Les Sous-sols du Révolu

Note: 3.11/5
(3.11/5 pour 18 avis)

Dans Les Sous-sols du Révolu, Marc-Antoine Mathieu nous entraîne dans les profondeurs du musée, dans les entrailles de l'institution, dans un futur indéterminé, à moins qu'il ne s'agisse d'un monde parallèle ou d'une autre dimension de la réalité.


Bâtiments et architectures Le Musée du Louvre Marc-Antoine Mathieu

Dans Les Sous-sols du Révolu, Marc-Antoine Mathieu nous entraîne dans les profondeurs du musée, dans les entrailles de l'institution, dans un futur indéterminé, à moins qu'il ne s'agisse d'un monde parallèle ou d'une autre dimension de la réalité. Nous suivons les pas du Volumeur, chargé de quantifier l'inquantifiable, et de son assistant Léonard. Ils vont arpenter les coulisses du plus grand musée du monde pour en prendre les mesures. Mais peut-on mesurer l'incommensurable ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Octobre 2006
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les Sous-sols du Révolu
Les notes (18)
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28/10/2006 | Ro
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Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Quelques petits camarades bien intentionnés m'ont fait à maintes reprises l'article sur les œuvres de Marc Antoine Mathieu; Oh mais pardon j'ai appris que l'on devait dire MAM. Un brin snobinard sans doute mais aux vues des titres du monsieur, pourquoi pas. Je galéjade, ceci est donc mon titre, une découverte totale s'il en est. Et bien les gars, les filles c'est plutôt pas mal du tout, même franchement bien, je répète c'est la première et seule œuvre que je connaisse du bonhomme, ( si je puis me permettre cette familiarité ). Étant donc un nouvel explorateur de l'univers du monsieur, une ou deux remarques : le dessin est carrément sympa et n'est pas sans avoir quelques similitudes avec Mr Shuiten, les architectures bien sur et quelques perspectives vertigineuses. L'esprit également, particulièrement dans ce volume ou l'organisation des espaces est fondamental. Deuxième point, le côté un peu intello du discours qui risque d'en perdre plus d'un, mais bon il n'est pas inutile de se cultiver!! L'on m'avait beaucoup vanté, les expérimentations "éditoriales et conceptuelles" des livres de l'auteur en me précisant qu'a certains moments j'aurais à suivre des découpages de pages, des pliages et autres expériences. Ici les choses sont relativement calmes sauf un petit pliage en cours de route, rien de rédhibitoire cependant. Allez ne tergiversons pas, cet album est vraiment sympa, d'une lecture sans doute plus aisée que la réputation de l'auteur le laisserait supposer, donc hardi les gens, une (re)découverte d'un fameux musée qui ne s'abordera plus de la même manière la prochaine fois que nous irons y user nos semelles.

25/11/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Je suis un grand amateur et admirateur du travail de Marc-Antoine Mathieu, et j’ai retrouvé ici une partie de ce qui me séduit dans un grand nombre de ses albums. C’est une œuvre de commande, et je craignais que cela ne bride l’imagination de MAM. En fait pas trop, et il a su trouver un angle d’attaque intéressant et original. On a droit à une balade onirique, une descente dans des sous-sols à la fois quasi infinis et improbables sans en atteindre les limites (en cela l’album rappelle qu’un musée comme celui du Louvre est une sorte d’iceberg qui cache dans ses réserves la majorité de ce qu’il possède). MAM joue sur les mots, les images, pour faire allusion à des œuvres originales présente au Louvre – qui n’est jamais cité, mais qui transparaît dans les multiples anagrammes (dont celui du titre) qui parsèment les dialogues. Ce n’est pas une visite d’un musée avec arrêt devant les œuvres, c’est un éclairage de l’intérieur du musée, lui-même œuvre d’art. Les clins d’œil aux divers métiers liés à la conservation, la restauration des œuvres, ainsi qu’à la Bande Dessinée, ajoutent une touche ludique, permettent de distendre les limites que le travail sur commande pouvait assigner au créateur. Pour ce qui est du visuel, on a là la signature graphique de MAM, avec un très beau dessin usant intelligemment du Noir et Blanc (en passant par quelques nuances de gris). Et un travail sur la perspective, puisque le décor très géométrique et labyrinthique est un classique pour lui. Classique, géométrique, symétrie, l’art du Grand siècle qui a remodelé les façades du Louvre était fait pour être complété par le travail de MAM, architecte d’un imaginaire « à nul autre pareil »…

