Je pensais avoir des goûts assez proches de ceux de Pierig mais là, pour le coup, je suis déçu par ce miniblog.
Le dessin est sympathique, du genre mignon et coloré. L'album a en outre l'originalité d'utiliser très rapidement pour décor de vraies photos de l'appartement/atelier de l'auteur. Ceci étant dit, le fait que ces photos présentent quelques tranches des livres de sa bibliothèque a un peu troublé ma lecture car je n'ai pas su résister au désir de voir de quels livres il s'agissait, ce qui m'a fait sortir du récit à plusieurs moments sur le nombre de pages pourtant si limité.
Mais même malgré cela, je trouve que le récit est trop court, trop léger. Je n'ai pas eu le temps d'entrer dedans qu'il était déjà fini. Et... et même si je le trouve relativement sympa, ce scénario ne m'a vraiment pas marqué. Et de même, les bonus sur internet auxquels la BD permet d'accéder ne sont ni vraiment originaux ni très réussis à mes yeux.
Oh, il n'y a rien de médiocre dans tout ça, c'est même plutôt sympa, mais je m'attendais à quelque chose de mieux que ça et surtout d'un peu plus conséquent pour que ce soit publié.
"Il faut s'accrocher pour apprécier cette BD difficile d'accès", oui mais... Mais je crois qu'il faut aussi accrocher à ce style d'humour et à ce style en général, et ça n'a pas été mon cas. Pourtant j'étais vraiment curieux de découvrir cette BD, curieux de découvrir cet humour qu'on m'avait vanté sur divers forums BD. Mais soit mon esprit n'est pas suffisamment éduqué pour passer la première réticence et vraiment apprécier cette oeuvre, soit ce n'est tout simplement pas mon genre.
A ce que je crois avoir compris de cette BD, elle a l'air de se baser sur des photos d'époque, photos coloniales ou photos martiales, récupérées et détournées pour raconter des scénettes à base d'humour absurde, décalé, noir voire souvent politiquement incorrect.
Le traitement est assez novateur, les scénettes étant toutes mélangées les unes aux autres sur les planches, s'entamant parfois sur une page pour trouver leur suite plusieurs pages plus tard. Assez déstabilisant quand on découvre cet ouvrage. La narration est également assez originale, parfois sur la base d'une unique image dotée d'une longue séquence de dialogues, parfois sur la base de successions de petites images muettes ou non.
Mais malgré ces originalités, je n'ai pas accroché.
Déjà, je n'aime pas le dessin. Très typé, original, il ressemble trop pour moi à un crayonné hésitant. Je ne le trouve tout simplement pas beau, et pas très agréable à lire ni à regarder.
Ensuite, autant en matière d'humour absurde et décalé j'adore des classiques comme Goossens, autant ici je n'ai ri pour de bon que 2 ou 3 fois. Le reste du temps, je n'ai pas apprécié. Je n'arrive pas à accrocher au rythme de cet humour, à ce que certains pourraient considérer comme sa finesse mais que je considère plus comme de la platitude par moment. Et à l'inverse de platitude, j'ai plutôt été rebuté par l'aspect volontairement glauque de scènes très répétitives sur les thèmes du viol, du dénigrement et de la bassesse humaine.
Ca ne me fait pas rire.
Que dire de cette histoire d'agent secret soviétique envoyé en mission d'infiltration aux Etats-Unis? Après tous les commentaires louangeux faits à son égard, je dois dire qu'en refermant "Bouche du diable", j'ai éprouvé une grande et lassante déception.
Le dessin de Boucq est clair, soigné, efficace quoique à la fin les couleurs deviennent pour ma part trop délavées, et le trait moins soigné.
Première moitié de l'album est d'une remarquable efficacité. Un orphelin sorti de nulle part recueilli par la bureaucratie soviétique pour en faire un loyal serviteur, voilà qui s'annonce prometteur. Evoluant dans l'URSS des années 50, on suit avec curiosité la formation de ce futur agent secret.
