Cette série avait été l'une des dernières œuvres originales réalisées pour le magazine Pif Gadget (en effet les ventes devenaient de plus en plus faibles et l'essentiel du magazine était constitué de rééditions d'anciennes histoires faute de budget). Elle fut commandée à l'occasion du bicentenaire de la révolution et suit les événements avec 200 ans de décalage, de 1788 à la bataille de Valmy.
Les décors sont bien réalisés, et les personnages bien dessinés.
Hélas tout est détruit par un scénario rempli de clichés et ultra-révolutionnaire (Pif étant édité par le parti communiste, il ne faut pas être surpris d'un traitement assez partial et politique d'une telle période).
Pour résumer, TOUS les révolutionnaires sont des gentils et des personnages honorables sans aucune zone d'ombre, les deux héros, un jeune couple, sont beaux, forcément pauvres et révolutionnaires, amoureux, courageux et sans-peur, et chacun tente d'être plus révolutionnaire que l'autre au nom du peuple.
A l'inverse TOUS les nobles et royalistes sont des affreux, des assassins et terroristes lâches, Louis XVI est au mieux "le gros Louis"...
L'essentiel des intrigues (il s'agit d'histoires courtes de 6-8 pages) se résume au schéma suivant: des affreux royalistes tentent d'entraver la noble révolution (souvent par des assassinats), et Noël et Marie redoubleront d'efforts pour stopper les "traîtres à la patrie". Une histoire résume bien cet état d'esprit : des assassins royalistes veulent s'en prendre au "noble Robespierre, l'âme de la révolution", présenté comme un brave type sans aucune nuance.
Je précise que je ne suis pas du tout royaliste ou autre, mais il faut présenter la BD Noël et Marie pour ce qu'elle est : une œuvre de pure propagande pro-révolutionnaire sans recul ni nuances.
Dommage.
Ayant à l'époque parcouru le premier tome, j'avais reposé l'exemplaire dans le rayon et murmuré un vague ...bof
Mais à mon anniversaire ma femme , me sachant adepte de BD d'uchronie m'a offert de nouveau le tome et je ne vais pas vous mentir , j'aurais préféré autre chose, mais par honnêteté et par envie de donner une chance à la série je me suis procuré (d'occasion) les tomes suivant jusqu'au 5 ... et sincèrement je ne compte pas continuer à me forcer (j'ai néanmoins lu les synopsis des tomes suivants et un vendeurs de BD les ayant lu m'a dis , je cite, "on tombe dans le n'importe quoi du fond de la BD)
Sur le Scénario : L'exercice de l'uchronie est dur, certes, mais pourtant accoucheur d'excellente séries (je suis on ne peut plus enthousiaste sur la série "Jour J" qui présente des scénarios originaux issus de cerveaux féconds et divers) or ici le sujet des wunderwaffen et de l'uchronie d'un 3ème Reich Triomphant a déjà été (trop , mais alors trop) abordé... et honnêtement cette série n'offre rien de nouveau
Ici pour retourner les événements décisifs de la seconde guerre mondiale l'auteur pousse les curseurs tellement loin que l'on arrive même pas à y croire une seconde :Joukov meurt et toute l'armée Soviétique s'arrête (C'est quand même bête de n'avoir qu'un général soviétique dans son wikipédia). Le D-Day devient une catastrophe alliée suite à une trahison et un Deus Ex Machina digne d'un Mauvais MJ de Jeu de rôle, L'Allemagne arrive avec son industrie exsangue à lancer ET des sous marins Nouvelles générations ET de nouveaux avions de Combats à un rythme de développeurs de Jeux vidéos ET arrive à coloniser une partie de l’Antarctique (on imagine que entre tout ça le 3ème reich a aussi eu le temps de lancer son propre programme spatial, crée l'internet et peut même lancer Facebook dès 1947, facile) ET utilise une arme de foudre de THOR , ni plus ni moins... bon vous l'avez compris il ne manque plus que des hordes de martiens nazis fondant sur les états unis et l'URSS au son des walkyries pour que ça y est on arrive à faire le forcing pour arriver à une victoire nazi sur les combats
Les Combats ? parlons en ...
Soyons Honnêtes les auteurs ont fait un grand travail honnête et précis de documentation (et pour celà je les félicite) et les planches à dessins sont ... correctes pour ce qui est du combat aérien ...
