Bon je viens de finir la lecture des deux premiers tomes et j'ai beaucoup aimé malgré quelques imperfections, je m'explique...
1- Ca change : la série n'est pas une série "formatée" Soleil grand public avec une pucelle poumonée pré pubère, un vieux sage et un gros bourrin qui se baladent dans un univers rempli de méchants pour accomplir une quête dont on ne verra jamais la fin (cf. Lanfeust De Troy, Les Forêts d'Opale, Elixirs, Kookaburra, Atalante, Ishanti et j'en oublie bien d'autres -pardon à Mr Arleston et à Mr Crisse ).
Je suis pas loin de penser, mais on ne sait jamais, (au vu de l'avancement du tome 3 et de la récente discussion avec Laurent Sieurac) que la série aura une fin et une vraie fin, pas un truc qui fait dire : "allez on repart pour un tour les gars plus que 15 cycles de 6 tomes avant de connaître la fin". Je fais confiance aux auteurs.
2- Cette ville, elle me plait, une espèce de cité en même temps majestueuse et décadente où l'espoir des pauvres n'est vite qu'une illusion (ça me fait penser aussi comme j'ai pu lire dans un précédent message à Gangs of New York, Arclan étant inspirée d'un New York fin 19e début 20e avec les arrivées massives des immigrés. On y retrouve les clichés que l'on connaît, que j'ai beaucoup appréciés (arrivée à Ellis Island, vérifications médicales, etc...)
Puis la galère pour certains persos et, pour d'autres, la chance de trouver un but à leur séjour.
3- Rien n'est vraiment figé et on sent qu’à cause de cette non quête, l'histoire peut virer d'un moment à l'autre pour les 4 persos... et ça c'est bien car cela laisse un doute sur le futur des quatre héros, leurs destinées ou leurs véritables motivations.
4- Autour des 4 principaux persos viennent se greffer une multitude de persos secondaires, d'aventures variées qui nous font découvrir avec curiosité les bons et les mauvais côtés de la cité. Mais la narration se passe sans discontinuité et on n'est pas gêné par cette alternance. J'ai même apprécié les transitions particulièrement bien faites pour passer d'une histoire à l'autre...
5- J'ai beaucoup aimé les 3 dernières planches du second album qui m'ont donné envie de savoir la suite ! J'ai refermé l'album en me disant : "Wahou ! Qu'est-ce qu'ils vont tous devenir !?!" Et ça c'est vraiment bien !
6- Sinon coté dessin, rien a redire c'est propre et séduisant, les filles sont superbes (Allez jeter un coup d'oeil sur la dernière case de la page 38...), la couverture du tome 2 est à craquer ! J'ai pas trop apprécié par contre les ombres sur le visage de Madame (tome 2 pages 4-5) qui gâchent trop un joli visage.
Voilà, un peu long, j'ai mis ce qui m'est passé par la tête pour résumer ma lecture. Le principal est que j'ai passé un bon moment et que j'ai découvert une série qui ne m'attirait pas tellement à la base... Ca fait plaisir.
Je serai donc de la partie pour le tome 3.
Cet album est (info)graphiquement une pure merveille, il me rappelle ma jeunesse, quand je jouais à « Alone In The Dark ». Les dessins, les couleurs, la mise en page, tout me plaît ici. Chaque planche est un pur bonheur pour les yeux. Une atmosphère lourde, angoissante s'installe progressivement et ce, jusqu'à l'ultime case.
Question scénario, une courte introduction permet à l'auteur d'ouvrir largement les possibilités d'évolution. Puis le Tome 1 de « celui du sang » débute réellement et nous dévoile la quête effrayante d'une jeune trentenaire partie à la recherche de sa mère. L'histoire, sans être d'une extrême originalité, semble très prometteuse et au fil des pages, les interrogations s'amoncellent. L'épilogue, qui se déroule dans un lugubre manoir, oriente clairement le scénario vers le surnaturel. Une créature très « Strygienne » faisant une courte apparition.
Le style narratif nous impose les pensées intimes de l'héroïne, ce qui permet à l'auteur de nous faire entrer habilement dans la peau du personnage.
