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Orcs et gobelins

Note: 3.25/5
(3.25/5 pour 4 avis)

Arran accueille une nouvelle saga Fantasy après Elfes et Nains. Découvrez Orcs et Gobelins !


Lanfeust Mag Les Terres d'Arran Orcs

L'orc Turuk se réveille, sonné, blessé et amnésique. Il arpente les rues d'une cité abandonnée. A l'exception d'un mystérieux archer cherchant à l'épingler et de créatures craignant la lumière qui veulent le dévorer. Qui sont-elles ? Pourquoi cherche-t-on à le tuer ? Qu'est-il arrivé dans cette ville ? Et que fait-il ici ? Pourtant, il ne faudrait pas s'éterniser, la nuit arrive et la mort avec...

Scénaristes
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 25 Octobre 2017
Statut histoire Une histoire par tome 8 tomes parus
Couverture de la série Orcs et gobelins
Les notes (4)
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17/11/2017 | PAco
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Par Bouriket
Note: 3/5
L'avatar du posteur Bouriket

Orcs et Gobelins est, après Elfes et Nains, la troisième série se déroulant dans l’univers des Terres d’Arran. Ici, comme le nom l’indique, le beau rôle est donné à deux peuples souvent considérés comme moins civilisés (donc inférieurs), aux mœurs barbares et ordinairement classés dans les camps du mal. Pas de clans, d’ordres ou de castes comme dans les autres séries des Terres d’Arran, mais une série de one-shot alternant Orcs, Gobelins ou hybrides. Les albums sont réalisés par des habitués des séries-concept Soleil, sous la houlette de l’incontournable JL ISTIN qui signe le scénario du tome 1. Sans entrer dans le détail tome par tome - certains m’ont vraiment bien plu, d’autres moins - il convient de louer l’application que mettent les auteurs pour se renouveler sans cesse au sein du même univers, nous offrant des récits complets dépassant bien souvent les 50 planches avec un dessin globalement de bonne qualité, chaque dessinateur ayant ses particularités de trait sans que cela ne nuise à la cohésion globale. Une série qui plaira aux amateurs d’Héroic-Fantasy. Une de plus mais pas une de trop grâce à la mise en avant des peaux-verte qui permet d’offrir des points de vues inhabituels.

