Voici un titre qui avait clairement attiré mon attention dès sa première édition par Soleil en deux tomes et n'avait trouvé grâce à mes yeux, l'éditeur ayant souhaité ne jamais publier la seconde partie le condamnant à la longue liste des séries abandonnées comme ce fut leur habitude.
Hicomics profite donc de la récente sortie de son adaptation sur le support vidéo pour corriger le tir et publier en un seul recueil l'intégralité de cette oeuvre culte outre-atlantique. Une bonne idée ?
Sur le papier uniquement car la déception est fortement de mise hélas.
On fait donc rapidement la connaissance de Barbara, une jeune ado au look immédiatement identifiable entre serre-tête oreilles de lapins, longs cheveux blonds et grosses lunettes constamment visées au caractère bien trempé.
Vivant sur une petite ville cotière américaine, Barbara est un personnage cynique limite antipathique, amatrice de jeux de rôle et n'ayant pas vraiment d'amis. Ah mais Barbara a un hobby bien particulier : elle tue des géants.
Entourée de gens bienveillants dont une jeune Britannique fraichement débarquée et une psychologue scolaire, Barbara n'a peur de rien et n'a besoin de personne. Elle échafaude un plan redoutable pour protéger sa ville d'une menace que elle seule perçoit : des colosses sur le point d'anéantir toute vie de la surface de son quotidien.
En dire davantage ne serait pas fair-play. Les dessins ne possèdent pas la patte "indépendante" souhaitée et ne dégagent que peu de charme... un peu à l'égal du personnage principal bien plus agaçant qu'attachant.
Les deux premiers tiers de l'histoire se déroulent sans grand enthousiasme pour mieux aboutir sur une conclusion qui se veut surprenante et émouvante mais n'a rien de bien bouleversante.
On pourrait même préciser que cette fameuse révélation a déjà été vue, lue ou relue de façon bien plus subtile dans beaucoup d'autres ouvrages impossibles à résumer ici sans dévoiler le "mécanisme".
Le petit bijou culte vendu ici et là s'est hélas bien vite transformé en vilaine fée Carabosse sans intérêt. Amère déception.
Une série vraiment mièvre (mise à part l'édition "Crée ta BD" qui elle est intéressante,car je suis fan de créativité en tout genre , voici le lien https://www.editions-delcourt.fr/serie/rose-ecarlate-cree-ta-bd.html) où le style graphique est proche de la série française Totally spies (l'auteur de la BD a d'ailleurs travaillé avec l'équipe du dessin animé,et aussi sur Martin Mystère) ,où le délire est de faire du "manga" à l'occidental,sauf que dans "La rose écarlate" les personnages sont bien plus beaux que dans Totally spies , Martin Mystère etc...Point positif,l'héroïne qui est très jolie,mais par contre je n'aime pas son héros Guilhem,soit le stéréotype du "beau gosse" qui drague les demoiselles et rend jaloux sa coéquipière. De plus l'histoire en elle-même n'est pas intéressante,et ça dégouline de sentiments à l'eau de rose.(Chose que je déteste,contrairement à la série TV "Miraculous les aventures de Ladybug et Chat Noir" et à ses BD parues dans le magazine officiel,où les sentiments de Marinette et Adrien sont très profonds et très recherchés,d'ailleurs je suis très fan de cette série signée Thomas Astruc.)Ce que je n'aime pas non plus dans "La rose écarlate" ce sont les mimiques à la bonne sauce nippone : veine qui ressort par la colère,grosses têtes à la SD,grimaces comme la bouche grande ouverte avec les canines ressorties,bref c'est à s'arracher les cheveux lorsque l'on voit ça,c'est ridicule! Une série qui va plaire à celles et ceux qui aiment ce copié-collé de"Lady Oscar" mais en version "cul-cul la praline".
L'idée de départ était très intéressante que de nous montrer cette bande de pseudo-scientifique entrain de préparer l'arme suprême afin de mettre fin au conflit mondial qui sévissait depuis 6 ans sur la planète. Par la suite, j'ai été fortement déçu par cette lecture qui est devenu totalement folle et loufoque. Je n'ai pas aimé cette direction prise.