Cet auteur, François Barranger, a déjà prévu que « celui du sang » serait une trilogie, formant avec « celui de l'esprit » et « celui du pouvoir » une imposante série de 9 albums plus ou moins indépendants. Voilà qui devrait, si cette histoire va à son terme, nous occuper un certain temps.
Pour finir, j'avais au départ mis 5/5 à cet album mais le terme de " culte" peut paraître un peu prématuré. De ce fait je la renote à 4/5 et j'utilise la toute nouvelle fonctionnalité "coup de coeur"
Cette série me fait énormément penser à la chanson de Renaud "Le sirop de la rue": il se dégage une nostalgie incroyable (dans le sens positif du terme), surtout que l'ensemble est très fin et souvent très drôle. Cette série raconte à merveille le monde ouvrier et celui de l'enfance, les guerres de village, les parties de foot endiablées et les luttes d'influence entre gamins.
Bref, une une vraie petite perle qui fait preuve d'une rare finesse et de dialogues absolument savoureux. C'est une bd qu'on pourrait qualifier au départ pour enfants mais à la lecture je la trouve beaucoup plus destinée au lectorat adulte, comme le souligne justement ArzaK. Dommage que les deux derniers tomes soient un poil moins marrant que les deux premiers parce que c'est vraiment du pur bonheur.
Note approximative : 3.5/5
Après L'Autoroute du soleil, c'est la seconde BD de Baru que je lis et je dois dire que celle-ci m'a presque davantage touché que la première.
Quéquette Blues, initialement parue en 3 tomes mais n'existant plus qu'en intégrale, est la première véritable BD de Baru.
Le dessin n'y est pas encore totalement maîtrisé, notamment concernant les personnages eux-mêmes et leurs visages qui sont souvent très moyens. Par contre, la plupart des décors sont bons. Et certaines grandes images montrant les vieilles villes, les usines, les paysages enneigés et gris sont même particulièrement réussies à mes yeux.
La colorisation, en couleurs directes, est aussi assez spéciale et pas tout à fait maîtrisée par moment, mais elle est également parfois forte et réussit à transmettre une bonne part de l'émotion justement dans ces images de grands décors.
L'histoire reprend un décor d'Est de la France, de villes où les usines et les hauts-fourneaux ont longtemps été les reines, de jeunes un peu paumés qui ne veulent pas se laisser faire par la routine et par l'usine, décor et thèmes qu'on retrouvera ensuite dans L'Autoroute du soleil. Mais là où L'Autoroute du soleil sortait très rapidement ses héros de ce décor pour les emmener sur la route, ici, on reste dans ce milieu à la fois sinistre et vivant. On suit la bande de Baru et de ses potes - je crois comprendre que cette BD est largement autobiographique - durant tout le temps d'un week-end de Nouvel An, week-end durant lequel ils chercheront à s'amuser, à draguer les filles, et où Baru aura pour mission de perdre son pucelage.
Les dialogues sont bons, les situations justes, les personnages attachants. Et même si je dois admettre m'être un peu lassé sur certains passages de l'histoire, d'autres passages m'ont paru véritablement touchants. La façon dont Baru fait ressentir l'état d'âme des habitants de ces villes ouvrières et des jeunes qu'il a cotoyés ainsi que leur relation avec les usines elles-mêmes, véritables entités menaçantes et omniprésentes même dans une ambiance de fête du Nouvel An, est vraiment réussie.
Ainsi, même si cette bande de jeunes et leurs obsessions de frustrés du sexe m'ont parfois un peu lassé sur la longueur - l'équivalent tout de même de 3 albums durant lesquels on suit toujours la même "fiesta du Nouvel An" -, leur côté attachant et l'émotion qui se dégage de certains passages du récit m'ont permis de garder un souvenir très agréable de ma lecture.
Cosey livre ici un très beau premier tome, plein de rêve et d'émotion contenue, son histoire est simple et limpide, illustrée par un dessin devenu tout de même très géométrique, mais qui a gardé une vraie poésie intérieure. Un très bon premier tome qui est de bonne augure pour la suite. Si le second tome garde le cap, on pourrait très bien se retrouver en face d'une oeuvre du niveau d'A la recherche de Peter Pan ou du Voyage en Italie.