Mais bon sang le scénario des combats ... je résume :
- Les Méchants Yankees/Ruskoffs/français libres attaquent
- Murnau décolle sur son beau navion tout bô et PIOU PIOU PIOU !
- A plus les méchants nénemis
- FIKTOIRE POUR UNSER REICH !!! (on est censé se réjouir)
Il n'y a aucune tension, aucun suspense, tout les aviateurs allemands sont des experten (pourtant l'état de la luftwaffe en 44...) affrontant des aviateurs alliés semblant avoir gagnés leurs ailes sur flight simulator 95 ... les combats ne sont prétextes qu'à nous montrer tout l'éventails de ce que les planches à dessins des ingénieurs allemands ont imaginés sur la fin du conflit.
Et une fois au sol... le dessin comme le scénario tombent sous le niveau de la mer, les couleurs sont ternes, les personnages fades (Murnau "anti-nazi" mais sauveur éternel du Reich au sein de la SS, image éculée du "ouais mais les allemands n'étaient pas tous pourris hein) , Nous avons ici un Buck Danny version SS , sans charisme, sans consistance et dont les dilemnes moraux sont vites évacués par son PIOU PIOU PIOU au manche de son avion ...
Le scénario sur Auschwitz et l'antartique semblent n'avoir ni queue ni tête , on nous annonce une uchronie et nous nous retrouvons dans un délire SF/SS ayant la consistance d'un Call of Duty de seconde zone pour ce qui est des combats
Je pense sincèrement que les auteurs ont fait un travail remarquable de documentation, mais le scénario ne tient pas et ne m'a pas emballé
A tout les bédéphiles, amateurs d'uchronies et même passionnés d'aviation EVITEZ ..
Troisième bd sur le rugby que j'avise après Les Rugbymen et Les Barbares, et celle-ci est la plus mauvaise. Et d'assez loin.
Si les deux bandes dessinées que j'ai citées suivent une équipe, avec des joueurs déterminés, ce n'est ici pas le cas. On suit les matchs d'un championnat de rugby, donc plusieurs équipes et plusieurs joueurs. Cela fait que l'on ne s'attache à aucune équipe ou aucune personnalité, les protagonistes des gags changent tout le temps. L'inconvénient à cela est que les gags finissent par se ressembler, et qu'il n'est pas possible de varier en se concentrant sur un personnage dont on aura élaboré la personnalité, comme c'est le cas dans Les Rugbymen; mais aussi dans un grand nombre d'autres séries à thèmes (Les Profs par exemple). En plus de l'absence d'identification ou d'attachement aux personnages, les gags ne sont pas drôles, et souvent assez lourds. Le dessin ne rehausse rien, les personnages se ressemblent tous et sont assez laids.
Mais le point le plus invraisemblable, presque le plus inacceptable, celui qui fait que cette bd est vraiment hors du coup, c'est la méconnaissance du sport, et des règles du rugby. En fait, c'est une bd sur le foot, mais comme le créneau devait être trop rempli, ou comme il avait déjà une série sur ce sport, Gürsel s'est rabattu sur le rugby. Pour moi qui ai pratiqué ce sport et qui le suit avec plaisir, voir les joueurs marquer des "buts", se comporter comme des footballeurs, et voir toutes les règles méconnues (comme celle du carton jaune), c'est assez agaçant.
Comme le dit Mac Arthur, l'auteur n'a pas du regarder les règles, ni même un match avant de se lancer là-dedans. Et quand on n'est pas intéressé par ce qu'on fait, le résultat n'est pas intéressant.
Ouarf !, Ouarf ! Des méfaits de l'alcool et de la drogue. Plusieurs manières de voir cette œuvre.
Je suis persuadé que Gabriel Delmas croit dur comme fer à ce qu'il nous propose là. Le mythe de Satan et des enfers n'est pas nouveau et en a inspiré plus d'un. Lorsque l'on veut s'approprier un mythe il faut toutefois savoir où l'on met les pieds. Il ne suffit pas d'avoir lu tout Lovecraft, bien que chez cet auteur, pas grand chose de sataniste, puisqu'il a créé une cosmologie bien particulière. Point n'est besoin non plus de piocher de ci de là, le risque comme ici est de ressortir un salmigondis de conneries pseudo je sais pas bien quoi qui à la longue devient fort indigeste.
