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Silas Corey

Note: 3.83/5
(3.83/5 pour 18 avis)

Détective. Espion. Tueur. Héros ou escroc, ça dépend de l’employeur…


1914 - 1918 : La Première Guerre Mondiale BDs à offrir Glénat Les meilleures séries courtes Les prix lecteurs BDTheque 2013 Paris

Avril 1917. La guerre fait rage dans toute la France. À Paris, l’opposition menée par Georges Clemenceau tente de faire tomber le gouvernement Caillaux... Silas Corey, ancien reporter, agent du 2e Bureau, détective et aventurier à plein temps, est engagé par Clemenceau pour retrouver un reporter disparu. Ce dernier aurait recueilli des preuves de la trahison du chef du gouvernement. Corey, non content d’accepter la mission, vend aussitôt ses services au 2e Bureau et à Mme Zarkoff, industrielle de l’armement compromise dans l’affaire. Fort de ses trois salaires, Corey se lance sur la piste du reporter, et ne tarde pas à croiser le chemin du redoutable espion Aquila, qui dirige les opérations du Kaiser en France... L’issue de la guerre pourrait bien dépendre du résultat de son enquête. Mais au fait, quelqu’un sait-il pour qui Silas Corey travaille vraiment ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 16 Janvier 2013
Statut histoire Série terminée (2 diptyques) 4 tomes parus
Couverture de la série Silas Corey
Les notes (18)
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18/01/2013 | pol
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Par Ju
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ju

Il y a rarement de surprises lorsque Fabien Nury est au scénario. Et ce que ce soit négatives ou positives. Côté négatif, on peut regretter le manque d'originalité dans les scénarios, c'est souvent des choses assez simples, qui ne révolutionnent pas le monde de la bd. Côté positif, la narration est toujours hyper efficace et l'histoire, si elle n'est donc jamais la plus originale, est toujours hyper bien racontée. C'est encore une fois le cas dans cette bd d'espionnage, qui se découpe en deux diptyques. Nous suivons Silas Corey, ancien soldat devenu espion et aux méthodes radicales dans des aventures d'espionnage, pendant et juste après la guerre. Il est accompagné d'une escouade de personnages secondaires tous réussis, et intéressants. Les deux aventures sont suffisamment alambiquées pour être crédibles dans une histoire d'espionnage, et suffisamment simples pour pouvoir les comprendre aisément. J'avoue que je suis parfois un peu perdu dans les récits d'espionnage ; là, même si il m'a fallu un minimum d'attention et quelques retours en arrière, j'ai pu garder le fil. L'histoire est bien faite, comme je le disais ce n'est pas la plus originale du monde mais elle est très bien racontée. Et, au fond, c'est ce qui est le plus important. Pas de fausse note donc en ce qui concerne l'histoire en elle même, on est captivé du début à la fin. On pourra simplement peut-être regretter (moi en tout cas) que la relation entre Nam et Corey n'ai pas été plus explorée, notamment sous l'angle des sentiments amoureux qui me semblaient suggérés dans les deux premiers albums. Cela aurait apporté un petit plus, une touche d'originalité qui aurait à mon sens été bienvenue. Reste que je ne me suis pas ennuyé une seconde à la lecture de cette bd, et ça reste le plus important. Quant au dessin, je le trouve très bon. Les scènes d'action sont tout à fait crédibles et bien dessinées, les expressions des personnages bien rendues. C'est un style qui est agréable à l'oeil et qui est bien maitrisé par Pierre Alary, et c'est un véritable plus pour cette oeuvre selon moi. Le dessin est vraiment très sérieux et c'est ce qui permet pour moi de faire passer la note à 4/5.

06/12/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Après lecture des deux premiers cycles, je trouve que cette série offre des scénarios riches mais compréhensibles pourvu qu’on soit un tant soit peu attentif. Honnêtement, dans le genre « espionnage », j’ai déjà lu bien plus tarabiscoté ! L’équilibre entre scènes d’action et explications est pour ainsi dire parfait et m’aura permis de ne jamais me sentir largué même dans les moments les plus brumeux (si je puis m’exprimer ainsi). Outre ses scénarios donc complexes mais pas trop, Fabien Nury a su créer une galerie de personnages très intéressante. Les seconds rôles ont beaucoup d’importance même si Silas Corey demeure le maître des lieux. C’est une richesse supplémentaire pour cette série. Enfin, il y a le dessin de Pierre Alary, qui apporte à la série une griffe bien typée. C’est net et tranchant, très lisible, caricatural sans jamais être grotesque, expressif sans devoir en faire des tonnes, dynamique sans jamais devenir confus. En fait, c’est tout simplement très bon. Très certainement à lire et même à posséder si vous aimez les récits d’espionnage pas trop complexes (mais pas simplistes non plus).