Visiblement, c'est parti d'un postulat avec plusieurs expériences et projets sur des domaines relevant plus de la science-fiction que de la physique. On y croise Robert Oppenheimer, Albert Einstein ou encore Richard Feynman. Enrico Fermi sera également de la partie. Cela devient assez sanglant par la suite. Or trop, c'est trop. Je ne parle pas des changements d'époque et de la multitude de personnages qu'il faut suivre.
Un mot sur le graphisme pour dire qu'il ne m'a pas du tout enchanté car le trait est assez brouillon. Pourtant, les moyens de mise en forme ont été pris. C'est dommage car cela aurait pu être bien.
Voilà une série qui a droit à un gros matraquage publicitaire, dont le deuxième tome se fend d'un sticker de recommandation de "20 minutes", et dont les tomes s'étalent dans tous les supermarchés.
Si l'état civil de la scénariste explique cette situation (hallucinante pour une première œuvre !), ce n'est même pas ça qui me rend si sévère. C'est surtout que rien ne le justifie intrinsèquement !
Seul le côté graphique pourrait avoir quelques qualités. Mais je n'accroche pas à ces traits trop figés, ni à ce dessin retravaillé à l'informatique (mais là ce n'est peut-être qu'affaire de goût).
Surtout, l'intrigue et les dialogues sont d'un intérêt très faible (je vais rester dans l'euphémisme) ! Se servir de clichés, de poncifs déjà vus, si c'est juste pour pallier le manque d'imagination, cela ne m'intéresse pas. De l'action, mais sans nuance, une psychologie absente, et certains passages peu clairs...
J'avais du temps à tuer dans un supermarché, et j'ai voulu voir ce que donnait la suite (j'avais feuilleté le premier à sa sortie): j'ai lu les deux albums rapidement, et vais les oublier tout aussi vite.
Le plus chiant avec ces daubes, qui bénéficient en plus d'un gros piston, c'est qu'elles prennent dans les étals et dans le porte-monnaie des gens la place d'autres productions plus originales, plus à même de les amener vers des œuvres plus ambitieuses.
Note réelle 1,5/5.
Qu'il soit apprécié à sa juste valeur ou non, il est difficile d'échapper depuis quelques années au phénomène de foire Hanouna.
De figure discrète du PAF, l'animateur est passé à un statut de superstar autant adulé par les uns que méprisé par les autres pour les différentes polémiques de son émission phare "Touche pas à mon poste" qui consiste initialement à décrypter les programmes télés des autres chaines en mode putassier le plus souvent pour susciter clashs et buzz divers.
Si l'adaptation d'une émission ou d'une série TV en BD n'est pas chose nouvelle, elles n'ont souvent pas d'autre vocation que d'amener un public étranger à notre média préféré vers un produit dérivé quelconque souhaitant uniquement profiter des retombées du moment avant que le stock restant ne parte au pilon pour un recyclage que l'on espère meilleur.
"Touche pas à mon poste" n'échappe malheureusement pas à cette règle en proposant cet album largement médiatisé par la presse numérique et encensée par Hanouna lui-même et son équipe.
S'adressant exclusivement aux spectateurs de l'émission, Nemra dessine les différents intervenants en reprenant leurs codes de langage qui resteront cryptés pour la plupart des néophytes.
Malheureusement il ne suffit pas d'être adoubé par Hanouna pour réussir et il faut un minimum de talent. Retranscrire un humour de situation limité sur le clash et les rires pénibles et appuyés de son animateur n'est pas à la portée de Nemra.
Les dessins sont au mieux médiocres, au pire complètement loupés.
Les décors sont aux abonnés absents et il est même difficile de reconnaître les "stars" de l'émission, un comble.
Loupant complètement aussi bien la caricature que la mise en scène, Nemra aurait pu se rattraper par des gags inspirés et drôles.... Échec sur toute la ligne puisque les chutes sont loupées, répétitives et sans inspiration.
D'une rare lourdeur, les 48 pages seront longues à lire car il faudra un courage ou un esprit masochiste sans faille pour arriver au terme d'un album qui n'a de BD que le nom.
À l'heure où le monde de la Bande Dessinée Franco-Belge souffre d'une crise sans précédents sur la rémunération des auteurs et où certains peinent à éditer leurs oeuvres, il est pénible de retrouver dans les étals un tel ouvrage qui n'a d'autre vocation que de faire le plus de fric en un temps record.
Avec un sujet aussi abscons, la faute n'était pas permise sur la forme et Nemra échoue à tous les postes mais restera pour la postérité l'auteur de la bd la plus moche de tous les temps et cela pour longtemps.