26/10/2019 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

*** Tome 1 Turuk *** Après les séries « Nains » et « Elfes » le monde des Terres d’Arran s’étoffe et prend des couleurs virant sur le vert : voici venir « Orcs & Gobelins » dont le premier tome va nous trainer sur les pas de Turuk. Jean-Luc Istin continue d’assurer le scénario de cette nouvelle série avec cette fois-ci pour comparse Diogo Saito que je ne connais pas. Moi qui appréhendais un peu ce nouvel arc ajouté à cet univers, je sors plutôt conquis par ma lecture : job done ! Turuk, orc de son état se réveille complètement sonné dans les ruelles d’une ville, sans trop se rappeler ce qui lui est arrivé la veille. Cette cité semble abandonnée, et comble de tout celui-ci va rapidement devenir la cible d’un archer « invisible ». La mémoire va lui revenir petit à petit, mais ce n’est pas ce qui va le rassurer et lui permettre de s’échapper du bourbier dans lequel il s’est fourré... La première bonne surprise tient d’abord au coup de crayon de Diogo Saito. Que ce soit, les personnages, les créatures fantastiques ou les décors, ça claque plutôt bien ! Et en fantasy ça compte pour moi si je veux me laisser surprendre et pleinement immerger dans l’univers dans lequel on m’entraîne. La seconde, c’est le rythme haletant de ce tome. Pas le temps de reprendre son souffle !!! De déconvenues en péripéties, de bastons en rencontres inattendues, Istin sait captiver son lecteur ! Alors, oui, la grande partie des ingrédients ne sont pas nouveaux, mais savamment dosés et agencés. Et moi, pour ce genre de lecture, je n’en demande pas plus. Car quand ces deux éléments fonctionnent aussi bien de concert, je passe un très bon moment de lecture. Alors, avis aux amateurs du genre, ce nouveau cycle s’annonce pour le moment des plus prometteur ! *** Tome 2 Myth *** Avec ce 2e opus réalisé par Sylvain Cordurié et Giovanni Larusso, nous voici largués dans les pattes griffues d'un gobelin dénommé Myth. Et le moins qu'on puisse dire c'est que l’énergumène rassemble à lui seul les caractéristiques innés de cette engeance : une belle saloperie prête à tout tant qu'on peut s'en mettre plein les fouilles et coller quelques coups de rapière au passage ! Embauché par une riche épouse de la cité, Myth doit de nouveau fuir une équipe de mercenaires lâchée à ses trousses. Mais cette cavale n'est en fait qu'un "vulgaire" entretien d'embauche pour une mission beaucoup plus redoutable : dérober un cristal dans la cité des Elfes Noirs, autant dire mission impossible. C'est donc le récit de ce "casse du siècle" que nous proposent nos deux auteurs, le tout mené tambours de guerre battants, avec l'humour et le sanguinolent qui va avec. Comme dans le premier tome de cette série le scénario est aussi fluide qu'une lame d'elfe noir et percutant qu'une baffe d'orc bien sentie. C'est du grand divertissement à coup de torgnoles, trahisons et autres surprises du chef fatales dans un univers fantasy bien campé relevé à coup de dialogues cinglants. Bref, du bon boulot ! Voilà donc un second tome qui assoie un premier opus déjà très réussi. *** Tome 3 Gri'im *** Avec ce troisième tome indépendant de la série, nous voici repartis tâter de la fantasy ! C'est le personnage de Gri'im que nous allons cette fois-ci découvrir. Après avoir croupi trente ans en prison et subi les pires tortures, cet ancien seigneur de guerre Orc a enfin réussi à s'échapper. Pour survivre il va devoir se mêler à une caravane d'humains en route pour le fort d'Aspen. Mais pas simple d'imposer un climat de confiance quand on est un Orc redoutable et qu'on doit faire copain/copain avec des humains. Les événements vont pourtant les obliger à faire des concessions et trouver des arrangements pour pouvoir survivre, car Aspen n'est pas le fort déserté qu'ils escomptaient et la mort semble y avoir installé ses quartiers... C'est Stéphane Créty dont j'apprécie déjà beaucoup le coup de crayon qui se colle au dessin pour mettre en page le scénario de Nicolas Jarry. On retrouve son coup de patte et son talent pour les cadrages et les découpages dynamiques qui insufflent