Les derniers avis (20703 avis)

Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Niumao
Niumao

Voilà un album (grand format cartonné) à la couverture attirante : dans une belle teinte rouge, je dois dire que je la trouve très jolie. Son sujet : la vie d'un gros chat domestique du nom de Niumao. Le dessin est frais et sympathique. Colorisée dans des teintes relativement acidulées, son style est à mi-chemin entre le manga et le franco-belge. Le trait manque encore un peu de maîtrise, cela se reflétant par un petit manque de profondeur des planches. Mais il n'en est pas moins agréable à lire et à regarder. Et surtout, le chat Niumao nous offre de ses bouilles parfois vraiment amusantes, ce qui fait à mes yeux la force humoristique de cette BD. La narration présente certains défauts parfois assez génants. J'ai l'impression que cela provient d'une spécificité des récits chinois qui ont des codes qui ne sont pas encore totalement compris par les lecteurs occidentaux. Autant les habitués des manga se sont faits aux codes japonais, autant j'ai été ici assez circonspect à la lecture de certains passages, postures et onomatopées. C'est parfois franchement gênant car nombre de gags tombent complètement à plat de ce fait. Pour l'histoire, il s'agit de la vie à peine mouvementée d'un gros chat domestique. Vendu encore chaton par un petit trafiquant, il grandira chez des premiers maîtres avant d'être récupéré par celle qui deviendra sa maîtresse définitive. Le ton du récit est à mi-chemin entre Michael, le chat qui danse et Garfield. Comme ce dernier, Niumao est d'ailleurs bien décidé à remplir sa vie en remplissant sa panse autant qu'on le lui permet. Et le reste du temps, il fait le fou, brisant tout sur son passage et courant dans tous les sens. L'humour est parfois assez naïf mais d'autres fois assez drôle, notamment grâce aux expressions faciales parfois hilarantes du gros Niumao. Le premier tome ajoute en outre quelques photos du véritable chat qui a inspiré le studio Ji An pour créer cette BD, puis une petite histoire en quelques planches dessinées à la manière d'un fan-art pour présenter les membres du studio et leur relation face au tout puissant Niumao. Sans présenter de grandes innovations dans le domaine si ce n'est de lui offrir de belles planches bien aérées et colorées, cette BD plaira sans doute aux possesseurs de chats et ceux qui aiment à lire ou à raconter les petites aventures de tous les jours de leur animal domestique qu'ils aiment tant.

19/11/2006 (modifier)
Par Chalybs
Note: 2/5
Couverture de la série La Sphère du Nécromant
La Sphère du Nécromant

Comme au bon vieux temps ! Cette BD sortie en 87 reprend le concept des livres alors très en vogue des livres dont vous êtes le héros ! Ici, donc, vous devenez le scénariste de VOTRE histoire. Chaque strip de 3 cases vous demande à la fin de choisir votre destination ou votre action et vous renvoie vers un autre strip. Chaque strip étant numéroté de 1 à 117. Cela en théorie vous laisse des dizaines de choix, mais au final, tous les chemins mènent à des strips incontournables qui font que l'histoire se retrouve bien dirigée et tourne rapidement en rond si on essaie de relire la BD en changeant ses choix. Mais bon, à l'époque (j'avais 13 ans), c'était la révolution. Aujourd'hui, le dessin et le scénario passent pour bien gentil ! Graphiquement, aucune révolution, c'était du bon boulot, avec des persos typés. Si les couleurs rendent bien les atmosphères, elles sont en revanche terne et sans relief. En fait, l'un des principaux intérêts de cette BD est de voir l'un des tous premiers scénarios de Cailleteau et l'une des premières BD de Larnoy. Ca en ferait presque un collector ! Mais le truc n'a jamais marché. Delcourt a du publier un deuxième tome puis a rapidement arrêté la série. Au final, aujourd'hui, tout ça est bien dépassé. Et qui plus est, c'est pas fait pour me rajeunir...

17/11/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Caravane (Zentner)
Caravane (Zentner)

Tout comme mes prédécesseurs, j’ai été attiré par l’esthétique très soignée de l’album mais l’histoire en elle-même déroute et déçoit. Visuellement, elle est donc très réussie avec une couverture très belle et des dessins qui mettent l’accent sur l’ambiance (l’ombre de la caravane, l’avancement des dunes, le ciel étoilé, . . . ). Mais le lecteur reste sur sa faim car on sait peu de choses sur cette fameuse caravane du désert (d’où elle est partie et où elle va). Il n’y a pas vraiment de fil conducteur. La narration semble faite de dictons ou de proverbes berbères (ou Touareg) sur le désert et ceux qui y vivent. Il s’agit en quelques sortes de paroles de sage du désert mises bout à bout par Zentner pour former ce récit. Très spécial . . .

