Mon avis est assez similaire, pour ne pas dire exactement identique à celui de Steril.
Quelle déception que ce petit album qui, bien loin de BDs comme Le Dessin ou Julius Corentin Acquefacques, ressemble effectivement beaucoup à une oeuvre de commande, très sage et guère passionnante. Il manque la fantaisie, la folie, l'humour...
Les jeux stylistiques, gadgets de mise en scène, surprises dont Matthieu parsème habituellement ses oeuvres sont ici quasiment absents, si l'on excepte les anagrammes (ce qui est loin d'être très passionnant) et le chapitre (plutôt réussi il est vrai) du tableau géant. Mais c'est peu, est l'impression qui prime est celle que M.A.M. aurait pu beaucoup, beaucoup mieux faire.
Ca se veut une parodie délirante de Zorro, mais j'en attendais beaucoup plus de Jacovitti.
Zorry Kid fait ses débuts, dès 1968, en Italie, dans le "Il Corriere dei piccoli".
Il paraît en France dans sa propre publication (traduite en français par "Zorro Kid", édité par S.F.P.I. en 1970 et 1971) ; laquelle n'aura pas grand succès.
Parodie ?... oui... Ca se veut humoristique, mouvementé, bondissant, rempli de non-sens ; mais l'humour latin -qui plus est dans une traduction "sans reliefs"- n'est pas celui du lectorat franco-belge.
C'est "comique", sans plus ; et ne tirerait même pas l'ombre de l'esquisse d'un sourire à un "jeune lecteur".
J'avoue que c'est plutôt "gnangnan" mais ça a existé ; surtout que Zorry Kid a fait l'objet de trois albums édités en 1982 et 1983.
Pour collectionneurs "profonds" de tout ce qui a trait à Zorro. Et encore !...
Voici une bd type de J.P. Duffour avec ses défauts et ses défauts. Comme souvent avec lui, l’histoire démarre par une poursuite : Alberti le scientifique (déguisé en fou du roi) et Fulbert le chat son pourchassés par le Roi pour cause d’hérésie. Il a en effet clamé haut et fort que la terre était plate. Sûr de ne pas être rattrapé, il croise pourtant sur sa route le dévoreur d’ombre (personnage récurrent chez Duffour) qui en a après l’étoile quantique contenue dans la mallette d’Alberti. Il s’en suit alors un chassé croisé entre le dévoreur d’ombre et Alberti d’une monde à l’autre.
L’auteur déborde d’imagination et a de bonnes idées mais c’est un piètre compositeur. En effet, il crée des tonalités intéressantes mais ne sait pas les mettre en musique. Il en résulte un album "fourre tout" qui voit se croiser des pseudo mathématiciens, des philosophes, des théologiens et des créatures mythologiques. La fin est abrupte et décevante car inexistante. J.P. Duffour aurait pu encore continuer sur sa lancée et projetant ses personnages dans un autre monde avec d’autres loufoqueries. Mais finalement, cela aurait été vain. Je pense plutôt qu’il aurait dû s’arrêter un chapitre plus tôt pour garder un minimum de cohésion. Par contre, j’accroche toujours autant à ses dessins teintés d’onirisme.
Décidément, J.P. Duffour devrait se faire seconder dans ses scénarii car c’est souvent une petite (voire une grosse) déception.
Acheté sans trop savoir à quoi m’attendre, j’ai été déçu par l’histoire de Roland.
On suit les investigations d’un écrivain sur un meurtre dont il est le témoin. Il est aussi question de toiles, non pas celle d’un grand maître dans un musée mais plutôt celle qu’on met sur une table et qui sort d’une usine. Et d’usine, il en est aussi question. Une usine dirigée par un type pas net qui joue à l’apprenti sorcier. Bref, voici un drôle de mélange qui aurait pu prendre mais ce ne fut pas le cas. L’histoire peine et l’intérêt du lecteur s’étiole bien vite.
Restent les dessins de Jouvray, plutôt sympathiques même si ça manque de diversité dans les cadrages (il use trop des plans américains). C’était aussi la raison de mon achat.
Bref, je ne vous conseille pas de faire la même erreur que moi . . .
Je rejoins en beaucoup de points l’avis de ThePatrick.