toute l'énergie nécessaire à la narration. Les personnages sont bien vus et loin des belles gueules qu'on a trop souvent l'habitude de voir dans ce genre et notre Gri'im en impose comme personnage ! Bref, un troisième tome de cette saga Orcs et Gobelins qui confirme tout le bien que je pense de cette série et qui prouve que la fantasy a encore de beaux jours devant elle ! *** Tome 4 Sa'ar *** Sa'ar est un gobelin des marais. Sa vie se déroule tranquillement jusqu'au jour où un des gobelins chassés de leur clan revient accompagné d'une horde d'orcs esclavagistes qui va décimer son clan et réduire les survivants en esclavage. Dans le nouveau monde que Sa'ar découvre, seuls les forts survivent... A partir de là, sa vie sera vouée à se sortir de ce bourbier et prendre la place du maître de la cité. Ce petit côté "Iznogoud des marais" version sanguinolente et sans pitié m'a vraiment bien plu. La trame scénaristique s'installe tranquillement pour monter progressivement en puissance et se terminer par un twist assez bien vu qui conclut l'album de façon originale ; Nicolas Jarry a de la ressource et son scénario est plutôt bien construit. Les personnages sont bons, la progression et la montée en tension aussi, avec cette petite facétie finale qui m'a beaucoup plu en prime. Ajoutez à cela le dessin de Bojan Vukic et Paolo Deplano qui sait se fondre dans le genre et assurer le taff juste ce qu'il faut pour passer un bon moment de lecture. Voilà un quatrième tome réussi qui a toute sa place dans cette collection qui jusqu'ici tient plutôt ses promesses. *** Tome 5 La Poisse *** Avec La Poisse, Olivier Peru et Stefano Martino nous entraînent dans un opus assez noir par le biais d'un personnage singulier, mi orc mi gobelin, dont la particularité de génération en génération est d'avoir une malchance défiant toute concurrence, et c'est peu dire ! Embauché avec sa troupe de mercenaires pour assurer la garde d'une baronne se rendant dans une forteresse reculée à l'invitation du seigneur Draek, le contrat va tourner court. La troupe est empoisonnée et achevée lors du repas de Bienvenue et la baronne séquestrée pour permettre au seigneur Draek de mener à bien ses expériences... Car une seule chose l'intéresse : obtenir l'immortalité. Le scénario d'Olivier Peru est plutôt bien vu et bien conduit, et c'en est même drôle de voir comment autant de morts peuvent tenir debout dans cet album quand la finalité de la quête est la vie éternelle... ou plutôt l'immortalité, nuance. J'ai apprécié le personnage principal de La Poisse, même si son côté super héros increvable fait parfois un peu sourire ; et le fantôme de son grand-père qui l'accompagne façon Gimini Cricket est plutôt bien trouvé. Côté dessin, Stefano Martino s'est fait plaisir à imaginer des fantômes bien dégueux : on est pas loin du bon vieux film d'horreur bien gore ! Et c'est plutôt réussi. L'ambiance pesante est là, les protagonistes bien trouvés, les dialogues à l'humour mordant aussi et l'intrigue tient la route. Encore un très bon divertissement dans cet univers de fantasy ! *** Tome 6 Ayraak *** Comme le fait judicieusement remarquer le Grand A dans son avis, ce 6e tome de cette série aux histoires indépendantes rappelle furieusement la Compagnie Noire de Glenn Cook, série de romans de Dark Fantasy qui reste un must dans son domaine et qui figure même en tête de mon panthéon personnel. En effet, nous voilà conviés à suivre une troupe d'apparents branquignols, orcs de leur état, à qui l'on confie une mission dont on devine rapidement qu'elle relève de l'impossible voire du suicide... Mais nos têtes de roc ont le cuir tanné et suffisamment de talents distincts mais complémentaires pour arriver à destination. Après, succès ou échec, je ne vais pas non plus vous spoiler la fin, je vous laisserai en juger :) En tout cas, une fois de plus, cette série se révèle agréable et pleine de bonnes surprises au fils des tomes, surtout que le dessin de Jesús Hervàs Millàn (que je ne connaissais pas) sied parfaitement à ce récit épique, tout en saillies, concocté par Nicolas Jarry ! Un de mes tomes préféré de cette série !