Il aura fallu que j'attende Monster (et la lecture des avis de BDT) pour lire mon premier manga depuis mes douze ans et la lecture ô combien passionnante et éducative de Dragon Ball. Mais l'attente était justifiée puisqu'elle a fait remonter en flèche la côte du manga dans mes critères de choix de lecture.
Monster est un manga génial. En adoptant un dessin très réaliste, Urasawa donne vie à ses personnages et à son histoire, prenante de la première page du tome 1 jusqu'à la dernière du tome 18. Contrairement à ce que je pouvais croire, il ne se produit aucun phénomène de lassitude au cours de la lecture de ces 3000 pages et quelques. Certains reprochent à l'auteur de multiplier ses personnages secondaires, mais ce sont eux que donnent corps à l'histoire, en multipliant les points de vue, et on est réellement happé (là j'ai un léger doute sur l'orthographe) par ce récit de meurtres et de manipulations.
A lire sans hésiter et à acheter (car la relecture se fait également très bien malgré l'absence d'effet de surprise), même si le coût total de la série peut paraître dissuasif.
Voilà une BD qui m’a, avant tout, plu par ses dessins et ses couleurs très vives aux multiples nuances de bleu. Bien sûr il faut aimer ce genre couleurs « flashy » faites par ordinateur, mais dans ce cas, c’est un vrai régale.
Le scénario est accrocheur sans être novateur. On y retrouve le jeune, beau riche héritier pris dans un complot visant à le renverser. Il est vrai que la trame de l’histoire n’est pas super originale mais l’histoire est bien menée avec du rythme et de l’intrigue et l’univers de Golden City est intéressant. On ne s’ennuie pas un seul moment.
Enfin le quatrième et dernier volume de cette saga familiale qui nous a fait voyager dans l'Empire de sa très gracieuse majesté. Le dessin de JF Charles, en couleurs directes, est toujours aussi bon. Que de changements depuis Fox (série que je recommande) et Les pionniers du nouveau monde (série à laquelle je n'ai guère accroché). Pourtant, au delà de cette saga, je suis un peu déçu que LE politique l'emporte, dans ce dernier opus, sur l'Aventure, cela gâche quelque peu le côté romanesque et surtout romantique de cette fabuleuse histoire qui nous entraîne des années 30 à la fin des années 60, soit une éternité sur l'échelle des transformations de l'Inde. Même ici, LE complot politique, calculateur, intelligent et de long terme, certes sur fond de guerre froide, est présent.
Mais ne manquez pas cet opus, les pleines pages sont sublimes, et les auteurs, au final, nous mettent tellement le doute que l'on se demande si cette histoire en définitive n'est pas réelle. Et c'est avec tristesse que l'on quitte Kamala, Emy et Jarawal, tous trois témoins de l'histoire d'une Inde en marche vers sa modernité. (la couverture en est l'illustration : l'Inde traditionnelle en marche, et vite dépassée par l'Inde moderne sur les rails).
Une bd qui vaut vraiment le détour, un bon dépaysement.
Le Gant de l'infini est une saga cosmique d'une ampleur et d'une richesse étonnante.
Starlin s'approprie Thanos de Titan le fils de Mentor, demi-dieu; amoureux de la mort; assassin et maître comploteur, pour en faire un des méchants les plus impressionnants et abouti de l'écurie Marvel.
Il faut dire que Jim Starlin a créé d'autres histoires mettant en scène Thanos avant le Gant de l'infini, la saga du cube cosmique qui nous montre le Titan voulant détruire le soleil pour prouver son amour à la mort (il sera défait par les Vengeurs, captain Marvel, l'araignée et la chose ainsi que par Adam Warlock, l'ennemi juré de Thanos) et, "Thanos", un récit qui sert de préambule au Gant de l'infini et qui nous montre comment le Titan fou s'approprie de force ou par la ruse, les gemmes de l'infini qui lui permettront d'accéder au pouvoir suprême. Ces séries antérieures valent une lecture, croyez moi! Starlin y dévellopait déja des idées intéressantes, Thanos y gagnait son épaisseur et démontrait déja ses talents de manipulateur sanguinaire.