Dessin juste correct dans un style, torturé ? Colorisation sombre, c'est le moins que l'on puisse dire.
Deuxième façon de voir cette BD c'est au trentième degré, donc se bidonner notamment d'un verbiage que ne renierait pas le camé du coin. En de sombres abysses gisent les âmes des damnés dont Satan se nourrit etc, etc...
Pour ma part cet achat en vide grenier à deux euros me navre un brin , trouverais je un couillon pour me le racheter au même tarif, rien n'est moins sûr.
Bon, c’est sûr, un album opportuniste sur le foot, publié en France en 1998, avec la tête de Thierry Rolland en couverture, regroupant une vingtaine d’auteurs (la moitié peu ou pas connus), cela n’augurait rien de vraiment bon, et on pouvait craindre que cela ne vole pas bien haut !
Et le fait est que je ne vais pas vous encourager à chercher cette petite rareté. Mais bon, je l’ai eue entre les mains, et je l’avise, le but étant que le site recense tout ce qui a été publié.
Donc je l’ai lu, et il n’y a pas grand-chose à sauver. Certes, certaines histoires peuvent se laisser lire. Mais le plus souvent ce n’est pas drôle, et parfois l’humour oscille entre le beauf et le lourdingue.
Un album de circonstance, franchement de mauvaise qualité, avec une date de péremption assez courte. Une fois la coupe du monde 1998 éloignée, quel intérêt peut-on avoir à le lire ? Hein ? Bin aucun en fait.
La tragédie de Shakespeare est adaptée en BD par l'auteur Marcelé. On connait à peu près tous l'histoire de Lady Macbeth qui dans l'Ecosse médiévale pousse son mari à commettre un régicide afin de s'emparer du pouvoir suprême. C'est un drame de Shakespeare dans la plus pure tradition.
Je dois dire que je n'ai pas du tout été convaincu par cette version d'autant que le dessin m'a paru très brouillon. C'est une technique qui utilise le crayonné mais sans appuyer sur la couleur. Cela reste presque à l'état d'esquisse. Ce n'est pas pour moi du plus bel effet.
Pour le reste, l'adaptation reste trop fidèle à l'oeuvre en n'apportant aucune touche de modernité. Bref, trop classique et par conséquent assez ennuyeux dans le concept. Bien entendu, les puristes apprécieront sans doute.
Autant j'aime bien Le Chat du Rabbin, autant je n'aime pas cette nouvelle oeuvre. D'ailleurs, c'est une tendance que je dois bien avouer dans un élan de sincérité: je n'aime plus trop ce qu'il fait actuellement. C'est un peu comme ces relations passées qui étaient très belles et qui désormais apparaissent comme assez fades.
C'est justement un propos désordonné et brouillon sur tout et rien avec un regard pseudo philosophique. Pour autant, cela doit bien fonctionner pour un public assez intello et avec un esprit bohème. C'est certes une ode à l'amour mais j'ai vu des choses beaucoup mieux construites sur le même thème. Je ne suis pas fan de ce style. Cela va un temps mais après, il faut passer à autre chose.
Je ne suis malheureusement guère un adepte de la bd finlandaise. Le trait graphique est plutôt enfantin pour nous conter une variation psychologique sur la vanité de l'existence. Il faut dire que cette vie de mormon est plutôt morne sur fond de décors bucolique.
M. Espoir retrouvera vite sa dulcinée qui n'était pas bien loin. Tout une histoire pour rien. Les névrosés compulsifs apprécieront sans doute mais pas moi.
A noter un vrai format à l'italienne pour une bd indépendante au concept bizarre.
Abandon à la reprise du troisième round. C’est con, il n’y avait que quatre rounds de prévu. Oui, mais voilà, le découpage est tellement brouillon que cette histoire devient franchement trop pénible à lire !
Avec un synopsis pareil, je savais bien dans quelle contrée je m’aventurais. Je n’en attendais pas l’intrigue du siècle, juste un truc sympa monopolisant un nombre restreint de neurones, avec de l’humour à deux balles, des personnages caricaturaux, des rebondissements certes répétitifs mais, en quatre tomes, ça devait pouvoir passer.
