Il y a des bd où la lecture devient très vite pénible. Cela sera le cas avec ces trois étudiantes déjantées et superficielles dont les dialogues sont tout de suite très assommants.
On n’a pas véritablement envie de savoir la suite, ce qu’il va leur arriver car l’auteur n’a pas permis dès le départ d’attirer l’attention au niveau de l’intrigue à défaut d’identification possible avec ces énergumènes immatures.
Giants days est réellement insipide et sans intérêt. Que dire de plus ? On se consolera avec d’autres lectures et justement, ce n’est pas ce qui manque.
Ca, mesdames et messieurs, c'est ce que j'appelle une imposture intellectuelle. Comprenez par là qu'on va vous vendre quelque chose sans que vous n'ayez forcément les armes pour vous prémunir contre ce qu'il y a à l'intérieur. Et ce qu'il y a, c'est des erreurs historiques.
Je ne vais pas détailler énormément, mais cette BD part d'une intension louable (et que je trouvais intéressante), à savoir de retracer l'histoire de la sexualité. Exercice des plus délicats s'il en est, puisqu'il s'agit ici de retracer ce qui relève de l'ordre du privé et de l'intime, donc le plus compliqué à retranscrire en BD. Et il s'avère que cet exercice fut trop difficile pour eux.
Pour passer rapidement dessus, le dessin est très bon, même s'il est un support pour le texte. Je dirais presque qu'il s'agit d'un livre illustré, mais ce serait être tatillon.
Non, le gros souci, c'est qu'en trois chapitres j'ai relevé bon nombre d'erreurs historiques assez énormes. Je n'ai que fait une licence d'histoire, donc pour que je les relève, il faut qu'elles soient très grosses. Mais quand même les auteurs se contredisent d'une page à l'autre, c'est quand même très gros. Et le problème dans le cadre d'un documentaire, c'est que lorsqu'on commence à repérer une erreur, on remet en cause toute la crédibilité de la BD.
N'ayant ni le temps ni l'envie de prendre au cas par cas toutes les affirmations de la BD, je m'en tiendrais simplement éloigné et la déconseille fortement. Un documentaire de cette ampleur nécessite un travail énorme, alors peut-être aurait-il mieux valu s'en tenir à des périodes plus courtes et plus facilement exploitables en termes de documentation et de conjectures ? Reste que nous avons ici une BD dont j'aurais envie de remettre en cause chaque chapitre par une vérification approfondie des dires. Même en tant que ressource pour se faire une idée générale, on se retrouve face à quelque chose de trop imparfait. Les erreurs minuscules en Histoire finissent par faire des écarts énormes (surtout quand on touche au privé). Il faut noter aussi que c'est parfois un peu tiré par les cheveux pour l'explication (notamment lorsque la BD parle des mythes grecques : c'est pas tant le mythe que la façon que les contemporains avaient de le voir qui est primordiale)
D'autre part je n'aime pas cette projection du futur. Un historien sait que l'Histoire fiction est la pire des déviances : elle conduit à une mauvaise interprétation de tout ce qui fait la complexité de l'Histoire.
En résumé, je déconseille cette BD qui est un piège tentant : de l'Histoire trop rapidement balayée et des bonnes intentions qui ne suivent pas l'ampleur de la tâche.
Et quand on se retrouve à grossir les traits, arranger l'histoire et détourner les faits, c'est une imposture intellectuelle. Et cela remet en cause tout ce que cette BD contient. Passez votre chemin donc !
Raté.
Même en étant historien et admirateur de Robespierre, j'ai trouvé cette BD pleine de défauts. D'abord, l'histoire en elle-même. Ca va beaucoup trop vite. 5 ans en 50 pages, c'est comme de condenser Tolkien sur un ticket de métro. Donc finalement les scènes s'enchainent à la va-vite et sans aucun sens. Des événements essentiels sont à peine mentionnés (pour faire place à des soupers et des promenades sans intérêt). Les personnages apparaissent et disparaissent, sont mal présentés... (Il n'y a même pas de fin !)
Ensuite, le texte. Je plains le lecteur qui ne connait ni Robespierre, ni la révolution. Pour lui, c'est indigeste et incompréhensible. Pour les connaisseurs, les anachronismes et les discours hachés donnent des boutons (Où sont les phrases-choc: "Personne n'aime les missionnaires armés", De l'audace!", "Un roi doit régner ou mourir" ??). C'est bavard pour ne rien dire et aussi ampoulé et prétentieux qu'une thèse universitaire. Barbant.