Vient ensuite le Gant de l'infini, un morceau de choix, de nombreux personnages du Marvelverse sont présents, les super-héros basés sur Terre mais également de nombreux êtres ou entités peuplant l'univers, comme les éternels, Galactus, les Krees... la liste n'est pas exhaustive mais les citer tous ici serait fastidieux. A noter que les FF pourtant habitués aux croisades cosmiques sont les grands absents du récit.
On entre vite dans le vif du sujet et deux camps se forment, Thanos et quelques alliés (très peu en fait) contre l'univers entier...
Les séquences spectaculaires réussies alternent avec de longs moment dialogués et souvent grandiloquent quand c'est Thanos qui s'exprime, et c'est un plaisir de le voir ainsi, quel charisme! quelle force se dégage de ce personnage!
Assurément un des méchants les plus passionants chez Marvel avec Fatalis (je me répète mais j'aime beaucoup Thanos).
Le gant de l'infini offre un univers riche et conséquent, les personnages en plus d'être nombreux, se retrouvent parfois dans des lieux et des situations auxquelles ils ne sont pas habitués, cela fait porter au lecteur un autre regard sur ces héros, malgré le fait qu'ils soient surpuissants, leur impuissance est évidente, c'est déroutant pour eux et inhabituel pour nous.
Certaines alliances improbables ont lieux et c'est aussi plaisant qu'inédit.
Le Gant de l'infini est une série forte et divertissante, une réussite pour qui apprécie l'univers Marvel.
Par la suite Starlin a continué à exploiter Thanos dans des séries comme "La guerre du pouvoir" (plutôt bof), "Le gouffre d'infini" (plutôt sympa) et "Marvel La fin" (plutôt moyen).
Ces séries nous offrent d'autres facettes de la personnalité de l'inquiétant Titan, mais aucune autre série qu'elle lui soit antérieure ou postérieure n'offre le niveau de qualité et de richesse du Gant de l'infini. Si j'en parle ici c'est pour souligner combien Starlin est attaché à Thanos et de ce fait, le nourri d'une force considérable.
Aux dessins Perez assure, en fait son style dans la série est assez proche de celui de Starlin (il est aussi dessinateur), les personnages sont représentés conformément au style de l'époque. Le tout est classique et bien réalisé.
Même si il y a certainement un peu de nostalgie dans mon ressenti envers cette série, ses qualités restent évidentes, j'en conseille donc la lecture mais pas l'achat, l'album est trop cher et le format n'est pas des plus adaptés.
Les quatres albums originels parus chez Semic regroupant la série se dénichent parfois avec un peu de chance et de patience à un bien meilleur prix.
A vous de voir...
Depuis relativement peu de temps, les oeuvres d'Osamu Tezuka arrivent massivement en France, et force est de constater que la qualité est très souvent au rendez-vous.
Avec Kirihito, le mangaka au béret parvient une fois de plus à nous surprendre.
Ce premier volume est déjà d'une richesse incroyable, l'histoire s'avère captivante et déjà très développée, le thème est original, et les personnages...
Les personnages sont nombreux et tous intéressants, mis à part Kirihito qui est un être très pur, les autres sont tous ambigus et l'on sent que l'on n'est pas au bout de nos surprises à la lecture de ce premier tome.
Les dessins, le style Tezuka tout le monde commence à bien le connaître. Son trait est ici "adulte", on est plus proche d'Ayako que de Métropolis pour donner un exemple simple.
En tout cas c'est toujours aussi plaisant et inventif. La disposition des cases donne une certaine force à l'action et supporte également la narration, c'est toujours très clair même quand les informations sont nombreuses.
Les pages 112 à 114, qui mettent en scène la confusion ressentie par Kirihito, affichent de purs délires graphiques, c'est très convaincant.
Un premier tome touchant, qui promet une suite riche en émotions. La série sera probablement courte.
C'est du Tezuka, c'est bon, c'est à lire.
Ps: Ce n'est pas parce que Kirihito est médecin que l'on retrouve ici l'ambiance de Black Jack, tout diffère, tant dans le traitement narratif que dans la mise en forme.