NOTE REELLE : 0/5
Oui, mais non.
Je suis plutôt curieux et réceptif à ce qui peut être original ou à ce qui pourrait sortir du lot commun. Mais encore faut-il que j’y trouve un intérêt minimal. Et ici, rien pour m’accrocher !
Lorsque l’on ouvre cet épais album, c’est le dessin qui tout d’abord saute aux yeux – méchamment j’allais dire ! Je ne sais si c’est un choix esthétique ou des limites techniques, mais c’est assez hideux. Les têtes des personnages (quelques accointances parfois, de profil, avec les gros pifs d’Edika – l’humour en moins, un aspect de saurien de face, avec groin de porc en plus parfois) sont peu engageantes.
Mais j’ai déjà passé outre ce genre de détail sur d’autres séries. Mais pas avec celle-ci. C’est que l’histoire, ou ce qui en tient lieu, est des plus obscures – et de toute façon, les bribes que j’en ai compris ne m’ont pas franchement passionné. De plus, les petits textes en tout petits caractères qui sont disséminés sous certaines cases (traductions, commentaires divers) ajoutent plutôt de la difficulté à la lecture – alors même que la plupart de ces textes sont dispensables et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue.
Bref, j’ai vraiment fait des efforts, mais aux deux tiers de l’album, j’ai fini par ne plus faire que le survoler, finalement content que la lecture s’arrête. Cet album et cet auteur restent donc un mystère, que je ne chercherai de toute façon pas à éclaircir. Il n’est pas courant, mais cela peut s’expliquer.
J'adore le Flagada, l'original, le seul, l'unique.
Fuyez toutes les copies, même celles qui essayent de rendre hommage à ce légendaire animal.
Les 2 précédents avis résument bien le fond de ma pensée.
L'album 1 est complètement raté, de la bouillie pour pilon.
L'album 2 est quand même un peu meilleur (ce n'était pas difficile, vue l'indigence du tome 1), et peut survivre dans les bacs des solderies à 1€.
Mais il va en falloir des albums pour arriver à la cheville de l'original !
D'ailleurs la série est arrêtée, ce qui n'est pas un mal.
Allez, je vais aller me relire quelques histoires du VRAI Flagada, l'original, le seul, l'unique.
La peine de mort est donnée très facilement à un collégien de 14 ans qui se retrouve être le seul survivant d'une tuerie dans sa classe. Ceci sera le prétexte à ce qu'il rejoigne une prison pas comme les autres dans un Tokyo du futur détruit par un immense tremblement de terre.
L'intrigue ne m'a absolument pas convaincu et ne m'a pas donner l'envie de poursuivre l'aventure. Certes, c'est un nouveau survival game assez gore par moment. Cependant, le bâclage de l'intrigue au début est assez pathétique. Le mangaka a voulu aller beaucoup trop vite sans prendre la peine de nous amener subtilement au sujet. Même les dialogues sont surfaits.
On pourra aisément passer son tour à propos de ce titre. Ce n'est pas le wonderland !
Cette sorcière rouge n'est pas celle de la fameuse saga Game of thrones mais une vulgaire repentie mutante qui s'est adjoint par intermittence aux Avengers bien qu'elle ait par la suite regrettée amèrement son geste.
Je n'ai pas du tout aimé ces aventures de Wanda car le style graphique m'a rebuté ainsi que les trames des différentes petites histoires. C'est une approche peu convaincante de ce personnage peu connu sauf des fans de l'univers Marvel.
Décidément, je n'aime pas du tout les histoires de petites racailles. Le plus choquant est que ce soit une jeune héroïne Shelby qui tape et rackette une gentille fille de son établissement scolaire. C'est elle qu'on suit comme une vedette et non la pauvre victime.
Pour le reste, c'est glauque à souhait dans un monde assez underground sur fond de trafic de drogue et de règlement de comptes entre gangs rivaux.
Bref, je n'aime pas du tout cet ode à la gloire des délinquantes avec toute la violence qui se dégage en prime. A l'origine dans les années 60, c'était des adolescentes rebelles nippones mais cela a été transposé dans un milieu new-yorkais. Bref, la suite se fera sans moi. C'est certain.