Seulement voilà, la partie américaine du récit est nettement moins convaincante : à partir de là le scénario devient confus et l'histoire se fait poussive, mais le fond est atteint quand le fantastique devient élément principal de l'intrigue.
Le fantastique escamote complètement le germe d'analyse politique et historique amorcée dans l'histoire, il décrédibilise complètement le récit en introduisant un personnage ridicule et caricatural à l'excès, c'est-à-dire le vieux shaman indien.
En fait, la première partie soviétique apparaît comme une sorte d'introduction, mais cette introduction dure 30 pages. Le récit est irrémédiablement déséquilibré, et le développement de l'histoire effectué sur les 20-30 pages restantes ne peut se faire qu'anarchiquement, surtout si on veut y insérer quantités d'éléments intéressants qui auraient mérité un traitement un peu plus soigné sur plus de pages.
En définitive, il apparaît bien que "Bouche du diable" est un beau gâchis.
Oui, histoire sympathique, dessin et couleurs au top du top.
Je mets 2/5 car je n’ai pas vraiment accroché. C’est une bd vraiment pour les 5-8 ans.
Les personnages un peu loufoques ne m’ont pas trop attiré.
Et l’histoire est un poil classique (je parle surtout de l’amour de Piccolo et de Hiléna).
Je conseille l'achat pour les enfants.
Un peu vain, cet album.
On suit les errements de Michel, qui exerce un métier un peu méconnu, le radio-reportage. Et ce qui l'intéresse, à Michel, c'est les bruits de la nature, la rencontre des gens, le temps qui passe... Bon d'accord, Michel est un rêveur. Et ensuite ?
Quand il se retrouve au chômage, Michel se laisse carrément aller. Il accepte des boulots à la con, mais ne réagit pas. Et c'est crispant. On a très envie de le baffer, à Michel.
Et puis non, on ne fait rien, parce que sa vie, elle est chiante, à Michel.
Le même auteur avait déjà commis Buck, une histoire surprenante autour d'une bière. Et c'était nettement plus sympa. Là l'intérêt avoisine le zéro absolu.
Son dessin est un peu hésitant, un peu enfantin, et même s'il est assez expressif, ça ne suffit pas pour que "Michel" retienne l'attention.
En me rendant chez mon libraire, je vois un présentoir avec des mini-bds (format 12 x 7,5 cm) estampillées "miniblog". Attiré par les couvertures, je décide d’en prendre trois. Le principe est sympathique : chaque récit peut se poursuivre sur le web moyennant un code à insérer qui se trouve en fin d’album. En fait, contrairement à ce que je croyais, l’histoire ne se poursuit pas vraiment sur le web car chaque histoire est complète en format papier. Il s’agit en fait de suppléments comme on en trouve parfois dans des EO, ici avec le côté interactif en plus !
"Kitsune Udon" de Nancy Peña est le premier album de la collection que j’ai lu. L’histoire du loup garou développé ici est un classique du genre, sans surprises donc ... De plus, les 12 pages sont dévorées rapidement et on a un peu l’impression de rester sur sa faim. Vous l’avez compris, cet album vaut le détour essentiellement pour les amateurs du travail de cette jeune auteur où la finesse et la beauté de son trait sont mises en exergue.
Petite déception donc avec l'histoire manquant de consistance mais pour 1 euro (oui, vous avez bien lu !), je pense que c’est peu se désargenter que d’en faire l’acquisition. ;)
Contrairement à Spooky, je suis fan du premier film RoboCop ; jusqu'à aujourd'hui, je trouve même qu'il n'a pas tant vieilli que ça, ce qui pour un film de SF des années 80, est quand même un exploit. Par contre, pour ce qui est de ses deux suites, beeeeuh... Quel gâchis ! Et quelle surprise quand j'ai appris, des années après les avoir vues, qu'elles étaient basées sur des scénarii de l'auteur de "Dark Knight" ou Sin City.