Visuellement, cette bd est une réussite. En effet, Nathalie Bodin nous offre de belles planches toutes en couleurs directes. Pourtant, à y regarder de plus près, les dessins ne sont pas marquants (très jeunesse comme le souligne ThePatrick). Côté histoire, ça démarre plutôt bien avec ce Gus qui sème la zizanie avec tous ses mensonges. Toutefois, l’histoire se termine en eau de boudin avec un final expédié et peu cohérent par rapport au personnage principal.
Petite déception donc...
Voici un petit album qui devrait plaire aux fan de F’murrr. Cet album est empreint d’un humour F’murrrien typique auquel je n’accroche guère.
La déviation de l’histoire originale n’a d’ailleurs rien de bien original. Les noms tronqués suffiraient-ils à amuser la galerie ? Sûr que non. F’murrr propose alors de courtes séquences mettant en scène son Robin des bois plutôt gauche où le Shérif de Nottingham serait tout droit sorti d’un western, Richard Quart de Lyon (Gare de Lyon ?) un emmerdeur de première et Lady Marianne une vile tentatrice. Quelques situations prêtent à sourire mais elle sont trop peu nombreuses. Enfin, les récits (trois en tout) sont un peu juste et ont la fâcheuse tendance à laisser le lecteur sur sa faim.
Côté dessin, c’est du F’murr tout craché, tel qu’on le retrouve dans Le Pauvre Chevalier, peut être en un peu moins travaillé.
A lire si vous appréciez en général le travail de F’murrr.
Quelques albums, ça va... et encore !... le reste : bonjour les dégâts !...
Désolé, j'accroche pas !
Pourtant, j'adore ce "personnage" ; cette formidable création de Franquin, cet animal fabuleux et fantasque qui fait ses débuts dans l'hebdo Spirou n° 720 du 31 Janvier 1952.
Mais, pour moi, le Marsupilami, c'est AVEC Spirou et Fantasio.
Je sais, il plaît beaucoup aux "enfants" et en faire une série à part n'en est que lui rendre hommage.
Mais cette série est "signée" Franquin, lequel n' y a pourtant fait que quelques crayonnés ; quasi l'ensemble étant dessiné par Batem. Le trait, le graphisme en général, ressemble très fort à celui du "maître", mais -personnellement- il n'y a plus l'esprit ; le Marsupilami devenant même parfois "sérieux".
Tout comme pour Ran-Tan-Plan, le chien le plus idiot de l'Ouest, qui "bénéficie" également de sa propre série, je suis dubitatif. J'en ai lu -plutôt paginés- quelques tomes mais n'en n'ai ressenti aucun réel attrait.
J'ai donc mis "bof". Et c'est vraiment ce que je ressens !...
Note approximative : 2.5/5
D’abord quand L’Ymagier a posté la série je me suis dit : « Ca existe ça en bd !!! », puis je l’ai vu à la bibliothèque, et je me suis empressé de le prendre.
Bons comme dit l’Ymagier, Betty Boop a des tenus un peu courts, même si je ne sais pas ce que pensais les U.S.A. a l’époque.
Les dessins ne sont pas tops, mais il n’y a pas à se plaindre.
Peu de gags m’ont fait rire,mais les 2-3 gags qui m'ont fait rire étaient très marrant et je pense que l’humour des années 30 a changé comparé à l’humour du 21ème siècle, comme dans Félix le chat
Je n’ai pas trop accroché aux personnages, à part Betty Boop. La tante Tillie, le petit Bubby, les beaux acteurs et le réalisateur des films ne m’ont pas fait rire.
Le sujet de la bd, « le cinéma » est bien choisi, mais les gags ne sont pas exploités à fond.
Il y a beaucoup trop de pages.
Je trouve que ça a mal vieilli, mais que pour une bd qui a 70 ans elle reste assez marrante.
On peut avoir « Betty Boop » dans sa bdthèque et bien l’apprécier encore.
"Ardeur" fait ses débuts dans "Charlie Mensuel" n° 124 de Mai 1979.
Les quatre premiers épisodes narrent sa "fuite en avant", la peur au ventre, et les péripéties tragiques et angoissantes qui vont l'accompagner.
Les deux autres opus mettent l'accent sur deux autres histoires parallèles : celles de l'impitoyable Ida Mauz et de Jack le Vengeur (!).
Tout cela n'aurait pas été trop mal si... je n'avais pas accroché au style graphique. Désolé, comme une saleté d'arête de poisson qui me reste en travers de la gorge et qui m'empêche de déguster un plat qui me paraissait bien bon.