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I kill giants (Je tue des géants)
Voici un titre qui avait clairement attiré mon attention dès sa première édition par Soleil en deux tomes et n'avait trouvé grâce à mes yeux, l'éditeur ayant souhaité ne jamais publier la seconde partie le condamnant à la longue liste des séries abandonnées comme ce fut leur habitude. Hicomics profite donc de la récente sortie de son adaptation sur le support vidéo pour corriger le tir et publier en un seul recueil l'intégralité de cette oeuvre culte outre-atlantique. Une bonne idée ? Sur le papier uniquement car la déception est fortement de mise hélas. On fait donc rapidement la connaissance de Barbara, une jeune ado au look immédiatement identifiable entre serre-tête oreilles de lapins, longs cheveux blonds et grosses lunettes constamment visées au caractère bien trempé. Vivant sur une petite ville cotière américaine, Barbara est un personnage cynique limite antipathique, amatrice de jeux de rôle et n'ayant pas vraiment d'amis. Ah mais Barbara a un hobby bien particulier : elle tue des géants. Entourée de gens bienveillants dont une jeune Britannique fraichement débarquée et une psychologue scolaire, Barbara n'a peur de rien et n'a besoin de personne. Elle échafaude un plan redoutable pour protéger sa ville d'une menace que elle seule perçoit : des colosses sur le point d'anéantir toute vie de la surface de son quotidien. En dire davantage ne serait pas fair-play. Les dessins ne possèdent pas la patte "indépendante" souhaitée et ne dégagent que peu de charme... un peu à l'égal du personnage principal bien plus agaçant qu'attachant. Les deux premiers tiers de l'histoire se déroulent sans grand enthousiasme pour mieux aboutir sur une conclusion qui se veut surprenante et émouvante mais n'a rien de bien bouleversante. On pourrait même préciser que cette fameuse révélation a déjà été vue, lue ou relue de façon bien plus subtile dans beaucoup d'autres ouvrages impossibles à résumer ici sans dévoiler le "mécanisme". Le petit bijou culte vendu ici et là s'est hélas bien vite transformé en vilaine fée Carabosse sans intérêt. Amère déception.
La Rose écarlate
Une série vraiment mièvre (mise à part l'édition "Crée ta BD" qui elle est intéressante,car je suis fan de créativité en tout genre , voici le lien https://www.editions-delcourt.fr/serie/rose-ecarlate-cree-ta-bd.html) où le style graphique est proche de la série française Totally spies (l'auteur de la BD a d'ailleurs travaillé avec l'équipe du dessin animé,et aussi sur Martin Mystère) ,où le délire est de faire du "manga" à l'occidental,sauf que dans "La rose écarlate" les personnages sont bien plus beaux que dans Totally spies , Martin Mystère etc...Point positif,l'héroïne qui est très jolie,mais par contre je n'aime pas son héros Guilhem,soit le stéréotype du "beau gosse" qui drague les demoiselles et rend jaloux sa coéquipière. De plus l'histoire en elle-même n'est pas intéressante,et ça dégouline de sentiments à l'eau de rose.(Chose que je déteste,contrairement à la série TV "Miraculous les aventures de Ladybug et Chat Noir" et à ses BD parues dans le magazine officiel,où les sentiments de Marinette et Adrien sont très profonds et très recherchés,d'ailleurs je suis très fan de cette série signée Thomas Astruc.)Ce que je n'aime pas non plus dans "La rose écarlate" ce sont les mimiques à la bonne sauce nippone : veine qui ressort par la colère,grosses têtes à la SD,grimaces comme la bouche grande ouverte avec les canines ressorties,bref c'est à s'arracher les cheveux lorsque l'on voit ça,c'est ridicule! Une série qui va plaire à celles et ceux qui aiment ce copié-collé de"Lady Oscar" mais en version "cul-cul la praline".
Manhattan Projects (Projets Manhattan)
L'idée de départ était très intéressante que de nous montrer cette bande de pseudo-scientifique entrain de préparer l'arme suprême afin de mettre fin au conflit mondial qui sévissait depuis 6 ans sur la planète. Par la suite, j'ai été fortement déçu par cette lecture qui est devenu totalement folle et loufoque. Je n'ai pas aimé cette direction prise. Visiblement, c'est parti d'un postulat avec plusieurs expériences et projets sur des domaines relevant plus de la science-fiction que de la physique. On y croise Robert Oppenheimer, Albert Einstein ou encore Richard Feynman. Enrico Fermi sera également de la partie. Cela devient assez sanglant par la suite. Or trop, c'est trop. Je ne parle pas des changements d'époque et de la multitude de personnages qu'il faut suivre. Un mot sur le graphisme pour dire qu'il ne m'a pas du tout enchanté car le trait est assez brouillon. Pourtant, les moyens de mise en forme ont été pris. C'est dommage car cela aurait pu être bien.