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Les Princes d'Arclan
Bon je viens de finir la lecture des deux premiers tomes et j'ai beaucoup aimé malgré quelques imperfections, je m'explique... 1- Ca change : la série n'est pas une série "formatée" Soleil grand public avec une pucelle poumonée pré pubère, un vieux sage et un gros bourrin qui se baladent dans un univers rempli de méchants pour accomplir une quête dont on ne verra jamais la fin (cf. Lanfeust De Troy, Les Forêts d'Opale, Elixirs, Kookaburra, Atalante, Ishanti et j'en oublie bien d'autres -pardon à Mr Arleston et à Mr Crisse ). Je suis pas loin de penser, mais on ne sait jamais, (au vu de l'avancement du tome 3 et de la récente discussion avec Laurent Sieurac) que la série aura une fin et une vraie fin, pas un truc qui fait dire : "allez on repart pour un tour les gars plus que 15 cycles de 6 tomes avant de connaître la fin". Je fais confiance aux auteurs. 2- Cette ville, elle me plait, une espèce de cité en même temps majestueuse et décadente où l'espoir des pauvres n'est vite qu'une illusion (ça me fait penser aussi comme j'ai pu lire dans un précédent message à Gangs of New York, Arclan étant inspirée d'un New York fin 19e début 20e avec les arrivées massives des immigrés. On y retrouve les clichés que l'on connaît, que j'ai beaucoup appréciés (arrivée à Ellis Island, vérifications médicales, etc...) Puis la galère pour certains persos et, pour d'autres, la chance de trouver un but à leur séjour. 3- Rien n'est vraiment figé et on sent qu’à cause de cette non quête, l'histoire peut virer d'un moment à l'autre pour les 4 persos... et ça c'est bien car cela laisse un doute sur le futur des quatre héros, leurs destinées ou leurs véritables motivations. 4- Autour des 4 principaux persos viennent se greffer une multitude de persos secondaires, d'aventures variées qui nous font découvrir avec curiosité les bons et les mauvais côtés de la cité. Mais la narration se passe sans discontinuité et on n'est pas gêné par cette alternance. J'ai même apprécié les transitions particulièrement bien faites pour passer d'une histoire à l'autre... 5- J'ai beaucoup aimé les 3 dernières planches du second album qui m'ont donné envie de savoir la suite ! J'ai refermé l'album en me disant : "Wahou ! Qu'est-ce qu'ils vont tous devenir !?!" Et ça c'est vraiment bien ! 6- Sinon coté dessin, rien a redire c'est propre et séduisant, les filles sont superbes (Allez jeter un coup d'oeil sur la dernière case de la page 38...), la couverture du tome 2 est à craquer ! J'ai pas trop apprécié par contre les ombres sur le visage de Madame (tome 2 pages 4-5) qui gâchent trop un joli visage. Voilà, un peu long, j'ai mis ce qui m'est passé par la tête pour résumer ma lecture. Le principal est que j'ai passé un bon moment et que j'ai découvert une série qui ne m'attirait pas tellement à la base... Ca fait plaisir. Je serai donc de la partie pour le tome 3.