17/11/2017 (MAJ le 13/09/2019) (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Troisième série se déroulant dans les terres d’Arran et consacrée cette fois-ci aux mal-aimés de l’univers de Tolkien : les orcs et les gobelins. La série se lançait alors que la saison 2 de Nains était déjà achevée et que l’on avait dépassé la dizaine d’albums d’Elfes, donc on ne s’étonnera guère que certains éléments du récits fassent écho à la grande Histoire qui relie les divers tomes, bien que chaque tome puisse évidemment se parcourir de manière indépendante. Tome 1 Turuk 3 étoiles Et c’est Turuk qui ouvre le bal, l’orc a la belle gueule, enfin pour un orc il est plutôt beau gosse. D’ailleurs, loin du stéréotype tolkienien, celui-ci est non seulement belle gueule mais aussi beau parleur et futé. Le personnage a de la gouaille et sait comment joué sur ses atouts pour manipuler les lascars dont il s’entoure. Jean-Luc Istin a effectué un très bon travail au niveau des dialogues qui rendent le personnage extrêmement sympathique et attachant (et il le sait en plus, comme quoi l’auteur aussi sait comment tirer sur les bonnes cordes sentimentales ^^ ). L’histoire se parcours avec plaisir, Turuk se réveille dans une cité abandonnée au milieu de nul part sans qu’il ne se rappelle quoi que ce soit, l’amnésie du personnage n’est qu’une excuse pour incruster des flash back expliquant comment on en est arrivé là. Le récit est empreint d’une ironie mordante, Turuk et ses comparses ne se sont évadés d’une prison elfique de haute sécurité que pour se retrouver emprisonnés sur une île dont ils doivent de nouveau s’échapper. Sauf qu’en prison vos codétenus n’essaient pas de vous bouffer…:D Car l’île est infestée de… je me suis arrêté trop tôt dans la série Elfes pour savoir de quoi il s’agit exactement mais disons des « Morts-vivants » contaminés par un fléau répandu par une reine elfe. Du bon survival-horror où se livre une partie de poker menteur où TOUT le monde ment et où c’est chacun pour sa pomme. Les planches de Diogo Saïto m’ont surpris, tant j’avais été déçu par le premier tome d’Elfes, là c’est plutôt sympa à parcourir sans être non plus transcendant. Une chouette mise en bouche ! Tome 2 Myth 2 étoiles Oh ! Une histoire de « monte-en-l’air » en Fantasy et dans le monde d’Arran, on avait encore jamais vu ça…;) Blague à part, je n’ai rien contre la Fantasy à capuche, à partir du moment où cela sert de point de départ à quelque chose de plus intriguant ou bien que cela constitue seulement une part de l’intrigue. Mais quand c’est le sujet même de l’intrigue, faire un casse, je ne vois pas trop où se situe le divertissement. Si encore il y avait du rebondissement, du retournement de situation, de l’inattendu, je ne dis pas non, mais ici en l’occurrence il n’y a ni plus ni moins qu’une histoire de braquage : récupérer une babiole, la livrer au commanditaire du braquo, survivre. Et c’est tout, et c’est maigre. D’autant que juste après un tome 1 où le personnage principal s’adressait directement au lecteur, on a de nouveau un personnage avec « de la gouaille » qui se la raconte et un peu grande gueule. D’ailleurs c’est quoi cette mauvaise manie d’écriture de faire le héros s’adresser au lecteur ? Le mec écrit ses mémoires ou quoi ?! Si encore c’était le cas à la manière d’un Benvenuto Gesufal dans Gagner la Guerre, je pourrais comprendre, mais là je ne vois que de la facilité là-dedans. Les dessins de Giovanni Lorusso ne sont pas terrible, du vite-fait pas transcendant, moins bon que ceux de Diogo Saïto. Les couleurs de Digikore Studios n’aideront évidemment pas à relever le niveau du bousin. Cela se parcours vite, vaguement divertissant, et se sera vite oublié. Tome 3 Gri’Im 2 étoiles La seule faiblesse que je peux trouver au scénario et que celui-ci développe peut être trop de sous-intrigues à peine abordées, vite conclues, on se dit que le récit était trop dense pour une petite bd de 59 pages. Mais sinon l’histoire est plutôt riche avec des personnages, qu’ils soit au premier plan ou de seconde importance, qui ont un background et qu’ils ne sont pas juste là pour faire le nombre. J’ai apprécié en définitive cette histoire qui ne demandait qu’à être davantage enrichie d’une vingtaine de pages. L’orc Gri’Im est une ancienne gloire sur le retour qui souhaite accomplir une vengeance à la fois personnelle et pour ceux de sa race qui ont été trahi par leur maître, un roi-sorcier qui a recueilli Gri’Im dans sa prime jeunesse pour en faire un strategos et son instrument de guerre contre un ennemi voisin. Seulement les choses n’ont pas tourné comme prévu et alors que Gri’Im s’est battu jusqu’au bout auprès de ses frères d’arme, le roi-sorcier leur a tourné le dos et s’en est retourné dans sa forteresse. Après plus de 30 longues années passées dans les geôles de l’ennemi où il a été torturé puis oublié, Gri’Im est enfin parvenu a s’échapper et on peut dire qu’il en a gros. Le personnage est diablement intéressant, une sorte de vieux guerrier à la David Gemmell qui fait son dernier baroud d’honneur, doté des pouvoirs d’un Wolverine, ancien chef des armées des ténèbres façon Spawn, et aux allures de combat d’un Guts de Berserk. Oui, le perso est très très cool. Dans sa quête Gri’Im fait contre mauvaise fortune bon cœur en s’alliant avec un convoi d’humains qui sont pourchassés par des entités malveillantes surgis du fin fond des âges. Cette partie est jalonnée de petites sous-intrigues où les humains tractent des alliances secrètes, conspirent pour éliminer les uns et les autres… Un jeu