Enfin, le graphisme. J'ai eu envie de pleurer tellement c'est mal fait (à la rigueur les couleurs valent 1 étoile). On ne reconnait personne tellement les traits sont basiques, confus, irréalistes, parfois carrément moches (même Robespierre est parfois méconnaissable !). Et franchement, c'est si compliqué de leur donner leur âge réel ? On dirait qu'ils ont tous 50 ans passé ? Arrêtez de montrer les révolutionnaires comme des politiques actuels. Robespierre a 35 ans, comme Danton. Desmoulins 34. Saint-Just 26 ! (Saint-Just qui, honteusement, apparaît à peine - malgré son rôle énorme - contrairement à un Desmoulins surexploité). Il n'y a aucune recherche historique dans la représentation des personnages.
Alors avoir enfin une BD sur Robespierre, non à charge, et se retrouver avec ça...
Cela fait longtemps qu'une série m'avait autant ennuyé ! J'ai lu l’édition double qui contient 2 tomes par volume et je n'ai même pas tenu jusqu'à la fin du premier volume. J'ai lâché durant ce qui doit être le tome 2.
Je pensais que l'idée de départ aurait pu donner un shojo sympathique et que c'était un bon scénario pour qu'une fille se retrouve avec un harem de beaux garçons vu qu'il a quelques séries de ce genre (appelé 'reverse harem' dans le monde anglophone) que j'ai bien aimé. Malheureusement, l’héroïne se retrouve vite à n'aimer qu'un seul garçon et les événements s’enchaînent comme n'importe quel shojo sans trop d'imagination.
Aucun personnage n'est intéressant et il ne se passe rien de captivant dans un récit qui m'a semblé cousu de fil blanc et qui m'a vite ennuyé au point où c'était une torture de tourner les pages. Je me souvenais à peine des scènes que je venais de lire ! La narration est parfois confuse et j'ai pas bien compris l’enchaînement de certaines scènes.
Je suis peut-être un peu méchant vu que je ne fais pas partie du public-cible et peut-être que plusieurs adolescentes trouveront cette série géniale. Disons que c'est à emprunter pour les fans de shojos, mais si ce n'est pas un genre qui vous attire trop ou que vous détestez, ne lisez jamais cette série.
Une découverte, cela ne tient à rien. Un médecin qui vous prend très en retard, une Bande Dessinée inconnue au milieu d’une pile de magazines de salle d’attente, et me voilà plongeant dans la lecture de « Le Minotaure d’Akam », premier tome de cette oubliable série.
« Les aventures de MEKALY se situent dans un futur proche. La crise économique du début du 21e siècle, l'aggravation des déséquilibres naturels liés à la pollution extrême et à la disparition de la plupart des sources d'énergie ont abouti à la désagrégation des structures des états. »
Voilà comment commence le premier album, sur une idée proche de Simon du Fleuve ou d’autres bandes post-catastrophe.
En fait de catastrophe, on est en plein dedans lorsqu’on se plonge dans la lecture de cette série, que j’ai trouvée d’une pauvreté quasi absolue.
Pour faire simple, Mékaly vient en aide à tous ceux qu’il rencontre, et devient le bienfaiteur des habitants d’une région/d’un village, après les avoir débarrassés de bandits, et avoir vaincu un ersatz de Minotaure. D’ailleurs, l’essentiel des noms des habitants font Grec, s’inspirent de cette période de l’antiquité – sans que cela ait un réel intérêt je trouve. Si j’en crois les titres et/ou couvertures des tomes suivants, l’auteur a repris ce procédé en changeant de période de référence.
En fait, ces aventures du pauvre sont d’une totale indigence. C’est manichéen, sans réelle surprise ni intérêt notable, et les dialogues naviguent dans les mêmes basses eaux. Et, hélas aucun second ou dixième degré pour tourner vers l’humour ce ratage insipide !
Pour couronner le tout – mais du coup c’est parfaitement raccord ! – le dessin est lui aussi d’une naïveté (et pour tout dire est mauvais), au point que j’en suis rapidement arrivé à me demander si cette maison d’édition (que je ne connaissais pas du tout) existait vraiment (mais en fait si !).
J’ai eu le temps de finir l’album avant que mon médecin ne vienne me chercher – j’ai même lu certains passages en diagonale tellement je trouvais d’intérêt à ma lecture ! – et je ne chercherai pas les autres albums de la série. Je rentre tout de même cette série dans la base du site, pour le rendre plus exhaustif, mais je pense que je resterai le seul à l’aviser (même si les goûts et les couleurs, hein…).