23/02/2016 (modifier)

Eh bien voilà une agréable découverte que cette bd dont l'achat n'était absolument pas prémédité (je l'ai aperçue sur un stand et je me suis dit : "Allez, pourquoi pas !") et qui me prouve s'il était encore besoin que la bande dessinée constitue bien un merveilleux puits à trouvailles. L'oeuvre, que l'on peut classer dans le registre de la fiction d'espionnage, a pour cadre la France civile durant la Première Guerre Mondiale, en cette éprouvante année de 1917 où le pays commence à douter de sa force et vacille sous le poids écrasant du conflit. Au parlement le gouvernement symbolisé par l'ambigu Joseph Caillaux est vivement critiqué par une opposition dont le tigre Clémenceau apparaît comme le chef de file. Ce dernier, en fait, cherche à renverser son rival par tous les moyens, même les plus sournois, et il se trouve qu'un agent secret à sa botte a découvert une preuve compromettante impliquant a priori le chef du gouvernement. Cependant l'agent disparaît mystérieusement après avoir été attaqué dans son repaire par d'énigmatiques assaillants... Clemenceau fait alors appel à Silas Corey, ex-reporter à "l'Humanité" pour retrouver son agent secret et démêler le noeud autour de la fameuse "preuve compromettante". C'est de la bd divertissante, intelligente, sans prétention exorbitante, dont on peut facilement deviner les diverses influences. Le protagoniste lui-même, dont le nom sonne peu "franchouillard" d'ailleurs, me fait un peu penser à un espèce de croisement entre Joseph Rouletabille, pour le flair du reporter, Arsène Lupin pour le panache et la désinvolture sarcastique, et James Bond pour le côté espion dandy. Le cadre historique est vraiment bien retranscrit, on sent le boulot de documentation effectué en amont et ça fait vraiment un effet de s'immerger grâce au dessin d'Alary dans cette France de la Belle Epoque ensanglantée par les morsures de la guerre. Le déroulement de l'intrigue est traité avec le même souci de rigueur : on est rapidement captivé et aucune incohérence rédhibitoire n'est ressentie. Fabien Nury me convainc de plus en plus à chacune de ses oeuvres. La série est encore inachevée puisque le second volet du deuxième dyptique doit encore sortir prochainement mais on peut déjà considérer Silas Corey comme une remarquable bd française d'espionnage, à emprunter en bibliothèque pour les plus désargentés mais dans tous les cas à lire.

01/02/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Emprunté en médiathèque. Je tournais autour de ce diptyque depuis un certain temps et voilà j'ai franchi le pas, beaucoup pour la couverture que je trouve très réussie. Hélas cela ne fait pas tout, le dessin n'est vraiment pas mon style. Je trouve le trait beaucoup trop anguleux et les couleurs sont assez moyennes. Au niveau scénaristique le seul intérêt est que l'histoire est ancrée dans une réalité qui n'est pas inintéressante puisque se situant à l'arrière du front pendant la grande guerre. La touche humoristique se résume à une seule phrase: "une petite pipe Monsieur?", qui personnellement ne m'a pas fait rire plus qu'il ne faut. Je conseille l'emprunt mais pas l'achat.