Amber Blake
Voilà une série qui a droit à un gros matraquage publicitaire, dont le deuxième tome se fend d'un sticker de recommandation de "20 minutes", et dont les tomes s'étalent dans tous les supermarchés. Si l'état civil de la scénariste explique cette situation (hallucinante pour une première œuvre !), ce n'est même pas ça qui me rend si sévère. C'est surtout que rien ne le justifie intrinsèquement ! Seul le côté graphique pourrait avoir quelques qualités. Mais je n'accroche pas à ces traits trop figés, ni à ce dessin retravaillé à l'informatique (mais là ce n'est peut-être qu'affaire de goût). Surtout, l'intrigue et les dialogues sont d'un intérêt très faible (je vais rester dans l'euphémisme) ! Se servir de clichés, de poncifs déjà vus, si c'est juste pour pallier le manque d'imagination, cela ne m'intéresse pas. De l'action, mais sans nuance, une psychologie absente, et certains passages peu clairs... J'avais du temps à tuer dans un supermarché, et j'ai voulu voir ce que donnait la suite (j'avais feuilleté le premier à sa sortie): j'ai lu les deux albums rapidement, et vais les oublier tout aussi vite. Le plus chiant avec ces daubes, qui bénéficient en plus d'un gros piston, c'est qu'elles prennent dans les étals et dans le porte-monnaie des gens la place d'autres productions plus originales, plus à même de les amener vers des œuvres plus ambitieuses. Note réelle 1,5/5.
Touche pas à mon poste
Qu'il soit apprécié à sa juste valeur ou non, il est difficile d'échapper depuis quelques années au phénomène de foire Hanouna. De figure discrète du PAF, l'animateur est passé à un statut de superstar autant adulé par les uns que méprisé par les autres pour les différentes polémiques de son émission phare "Touche pas à mon poste" qui consiste initialement à décrypter les programmes télés des autres chaines en mode putassier le plus souvent pour susciter clashs et buzz divers. Si l'adaptation d'une émission ou d'une série TV en BD n'est pas chose nouvelle, elles n'ont souvent pas d'autre vocation que d'amener un public étranger à notre média préféré vers un produit dérivé quelconque souhaitant uniquement profiter des retombées du moment avant que le stock restant ne parte au pilon pour un recyclage que l'on espère meilleur. "Touche pas à mon poste" n'échappe malheureusement pas à cette règle en proposant cet album largement médiatisé par la presse numérique et encensée par Hanouna lui-même et son équipe. S'adressant exclusivement aux spectateurs de l'émission, Nemra dessine les différents intervenants en reprenant leurs codes de langage qui resteront cryptés pour la plupart des néophytes. Malheureusement il ne suffit pas d'être adoubé par Hanouna pour réussir et il faut un minimum de talent. Retranscrire un humour de situation limité sur le clash et les rires pénibles et appuyés de son animateur n'est pas à la portée de Nemra. Les dessins sont au mieux médiocres, au pire complètement loupés. Les décors sont aux abonnés absents et il est même difficile de reconnaître les "stars" de l'émission, un comble. Loupant complètement aussi bien la caricature que la mise en scène, Nemra aurait pu se rattraper par des gags inspirés et drôles.... Échec sur toute la ligne puisque les chutes sont loupées, répétitives et sans inspiration. D'une rare lourdeur, les 48 pages seront longues à lire car il faudra un courage ou un esprit masochiste sans faille pour arriver au terme d'un album qui n'a de BD que le nom. À l'heure où le monde de la Bande Dessinée Franco-Belge souffre d'une crise sans précédents sur la rémunération des auteurs et où certains peinent à éditer leurs oeuvres, il est pénible de retrouver dans les étals un tel ouvrage qui n'a d'autre vocation que de faire le plus de fric en un temps record. Avec un sujet aussi abscons, la faute n'était pas permise sur la forme et Nemra échoue à tous les postes mais restera pour la postérité l'auteur de la bd la plus moche de tous les temps et cela pour longtemps. NOTE REELLE : 0/5
Zorro Bolero