12/01/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Il semble décidément impossible de mal noter Marc-Antoine Mathieu, tant celui-ci place la barre haute à chaque fois. Toutefois, ce n’est pas ce que j’ai préféré parmi ses productions. Est-ce parce qu’il s’agit d’un travail de commande ? Bien sûr, on retrouve son univers et sans nul doute, MAM a honorablement rempli son contrat, qui consistait à présenter une œuvre artistique revisitant le musée du Louvre. Dans cette désormais fameuse ambiance noir et blanc un peu inquiétante à laquelle notre doux-dingue nous a habitué, les pérégrinations de Eudes le volumeur donnent lieu à des réflexions pertinentes sur l’art en général et la conservation des œuvres, avec toute la fantaisie et l’humour absurde propres à son auteur. Comme dans Julius Corentin Acquefacques et la plupart de ses autres productions, on retrouve ces mêmes sensations de vertige face à des mises en abyme et cheminements cérébraux très imaginatifs, parfois même on s’esclaffe. Alors qu’est-ce qui fait que cet opus m’a semblé un peu en dessous ? Peut-être ce côté moins ludique, avec plus de textes et moins de délires visuels empiétant parfois sur le livre physique comme à l’accoutumé – MAM s’est seulement autorisé un pliage en page 35. Peut-être ce côté plus statique et claustrophobique aussi. Cette promenade un peu monotone dans les sous-sols du musée – même si ceux-ci ne semblent pas avoir de limites – finit par susciter une sorte de malaise lié sans doute à une vague sensation de confinement. Et comme sieur Mathieu nous a généreusement habitués au meilleur, ses enfants gâtés de lecteurs sont évidemment là pour le lui reprocher dès qu’il y a une petite baisse de régime ! Le point positif, c’est que cet album représente véritablement un pont dressé entre l’art institutionnel et le neuvième art (le petit dernier toujours un peu turbulent), non sans une certaine ironie de la part de l’auteur. A lire tout de même malgré ces légers griefs.

19/08/2014 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5

Même si c'est un auteur dont je ne connais pas encore extrêmement bien le travail, chaque nouvel album de MAM est une expérience pour moi... Voici une excellente BD, exploitant de façon intelligente ET absurde le thème des beaux-arts et du musée (en tant que lui-même œuvre d'art finalement). Grâce à une histoire finement contée et assez captivante, l'auteur arrive à nous faire suivre ces élucubrations sur l'art, sa forme et son fond ; c'est quelque fois obscur à suivre, d'autres fois et assez souvent drôle (un humour très absurde que j'aime beaucoup), mais à chaque fois c'est bien trouvé et surprenant. L'auteur joue aussi, d'une manière expérimentale avec les codes de la BD (mais avec modération), et personnellement, j'aime bien son graphisme, résolument moderne. La partie visuelle du bouquin joue avec les codes de la BDs, mais aussi avec l'architecture voire même les nuances de gris. Un ouvrage étrange, bien qu'attirant, envoutant, rigolo, profond : une œuvre d'art en somme.

15/03/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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2.5 Je suis divisé sur la qualité de cet album. D'un côté, j'aime bien le dessin de Marc-Antoine Mathieu et ce fut un vrai plaisir d'admirer l'architecture du musée. De plus, j'ai trouvé certains dialogues savoureux. D'un autre côté, je trouve que le scénario est mince. Ça se résume à des personnages qui se promènent dans le Louvre, ils découvrent des choses et ils rencontrent des gens. Cela manque de rebondissements passionnants et lorsque les dialogues n'étaient pas savoureux à mon goût, je m'ennuyais un peu et j'avais l'impression que les personnages parlaient pour rien. Au final, je dirais que c'est un album inégal avec des bonnes et des mauvaises scènes.