Freaks Agency
Cet album est (info)graphiquement une pure merveille, il me rappelle ma jeunesse, quand je jouais à « Alone In The Dark ». Les dessins, les couleurs, la mise en page, tout me plaît ici. Chaque planche est un pur bonheur pour les yeux. Une atmosphère lourde, angoissante s'installe progressivement et ce, jusqu'à l'ultime case. Question scénario, une courte introduction permet à l'auteur d'ouvrir largement les possibilités d'évolution. Puis le Tome 1 de « celui du sang » débute réellement et nous dévoile la quête effrayante d'une jeune trentenaire partie à la recherche de sa mère. L'histoire, sans être d'une extrême originalité, semble très prometteuse et au fil des pages, les interrogations s'amoncellent. L'épilogue, qui se déroule dans un lugubre manoir, oriente clairement le scénario vers le surnaturel. Une créature très « Strygienne » faisant une courte apparition. Le style narratif nous impose les pensées intimes de l'héroïne, ce qui permet à l'auteur de nous faire entrer habilement dans la peau du personnage. Cet auteur, François Barranger, a déjà prévu que « celui du sang » serait une trilogie, formant avec « celui de l'esprit » et « celui du pouvoir » une imposante série de 9 albums plus ou moins indépendants. Voilà qui devrait, si cette histoire va à son terme, nous occuper un certain temps. Pour finir, j'avais au départ mis 5/5 à cet album mais le terme de " culte" peut paraître un peu prématuré. De ce fait je la renote à 4/5 et j'utilise la toute nouvelle fonctionnalité "coup de coeur"
Les Années Spoutnik
Cette série me fait énormément penser à la chanson de Renaud "Le sirop de la rue": il se dégage une nostalgie incroyable (dans le sens positif du terme), surtout que l'ensemble est très fin et souvent très drôle. Cette série raconte à merveille le monde ouvrier et celui de l'enfance, les guerres de village, les parties de foot endiablées et les luttes d'influence entre gamins. Bref, une une vraie petite perle qui fait preuve d'une rare finesse et de dialogues absolument savoureux. C'est une bd qu'on pourrait qualifier au départ pour enfants mais à la lecture je la trouve beaucoup plus destinée au lectorat adulte, comme le souligne justement ArzaK. Dommage que les deux derniers tomes soient un poil moins marrant que les deux premiers parce que c'est vraiment du pur bonheur.
Quéquette blues (Roulez jeunesse !)
Note approximative : 3.5/5 Après L'Autoroute du soleil, c'est la seconde BD de Baru que je lis et je dois dire que celle-ci m'a presque davantage touché que la première. Quéquette Blues, initialement parue en 3 tomes mais n'existant plus qu'en intégrale, est la première véritable BD de Baru. Le dessin n'y est pas encore totalement maîtrisé, notamment concernant les personnages eux-mêmes et leurs visages qui sont souvent très moyens. Par contre, la plupart des décors sont bons. Et certaines grandes images montrant les vieilles villes, les usines, les paysages enneigés et gris sont même particulièrement réussies à mes yeux. La colorisation, en couleurs directes, est aussi assez spéciale et pas tout à fait maîtrisée par moment, mais elle est également parfois forte et réussit à transmettre une bonne part de l'émotion justement dans ces images de grands décors. L'histoire reprend un décor d'Est de la France, de villes où les usines et les hauts-fourneaux ont longtemps été les reines, de jeunes un peu paumés qui ne veulent pas se laisser faire par la routine et par l'usine, décor et thèmes qu'on retrouvera ensuite dans L'Autoroute du soleil. Mais là où L'Autoroute du soleil sortait très rapidement ses héros de ce décor pour les emmener sur la route, ici, on reste dans ce milieu à la fois sinistre et vivant. On suit la bande de Baru et de ses potes - je crois comprendre que cette BD est largement autobiographique - durant tout le temps d'un week-end de Nouvel An, week-end durant lequel ils chercheront à s'amuser, à draguer les filles, et où Baru aura pour mission de perdre son pucelage. Les dialogues sont bons, les situations justes, les personnages attachants. Et même si je dois admettre m'être un peu lassé sur certains passages de l'histoire, d'autres passages m'ont paru véritablement touchants. La façon dont Baru fait ressentir l'état d'âme des habitants de ces villes ouvrières et des jeunes qu'il a cotoyés ainsi que leur relation avec les usines elles-mêmes, véritables entités menaçantes et omniprésentes même dans une ambiance de fête du Nouvel An, est vraiment réussie. Ainsi, même si cette bande de jeunes et leurs obsessions de frustrés du sexe m'ont parfois un peu lassé sur la longueur - l'équivalent tout de même de 3 albums durant lesquels on suit toujours la même "fiesta du Nouvel An" -, leur côté attachant et l'émotion qui se dégage de certains passages du récit m'ont permis de garder un souvenir très agréable de ma lecture.
Le Bouddha d'Azur
Cosey livre ici un très beau premier tome, plein de rêve et d'émotion contenue, son histoire est simple et limpide, illustrée par un dessin devenu tout de même très géométrique, mais qui a gardé une vraie poésie intérieure. Un très bon premier tome qui est de bonne augure pour la suite. Si le second tome garde le cap, on pourrait très bien se retrouver en face d'une oeuvre du niveau d'A la recherche de Peter Pan ou du Voyage en Italie.