Et, effectivement, le scénario est assez débile (une jeune adolescente devient adulte lorsqu’elle mange une noisette) et bourré d’incohérences (par exemple, les vêtements de la fille changent en même temps que son âge, le pantalon informe quand elle est jeune devient mini-jupe sexy dès qu'elle vieillit) mais c’est pas grave, c’était prévu.
Et, effectivement, les personnages sont caricaturaux au possible. Mais, et c’est déjà un peu plus grave, ils ne sont absolument pas attachants. Tous sont surexcités. Aucun n’apporte quelque chose de différent. Quel que soit le personnage qui parle, tu as l’impression qu’il s’agit du même tant le ton est identique…
Et, effectivement, comme le veut le genre, on a droit aux interventions de la mangaka qui nous raconte sa vie dans des cases où c’est écrit tellement petit que si tu n’as pas la vue d’un pilote de chasse de l’armée russe tu es bon pour un éclatement de la rétine à vouloir déchiffrer des propos qui, au final, n’ont strictement aucun intérêt. Et là, subrepticement, ça commence à saouler grave.
Et, enfin, il y a la mise en page. C’est quoi ce foutoir ? Rapidement, on ne sait plus quel dessin est à lire avant l’autre ! Et les dialogues et monologues se chevauchent pour achever le lecteur désireux de comprendre un peu de quoi il retourne. Cela vous donne des enchaînements de texte du type :
- Je suis surprise
- Mais tu manges
- qu'il mange des frites
- des frites
- avec de la mayonnaise
- devant moi
- Mais oui, j'aime bien !
- sans m'en proposer !
Le but du jeu étant alors de raccrocher chaque bribe de phrase pour en faire une phrase cohérente avant de relier le tout au protagoniste qui parle ou pense (ou pète ?)
Des personnages arrivent sans que l’on comprenne de qui il s’agit, pourquoi ils sont là. Et comme les morphologies et visages sont typiquement mangas, à plus d’une reprise, je me suis demandé qui parlait de quoi et pourquoi… Et bonjour pour deviner le sexe de certains de ces personnages ! Heureusement que certains portent une mini-jupe car, en général, le doute diminue à la vue de la petite culotte.
Tout ça dans une série que j’espérais pouvoir lire d’un œil distrait, en souriant comme un trépané devant une émission de télé-réalité ! Ben, c’est loupé !
Non, franchement, je vous le déconseille. J’aurais pu dire « bof » mais, en vérité, le « bof » je préfère le garder pour des séries dont j’arrive au terme, même si je dois parfois un peu me forcer pour ce faire. Ici, c’est pire que « bof ».
Je n'ai jamais aimé Titeuf. Pourtant, tout était réuni pour que je sois sous le charme. J'étais môme quand il connaissait un plein succès, pas mal de mes potes en possédaient, mais ça n'a jamais pris sur moi. Je préférais, dans le genre petit garçon faisant des bêtises, Le Petit Spirou, Cédric ou même L'Elève Ducobu et le classique Boule et Bill.
Titeuf m'a toujours rebuté tant pour son dessin que pour son scénario.
Niveau dessin, c'est le strict minimum syndical : les personnages ont le mérite d'être tous bien distincts, mais ils sont bien souvent assez laids : Manu et le père de Titeuf sont pour moi les deux exemples les plus parlants. Du dessin très sommaire, on peut se dire que pour la cible visée ça passe, mais même gosse j'ai toujours préféré le trait de Laudec dans Cédric ou celui de Janry dans Le Petit Spirou.
Et niveau scénario, j'ai toujours trouvé ça affligeant. Et pour trouver un scénario affligeant à 8 ou 10 ans, il faut y aller. Mais l'humour trash pour enfants façon crotte de nez, obsession du zizi ou Vomito, ça m'a toujours repoussé (et encore plus aujourd'hui). Et s'il est vrai que Le petit Spirou est parfois dans la même veine, c'est quand même infiniment plus fin et sympa (Tome reste un sacré bon scénariste).
Avis donc aux parents ou oncles et tantes qui n'y connaissent pas grand chose et pensent à "Titeuf" pour un cadeau de Noël à un bambin : abstenez-vous! Il y a beaucoup, mais alors BEAUCOUP mieux pour les enfants, de Gaston Lagaffe à Astérix, en passant par Lou ! et les autres bds que j'ai citées plus haut.