Bien sûr, Miller clame que tout ça est de la faute de ces méchants producteurs d'Hollywood qui massacrent les idées trop osées des artistes pour les rendre plus grand public. Du coup, une nouvelle adaptation, mais en BD cette fois, des scénars des deux films refondus en une seule histoire, pouvait être l'occasion de rendre justice à Miller, d'autant que l'éditeur US chargé de l'affaire, Avatar (une sorte de version américaine de Soleil, spécialisé dans les séries de type "la salope à gros seins de l'espace", "la cochonne à gros nichons de la jungle", "la chaudasse à grosses loches de l'Enfer"...), n'a généralement pas froid aux yeux... Hélas ! Il faut se rendre à l'évidence, à moins que Miller ait encore été "trahi", ces scénars pour RoboCop, ben, c'est de la daube à la base, en fait.
Le principal intérêt de cette BD (qui mentionne malhonnêtement le nom de Frank Miller sur la couverture alors qu'il n'y a pas collaboré activement, et pas du tout celui des deux vrais auteurs), outre le fait de montrer sous toutes les coutures ses héroïnes en décolleté à la plastique impossible dans des positions exagérément et gratuitement lascives, est bien maigre, puisqu'il consistera à repérer les similitudes entre la BD et les films pour tromper son ennui. C'est dire...
A part ça, nous avons affaire à une histoire archi-basique "gentil robot détraqué contre méchant robot psychopathe" qui se contente grosso-modo d'accumuler les scènes de castagne à grand renfort d'effets spéciaux qui ne coûtent pas cher sur le papier. Les immeubles s'écroulent, tout explose, tout brûle, tout le monde saigne, se fait découper en morceaux, youpi ! Au début, on a un peu d'indulgence et on se dit que le dessinateur essaie de faire du sous-Geoff Darrow pour une fois qu'il est amené à représenter autre chose que des stars du X (oui, à part les pouffes à bonnets Z chez Avatar Press, il a dessiné une BD mettant en scène les actrices de l'écurie Vivid), mais en fait on s'aperçoit assez vite que tout ça est quand même sacrément moche et atrocement colorisé et qu'on est vraiment, vraiment loin de Hard Boiled.
Un peu d'humour dans le texte sauve quelques rares passages, mais dans l'ensemble même le dialogue ne vole pas très haut.
Au final, je n'irai quand même pas dire que le résultat est complètement affligeant, mais c'est quand même très médiocre. A ne lire que si vous avez épuisé tout votre stock de BDs d'action...
Ca faisait un bail que je n’avais plus lu ce type d’album et je ne suis pas prêt de recommencer. Ne vous sentez pas obligé d’aller plus loin que la couverture, car presque tout y est déjà.
On sent venir les gags et ils se déroulent exactement de la manière dont on s’y attend. Il n’y a, dans cet album, aucune vraie surprise. C’est de l’humour bon enfant dans la lignée de Cauvin dans une collection de chez Glénat (Paris-Bruxelles) qui, quand elle ne reprend pas purement et simplement des anciennes séries de chez Dupuis, singe totalement le style Dupuis.
Alors, oui, on peut trouver ça vaguement amusant, mais c’est tout de même à déconseiller franchement aux plus de 12 ans… Et si vous recherchez de l’humour tout public qui fasse vraiment rigoler, aller plutôt voir du côté de Lou !, Parker et Badger, Will, Kinky & Cosy… des séries autrement plus jeunes, modernes, actuelles et drôles, que ce "Père Noël et fils" sans âge et sans âme qui aurait très bien pu sortir il y a vingt ans d’ici…
Mbwofff....
Les débuts de Greg, avec un style graphique déjà reconnaissable à l'époque.
L'époque ?... Babiole et Zou font leurs débuts dans l'hebdo Tintin n° 21, 17 ème année, du 22 Mai 1962. Ils y feront leurs adieux dans le n° 26, 21ème année, du 28 Juin 1966.
Babiole et Zou ?... Deux journalistes plongés dans des aventures comico-policières.
Babiole ?... Le "chef". A vrai dire -et pour moi- une "petite peste" qui sait tout, qui décide de toute, qui mène la danse. Chiante. Vraiment !
Zou ?... Une sorte de faire-valoir bien fade, un peu insouciant, qui pense peut-être "pourquoi m'énerver ?... c'est quand même "elle" qui décide !..."
