toxic, j'avais besoin d'un petit break pour recharger la machine à neurones, et d'une Bd ludique avec une bonne histoire. Avec ce duo de scénaristes vedettes Nury/Dorison, je n'avais visiblement pas grand chose à craindre, surtout que le dessinateur affiche un style qui me plait ; je ne crois pas avoir déjà lu quelque chose de lui, mais il est très habile avec son dessin à l'approche réaliste (personnages semi-réalistes dans des décors réalistes), soignée et collant bien à ce type d'ambiance issue d'un roman de Pierre Siniac. J'aime assez cet auteur dont j'ai déjà dit le plus grand bien dans mon avis sur Monsieur Cauchemar, il est spécialisé dans une Série Noire parodique ; le résultat est donc assez réussi avec cette sorte de road movie déchaîné où fuse l'action autour d'une équipe improbable, au sein d'un contexte trouble de Seconde guerre mondiale farci de situations drôlissimes et on en prend plein la poire et plein les yeux tout au long de ce one-shot épais en moyen format. Pourtant, l'idée de faire un casse en pleine guerre n'est pas nouvelle, on a vu ça au cinéma dans De l'or pour les braves, où des soldats tankistes américains cherchaient à défoncer une banque, sur un mode humoristique, et même dans les Morfalous, film un peu en roue libre de Verneuil où Bébél et ses potes essayaient aussi de s'emparer d'un magot, et d'ailleurs c'était une adaptation d'un autre roman de Siniac. Mais là c'est bien franchouillard, et surtout le rythme est plus frénétique, c'est bourré de clins d'oeil savoureux bien français et d'outrances aussi bien scénaristiques que graphiques auxquelles le dessinateur donne beaucoup de mouvement. Même si les personnages sont assez peu creusés finalement, c'est pas grave, le ton est tellement enjoué et virevoltant que ça fait oublier le reste, seul compte le côté divertissant, et je crois que Dorison et Nury ont voulu se détendre eux aussi avec un scénario sans prise de tête.

23/01/2016 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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Une paire de sacrés scénaristes et un bon dessinateur sont à la barre de cette BD au format moyen et épais assez original. L'idée de base est bonne : un casse en juin 40, en pleine débâcle de l'armée française, organisé par une petite bande hétéroclite montée à la hâte. Le contexte historique est plein de potentiel et les auteurs l'exploitent largement. Le dessin de Laurent Astier est sympathique, quoique j'ai parfois eu du mal à différencier certains visages notamment celui du boxeur et celui du convoyeur le plus costaud. Globalement, ça se lit bien mais j'ai trouvé quand même certaines scènes d'action un peu confuses, notamment sur la fin de l'album quand les choses s'embrouillent fortement. Et puis, sur la fin encore une fois, je ne sais pas si c'est un problème d'impression ou pas, mais certaines pages m'ont paru un peu floues, comme si l'encrage et le lettrage avaient bavé. Dommage car dans l'ensemble, c'est joli et efficace. En ce qui concerne l'histoire, elle est plaisante mais je n'ai pas été plus emballé que ça. La mayonnaise peine un peu à prendre et, alors que le scénario est empli d'action et de péripéties, j'ai trouvé que la narration manquait de percutant et d'impact. Le déroulement de l'intrigue dans son ensemble n'est pas mauvais mais je trouve qu'il tourne un peu à l'embrouillaminis en fin d'album. Quant à la brochette de personnages, je suis un peu mi-figue mi-raisin. Celui qui est sensé être le plus attachant, le boxeur, est un peu fade. Le jeune mafieux, lui, est assez bien trouvé même s'il est parfois difficile à cerner et si je ne comprends pas trop l'élimination de son mentor en début d'album. Le personnage de la fille parait un peu artificiel mais elle est très sympa et j'aurais bien aimé qu'elle prenne plus de place sur la longueur. A l'inverse, le personnage de Kurtz est un peu simplet et trop cousu de fil blanc à mon goût. Donc en définitive, c'est une lecture que j'ai trouvé divertissante, avec quelques originalités agréables, mais je n'ai pas été totalement convaincu et captivé. J'espérais peut-être trop d'un tel duo de scénaristes.

21/01/2016 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

Très bonne surprise que ce one shot. Avec un tel titre je m'attendais à une histoire dans le genre de Il était une fois en France. En fait il n'en est rien, c'est une histoire de braquage pendant la seconde guerre mondiale. Je suis tout de suite rentré dedans et j'ai trouvé plusieurs atouts à cet album. Ce braquage est spectaculaire et original, puisqu'il s'agit d'attaquer un camion de convoyeurs, mais qu'il faut jouer au chat et à la souris avec la police évidemment, mais aussi les militaires allemands. C'est rythmé, les dialogues sont ciselés, les braqueurs sans scrupules, il y a des rebondissements, bref ça marche très bien. Le dessin est également efficace, donc c'est du tout bon !

10/01/2016 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Du tout bon ! Un récit d'aventures viril qui ne se pose pas trop de questions, avec ce qu'il faut de rebondissement et de drames, accompagnés d'une note d'humour à la Audiard, mais sans jamais sombrer dans la référence pesante… Du côté des influences cinématographiques, on dépasse Les Morfalous ; je trouve que cette histoire se hisse au niveau de films comme Cent mille dollars au soleil ou encore De l'or pour les braves. Un histoire de mecs virils, pas finauds, souvent cyniques, mais au grand cœur. C'est vrai que j'aurais bien vu Bébel, Lino Ventura et Blier dans ces rôles-là. Pas très sérieux, finalement ; les scénaristes ont fidèlement restitué l'esprit de Pierre Siniac, auteur prolifique de la célèbre "Série noire". La dimension comique que l'on devine en filigrane sous le récit balaie le tragique des situations, et c'est très bien comme ça. Nury et Dorison s'amusent et c'est un plaisir de suivre leur équipe de bras cassés dans cette course-poursuite haletante. Bonne idée aussi de livrer un one-shot de 112 planches, un travail complet et abouti. Le dessin d'Astier, assez réaliste pour que l'on croie à ce récit rocambolesque, mais avec juste ce qu'il faut de caricature pour qu'on ne le prenne pas totalement au sérieux, contribue à cette belle réussite. En somme, Comment faire fortune en juin 40 est la meilleure surprise de la rentrée.

28/09/2015 (modifier)