J'ai eu plus l'impression de plonger dans un vieux film expressionniste allemand des années 20 que dans de la BD. Du noir et blanc en aplats qui forme une sorte de trame abstraite ; fort peu pour moi. C'est peut-être novateur dans l'esprit, mais faut que la forme suive. Et de cette forme, je n'y ai pas compris grand chose. Et pourtant, je suis un "bon lecteur".
Certains m'ont dit cette série "vénéneuse" ; tant de par son contenu que de par sa forme. Ah bon ?... Je n'y ai vu -opinion perso- qu'une sorte d'ennui qu'une certaine "élite" va vraisemblablement porter aux nues (sans rien y comprendre, comme souvent).
Désolé. Un jour peut-être ouvrirai-je à nouveau un de ces albums. Mais j'avoue n'y mettre pas trop d"ardeur".
Les albums :
Il y en a six, édités de 1980 à 1987 par les Ed. du Square, puis avec Albin Michel, puis par Albin Michel seul (qui reprend les six titres dès 1984, mais dont seuls les opus 4 à 6 sont des E.O.).
Un journaliste, passionné par l'Egypte ancienne, au début des années 1900 ?... Chic, ça peut être bien....
Oui... heuuuu... ôhh... un savant fou -y avait longtemps-, et des sectes tout aussi dingues... ça, j'y aurais pas pensé !...
Bref, des péripéties "habituelles" qui ne m'ont pas apporté un vrai plaisir de lecture, surtout que "l'inspiration" fait la part belle au "Mystère de la Grande Pyramide" de Blake et Mortimer..
Le dessin : c'est comme les fromages... un peu de tout ! Un soupçon de Tardi, une larme de Forest ; un mélange de trait précis et de surréalisme. Heureusement, le trait de Wininger s'affirmera au fil des histoires, deviendra un peu plus personnel. Mais tout ça ne fait pas avancer le schmilblick...
Reste l'ambiance réaliste -et bien rendue- dans laquelle baignent ces aventures. Mais c'est peu pour "porter" une série -assez dépaysante et exotique- mais qui, personnellement, ne m'a proposé que peu d'attraits.
Ma cote réelle : 2,5/5.
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Les Sous-sols du Révolu
Mon avis est assez similaire, pour ne pas dire exactement identique à celui de Steril. Quelle déception que ce petit album qui, bien loin de BDs comme Le Dessin ou Julius Corentin Acquefacques, ressemble effectivement beaucoup à une oeuvre de commande, très sage et guère passionnante. Il manque la fantaisie, la folie, l'humour... Les jeux stylistiques, gadgets de mise en scène, surprises dont Matthieu parsème habituellement ses oeuvres sont ici quasiment absents, si l'on excepte les anagrammes (ce qui est loin d'être très passionnant) et le chapitre (plutôt réussi il est vrai) du tableau géant. Mais c'est peu, est l'impression qui prime est celle que M.A.M. aurait pu beaucoup, beaucoup mieux faire.
Zorry Kid
Ca se veut une parodie délirante de Zorro, mais j'en attendais beaucoup plus de Jacovitti. Zorry Kid fait ses débuts, dès 1968, en Italie, dans le "Il Corriere dei piccoli". Il paraît en France dans sa propre publication (traduite en français par "Zorro Kid", édité par S.F.P.I. en 1970 et 1971) ; laquelle n'aura pas grand succès. Parodie ?... oui... Ca se veut humoristique, mouvementé, bondissant, rempli de non-sens ; mais l'humour latin -qui plus est dans une traduction "sans reliefs"- n'est pas celui du lectorat franco-belge. C'est "comique", sans plus ; et ne tirerait même pas l'ombre de l'esquisse d'un sourire à un "jeune lecteur". J'avoue que c'est plutôt "gnangnan" mais ça a existé ; surtout que Zorry Kid a fait l'objet de trois albums édités en 1982 et 1983. Pour collectionneurs "profonds" de tout ce qui a trait à Zorro. Et encore !...