Amusant, sans plus. Scénarios convenus, méchants plutôt bêtes, décors modernes (mais qui sont -à l'heure actuelle- d'un ce ces "kitch" !).
Série éphémère aux personnages à vrai dire peu attachants. Ca se lit mais je n'en ai pas gardé un grand plaisir, même lors d'une récente relecture.
Pour fans inconditionnels seulement. Quant à moi, les deux albums sont bien rangés. Pour un bon bout de temps.
Après la relecture de ce premier tome des aventures d’Arale, je ne suis toujours pas convaincu par cette œuvre de Toriyama (auteur que, en générale, j’apprécie).
Le dessin de Dr. Slump est proche de celui de Dragon Ball. Quand l’auteur nous offre des personnages avec des têtes réalistes, je trouve ça très joli, mais il abuse du Super-Deformed ce qui est moche, et qui devient lourd et très fastidieux à lire.
L’humour est lourd, scato et trop enfantin (pour na pas dire c**) pour me plaire. Je suis toujours affligé pas des gags du genre :
(Dialogue entre Arale, le docteur et une serveuse de bar) :
-Oh ton visage (celui d’Arale) elle n’a pas de trous de nez.
(le docteur) – MAIS TOI NON PLUS ! ON EST DES PERSONNAGES DE BANDES DESSINÉE !
(la serveuse) – Hum…Exact ! Tant mieux, comme ça on n’a pas de crottes de nez !
Bon voilà, c’est pas top je trouve, le reste de l’album est du même genre.
Alors, ça a bien passé car j’ai lu le livre chapitre par chapitre et donc l’ennui voire le dégoût n’a pas eu le temps de s’installer, mais même en considérant les personnages excentriques et les machines délirantes du Docteur Slump (et d’Akira Toriyama), je n’ait pas envie de lire la suite.
Je préfère largement les autres œuvres du maître, comme Dragon Ball, L'Apprenti mangaka ou encore Nekomajin !
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Chacun cherche sa case
Je pensais avoir des goûts assez proches de ceux de Pierig mais là, pour le coup, je suis déçu par ce miniblog. Le dessin est sympathique, du genre mignon et coloré. L'album a en outre l'originalité d'utiliser très rapidement pour décor de vraies photos de l'appartement/atelier de l'auteur. Ceci étant dit, le fait que ces photos présentent quelques tranches des livres de sa bibliothèque a un peu troublé ma lecture car je n'ai pas su résister au désir de voir de quels livres il s'agissait, ce qui m'a fait sortir du récit à plusieurs moments sur le nombre de pages pourtant si limité. Mais même malgré cela, je trouve que le récit est trop court, trop léger. Je n'ai pas eu le temps d'entrer dedans qu'il était déjà fini. Et... et même si je le trouve relativement sympa, ce scénario ne m'a vraiment pas marqué. Et de même, les bonus sur internet auxquels la BD permet d'accéder ne sont ni vraiment originaux ni très réussis à mes yeux. Oh, il n'y a rien de médiocre dans tout ça, c'est même plutôt sympa, mais je m'attendais à quelque chose de mieux que ça et surtout d'un peu plus conséquent pour que ce soit publié.