Oui, mais non. Je suis plutôt curieux et réceptif à ce qui peut être original ou à ce qui pourrait sortir du lot commun. Mais encore faut-il que j’y trouve un intérêt minimal. Et ici, rien pour m’accrocher ! Lorsque l’on ouvre cet épais album, c’est le dessin qui tout d’abord saute aux yeux – méchamment j’allais dire ! Je ne sais si c’est un choix esthétique ou des limites techniques, mais c’est assez hideux. Les têtes des personnages (quelques accointances parfois, de profil, avec les gros pifs d’Edika – l’humour en moins, un aspect de saurien de face, avec groin de porc en plus parfois) sont peu engageantes. Mais j’ai déjà passé outre ce genre de détail sur d’autres séries. Mais pas avec celle-ci. C’est que l’histoire, ou ce qui en tient lieu, est des plus obscures – et de toute façon, les bribes que j’en ai compris ne m’ont pas franchement passionné. De plus, les petits textes en tout petits caractères qui sont disséminés sous certaines cases (traductions, commentaires divers) ajoutent plutôt de la difficulté à la lecture – alors même que la plupart de ces textes sont dispensables et n’apportent pas grand-chose à l’intrigue. Bref, j’ai vraiment fait des efforts, mais aux deux tiers de l’album, j’ai fini par ne plus faire que le survoler, finalement content que la lecture s’arrête. Cet album et cet auteur restent donc un mystère, que je ne chercherai de toute façon pas à éclaircir. Il n’est pas courant, mais cela peut s’expliquer.
Le Flagada (Glénat)
J'adore le Flagada, l'original, le seul, l'unique. Fuyez toutes les copies, même celles qui essayent de rendre hommage à ce légendaire animal. Les 2 précédents avis résument bien le fond de ma pensée. L'album 1 est complètement raté, de la bouillie pour pilon. L'album 2 est quand même un peu meilleur (ce n'était pas difficile, vue l'indigence du tome 1), et peut survivre dans les bacs des solderies à 1€. Mais il va en falloir des albums pour arriver à la cheville de l'original ! D'ailleurs la série est arrêtée, ce qui n'est pas un mal. Allez, je vais aller me relire quelques histoires du VRAI Flagada, l'original, le seul, l'unique.
Deadman Wonderland
La peine de mort est donnée très facilement à un collégien de 14 ans qui se retrouve être le seul survivant d'une tuerie dans sa classe. Ceci sera le prétexte à ce qu'il rejoigne une prison pas comme les autres dans un Tokyo du futur détruit par un immense tremblement de terre. L'intrigue ne m'a absolument pas convaincu et ne m'a pas donner l'envie de poursuivre l'aventure. Certes, c'est un nouveau survival game assez gore par moment. Cependant, le bâclage de l'intrigue au début est assez pathétique. Le mangaka a voulu aller beaucoup trop vite sans prendre la peine de nous amener subtilement au sujet. Même les dialogues sont surfaits. On pourra aisément passer son tour à propos de ce titre. Ce n'est pas le wonderland !
Wanda - La Sorcière Rouge
Cette sorcière rouge n'est pas celle de la fameuse saga Game of thrones mais une vulgaire repentie mutante qui s'est adjoint par intermittence aux Avengers bien qu'elle ait par la suite regrettée amèrement son geste. Je n'ai pas du tout aimé ces aventures de Wanda car le style graphique m'a rebuté ainsi que les trames des différentes petites histoires. C'est une approche peu convaincante de ce personnage peu connu sauf des fans de l'univers Marvel.
Sukeban Turbo
Décidément, je n'aime pas du tout les histoires de petites racailles. Le plus choquant est que ce soit une jeune héroïne Shelby qui tape et rackette une gentille fille de son établissement scolaire. C'est elle qu'on suit comme une vedette et non la pauvre victime. Pour le reste, c'est glauque à souhait dans un monde assez underground sur fond de trafic de drogue et de règlement de comptes entre gangs rivaux. Bref, je n'aime pas du tout cet ode à la gloire des délinquantes avec toute la violence qui se dégage en prime. A l'origine dans les années 60, c'était des adolescentes rebelles nippones mais cela a été transposé dans un milieu new-yorkais. Bref, la suite se fera sans moi. C'est certain.