Les 7 vies du dévoreur d'ombres
Voici une bd type de J.P. Duffour avec ses défauts et ses défauts. Comme souvent avec lui, l’histoire démarre par une poursuite : Alberti le scientifique (déguisé en fou du roi) et Fulbert le chat son pourchassés par le Roi pour cause d’hérésie. Il a en effet clamé haut et fort que la terre était plate. Sûr de ne pas être rattrapé, il croise pourtant sur sa route le dévoreur d’ombre (personnage récurrent chez Duffour) qui en a après l’étoile quantique contenue dans la mallette d’Alberti. Il s’en suit alors un chassé croisé entre le dévoreur d’ombre et Alberti d’une monde à l’autre. L’auteur déborde d’imagination et a de bonnes idées mais c’est un piètre compositeur. En effet, il crée des tonalités intéressantes mais ne sait pas les mettre en musique. Il en résulte un album "fourre tout" qui voit se croiser des pseudo mathématiciens, des philosophes, des théologiens et des créatures mythologiques. La fin est abrupte et décevante car inexistante. J.P. Duffour aurait pu encore continuer sur sa lancée et projetant ses personnages dans un autre monde avec d’autres loufoqueries. Mais finalement, cela aurait été vain. Je pense plutôt qu’il aurait dû s’arrêter un chapitre plus tôt pour garder un minimum de cohésion. Par contre, j’accroche toujours autant à ses dessins teintés d’onirisme. Décidément, J.P. Duffour devrait se faire seconder dans ses scénarii car c’est souvent une petite (voire une grosse) déception.
Toile Cirée
Acheté sans trop savoir à quoi m’attendre, j’ai été déçu par l’histoire de Roland. On suit les investigations d’un écrivain sur un meurtre dont il est le témoin. Il est aussi question de toiles, non pas celle d’un grand maître dans un musée mais plutôt celle qu’on met sur une table et qui sort d’une usine. Et d’usine, il en est aussi question. Une usine dirigée par un type pas net qui joue à l’apprenti sorcier. Bref, voici un drôle de mélange qui aurait pu prendre mais ce ne fut pas le cas. L’histoire peine et l’intérêt du lecteur s’étiole bien vite. Restent les dessins de Jouvray, plutôt sympathiques même si ça manque de diversité dans les cadrages (il use trop des plans américains). C’était aussi la raison de mon achat. Bref, je ne vous conseille pas de faire la même erreur que moi . . .
Gus le menteur
Je rejoins en beaucoup de points l’avis de ThePatrick. Visuellement, cette bd est une réussite. En effet, Nathalie Bodin nous offre de belles planches toutes en couleurs directes. Pourtant, à y regarder de plus près, les dessins ne sont pas marquants (très jeunesse comme le souligne ThePatrick). Côté histoire, ça démarre plutôt bien avec ce Gus qui sème la zizanie avec tous ses mensonges. Toutefois, l’histoire se termine en eau de boudin avec un final expédié et peu cohérent par rapport au personnage principal. Petite déception donc...
Robin des Pois à Sherwood (Robin des Boites)
Voici un petit album qui devrait plaire aux fan de F’murrr. Cet album est empreint d’un humour F’murrrien typique auquel je n’accroche guère. La déviation de l’histoire originale n’a d’ailleurs rien de bien original. Les noms tronqués suffiraient-ils à amuser la galerie ? Sûr que non. F’murrr propose alors de courtes séquences mettant en scène son Robin des bois plutôt gauche où le Shérif de Nottingham serait tout droit sorti d’un western, Richard Quart de Lyon (Gare de Lyon ?) un emmerdeur de première et Lady Marianne une vile tentatrice. Quelques situations prêtent à sourire mais elle sont trop peu nombreuses. Enfin, les récits (trois en tout) sont un peu juste et ont la fâcheuse tendance à laisser le lecteur sur sa faim. Côté dessin, c’est du F’murr tout craché, tel qu’on le retrouve dans Le Pauvre Chevalier, peut être en un peu moins travaillé. A lire si vous appréciez en général le travail de F’murrr.
Marsupilami
Quelques albums, ça va... et encore !... le reste : bonjour les dégâts !... Désolé, j'accroche pas ! Pourtant, j'adore ce "personnage" ; cette formidable création de Franquin, cet animal fabuleux et fantasque qui fait ses débuts dans l'hebdo Spirou n° 720 du 31 Janvier 1952. Mais, pour moi, le Marsupilami, c'est AVEC Spirou et Fantasio. Je sais, il plaît beaucoup aux "enfants" et en faire une série à part n'en est que lui rendre hommage. Mais cette série est "signée" Franquin, lequel n' y a pourtant fait que quelques crayonnés ; quasi l'ensemble étant dessiné par Batem. Le trait, le graphisme en général, ressemble très fort à celui du "maître", mais -personnellement- il n'y a plus l'esprit ; le Marsupilami devenant même parfois "sérieux". Tout comme pour Ran-Tan-Plan, le chien le plus idiot de l'Ouest, qui "bénéficie" également de sa propre série, je suis dubitatif. J'en ai lu -plutôt paginés- quelques tomes mais n'en n'ai ressenti aucun réel attrait. J'ai donc mis "bof". Et c'est vraiment ce que je ressens !...