de dupes où j’ai trouvé qu’il n’était pas évident de retenir tous ces noms, surtout quand les visages se ressemblent… L’histoire d’amitié naissance entre Gri’Im le vieil orc et l’enfant humaine Syll est touchante mais aurait mérité un développement sur plusieurs pages tandis que là cela fait « tirer par les cheveux » et c’est dommage. Oui, tout cela est bien dommage car les dessins de Stéphane Créty… franchement je n’aime pas. Je trouve que c’est de pire en pire. À mes yeux cela ressemble aux vieux mauvais comics d’il y a 20 ans. On ne reconnaît rien, ni les visages ni la lisibilité dans les phases d’action. Je trouve cela brouillon ce trait hachuré, il n’y a aucune planche qui en même plein la vue. La double page sur le désert de glace et la faille au milieu est censé m’impressionner mais tout ce que je contemple c’est du vide sans nuance. Et ces couleurs… bon sang, il y a « photoshop » et « photoshop ». Là on a le pire du logiciel. Que c’est vilain ! Le sang tantôt il est rouge, tantôt il est violet, c’est flashy et franchement pas agréable pour la rétine. Avec un autre traitement graphique et quelques pages en plus, j’aurai pu marcher à fond. Tome 4 Sa’Ar 4 étoiles Enfin un album à la hauteur de mes espérances ! Je ne sais pas de Bojan Vukic et Paolo Deplano fait quoi mais l’association de ces deux dessinateurs de talent fait des étincelles (je trouvais déjà sur la série Nains que les albums de Deplano était les plus sympa a regardé). Parfois on parvient a distinguer deux nuances de dessin entre les planches, on arrive rarement au syncrétisme mais c’est néanmoins plutôt bien foutu. La cité notamment est de toute beauté. Que de détails ! Elle est vertigineuse sous toutes les coutures. Pas mal de variations dans les décors, les changements font du bien alors qu’on passe pas mal de temps dans la cité des Sang-Mêlé. Vraiment un bel album avec de chouettes compositions et une coloration qui ma foi, fait le taf. Pour une fois, ou que très rarement, le boulot de Digikore Studios ne m’a pas rebuté. Dans les bonus du tome 1 les auteurs parlaient de faire un Al Capone des terres d’Arran. Le voici avec Sa’Ar écrit par Nicolas Jarry, le scénariste le plus plaisant à lire du cycle. L’ascension du personnage est finalement assez monolithique. Le parcours est semé d’embûches mais Sa’Ar croit en son destin, comme si la cité l’appelait à régner depuis toujours, que c’était écrit. C’est un récit hyper violent, pas joyeux du tout, loin des conflits paternels de Nains. Il rappelle le Kardum du Talion mais point de moral ni de salut dans cette histoire. Et puis c’est bien construit, l’introduction m’a presque berné, j’avais néanmoins un petit doute... Un récit brutal et fourbe d’un gobelin qui s’extirpe de la nasse où il a atterri pour se hisser sur le plongeoir de la fausse à purin. Tome 5 La Poisse 3 étoiles J’aime bien La Poisse, guerrier orkelin qui va de deveine en deveine, sauf ici où il se surprend à avoir des coups de bol in extremis. C’est un peu une sorte de John McLaine, au mauvais endroit au mauvais moment. Histoire un peu complexe, on est dans le genre horrifique, quelque part entre les jeux Dark Souls et son cortège d’abominations dans un monde de morts et revenants, et les histoires de lieux hantés. Un brin bourrin tout cela mais comme c’est le but de la manœuvre on en tiendra pas rigueur. On a droit à une scène « post-générique » qui laisse la fin ouverte (en mal…). Les dessins de Stefano Martino sont ok, de même que les couleurs de Nanjan. Ça passe pour une lecture mais pas pour la case achat en ce qui me concerne. Ils ne m’inspirent pas et ne trouve rien à dire à ce propos. C’est « random » quoi. Tome 6 Ayraak 4 étoiles Je me disais bien qu’il manquait une histoire s’inspirant du cycle La Compagnie Noire de Glen Cook dans ce méga-cycle des Terres d’Arran. Franchement c’est tellement évident que je pense que les auteurs ne s’en cachent même pas. Ainsi nous avons une compagnie hétéroclite de guerriers mercenaires qui s’appellent par leur pseudo, cap’tain le capitaine de la compagnie, son frère Grimoire qui comme Toubib s’occupe des arcanes et les registres de la compagnie, Tambour et Barbak qui se chamaillent en permanence comme Gobelin et Qu’un-Oeil, Plume la chamane qui ramène un peu de sérieux et de caution féminine (comme la Dame) dans cette bande de lourdauds, Picole l’ancêtre à qui on ne l’a fait pas (équivalent de Murgen, lui aussi mémoire de la compagnie), et puis Gratteur et Crapaux, des personnages bien campés dans leur rôle. Le pitch est assez simple et sent le déjà-vu mais il fonctionne merveilleusement bien : une mission suicide derrière les lignes ennemies, en territoire elfe où nos lascars devront récupérer un précieux colis, le fils d’un chef de guerre gobelin, une saloperie prétentieuse et imbue d’elle-même, plus boulet qu’autre chose. J’ai plutôt apprécié et même j’aurai bien souhaité un développement sur 2 tomes tant je trouve les relations entre les personnages inabouties, il y a un potentiel non-utilisé et c’est dommage. La chasse à l’homme dans la deuxième partie du récit apporte du rebondissement mais avec le format 54 planches cela donne un effet un peu bizarre. Un premier album mission rescousse suivi d’un deuxième mission survie aurait été bien plus emballant. Chose rare dans ce cycle, j’ai savouré l’alchimie gagnante entre le dessin fouillé de Hervas Millan et les couleurs qui ressortent bien sans péter à la gueule de Nanjan. Une belle bd, une histoire classique mais toujours sympa à suivre, cela vaut un petit et timide 4/5.