Il y a des mangas qui ne passent vraiment pas. Celui-ci en fait manifestement partie. Le graphisme est assez particulier mais cela se veut tout de même assez soigné. Pour le scénario, c’est une véritable catastrophe. Cela use tous les poncifs et les facilités du genre.
On pourra dire que c’est réservé en priorité à un public assez jeune et qu’ils y trouveront sans doute leur compte. Certes, l'humour est omniprésent mais il n'est point subtil dans un genre totalement loufoque.
La combinaison est assez ridicule. On dirait les Daft Punk ou François Hollande avec son casque de motard pour chercher des croissants. Fort heureusement, le ridicule ne tue pas. Si c’était le cas, il ferait ici un véritable carnage. Qu’ajouter de plus ?
C’est une reprise dans l’univers des super-héros avec une superbe détective de l’agence Alias. Rien à voir avec la série qui a fait les beaux jours au début des années 2000 avec un réalisateur J.J. Abrams qui allait véritablement se révéler comme l’un des meilleurs de sa génération.
En l’espèce, je n’ai pas du tout aimé ni le dessin qui est très fade, ni le scénario qui semble inexistant à force de multiplier les clins d’œil aux autres super-héros de la galaxie (Dr Strange, la Justice League…). Je ne savais pas que Spiderwoman existait. Me voilà rassuré.
Ce titre n’apportera rien de neuf. Nous avons droit à une héroïne qui ne sert à rien dans des aventures qui sont pas cohérentes, ni crédibles. Je suis d’ailleurs assez surpris par la campagne promotionnelle qui entoure ce titre en le louant comme un indispensable de la culture comics d’une héroïne pas comme les autres. Il faut dire que ce comics a inspiré une nouvelle série sur Netflix.
Je ne vais pas m'étendre sur les raisons qui m'ont poussé à commettre le sacrilège d'évaluer à 1/5 cette oeuvre. Ces raisons ont déjà été évoquées par Pigou.
Pour faire bref, j'ai acheté cette BD suite aux divers avis très élogieux la concernant. Quelle fut alors ma déception !! Alors oui, il faut situer Maus dans son temps, et considérer ce qui se faisait alors en 1987, dans le genre... donc pas grand chose de comparable en fait... Mais si je me tiens à mes critères d'évaluation, d'une part le scénario m'a laissé sur ma faim : je n'ai pas vu de vrais méchants, ni de vrais drames à l'échelon local, je n'ai rien appris de particulier, je n'ai pas été ému par cette histoire (alors que le sujet s'y prête carrément !), j'ai vu une série d'événements juxtaposés, une sorte de "catalogue narratif"... j'ai peiné pour arriver au bout de l'ouvrage !
Les dessins sont quant à eux très plats... le côté noir et blanc peut me plaire, mais là je le trouve mal exploité.
Bref, j'ai vraiment détesté cette lecture bien que le thème soit intéressant.
Le syndrome de Stendhal est une maladie psychosomatique qui provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d’œuvres d’art. C'est le cas de notre héros rentier qui n'a jamais travaillé et qui trouve son premier emploi à 35 ans comme gardien de musée. Visiblement, on n'aura pas trop envie de le plaindre.
C'est une vraie bd réservée en priorité aux bobos qui n'ont pas vraiment de problèmes dans la vie. Il en faut également pour satisfaire les exigences du marché. Dire que j'ai détesté cette bd sur l'art moderne serait un doux euphémisme. Tout le propos très bavard me révulse à commencer par cette maladie de riches. Les dessins sont typiquement dans la ligne claire. Tout est fait pour magnifier l'art contemporain et notamment le Centre Pompidou.
Tokkô Zero est la suite de la série Tokkô commencée en 2004 par Tôru Fujisawa. Ce dernier se contente que du scénario pour ce préquel sans grand intérêt.
Nous aurons droit en effet à de grosses bastonnades avec des esprits sur un fond de fantastique dans la capitale du Japon peuplé de malfaisants. Même le dessin est assez moyen car imprécis.
Un shônen de plus qu'on oubliera assez vite. Comme dit, c'est Tokkô, zéro pointé.