16/11/2006 (modifier)
Couverture de la série Enchaînés
Enchaînés

Perso je n'accroche vraiment pas aux dessins, qui sont très conventionnels et parfois un peu gauche à mon goût. Ca devient donc un peu difficile de savourer le scénar, pas mal dans son idée mais aussi très dans l'air du temps, avec son cortège de gratuité dans la violence (le style Pulp Fiction quoi, qui n'est pas ma tasse de thé)... Dispensable.

15/11/2006 (modifier)
Par alban
Note: 2/5
Couverture de la série Les Campeurs
Les Campeurs

L'hiver est proche, le mois de novembre commence à être un peu froid et quelques lointains souvenirs de votre été sont encore présents dans votre esprit. Mais heureusement, Bamboo a pensé à vous en publiant la nouvelle série de Maltaite ! Finie la grisaille, tel ce campeur vantant toute l'année les mérites de son camping désert de l'année précédente, ce premier tome vous servira de livre de chevet pour attendre les prochaines vacances d'été ! Maltaite est fidèle à son style ligne claire qu'il maîtrise et sous son trait revivent les magnifiques créatures que l'on a l'habitude de regarder. Le scénario est prodigieux, et donne l'impression d'y être ! Lequel d'entre nous n'a pas connu ces situations où l'on se sent communier avec la nature sous une tente. Qui n'a pas râlé au moment où sa tente s'envolait à cause d'une mauvaise fixation, mais sourit en pensant la façon dont il a couru derrière pour la récupérer ? Cet album donne vraiment l'impression d'y être et on ne peut résister à siroter un bon pastis (avec touillette made in Marseille) en découvrant les planches parlant de l'apéro traditionnel du midi, du soir et parfois du matin. Je me revois moi-même les rares fois où j'ai loué un camping-car et les difficultés que j'ai également connues à le manoeuvrer ! Cette BD est d'un réalisme rarement vu à ce niveau ! Quelques passages sont plus hard et sont à ranger du côté des mauvais souvenirs... comme ces sanitaires communs desquels on a l`impression de ressortir plus sales que l'on y est entré... mais bon ça fait partie de la vie à la nature et il en reste quand même un bon souvenir ! Les auteurs ont même pensé à nous parler de ces magnifiques soirées passées avec des copines avec qui on a fait connaissance quelques minutes plus tôt... Bref vous l'aurez compris, si le marcel, le short et les tongs vous manquent, cette série est pour vous... Personnellement, j'ai passé mon chemin...

15/11/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Le Philibert de Marilou
Le Philibert de Marilou

"Le Philibert de Marilou" ou... le mal-être de Marilou. Ainsi, on peut aisément imaginer cette entité ectoplasmique peu ragoûtante comme une allégorie au renfermement sur soi de l’héroïne. Bien que ce sujet doive toucher beaucoup de gens, je n’ai que fort peu accroché à cette histoire d’Olivier Ka. Les ellipses autour du duo Marilou-Philibert sont souvent un peu trop nébuleuses pour m’intéresser vraiment. Bref, ce récit me donne l’impression de partir d’une intention louable mais avec un résultat un peu vain, dommage . . . Il y a dans le trait de Capucine, découvert avec Corps de Rêves, un petit quelque chose d’attractif. Les humeurs de Marilou sont particulièrement bien retranscrites. Toutefois, j’ai eu un peu de mal avec le regard des hommes qui ressemble davantage à celui d’un extraterrestre (du moins, comme on a l’habitude de se le représenter). N’ayant pas réussi à rentrer dans l’histoire après deux lectures, je m’en verrai mal conseiller son achat.

15/11/2006 (modifier)
Par mikedub
Note: 2/5
Couverture de la série Canardo
Canardo

Tout d’abord je voudrais remercier et féliciter les administrateurs du site. Site que je trouve fluide et didactique. En surfant donc sur le site je suis tombé sur la BD Canardo. BD que des amis me conseillaient par ailleurs. J’ai acheté les premiers albums… eh bien pour tout vous dire j’ai trouvé le dessin et les intrigues fort déplaisants. Violent, trait grossier, aventure sans intérêt… malgré ça et là un peu d’humour décalé et situation originale. L’auteur est peut être connu et s’investit beaucoup dans les arts graphiques et vidéo mais je ne conseille pas l’achat de cette série… à la rigueur un ou deux albums pour se faire une idée... mais sans plus.