11/10/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'avais vu plusieurs avis positifs sur le site qui m'ont donné envie de lire cette série récente qui à première vue, ressemble à du Sherlock Holmes, avec des enquêtes en pleine guerre de 14-18. En général je préfère l'espionnage dans des temps anciens à celui plus moderne et plus technologique de James Bond ou Alpha, je m'attendais donc à ne pas être déçu. Ma découverte fut cependant un peu mitigée : d'abord, le dessin ne me plaît pas vraiment ; pour moi, c'est très important. Le début est un peu long pour accrocher, et le héros n'est pas du tout attachant. Corey est un personnage flegmatique et misanthrope, à l'allure classe, mais il est trop sérieux et prétentieux ; la série n'a d'ailleurs pas beaucoup d'humour (un brin d'humour british aurait été bienvenu), l'intrigue est également très sérieuse et l'ambiance pesante, elle baigne plutôt dans un ton feutré d'enquête à l'ancienne où s'invite la politique contrastant étrangement avec quelques séquences sanglantes. J'ai toutefois apprécié le contexte d'époque bien restitué, et la façon de mettre en scène le personnage réel de Clémenceau qui fait appel à Corey est plutôt intéressante. Ce premier diptyque n'est pas une totale réussite, c'est de l'aventure historique urbaine à laquelle il ne manque pas grand chose pour vraiment me passionner, du moins pour l'instant...

18/04/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 3/5

Un bon divertissement, ce diptyque ! Pour pas mal d’aspects, la série m’a fait penser à Tanatos, en mieux, surtout dans son contexte historique et géographique. L’histoire est bien construite et rythmée même si j’avoue qu'il lui a manqué un petit quelque chose pour arriver à complètement me convaincre. L’aspect graphique est bien réussi et offre du dynamisme aux scènes d’action. Au final, il s’agit d’une bonne série qui ne m’a cependant pas marqué, comme cela semble être le cas d’autres lecteurs. La note de « pas mal » me semble donc la plus appropriée.

26/12/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Fabien Nury est décidément un auteur à suivre. Le scénario est le genre d'histoire que j'appelle du divertissement intelligent: Nury a créé une série qui est un mélange d'histoire (cela se passe durant la première guerre mondiale), d'action, de mystère et de comédie. Le récit est passionnant quoiqu'il a fallu le tome 2 pour que j'accroche, la faute a un personnage principal qui est certes intéressant, mais qui n'est pas encore très attachant à mes yeux. Le dessin est excellent. Il est dynamique, fluide et les couleurs sont franchement bien choisi. C'est simple, lorsque j'ai vu le dessin en ouvrant le premier tome j'avais immédiatement envie de lire le tome au complet ! J'espère que la suite sera du même niveau.

10/12/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Silas Corey, ce sont des enquêtes d'espionnage et d'aventure dans le cadre de la France de la Première Guerre Mondiale. Cela ne se passe pas sur le front mais à Paris pendant que les soldats se battent au loin. Je ne suis pas très amateur d'histoires d'espionnage. J'ai tendance à m'y perdre dans leurs circonvolutions et dans les motivations de chacun des protagonistes, et du coup je décroche en général assez facilement de l'intrigue. Or, même si on retrouve dans Silas Corey un scénario complexe de ce type, la narration a réussi à me faire suivre les tenants et aboutissants, à quelques légers écueils près car il faut quand même avoir l'esprit aux aguets pour bien tout suivre. La part action/aventure et surtout les personnages ont su m'accrocher et me rendre la lecture agréable. Silas Corey lui-même est relativement original par son comportement assez arrogant, un peu mystérieux et un peu profiteur. Mais il y a aussi son acolyte et serviteur asiatique qui est très sympa. Leur paire me fait un peu penser au Green Hornet et son valet Kato, eux aussi doués pour la bagarre même si Silas et Nam sont un peu plus orientés vers l'enquête et la discussion. Et les autres protagonistes, quelque soit leur camp, sont également assez originaux et réalistes. A côté de cela, il y a le décor et le contexte de Paris et des Français durant la Première Guerre Mondiale qui est très bien rendu. Il y a aussi une petite touche d'humour, notamment via le personnage de Nam. "Puis-je suggérer à monsieur une petite pipe ?" Et pour finir, le dessin est très agréable. Il est maîtrisé, frais et dynamique, donnant une touche moderne au récit. Bref tout cela pour dire qu'en se basant sur un genre qui n'aurait pas dû tellement me plaire, les auteurs ont su réaliser une oeuvre très sympathique et qui tient la route de bout en bout, accumulant les qualités. J'en conseille donc sans hésiter lecture et achat.