Safari Monseigneur
"Il faut s'accrocher pour apprécier cette BD difficile d'accès", oui mais... Mais je crois qu'il faut aussi accrocher à ce style d'humour et à ce style en général, et ça n'a pas été mon cas. Pourtant j'étais vraiment curieux de découvrir cette BD, curieux de découvrir cet humour qu'on m'avait vanté sur divers forums BD. Mais soit mon esprit n'est pas suffisamment éduqué pour passer la première réticence et vraiment apprécier cette oeuvre, soit ce n'est tout simplement pas mon genre. A ce que je crois avoir compris de cette BD, elle a l'air de se baser sur des photos d'époque, photos coloniales ou photos martiales, récupérées et détournées pour raconter des scénettes à base d'humour absurde, décalé, noir voire souvent politiquement incorrect. Le traitement est assez novateur, les scénettes étant toutes mélangées les unes aux autres sur les planches, s'entamant parfois sur une page pour trouver leur suite plusieurs pages plus tard. Assez déstabilisant quand on découvre cet ouvrage. La narration est également assez originale, parfois sur la base d'une unique image dotée d'une longue séquence de dialogues, parfois sur la base de successions de petites images muettes ou non. Mais malgré ces originalités, je n'ai pas accroché. Déjà, je n'aime pas le dessin. Très typé, original, il ressemble trop pour moi à un crayonné hésitant. Je ne le trouve tout simplement pas beau, et pas très agréable à lire ni à regarder. Ensuite, autant en matière d'humour absurde et décalé j'adore des classiques comme Goossens, autant ici je n'ai ri pour de bon que 2 ou 3 fois. Le reste du temps, je n'ai pas apprécié. Je n'arrive pas à accrocher au rythme de cet humour, à ce que certains pourraient considérer comme sa finesse mais que je considère plus comme de la platitude par moment. Et à l'inverse de platitude, j'ai plutôt été rebuté par l'aspect volontairement glauque de scènes très répétitives sur les thèmes du viol, du dénigrement et de la bassesse humaine. Ca ne me fait pas rire.
Bouche du diable
Que dire de cette histoire d'agent secret soviétique envoyé en mission d'infiltration aux Etats-Unis? Après tous les commentaires louangeux faits à son égard, je dois dire qu'en refermant "Bouche du diable", j'ai éprouvé une grande et lassante déception. Le dessin de Boucq est clair, soigné, efficace quoique à la fin les couleurs deviennent pour ma part trop délavées, et le trait moins soigné. Première moitié de l'album est d'une remarquable efficacité. Un orphelin sorti de nulle part recueilli par la bureaucratie soviétique pour en faire un loyal serviteur, voilà qui s'annonce prometteur. Evoluant dans l'URSS des années 50, on suit avec curiosité la formation de ce futur agent secret. Seulement voilà, la partie américaine du récit est nettement moins convaincante : à partir de là le scénario devient confus et l'histoire se fait poussive, mais le fond est atteint quand le fantastique devient élément principal de l'intrigue. Le fantastique escamote complètement le germe d'analyse politique et historique amorcée dans l'histoire, il décrédibilise complètement le récit en introduisant un personnage ridicule et caricatural à l'excès, c'est-à-dire le vieux shaman indien. En fait, la première partie soviétique apparaît comme une sorte d'introduction, mais cette introduction dure 30 pages. Le récit est irrémédiablement déséquilibré, et le développement de l'histoire effectué sur les 20-30 pages restantes ne peut se faire qu'anarchiquement, surtout si on veut y insérer quantités d'éléments intéressants qui auraient mérité un traitement un peu plus soigné sur plus de pages. En définitive, il apparaît bien que "Bouche du diable" est un beau gâchis.
Les Contes et Récits de Maître Spazi
Oui, histoire sympathique, dessin et couleurs au top du top. Je mets 2/5 car je n’ai pas vraiment accroché. C’est une bd vraiment pour les 5-8 ans. Les personnages un peu loufoques ne m’ont pas trop attiré. Et l’histoire est un poil classique (je parle surtout de l’amour de Piccolo et de Hiléna). Je conseille l'achat pour les enfants.
Michel
Un peu vain, cet album. On suit les errements de Michel, qui exerce un métier un peu méconnu, le radio-reportage. Et ce qui l'intéresse, à Michel, c'est les bruits de la nature, la rencontre des gens, le temps qui passe... Bon d'accord, Michel est un rêveur. Et ensuite ? Quand il se retrouve au chômage, Michel se laisse carrément aller. Il accepte des boulots à la con, mais ne réagit pas. Et c'est crispant. On a très envie de le baffer, à Michel. Et puis non, on ne fait rien, parce que sa vie, elle est chiante, à Michel. Le même auteur avait déjà commis Buck, une histoire surprenante autour d'une bière. Et c'était nettement plus sympa. Là l'intérêt avoisine le zéro absolu. Son dessin est un peu hésitant, un peu enfantin, et même s'il est assez expressif, ça ne suffit pas pour que "Michel" retienne l'attention.