Betty Boop
Note approximative : 2.5/5 D’abord quand L’Ymagier a posté la série je me suis dit : « Ca existe ça en bd !!! », puis je l’ai vu à la bibliothèque, et je me suis empressé de le prendre. Bons comme dit l’Ymagier, Betty Boop a des tenus un peu courts, même si je ne sais pas ce que pensais les U.S.A. a l’époque. Les dessins ne sont pas tops, mais il n’y a pas à se plaindre. Peu de gags m’ont fait rire,mais les 2-3 gags qui m'ont fait rire étaient très marrant et je pense que l’humour des années 30 a changé comparé à l’humour du 21ème siècle, comme dans Félix le chat Je n’ai pas trop accroché aux personnages, à part Betty Boop. La tante Tillie, le petit Bubby, les beaux acteurs et le réalisateur des films ne m’ont pas fait rire. Le sujet de la bd, « le cinéma » est bien choisi, mais les gags ne sont pas exploités à fond. Il y a beaucoup trop de pages. Je trouve que ça a mal vieilli, mais que pour une bd qui a 70 ans elle reste assez marrante. On peut avoir « Betty Boop » dans sa bdthèque et bien l’apprécier encore.
Ardeur
"Ardeur" fait ses débuts dans "Charlie Mensuel" n° 124 de Mai 1979. Les quatre premiers épisodes narrent sa "fuite en avant", la peur au ventre, et les péripéties tragiques et angoissantes qui vont l'accompagner. Les deux autres opus mettent l'accent sur deux autres histoires parallèles : celles de l'impitoyable Ida Mauz et de Jack le Vengeur (!). Tout cela n'aurait pas été trop mal si... je n'avais pas accroché au style graphique. Désolé, comme une saleté d'arête de poisson qui me reste en travers de la gorge et qui m'empêche de déguster un plat qui me paraissait bien bon. J'ai eu plus l'impression de plonger dans un vieux film expressionniste allemand des années 20 que dans de la BD. Du noir et blanc en aplats qui forme une sorte de trame abstraite ; fort peu pour moi. C'est peut-être novateur dans l'esprit, mais faut que la forme suive. Et de cette forme, je n'y ai pas compris grand chose. Et pourtant, je suis un "bon lecteur". Certains m'ont dit cette série "vénéneuse" ; tant de par son contenu que de par sa forme. Ah bon ?... Je n'y ai vu -opinion perso- qu'une sorte d'ennui qu'une certaine "élite" va vraisemblablement porter aux nues (sans rien y comprendre, comme souvent). Désolé. Un jour peut-être ouvrirai-je à nouveau un de ces albums. Mais j'avoue n'y mettre pas trop d"ardeur". Les albums : Il y en a six, édités de 1980 à 1987 par les Ed. du Square, puis avec Albin Michel, puis par Albin Michel seul (qui reprend les six titres dès 1984, mais dont seuls les opus 4 à 6 sont des E.O.).
Les Aventures de Victor Billetdoux
Un journaliste, passionné par l'Egypte ancienne, au début des années 1900 ?... Chic, ça peut être bien.... Oui... heuuuu... ôhh... un savant fou -y avait longtemps-, et des sectes tout aussi dingues... ça, j'y aurais pas pensé !... Bref, des péripéties "habituelles" qui ne m'ont pas apporté un vrai plaisir de lecture, surtout que "l'inspiration" fait la part belle au "Mystère de la Grande Pyramide" de Blake et Mortimer.. Le dessin : c'est comme les fromages... un peu de tout ! Un soupçon de Tardi, une larme de Forest ; un mélange de trait précis et de surréalisme. Heureusement, le trait de Wininger s'affirmera au fil des histoires, deviendra un peu plus personnel. Mais tout ça ne fait pas avancer le schmilblick... Reste l'ambiance réaliste -et bien rendue- dans laquelle baignent ces aventures. Mais c'est peu pour "porter" une série -assez dépaysante et exotique- mais qui, personnellement, ne m'a proposé que peu d'attraits. Ma cote réelle : 2,5/5.