21/04/2019 (MAJ le 08/08/2019) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Je n'ai lu aucun album des séries Elfes et Nains qui se déroule dans le même univers. Je découvre donc avec cette série là les Terres d'Arran, monde d'heroic-fantasy initié par Jean-Luc Istin et Nicolas Jarry. A priori, c'est un univers assez classique dans le genre, avec son lot habituel d'elfes, de nains, d'orcs et autres dragons, ses royaumes et empires, sa magie, etc... Avec cette série, j'ai apprécié d'être placé du côté des habituels méchants, même si les orcs sont plutôt ici juste de bons gros bourrins et pas foncièrement des créatures du Mal. Le héros du premier tome est même un semi-orc, théoriquement métisse d'elfe selon lui mais je ne sais pas si on peut croire ce qu'il dit, et il est loin d'être idiot. D'ailleurs, c'est ce qui m'a un peu surpris dans la narration du premier tome : on y suit le récit tel que raconté par le héros lui-même et je lui trouve un sacré vocabulaire pour un guerrier orc. Ça détonne un peu. L'intrigue est bien racontée. Si le fond n'est pas forcément très original, le rythme est bon et on est rapidement pris dans l'histoire. Le dessin est également de très bon niveau et rend la lecture d'autant plus plaisante. C'est de l'heroïc-fantasy pur jus, sans véritable originalité si ce n'est des relations non-manichéennes et assez crédibles entre les différents peuples, et des personnages qui réussissent à éviter les stéréotypes du genre. Une lecture agréable qui divertit bien et semble s'orienter vers des albums en une histoire par tome. Je lirais la suite si j'en ai l'occasion.

21/12/2017 (modifier)