Kitsune Udon
En me rendant chez mon libraire, je vois un présentoir avec des mini-bds (format 12 x 7,5 cm) estampillées "miniblog". Attiré par les couvertures, je décide d’en prendre trois. Le principe est sympathique : chaque récit peut se poursuivre sur le web moyennant un code à insérer qui se trouve en fin d’album. En fait, contrairement à ce que je croyais, l’histoire ne se poursuit pas vraiment sur le web car chaque histoire est complète en format papier. Il s’agit en fait de suppléments comme on en trouve parfois dans des EO, ici avec le côté interactif en plus ! "Kitsune Udon" de Nancy Peña est le premier album de la collection que j’ai lu. L’histoire du loup garou développé ici est un classique du genre, sans surprises donc ... De plus, les 12 pages sont dévorées rapidement et on a un peu l’impression de rester sur sa faim. Vous l’avez compris, cet album vaut le détour essentiellement pour les amateurs du travail de cette jeune auteur où la finesse et la beauté de son trait sont mises en exergue. Petite déception donc avec l'histoire manquant de consistance mais pour 1 euro (oui, vous avez bien lu !), je pense que c’est peu se désargenter que d’en faire l’acquisition. ;)
RoboCop
Contrairement à Spooky, je suis fan du premier film RoboCop ; jusqu'à aujourd'hui, je trouve même qu'il n'a pas tant vieilli que ça, ce qui pour un film de SF des années 80, est quand même un exploit. Par contre, pour ce qui est de ses deux suites, beeeeuh... Quel gâchis ! Et quelle surprise quand j'ai appris, des années après les avoir vues, qu'elles étaient basées sur des scénarii de l'auteur de "Dark Knight" ou Sin City. Bien sûr, Miller clame que tout ça est de la faute de ces méchants producteurs d'Hollywood qui massacrent les idées trop osées des artistes pour les rendre plus grand public. Du coup, une nouvelle adaptation, mais en BD cette fois, des scénars des deux films refondus en une seule histoire, pouvait être l'occasion de rendre justice à Miller, d'autant que l'éditeur US chargé de l'affaire, Avatar (une sorte de version américaine de Soleil, spécialisé dans les séries de type "la salope à gros seins de l'espace", "la cochonne à gros nichons de la jungle", "la chaudasse à grosses loches de l'Enfer"...), n'a généralement pas froid aux yeux... Hélas ! Il faut se rendre à l'évidence, à moins que Miller ait encore été "trahi", ces scénars pour RoboCop, ben, c'est de la daube à la base, en fait. Le principal intérêt de cette BD (qui mentionne malhonnêtement le nom de Frank Miller sur la couverture alors qu'il n'y a pas collaboré activement, et pas du tout celui des deux vrais auteurs), outre le fait de montrer sous toutes les coutures ses héroïnes en décolleté à la plastique impossible dans des positions exagérément et gratuitement lascives, est bien maigre, puisqu'il consistera à repérer les similitudes entre la BD et les films pour tromper son ennui. C'est dire... A part ça, nous avons affaire à une histoire archi-basique "gentil robot détraqué contre méchant robot psychopathe" qui se contente grosso-modo d'accumuler les scènes de castagne à grand renfort d'effets spéciaux qui ne coûtent pas cher sur le papier. Les immeubles s'écroulent, tout explose, tout brûle, tout le monde saigne, se fait découper en morceaux, youpi ! Au début, on a un peu d'indulgence et on se dit que le dessinateur essaie de faire du sous-Geoff Darrow pour une fois qu'il est amené à représenter autre chose que des stars du X (oui, à part les pouffes à bonnets Z chez Avatar Press, il a dessiné une BD mettant en scène les actrices de l'écurie Vivid), mais en fait on s'aperçoit assez vite que tout ça est quand même sacrément moche et atrocement colorisé et qu'on est vraiment, vraiment loin de Hard Boiled. Un peu d'humour dans le texte sauve quelques rares passages, mais dans l'ensemble même le dialogue ne vole pas très haut. Au final, je n'irai quand même pas dire que le résultat est complètement affligeant, mais c'est quand même très médiocre. A ne lire que si vous avez épuisé tout votre stock de BDs d'action...