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Giant Days
Il y a des bd où la lecture devient très vite pénible. Cela sera le cas avec ces trois étudiantes déjantées et superficielles dont les dialogues sont tout de suite très assommants. On n’a pas véritablement envie de savoir la suite, ce qu’il va leur arriver car l’auteur n’a pas permis dès le départ d’attirer l’attention au niveau de l’intrigue à défaut d’identification possible avec ces énergumènes immatures. Giants days est réellement insipide et sans intérêt. Que dire de plus ? On se consolera avec d’autres lectures et justement, ce n’est pas ce qui manque.
L'incroyable Histoire du sexe (Sex story)
Ca, mesdames et messieurs, c'est ce que j'appelle une imposture intellectuelle. Comprenez par là qu'on va vous vendre quelque chose sans que vous n'ayez forcément les armes pour vous prémunir contre ce qu'il y a à l'intérieur. Et ce qu'il y a, c'est des erreurs historiques. Je ne vais pas détailler énormément, mais cette BD part d'une intension louable (et que je trouvais intéressante), à savoir de retracer l'histoire de la sexualité. Exercice des plus délicats s'il en est, puisqu'il s'agit ici de retracer ce qui relève de l'ordre du privé et de l'intime, donc le plus compliqué à retranscrire en BD. Et il s'avère que cet exercice fut trop difficile pour eux. Pour passer rapidement dessus, le dessin est très bon, même s'il est un support pour le texte. Je dirais presque qu'il s'agit d'un livre illustré, mais ce serait être tatillon. Non, le gros souci, c'est qu'en trois chapitres j'ai relevé bon nombre d'erreurs historiques assez énormes. Je n'ai que fait une licence d'histoire, donc pour que je les relève, il faut qu'elles soient très grosses. Mais quand même les auteurs se contredisent d'une page à l'autre, c'est quand même très gros. Et le problème dans le cadre d'un documentaire, c'est que lorsqu'on commence à repérer une erreur, on remet en cause toute la crédibilité de la BD. N'ayant ni le temps ni l'envie de prendre au cas par cas toutes les affirmations de la BD, je m'en tiendrais simplement éloigné et la déconseille fortement. Un documentaire de cette ampleur nécessite un travail énorme, alors peut-être aurait-il mieux valu s'en tenir à des périodes plus courtes et plus facilement exploitables en termes de documentation et de conjectures ? Reste que nous avons ici une BD dont j'aurais envie de remettre en cause chaque chapitre par une vérification approfondie des dires. Même en tant que ressource pour se faire une idée générale, on se retrouve face à quelque chose de trop imparfait. Les erreurs minuscules en Histoire finissent par faire des écarts énormes (surtout quand on touche au privé). Il faut noter aussi que c'est parfois un peu tiré par les cheveux pour l'explication (notamment lorsque la BD parle des mythes grecques : c'est pas tant le mythe que la façon que les contemporains avaient de le voir qui est primordiale) D'autre part je n'aime pas cette projection du futur. Un historien sait que l'Histoire fiction est la pire des déviances : elle conduit à une mauvaise interprétation de tout ce qui fait la complexité de l'Histoire. En résumé, je déconseille cette BD qui est un piège tentant : de l'Histoire trop rapidement balayée et des bonnes intentions qui ne suivent pas l'ampleur de la tâche. Et quand on se retrouve à grossir les traits, arranger l'histoire et détourner les faits, c'est une imposture intellectuelle. Et cela remet en cause tout ce que cette BD contient. Passez votre chemin donc !
Robespierre
Raté. Même en étant historien et admirateur de Robespierre, j'ai trouvé cette BD pleine de défauts. D'abord, l'histoire en elle-même. Ca va beaucoup trop vite. 5 ans en 50 pages, c'est comme de condenser Tolkien sur un ticket de métro. Donc finalement les scènes s'enchainent à la va-vite et sans aucun sens. Des événements essentiels sont à peine mentionnés (pour faire place à des soupers et des promenades sans intérêt). Les personnages apparaissent et disparaissent, sont mal présentés... (Il n'y a même pas de fin !) Ensuite, le texte. Je plains le lecteur qui ne connait ni Robespierre, ni la révolution. Pour lui, c'est indigeste et incompréhensible. Pour les connaisseurs, les anachronismes et les discours hachés donnent des boutons (Où sont les phrases-choc: "Personne n'aime les missionnaires armés", De l'audace!", "Un roi doit régner ou mourir" ??). C'est bavard pour ne rien dire et aussi ampoulé et prétentieux qu'une thèse universitaire. Barbant. Enfin, le graphisme. J'ai eu envie de pleurer tellement c'est mal fait (à la rigueur les couleurs valent 1 étoile). On ne reconnait personne tellement les traits sont basiques, confus, irréalistes, parfois carrément moches (même Robespierre est parfois méconnaissable !). Et franchement, c'est si compliqué de leur donner leur âge réel ? On dirait qu'ils ont tous 50 ans passé ? Arrêtez de montrer les révolutionnaires comme des politiques actuels. Robespierre a 35 ans, comme Danton. Desmoulins 34. Saint-Just 26 ! (Saint-Just qui, honteusement, apparaît à peine - malgré son rôle énorme - contrairement à un Desmoulins surexploité). Il n'y a aucune recherche historique dans la représentation des personnages. Alors avoir enfin une BD sur Robespierre, non à charge, et se retrouver avec ça...