17/11/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Encore une trèèèèèèèès bonne série scénarisée par Fabien Nury ! Presque un Label à lui tout seul ce Fabien ! Mais ici, le dessin n'est pas en reste, et Pierre Alary dont je ne connaissais pas le travail, donne au scénario de Nury le souffle et la finesse nécessaire pour nous embarquer complètement dans cette intrigue alambiquée, mais qui fait plus que retomber sur ses pattes... C'est sur fonds de Grande Histoire que vient s'insérer cette aventure digne des grands romans d'espionnage. En pleine Première Guerre mondiale, les puissants de l'époque (politiques ou économiques) sont tous à la recherche d'un courrier dérobé qui pourrait changer le cours des événements... C'est là que notre personnage principal, Silas Corey, dandy suffisant et d'une assurance à toute épreuve, accompagné de son "majordome", entrent en jeu... Nouveau pion sur l'échiquier, aux manières peu académiques mais qui vont forcément porter leurs fruits - quelques-uns un peu blettes resteront au passage sur le carreaux, et alors... - au cours d'une enquête mouvementée et aux rebondissements intéressants. C'est fluide, nerveux, les personnages même secondaires sont étoffés : on est rapidement happé par cette Histoire revisitée de façon originale, et ce Silas Corey a tout pour devenir un classique de la BD. Dernière chose, les couleurs de Bruno Garcia sont justes parfaites et donnent au récit les ambiances et lumières nécessaire pour nous immerger encore plus dans cet imbroglio détonnant. Une très belle réussite que ce diptyque, qui je l'espère en appellera rapidement d'autres ! A lire les yeux (presque) fermés

12/11/2013 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Habituellement pas trop porté sur le genre espionnage, je m’étais toutefois souvenu des bonnes critiques de cette nouvelle série que vient inaugurer ce diptyque, et je dois dire que les couvertures m’avaient d’emblée marqué de par leur raffinement. Ce qui frappe aussi dès qu’on attaque les premières pages, c’est la beauté des couleurs pour un trait « franco-belge » plutôt élégant. A certains moments, le rouge flamboie littéralement, tandis que les bruns orangés réchauffent l’atmosphère capiteuse d’une suite au Lutetia. Car il faut le savoir, notre homme, par ailleurs ancien soldat rescapé des tranchées, est un dandy pur jus, avec la prestance de rigueur et la panoplie de pied en cap du parfait gentleman ! Pour satisfaire ses goûts de luxe, il n’hésite pas jouer les agents triples, avec un culot inébranlable. En outre, il saisit la moindre occasion pour asséner des remarques assassines à son majordome asiatique, Nam, accessoirement homme de main redoutable et d’une humilité à toute épreuve, toujours disposé à préparer à son maître « une petite pipe » (d’opium) avant qu’il n’aille dormir… Même si Corey semble apprécier la compagnie des jolies femmes, on peut dire que ces deux-là ont des rapports pour le moins ambigus (on verra même le « patron » dire à son « employé » « je t’aime » pour lui exprimer sa gratitude). L’atmosphère de l’époque y est très bien restituée. Egalement frappante est la mise en page, très dynamique, avec un goût manifeste pour les cases panoramiques en plans rapprochés. J’ai trouvé ça plutôt original, en tout cas, je n’ai jamais remarqué ça dans une autre BD… Pour ce qui est du scénario, le pari était risqué de greffer de la fiction à des faits historiques de la période 1914-18. Clémenceau y apparaît comme un des principaux protagonistes faisant appel aux services d’un personnage imaginaire, Silas Corey en l’occurrence. A la façon de ce dernier, qui se lance dans une course poursuite aérienne échevelée dans le second tome, Fabien Nury s’est livré à des loopings scénaristiques osés, de façon à faire coïncider les événements. Cela pourra choquer les historiens les plus puristes, mais il faut dire que Nury s’en sort par une facétieuse pirouette. Néanmoins, ce sont les personnages qui m’ont davantage intéressé que le récit en lui-même, assez tarabiscoté et pas extraordinairement captivant, en particulier en deuxième partie. On peut supposer que la série va continuer, tant le héros est doté d’une personnalité bien établie et assez attachante malgré l’ambigüité qui le caractérise. Et puis il y a ces passages furtifs avec ce mystérieux matou nommé Henri qui semble être la cause des cauchemars du dandy espion, dont on s’attend à des approfondissements pour la suite… Silas Corey risque bien alors de tailler des croupières à Largo Winch ou XIII…

09/11/2013 (modifier)