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Noël et Marie
Cette série avait été l'une des dernières œuvres originales réalisées pour le magazine Pif Gadget (en effet les ventes devenaient de plus en plus faibles et l'essentiel du magazine était constitué de rééditions d'anciennes histoires faute de budget). Elle fut commandée à l'occasion du bicentenaire de la révolution et suit les événements avec 200 ans de décalage, de 1788 à la bataille de Valmy. Les décors sont bien réalisés, et les personnages bien dessinés. Hélas tout est détruit par un scénario rempli de clichés et ultra-révolutionnaire (Pif étant édité par le parti communiste, il ne faut pas être surpris d'un traitement assez partial et politique d'une telle période). Pour résumer, TOUS les révolutionnaires sont des gentils et des personnages honorables sans aucune zone d'ombre, les deux héros, un jeune couple, sont beaux, forcément pauvres et révolutionnaires, amoureux, courageux et sans-peur, et chacun tente d'être plus révolutionnaire que l'autre au nom du peuple. A l'inverse TOUS les nobles et royalistes sont des affreux, des assassins et terroristes lâches, Louis XVI est au mieux "le gros Louis"... L'essentiel des intrigues (il s'agit d'histoires courtes de 6-8 pages) se résume au schéma suivant: des affreux royalistes tentent d'entraver la noble révolution (souvent par des assassinats), et Noël et Marie redoubleront d'efforts pour stopper les "traîtres à la patrie". Une histoire résume bien cet état d'esprit : des assassins royalistes veulent s'en prendre au "noble Robespierre, l'âme de la révolution", présenté comme un brave type sans aucune nuance. Je précise que je ne suis pas du tout royaliste ou autre, mais il faut présenter la BD Noël et Marie pour ce qu'elle est : une œuvre de pure propagande pro-révolutionnaire sans recul ni nuances. Dommage.
Wunderwaffen
Ayant à l'époque parcouru le premier tome, j'avais reposé l'exemplaire dans le rayon et murmuré un vague ...bof Mais à mon anniversaire ma femme , me sachant adepte de BD d'uchronie m'a offert de nouveau le tome et je ne vais pas vous mentir , j'aurais préféré autre chose, mais par honnêteté et par envie de donner une chance à la série je me suis procuré (d'occasion) les tomes suivant jusqu'au 5 ... et sincèrement je ne compte pas continuer à me forcer (j'ai néanmoins lu les synopsis des tomes suivants et un vendeurs de BD les ayant lu m'a dis , je cite, "on tombe dans le n'importe quoi du fond de la BD) Sur le Scénario : L'exercice de l'uchronie est dur, certes, mais pourtant accoucheur d'excellente séries (je suis on ne peut plus enthousiaste sur la série "Jour J" qui présente des scénarios originaux issus de cerveaux féconds et divers) or ici le sujet des wunderwaffen et de l'uchronie d'un 3ème Reich Triomphant a déjà été (trop , mais alors trop) abordé... et honnêtement cette série n'offre rien de nouveau Ici pour retourner les événements décisifs de la seconde guerre mondiale l'auteur pousse les curseurs tellement loin que l'on arrive même pas à y croire une seconde :Joukov meurt et toute l'armée Soviétique s'arrête (C'est quand même bête de n'avoir qu'un général soviétique dans son wikipédia). Le D-Day devient une catastrophe alliée suite à une trahison et un Deus Ex Machina digne d'un Mauvais MJ de Jeu de rôle, L'Allemagne arrive avec son industrie exsangue à lancer ET des sous marins Nouvelles générations ET de nouveaux avions de Combats à un rythme de développeurs de Jeux vidéos ET arrive à coloniser une partie de l’Antarctique (on imagine que entre tout ça le 3ème reich a aussi eu le temps de lancer son propre programme spatial, crée l'internet et peut même lancer Facebook dès 1947, facile) ET utilise une arme de foudre de THOR , ni plus ni moins... bon vous l'avez compris il ne manque plus que des hordes de martiens nazis fondant sur les états unis et l'URSS au son des walkyries pour que ça y est on arrive à faire le forcing pour arriver à une victoire nazi sur les combats Les Combats ? parlons en ... Soyons Honnêtes les auteurs ont fait un grand travail honnête et précis de documentation (et pour celà je les félicite) et les planches à dessins sont ... correctes pour ce qui est du combat aérien ... Mais bon sang le scénario des combats ... je résume : - Les Méchants Yankees/Ruskoffs/français libres attaquent - Murnau décolle