Rockin' heaven
Cela fait longtemps qu'une série m'avait autant ennuyé ! J'ai lu l’édition double qui contient 2 tomes par volume et je n'ai même pas tenu jusqu'à la fin du premier volume. J'ai lâché durant ce qui doit être le tome 2. Je pensais que l'idée de départ aurait pu donner un shojo sympathique et que c'était un bon scénario pour qu'une fille se retrouve avec un harem de beaux garçons vu qu'il a quelques séries de ce genre (appelé 'reverse harem' dans le monde anglophone) que j'ai bien aimé. Malheureusement, l’héroïne se retrouve vite à n'aimer qu'un seul garçon et les événements s’enchaînent comme n'importe quel shojo sans trop d'imagination. Aucun personnage n'est intéressant et il ne se passe rien de captivant dans un récit qui m'a semblé cousu de fil blanc et qui m'a vite ennuyé au point où c'était une torture de tourner les pages. Je me souvenais à peine des scènes que je venais de lire ! La narration est parfois confuse et j'ai pas bien compris l’enchaînement de certaines scènes. Je suis peut-être un peu méchant vu que je ne fais pas partie du public-cible et peut-être que plusieurs adolescentes trouveront cette série géniale. Disons que c'est à emprunter pour les fans de shojos, mais si ce n'est pas un genre qui vous attire trop ou que vous détestez, ne lisez jamais cette série.
Les Aventures de Mékaly
Une découverte, cela ne tient à rien. Un médecin qui vous prend très en retard, une Bande Dessinée inconnue au milieu d’une pile de magazines de salle d’attente, et me voilà plongeant dans la lecture de « Le Minotaure d’Akam », premier tome de cette oubliable série. « Les aventures de MEKALY se situent dans un futur proche. La crise économique du début du 21e siècle, l'aggravation des déséquilibres naturels liés à la pollution extrême et à la disparition de la plupart des sources d'énergie ont abouti à la désagrégation des structures des états. » Voilà comment commence le premier album, sur une idée proche de Simon du Fleuve ou d’autres bandes post-catastrophe. En fait de catastrophe, on est en plein dedans lorsqu’on se plonge dans la lecture de cette série, que j’ai trouvée d’une pauvreté quasi absolue. Pour faire simple, Mékaly vient en aide à tous ceux qu’il rencontre, et devient le bienfaiteur des habitants d’une région/d’un village, après les avoir débarrassés de bandits, et avoir vaincu un ersatz de Minotaure. D’ailleurs, l’essentiel des noms des habitants font Grec, s’inspirent de cette période de l’antiquité – sans que cela ait un réel intérêt je trouve. Si j’en crois les titres et/ou couvertures des tomes suivants, l’auteur a repris ce procédé en changeant de période de référence. En fait, ces aventures du pauvre sont d’une totale indigence. C’est manichéen, sans réelle surprise ni intérêt notable, et les dialogues naviguent dans les mêmes basses eaux. Et, hélas aucun second ou dixième degré pour tourner vers l’humour ce ratage insipide ! Pour couronner le tout – mais du coup c’est parfaitement raccord ! – le dessin est lui aussi d’une naïveté (et pour tout dire est mauvais), au point que j’en suis rapidement arrivé à me demander si cette maison d’édition (que je ne connaissais pas du tout) existait vraiment (mais en fait si !). J’ai eu le temps de finir l’album avant que mon médecin ne vienne me chercher – j’ai même lu certains passages en diagonale tellement je trouvais d’intérêt à ma lecture ! – et je ne chercherai pas les autres albums de la série. Je rentre tout de même cette série dans la base du site, pour le rendre plus exhaustif, mais je pense que je resterai le seul à l’aviser (même si les goûts et les couleurs, hein…).