Monster
Il aura fallu que j'attende Monster (et la lecture des avis de BDT) pour lire mon premier manga depuis mes douze ans et la lecture ô combien passionnante et éducative de Dragon Ball. Mais l'attente était justifiée puisqu'elle a fait remonter en flèche la côte du manga dans mes critères de choix de lecture. Monster est un manga génial. En adoptant un dessin très réaliste, Urasawa donne vie à ses personnages et à son histoire, prenante de la première page du tome 1 jusqu'à la dernière du tome 18. Contrairement à ce que je pouvais croire, il ne se produit aucun phénomène de lassitude au cours de la lecture de ces 3000 pages et quelques. Certains reprochent à l'auteur de multiplier ses personnages secondaires, mais ce sont eux que donnent corps à l'histoire, en multipliant les points de vue, et on est réellement happé (là j'ai un léger doute sur l'orthographe) par ce récit de meurtres et de manipulations. A lire sans hésiter et à acheter (car la relecture se fait également très bien malgré l'absence d'effet de surprise), même si le coût total de la série peut paraître dissuasif.
Golden City
Voilà une BD qui m’a, avant tout, plu par ses dessins et ses couleurs très vives aux multiples nuances de bleu. Bien sûr il faut aimer ce genre couleurs « flashy » faites par ordinateur, mais dans ce cas, c’est un vrai régale. Le scénario est accrocheur sans être novateur. On y retrouve le jeune, beau riche héritier pris dans un complot visant à le renverser. Il est vrai que la trame de l’histoire n’est pas super originale mais l’histoire est bien menée avec du rythme et de l’intrigue et l’univers de Golden City est intéressant. On ne s’ennuie pas un seul moment.
India Dreams
Enfin le quatrième et dernier volume de cette saga familiale qui nous a fait voyager dans l'Empire de sa très gracieuse majesté. Le dessin de JF Charles, en couleurs directes, est toujours aussi bon. Que de changements depuis Fox (série que je recommande) et Les pionniers du nouveau monde (série à laquelle je n'ai guère accroché). Pourtant, au delà de cette saga, je suis un peu déçu que LE politique l'emporte, dans ce dernier opus, sur l'Aventure, cela gâche quelque peu le côté romanesque et surtout romantique de cette fabuleuse histoire qui nous entraîne des années 30 à la fin des années 60, soit une éternité sur l'échelle des transformations de l'Inde. Même ici, LE complot politique, calculateur, intelligent et de long terme, certes sur fond de guerre froide, est présent. Mais ne manquez pas cet opus, les pleines pages sont sublimes, et les auteurs, au final, nous mettent tellement le doute que l'on se demande si cette histoire en définitive n'est pas réelle. Et c'est avec tristesse que l'on quitte Kamala, Emy et Jarawal, tous trois témoins de l'histoire d'une Inde en marche vers sa modernité. (la couverture en est l'illustration : l'Inde traditionnelle en marche, et vite dépassée par l'Inde moderne sur les rails). Une bd qui vaut vraiment le détour, un bon dépaysement.