sur son beau navion tout bô et PIOU PIOU PIOU ! - A plus les méchants nénemis - FIKTOIRE POUR UNSER REICH !!! (on est censé se réjouir) Il n'y a aucune tension, aucun suspense, tout les aviateurs allemands sont des experten (pourtant l'état de la luftwaffe en 44...) affrontant des aviateurs alliés semblant avoir gagnés leurs ailes sur flight simulator 95 ... les combats ne sont prétextes qu'à nous montrer tout l'éventails de ce que les planches à dessins des ingénieurs allemands ont imaginés sur la fin du conflit. Et une fois au sol... le dessin comme le scénario tombent sous le niveau de la mer, les couleurs sont ternes, les personnages fades (Murnau "anti-nazi" mais sauveur éternel du Reich au sein de la SS, image éculée du "ouais mais les allemands n'étaient pas tous pourris hein) , Nous avons ici un Buck Danny version SS , sans charisme, sans consistance et dont les dilemnes moraux sont vites évacués par son PIOU PIOU PIOU au manche de son avion ... Le scénario sur Auschwitz et l'antartique semblent n'avoir ni queue ni tête , on nous annonce une uchronie et nous nous retrouvons dans un délire SF/SS ayant la consistance d'un Call of Duty de seconde zone pour ce qui est des combats Je pense sincèrement que les auteurs ont fait un travail remarquable de documentation, mais le scénario ne tient pas et ne m'a pas emballé A tout les bédéphiles, amateurs d'uchronies et même passionnés d'aviation EVITEZ ..
Top 15
Troisième bd sur le rugby que j'avise après Les Rugbymen et Les Barbares, et celle-ci est la plus mauvaise. Et d'assez loin. Si les deux bandes dessinées que j'ai citées suivent une équipe, avec des joueurs déterminés, ce n'est ici pas le cas. On suit les matchs d'un championnat de rugby, donc plusieurs équipes et plusieurs joueurs. Cela fait que l'on ne s'attache à aucune équipe ou aucune personnalité, les protagonistes des gags changent tout le temps. L'inconvénient à cela est que les gags finissent par se ressembler, et qu'il n'est pas possible de varier en se concentrant sur un personnage dont on aura élaboré la personnalité, comme c'est le cas dans Les Rugbymen; mais aussi dans un grand nombre d'autres séries à thèmes (Les Profs par exemple). En plus de l'absence d'identification ou d'attachement aux personnages, les gags ne sont pas drôles, et souvent assez lourds. Le dessin ne rehausse rien, les personnages se ressemblent tous et sont assez laids. Mais le point le plus invraisemblable, presque le plus inacceptable, celui qui fait que cette bd est vraiment hors du coup, c'est la méconnaissance du sport, et des règles du rugby. En fait, c'est une bd sur le foot, mais comme le créneau devait être trop rempli, ou comme il avait déjà une série sur ce sport, Gürsel s'est rabattu sur le rugby. Pour moi qui ai pratiqué ce sport et qui le suit avec plaisir, voir les joueurs marquer des "buts", se comporter comme des footballeurs, et voir toutes les règles méconnues (comme celle du carton jaune), c'est assez agaçant. Comme le dit Mac Arthur, l'auteur n'a pas du regarder les règles, ni même un match avant de se lancer là-dedans. Et quand on n'est pas intéressé par ce qu'on fait, le résultat n'est pas intéressant.
Le Psychopompe
Ouarf !, Ouarf ! Des méfaits de l'alcool et de la drogue. Plusieurs manières de voir cette œuvre. Je suis persuadé que Gabriel Delmas croit dur comme fer à ce qu'il nous propose là. Le mythe de Satan et des enfers n'est pas nouveau et en a inspiré plus d'un. Lorsque l'on veut s'approprier un mythe il faut toutefois savoir où l'on met les pieds. Il ne suffit pas d'avoir lu tout Lovecraft, bien que chez cet auteur, pas grand chose de sataniste, puisqu'il a créé une cosmologie bien particulière. Point n'est besoin non plus de piocher de ci de là, le risque comme ici est de ressortir un salmigondis de conneries pseudo je sais pas bien quoi qui à la longue devient fort indigeste. Dessin juste correct dans un style, torturé ? Colorisation sombre, c'est le moins que l'on puisse dire. Deuxième façon de voir cette BD c'est au trentième degré, donc se bidonner notamment d'un verbiage que ne renierait pas le camé du coin. En de sombres abysses gisent les âmes des damnés dont Satan se nourrit etc, etc... Pour ma part cet achat en vide grenier à deux euros me navre un brin , trouverais je un couillon pour me le racheter au même tarif, rien n'est moins sûr.