14/11/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Joseph
Joseph

Sur la base d'une idée sincère et assez sensible, celle d'un enfant complexé par ses mains trop grandes et rejeté à cause de sa difformité, l'auteur nous offre hélas une histoire à laquelle je n'ai pas accroché. Dans le résumé, l'histoire est assez triste. Le petit Joseph est rejeté par tous, par son père qui a honte de lui et lui en veut d'être né difforme, par ses camarades d'école qui refusent de jouer avec lui et se moquent de lui... De ce fait, il se replie sur lui-même, s'imagine que ses jouets prennent vie, fait des cauchemars, des rêves où il se débarrasse de ses mains ou bien où celles-ci grandissent encore plus. Déjà, ce genre d'histoire sombre et psychologique, malgré son aspect assez touchant, ne m'attire pas. Mais en outre, j'ai trouvé la narration assez confuse, le mélange entre onirisme et réalité pas toujours évident et les idées pas toujours faciles à comprendre. Il m'a fallu quelques pages avant de réussir à cerner la situation et tenter d'entrer dans le récit. En outre, le dessin n'a guère d'originalité à mes yeux, ce qui ne m'a pas aidé à compenser. Par contre, la fin assez vache m'a un peu étonné. La toute dernière image est en effet presque drôle, façon humour noir, et contraste avec l'aspect assez sérieux et glauque du reste du récit. Bref, ce n'est pas mon genre de BD, c'est un fait. Mais le fait que le récit soit assez confus et difficile à apprécier me parait être également un fait. En outre, le prix me parait assez élevé en comparaison du temps réduit de lecture.

14/11/2006 (modifier)
Par Felipe
Note: 2/5
Couverture de la série La Caste des Méta-barons
La Caste des Méta-barons

Au début, on est intrigué par les trouvailles complémentaires de l'univers de l'Incal et par cette dynastie de Méta-Barons, plutôt particulière, sorte de samouraïs du futur. L'aspect excessif de la violence, de la souffrance, du sacrifice, des relations entre personnages ou des créatures croisées ici ou là, font que l'on considère vite cette BD au 2e, 3e ou 46e degré. Mais, la succession de situations, toutes plus invraisemblables les une que les autres (j'aime bien un minimum de vraisemblance dans la SF), finit par lasser. Il semble que Jodorowsky se soit amusé à élaborer des scénarios de plus en plus énormes au fil des tomes. Pourquoi pas, l'originalité s'en retrouve renforcée, mais au final, on n’en retient pas grand chose. Il n'y a pas d'idée forte majeure, ni la sensation d'avoir lu une grande saga au parfum de mythologie, ce qu'on était en droit d'attendre au début de la série. Reste le délire, mais il est plus dans l'ambiance que dans le scénario, ce qui n'est pas gênant pour des one-shot, mais un peu plus pour une série de huit tomes. Les personnages ne sont pas très attachants, et même carrément énervants. Quant au dessin, il est certes beau, mais froid et sans âme.

13/11/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Une histoire de pêche
Une histoire de pêche

Voici une petite bd d’un auteur québécois (Philippe Girard de son vrai nom) qui se propose de combler un vide historique de 60 ans sur une journée qui n’est mentionnée dans aucun manuel scolaire. A partir d’un fait historique avéré (une coupure de presse de l’époque en fin d’album en atteste), l’auteur s’est mis dans la peau de ces grands hommes de l’époque en se demandant ce qu’ils avaient bien pu se dire ce jour là. Je dois avouer que j’ai été un peu déçu par le contenu qui compte quand même 60 pages. Finalement, on n’y apprend pas grand chose car il ne s’est rien passé de crucial comme le laissait supposer l'auteur. On reste dans des faits et des réflexions anodins. Une petite séance de spiritisme et un invité surprise viennent coiffer le tout mais sans rien relever. Si la vision de Philippe Girard est la bonne (ce qu’on ne saura jamais), on comprend mieux pourquoi nos manuels scolaires ne se sont pas souvenus de cette "histoire de pêche". Concernant le dessin, il est sympathique dans son ensemble même si les mains sont dessinées bizarrement. En outre, l’auteur aurait pu apporter un peu plus de variation dans les cadrages proposés . . .

13/11/2006 (modifier)