25/07/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 3/5
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Étrange et merveilleux album que celui-ci. M.A.M. nous embarque à travers ce travail de commande dans les tréfonds d'un musée imaginaire... mais pas tant que cela. Un certain Louvre n'est jamais bien loin, tapis entre les ombres que l'auteur manie si bien... Merveilleux en effet, car M.A.M se joue de l'immensité du lieu et de tout se qui compose un musée. Tout ? Non, et bien au contraire même. Car c'est la face immergée de l'iceberg qu'il nous propose d'essayer d'appréhender. La pleine lumière lui incombe peu. Son travail se révèle efficace dans le grandiose, ses contrastes et ses absurdités. Tout est là pour coller parfaitement à l'univers si particulier qu'a su distiller M.A.M au fil de ses albums ! Mais, car il faut un mais, si tous les ingrédients semblent présents, l'osmose peine à se faire et à trouver une ligne conductrice. Notre "guide" à travers se dédale à qui est confié le soin de faire l'inventaire de cet univers, a autant de mal à remplir sa mission qu'à nous convaincre pleinement. Les lieux, les personnages et les situations qui se suivent manquent de cohésion, et on peine à trouver le rythme de cette narration qui fait plus compilation d'idées qu'autre choses. Certes, celles-ci sont intéressantes, les clins d'œils font mouche, mais il manque ce petit quelque chose qui porte le récit. Est-ce dû au fait qu'il s'agisse d'un travail de commande ? Je ne sais pas. En tout cas, malgré de très bonnes idées et réflexion sur l'art et sa conservation, un dessin toujours aussi bon de M.A.M, cet album pêche par un certain manque de pêche dans le récit. Dommage. M.A.M n'aurait-il d'ailleurs pu intégrer cette notion de commande qui a porté l'art pendant une grande partie de son histoire ?

26/06/2010 (modifier)
Par GiZeus
Note: 3/5

Un essai sur l'art de la part de l'auteur de Julius Corentin Acquefacques et Dieu en personne ne se refuse pas. Surtout si comme moi on ne le sait pas en ouvrant le livre. Et c'est ainsi que j'ai pu découvrir ce sympathique album. Pas facile de dire grand chose sur ce volume. L'histoire, si tant est qu'il y en ait une, se limite à l'exploration des souterrains d'un musée. Des personnages on n'en saura pas beaucoup, à part leur rôle. D'ailleurs l'intérêt de cet ouvrage n'est pas d'en faire un roman graphique mais d'explorer le pouvoir de l'Art. Quoi de mieux placé qu'un musée, au hasard le Louvre, pour tisser cette réflexion. A la différence qu'ici on s'intéresse aux sous-sols (imaginaires) du fameux musée et surtout aux trésors qu'ils renferment. Je dois dire que j'ai bien apprécié la réflexion de MAM, sur la relation entre l'Art et le Réel. Lequel influe sur l'autre ? De quelle manière l'Art nous influence-t-il ? Cette partie là est très agréable à suivre. Cependant, je dois avouer avoir été moins intéressé par les autres problématiques. C'est pourquoi je ne mets seulement "pas mal". A noter un joli clin d'oeil à la bande dessinée.