C'est fou le foot sans les règles
Bon, c’est sûr, un album opportuniste sur le foot, publié en France en 1998, avec la tête de Thierry Rolland en couverture, regroupant une vingtaine d’auteurs (la moitié peu ou pas connus), cela n’augurait rien de vraiment bon, et on pouvait craindre que cela ne vole pas bien haut ! Et le fait est que je ne vais pas vous encourager à chercher cette petite rareté. Mais bon, je l’ai eue entre les mains, et je l’avise, le but étant que le site recense tout ce qui a été publié. Donc je l’ai lu, et il n’y a pas grand-chose à sauver. Certes, certaines histoires peuvent se laisser lire. Mais le plus souvent ce n’est pas drôle, et parfois l’humour oscille entre le beauf et le lourdingue. Un album de circonstance, franchement de mauvaise qualité, avec une date de péremption assez courte. Une fois la coupe du monde 1998 éloignée, quel intérêt peut-on avoir à le lire ? Hein ? Bin aucun en fait.
Macbeth (Marcelé)
La tragédie de Shakespeare est adaptée en BD par l'auteur Marcelé. On connait à peu près tous l'histoire de Lady Macbeth qui dans l'Ecosse médiévale pousse son mari à commettre un régicide afin de s'emparer du pouvoir suprême. C'est un drame de Shakespeare dans la plus pure tradition. Je dois dire que je n'ai pas du tout été convaincu par cette version d'autant que le dessin m'a paru très brouillon. C'est une technique qui utilise le crayonné mais sans appuyer sur la couleur. Cela reste presque à l'état d'esquisse. Ce n'est pas pour moi du plus bel effet. Pour le reste, l'adaptation reste trop fidèle à l'oeuvre en n'apportant aucune touche de modernité. Bref, trop classique et par conséquent assez ennuyeux dans le concept. Bien entendu, les puristes apprécieront sans doute.
Tu n'as rien à craindre de moi
Autant j'aime bien Le Chat du Rabbin, autant je n'aime pas cette nouvelle oeuvre. D'ailleurs, c'est une tendance que je dois bien avouer dans un élan de sincérité: je n'aime plus trop ce qu'il fait actuellement. C'est un peu comme ces relations passées qui étaient très belles et qui désormais apparaissent comme assez fades. C'est justement un propos désordonné et brouillon sur tout et rien avec un regard pseudo philosophique. Pour autant, cela doit bien fonctionner pour un public assez intello et avec un esprit bohème. C'est certes une ode à l'amour mais j'ai vu des choses beaucoup mieux construites sur le même thème. Je ne suis pas fan de ce style. Cela va un temps mais après, il faut passer à autre chose.
Les Livres de M. Espoir
Je ne suis malheureusement guère un adepte de la bd finlandaise. Le trait graphique est plutôt enfantin pour nous conter une variation psychologique sur la vanité de l'existence. Il faut dire que cette vie de mormon est plutôt morne sur fond de décors bucolique. M. Espoir retrouvera vite sa dulcinée qui n'était pas bien loin. Tout une histoire pour rien. Les névrosés compulsifs apprécieront sans doute mais pas moi. A noter un vrai format à l'italienne pour une bd indépendante au concept bizarre.