Le Gant de l'Infini - Le Défi de Thanos
Le Gant de l'infini est une saga cosmique d'une ampleur et d'une richesse étonnante. Starlin s'approprie Thanos de Titan le fils de Mentor, demi-dieu; amoureux de la mort; assassin et maître comploteur, pour en faire un des méchants les plus impressionnants et abouti de l'écurie Marvel. Il faut dire que Jim Starlin a créé d'autres histoires mettant en scène Thanos avant le Gant de l'infini, la saga du cube cosmique qui nous montre le Titan voulant détruire le soleil pour prouver son amour à la mort (il sera défait par les Vengeurs, captain Marvel, l'araignée et la chose ainsi que par Adam Warlock, l'ennemi juré de Thanos) et, "Thanos", un récit qui sert de préambule au Gant de l'infini et qui nous montre comment le Titan fou s'approprie de force ou par la ruse, les gemmes de l'infini qui lui permettront d'accéder au pouvoir suprême. Ces séries antérieures valent une lecture, croyez moi! Starlin y dévellopait déja des idées intéressantes, Thanos y gagnait son épaisseur et démontrait déja ses talents de manipulateur sanguinaire. Vient ensuite le Gant de l'infini, un morceau de choix, de nombreux personnages du Marvelverse sont présents, les super-héros basés sur Terre mais également de nombreux êtres ou entités peuplant l'univers, comme les éternels, Galactus, les Krees... la liste n'est pas exhaustive mais les citer tous ici serait fastidieux. A noter que les FF pourtant habitués aux croisades cosmiques sont les grands absents du récit. On entre vite dans le vif du sujet et deux camps se forment, Thanos et quelques alliés (très peu en fait) contre l'univers entier... Les séquences spectaculaires réussies alternent avec de longs moment dialogués et souvent grandiloquent quand c'est Thanos qui s'exprime, et c'est un plaisir de le voir ainsi, quel charisme! quelle force se dégage de ce personnage! Assurément un des méchants les plus passionants chez Marvel avec Fatalis (je me répète mais j'aime beaucoup Thanos). Le gant de l'infini offre un univers riche et conséquent, les personnages en plus d'être nombreux, se retrouvent parfois dans des lieux et des situations auxquelles ils ne sont pas habitués, cela fait porter au lecteur un autre regard sur ces héros, malgré le fait qu'ils soient surpuissants, leur impuissance est évidente, c'est déroutant pour eux et inhabituel pour nous. Certaines alliances improbables ont lieux et c'est aussi plaisant qu'inédit. Le Gant de l'infini est une série forte et divertissante, une réussite pour qui apprécie l'univers Marvel. Par la suite Starlin a continué à exploiter Thanos dans des séries comme "La guerre du pouvoir" (plutôt bof), "Le gouffre d'infini" (plutôt sympa) et "Marvel La fin" (plutôt moyen). Ces séries nous offrent d'autres facettes de la personnalité de l'inquiétant Titan, mais aucune autre série qu'elle lui soit antérieure ou postérieure n'offre le niveau de qualité et de richesse du Gant de l'infini. Si j'en parle ici c'est pour souligner combien Starlin est attaché à Thanos et de ce fait, le nourri d'une force considérable. Aux dessins Perez assure, en fait son style dans la série est assez proche de celui de Starlin (il est aussi dessinateur), les personnages sont représentés conformément au style de l'époque. Le tout est classique et bien réalisé. Même si il y a certainement un peu de nostalgie dans mon ressenti envers cette série, ses qualités restent évidentes, j'en conseille donc la lecture mais pas l'achat, l'album est trop cher et le format n'est pas des plus adaptés. Les quatres albums originels parus chez Semic regroupant la série se dénichent parfois avec un peu de chance et de patience à un bien meilleur prix. A vous de voir...
Kirihito
Depuis relativement peu de temps, les oeuvres d'Osamu Tezuka arrivent massivement en France, et force est de constater que la qualité est très souvent au rendez-vous. Avec Kirihito, le mangaka au béret parvient une fois de plus à nous surprendre. Ce premier volume est déjà d'une richesse incroyable, l'histoire s'avère captivante et déjà très développée, le thème est original, et les personnages... Les personnages sont nombreux et tous intéressants, mis à part Kirihito qui est un être très pur, les autres sont tous ambigus et l'on sent que l'on n'est pas au bout de nos surprises à la lecture de ce premier tome. Les dessins, le style Tezuka tout le monde commence à bien le connaître. Son trait est ici "adulte", on est plus proche d'Ayako que de Métropolis pour donner un exemple simple. En tout cas c'est toujours aussi plaisant et inventif. La disposition des cases donne une certaine force à l'action et supporte également la narration, c'est toujours très clair même quand les informations sont nombreuses. Les pages 112 à 114, qui mettent en scène la confusion ressentie par Kirihito, affichent de purs délires graphiques, c'est très convaincant. Un premier tome touchant, qui promet une suite riche en émotions. La série sera probablement courte. C'est du Tezuka, c'est bon, c'est à lire. Ps: Ce n'est pas parce que Kirihito est médecin que l'on retrouve ici l'ambiance de Black Jack, tout diffère, tant dans le traitement narratif que dans la mise en forme.