21/11/2009 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
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Lorsqu’on me parle de Marc Antoine Mathieu (alias MAM), je pense immédiatement à ses séquences pleines d’inventivités de l’excellente série Julius Corentin Acquefacques. Autant le dire tout de suite, « Les sous sols du révolu » est moins original que la série phare de MAM (surtout pour les lecteurs habitués des BD de cet auteur) mais l’album vous fera passer un très agréable moment de lecture. « Les sous sols du révolu » est une BD faisant partie d’un projet qui vise à réaliser des albums ayant pour cadre le musée du Louvre sous le label « Futuropolis ». Ainsi, « Les Sous-sols du résolu » est le deuxième album de cette collection après l’intéressant Période Glaciaire réalisé par De Crécy. L’heureuse surprise de cet album vient du parti pris de MAM de nous avoir proposer un scénario qui nous fait découvrir les dessous du musée du Louvre, alors que je m’attendais à lire une histoire basée sur une banale promenade dans ce haut lieu de l’art mondial. Le résultat m’a donné un très bon moment de lecture, la visite des deux personnages principaux dans ces lieux inconnus du public est ludique et captivante. Bien entendu, MAM glisse dans cette « balade » ses habituels délires visuels, ces hallucinations m’ont semblées bienvenues car elles dynamisent l’histoire. Il faudra certainement un temps d’adaptation aux néophytes habitués aux BD colorisées pour qu’ils apprécient le noir et blanc très personnel de MAM. Pourtant, son trait est très lisible et j’avoue avoir beaucoup d’admiration devant sa capacité à maîtriser à merveille la perspective (à mon avis et à ma connaissance, MAM est un des meilleurs auteurs dans cet exercice actuellement). Après Période Glaciaire, « Les Sous-sols du révolu » démontre que cette idée de réaliser des BD ayant pour cadre le musée du Louvre est intéressante… pour peu que cette collection soit confiée à des auteurs aux scénarii originaux et aux styles très personnels. Pour l’instant, je contacte que le pari de « Futuropolis » est bien parti pour être une grande réussite. J’attends prochainement le prochain album de cette collection ! Note finale : 3,5/5

03/12/2006 (MAJ le 18/08/2008) (modifier)
Par Ems
Note: 4/5

Bien qu'il s'agisse d'une commande, MAM nous gratifie d'une belle oeuvre. On y retrouve ses aspirations, ses démonstrations tant graphiques et textuelles : vraiment du grand art !!! Son dessin, habituellement clair-obscur, s'étoffe avec l'ajout des quelques nuances grises. Cela donne l'impression d'une progression et d'une évolution dans sa gestion du dessin, la maîtrise est comme toujours au rendez-vous. Cette BD se déguste tranquillement et sereinement. La lecture n'est pas des plus faciles. C'est le prix à payer pour ce one shot inclassable si riche, comme le site et le milieu artistique qu'il représente et "vend" d'une certaine façon.

03/09/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
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Ca alors, les avis sont partagés. Moi, ça m’a beaucoup plu. On est certes loin des prouesses techniques de la série Julius Corentin Acquefacques, et l’absence presque totale d’humour risque de décevoir les fans de cette dernière, mais il reste que le récit est d’une intelligence hors norme, sans pour autant être soporifique. Musé du Louvre oblige, les thèmes abordés tournent tous autour de l’art, de sa conservation, de sa nature… mais le tout est présenté avec beaucoup d’originalité, avec un coté loufoque pince-sans-rire que j’ai trouvé énorme. Ah il faut le voir, le responsable du service restauration, expliquer super sérieusement qu’ils reconstruisent les nez des statues super gros et mal fait, pour que si une génération future décide que toute partie restaurée devrait être supprimée pour ne garder que l’œuvre originale, il sera plus facile de voir ce qui a été ajouté. En plus voyez-vous, ça aidera les passionnés d’art à fait la part des choses et réaliser que le nez ne fait pas partie de la création originale. Le passage sur le portrait de Mona Lisa est aussi très ingénieux. Le coté exploration des sous-sol a un coté fascinant, et m’a un peu rappelé l’ascension de la tour des Cités obscures (sauf qu’ici, l’exploration se fait vers le bas). Bref, arrêtons de comparez tout ce que fait M.A.M au bijou qu’est Julius Corentin Acquefacques, et apprécions les œuvres originales de cet auteur décidément talentueux à leur juste valeur.

31/05/2007 (modifier)