Père Noël & fils
Ca faisait un bail que je n’avais plus lu ce type d’album et je ne suis pas prêt de recommencer. Ne vous sentez pas obligé d’aller plus loin que la couverture, car presque tout y est déjà. On sent venir les gags et ils se déroulent exactement de la manière dont on s’y attend. Il n’y a, dans cet album, aucune vraie surprise. C’est de l’humour bon enfant dans la lignée de Cauvin dans une collection de chez Glénat (Paris-Bruxelles) qui, quand elle ne reprend pas purement et simplement des anciennes séries de chez Dupuis, singe totalement le style Dupuis. Alors, oui, on peut trouver ça vaguement amusant, mais c’est tout de même à déconseiller franchement aux plus de 12 ans… Et si vous recherchez de l’humour tout public qui fasse vraiment rigoler, aller plutôt voir du côté de Lou !, Parker et Badger, Will, Kinky & Cosy… des séries autrement plus jeunes, modernes, actuelles et drôles, que ce "Père Noël et fils" sans âge et sans âme qui aurait très bien pu sortir il y a vingt ans d’ici…
Babiole et Zou
Mbwofff.... Les débuts de Greg, avec un style graphique déjà reconnaissable à l'époque. L'époque ?... Babiole et Zou font leurs débuts dans l'hebdo Tintin n° 21, 17 ème année, du 22 Mai 1962. Ils y feront leurs adieux dans le n° 26, 21ème année, du 28 Juin 1966. Babiole et Zou ?... Deux journalistes plongés dans des aventures comico-policières. Babiole ?... Le "chef". A vrai dire -et pour moi- une "petite peste" qui sait tout, qui décide de toute, qui mène la danse. Chiante. Vraiment ! Zou ?... Une sorte de faire-valoir bien fade, un peu insouciant, qui pense peut-être "pourquoi m'énerver ?... c'est quand même "elle" qui décide !..." Amusant, sans plus. Scénarios convenus, méchants plutôt bêtes, décors modernes (mais qui sont -à l'heure actuelle- d'un ce ces "kitch" !). Série éphémère aux personnages à vrai dire peu attachants. Ca se lit mais je n'en ai pas gardé un grand plaisir, même lors d'une récente relecture. Pour fans inconditionnels seulement. Quant à moi, les deux albums sont bien rangés. Pour un bon bout de temps.
Dr. Slump
Après la relecture de ce premier tome des aventures d’Arale, je ne suis toujours pas convaincu par cette œuvre de Toriyama (auteur que, en générale, j’apprécie). Le dessin de Dr. Slump est proche de celui de Dragon Ball. Quand l’auteur nous offre des personnages avec des têtes réalistes, je trouve ça très joli, mais il abuse du Super-Deformed ce qui est moche, et qui devient lourd et très fastidieux à lire. L’humour est lourd, scato et trop enfantin (pour na pas dire c**) pour me plaire. Je suis toujours affligé pas des gags du genre : (Dialogue entre Arale, le docteur et une serveuse de bar) : -Oh ton visage (celui d’Arale) elle n’a pas de trous de nez. (le docteur) – MAIS TOI NON PLUS ! ON EST DES PERSONNAGES DE BANDES DESSINÉE ! (la serveuse) – Hum…Exact ! Tant mieux, comme ça on n’a pas de crottes de nez ! Bon voilà, c’est pas top je trouve, le reste de l’album est du même genre. Alors, ça a bien passé car j’ai lu le livre chapitre par chapitre et donc l’ennui voire le dégoût n’a pas eu le temps de s’installer, mais même en considérant les personnages excentriques et les machines délirantes du Docteur Slump (et d’Akira Toriyama), je n’ait pas envie de lire la suite. Je préfère largement les autres œuvres du maître, comme Dragon Ball, L'Apprenti mangaka ou encore Nekomajin !