Nuts
Abandon à la reprise du troisième round. C’est con, il n’y avait que quatre rounds de prévu. Oui, mais voilà, le découpage est tellement brouillon que cette histoire devient franchement trop pénible à lire ! Avec un synopsis pareil, je savais bien dans quelle contrée je m’aventurais. Je n’en attendais pas l’intrigue du siècle, juste un truc sympa monopolisant un nombre restreint de neurones, avec de l’humour à deux balles, des personnages caricaturaux, des rebondissements certes répétitifs mais, en quatre tomes, ça devait pouvoir passer. Et, effectivement, le scénario est assez débile (une jeune adolescente devient adulte lorsqu’elle mange une noisette) et bourré d’incohérences (par exemple, les vêtements de la fille changent en même temps que son âge, le pantalon informe quand elle est jeune devient mini-jupe sexy dès qu'elle vieillit) mais c’est pas grave, c’était prévu. Et, effectivement, les personnages sont caricaturaux au possible. Mais, et c’est déjà un peu plus grave, ils ne sont absolument pas attachants. Tous sont surexcités. Aucun n’apporte quelque chose de différent. Quel que soit le personnage qui parle, tu as l’impression qu’il s’agit du même tant le ton est identique… Et, effectivement, comme le veut le genre, on a droit aux interventions de la mangaka qui nous raconte sa vie dans des cases où c’est écrit tellement petit que si tu n’as pas la vue d’un pilote de chasse de l’armée russe tu es bon pour un éclatement de la rétine à vouloir déchiffrer des propos qui, au final, n’ont strictement aucun intérêt. Et là, subrepticement, ça commence à saouler grave. Et, enfin, il y a la mise en page. C’est quoi ce foutoir ? Rapidement, on ne sait plus quel dessin est à lire avant l’autre ! Et les dialogues et monologues se chevauchent pour achever le lecteur désireux de comprendre un peu de quoi il retourne. Cela vous donne des enchaînements de texte du type : - Je suis surprise - Mais tu manges - qu'il mange des frites - des frites - avec de la mayonnaise - devant moi - Mais oui, j'aime bien ! - sans m'en proposer ! Le but du jeu étant alors de raccrocher chaque bribe de phrase pour en faire une phrase cohérente avant de relier le tout au protagoniste qui parle ou pense (ou pète ?) Des personnages arrivent sans que l’on comprenne de qui il s’agit, pourquoi ils sont là. Et comme les morphologies et visages sont typiquement mangas, à plus d’une reprise, je me suis demandé qui parlait de quoi et pourquoi… Et bonjour pour deviner le sexe de certains de ces personnages ! Heureusement que certains portent une mini-jupe car, en général, le doute diminue à la vue de la petite culotte. Tout ça dans une série que j’espérais pouvoir lire d’un œil distrait, en souriant comme un trépané devant une émission de télé-réalité ! Ben, c’est loupé ! Non, franchement, je vous le déconseille. J’aurais pu dire « bof » mais, en vérité, le « bof » je préfère le garder pour des séries dont j’arrive au terme, même si je dois parfois un peu me forcer pour ce faire. Ici, c’est pire que « bof ».
Titeuf
Je n'ai jamais aimé Titeuf. Pourtant, tout était réuni pour que je sois sous le charme. J'étais môme quand il connaissait un plein succès, pas mal de mes potes en possédaient, mais ça n'a jamais pris sur moi. Je préférais, dans le genre petit garçon faisant des bêtises, Le Petit Spirou, Cédric ou même L'Elève Ducobu et le classique Boule et Bill. Titeuf m'a toujours rebuté tant pour son dessin que pour son scénario. Niveau dessin, c'est le strict minimum syndical : les personnages ont le mérite d'être tous bien distincts, mais ils sont bien souvent assez laids : Manu et le père de Titeuf sont pour moi les deux exemples les plus parlants. Du dessin très sommaire, on peut se dire que pour la cible visée ça passe, mais même gosse j'ai toujours préféré le trait de Laudec dans Cédric ou celui de Janry dans Le Petit Spirou. Et niveau scénario, j'ai toujours trouvé ça affligeant. Et pour trouver un scénario affligeant à 8 ou 10 ans, il faut y aller. Mais l'humour trash pour enfants façon crotte de nez, obsession du zizi ou Vomito, ça m'a toujours repoussé (et encore plus aujourd'hui). Et s'il est vrai que Le petit Spirou est parfois dans la même veine, c'est quand même infiniment plus fin et sympa (Tome reste un sacré bon scénariste). Avis donc aux parents ou oncles et tantes qui n'y connaissent pas grand chose et pensent à "Titeuf" pour un cadeau de Noël à un bambin : abstenez-vous! Il y a beaucoup, mais alors BEAUCOUP mieux pour les enfants, de Gaston Lagaffe à Astérix, en passant par Lou ! et les autres bds que j'ai citées plus haut.