Fullmetal Knights Chevalion
Il y a des mangas qui ne passent vraiment pas. Celui-ci en fait manifestement partie. Le graphisme est assez particulier mais cela se veut tout de même assez soigné. Pour le scénario, c’est une véritable catastrophe. Cela use tous les poncifs et les facilités du genre. On pourra dire que c’est réservé en priorité à un public assez jeune et qu’ils y trouveront sans doute leur compte. Certes, l'humour est omniprésent mais il n'est point subtil dans un genre totalement loufoque. La combinaison est assez ridicule. On dirait les Daft Punk ou François Hollande avec son casque de motard pour chercher des croissants. Fort heureusement, le ridicule ne tue pas. Si c’était le cas, il ferait ici un véritable carnage. Qu’ajouter de plus ?
Jessica Jones
C’est une reprise dans l’univers des super-héros avec une superbe détective de l’agence Alias. Rien à voir avec la série qui a fait les beaux jours au début des années 2000 avec un réalisateur J.J. Abrams qui allait véritablement se révéler comme l’un des meilleurs de sa génération. En l’espèce, je n’ai pas du tout aimé ni le dessin qui est très fade, ni le scénario qui semble inexistant à force de multiplier les clins d’œil aux autres super-héros de la galaxie (Dr Strange, la Justice League…). Je ne savais pas que Spiderwoman existait. Me voilà rassuré. Ce titre n’apportera rien de neuf. Nous avons droit à une héroïne qui ne sert à rien dans des aventures qui sont pas cohérentes, ni crédibles. Je suis d’ailleurs assez surpris par la campagne promotionnelle qui entoure ce titre en le louant comme un indispensable de la culture comics d’une héroïne pas comme les autres. Il faut dire que ce comics a inspiré une nouvelle série sur Netflix.
Maus
Je ne vais pas m'étendre sur les raisons qui m'ont poussé à commettre le sacrilège d'évaluer à 1/5 cette oeuvre. Ces raisons ont déjà été évoquées par Pigou. Pour faire bref, j'ai acheté cette BD suite aux divers avis très élogieux la concernant. Quelle fut alors ma déception !! Alors oui, il faut situer Maus dans son temps, et considérer ce qui se faisait alors en 1987, dans le genre... donc pas grand chose de comparable en fait... Mais si je me tiens à mes critères d'évaluation, d'une part le scénario m'a laissé sur ma faim : je n'ai pas vu de vrais méchants, ni de vrais drames à l'échelon local, je n'ai rien appris de particulier, je n'ai pas été ému par cette histoire (alors que le sujet s'y prête carrément !), j'ai vu une série d'événements juxtaposés, une sorte de "catalogue narratif"... j'ai peiné pour arriver au bout de l'ouvrage ! Les dessins sont quant à eux très plats... le côté noir et blanc peut me plaire, mais là je le trouve mal exploité. Bref, j'ai vraiment détesté cette lecture bien que le thème soit intéressant.
Le Syndrome de Stendhal
Le syndrome de Stendhal est une maladie psychosomatique qui provoque des accélérations du rythme cardiaque, des vertiges, des suffocations voire des hallucinations chez certains individus exposés à une surcharge d’œuvres d’art. C'est le cas de notre héros rentier qui n'a jamais travaillé et qui trouve son premier emploi à 35 ans comme gardien de musée. Visiblement, on n'aura pas trop envie de le plaindre. C'est une vraie bd réservée en priorité aux bobos qui n'ont pas vraiment de problèmes dans la vie. Il en faut également pour satisfaire les exigences du marché. Dire que j'ai détesté cette bd sur l'art moderne serait un doux euphémisme. Tout le propos très bavard me révulse à commencer par cette maladie de riches. Les dessins sont typiquement dans la ligne claire. Tout est fait pour magnifier l'art contemporain et notamment le Centre Pompidou.
Tokkô Zéro
Tokkô Zero est la suite de la série Tokkô commencée en 2004 par Tôru Fujisawa. Ce dernier se contente que du scénario pour ce préquel sans grand intérêt. Nous aurons droit en effet à de grosses bastonnades avec des esprits sur un fond de fantastique dans la capitale du Japon peuplé de malfaisants. Même le dessin est assez moyen car imprécis. Un shônen de plus qu'on oubliera assez vite. Comme dit, c'est Tokkô, zéro pointé.