J'ai un peu de mal avec cette série.
Le dessin enfantin colle assez bien avec l'humour décalé des personnages, mais pas du tout avec l'univers médiéval fantastique.
Ce mélange hétéroclite laisse deviner un gros potentiel et pourtant, je ne suis guère sensible au résultat. L'intrigue mériterait peut-être davantage d'épaisseur afin de compenser la légèreté des personnages, même si on la sent pointer ici ou là (avec les 7 objets de l'épée du destin).
Pourtant, quelque chose me rebute et me bloque dans cette série, malgré les bons retours dont elle fait l'objet.
J'en suis à ma troisième lecture, et si elle ne m'ennuie pas, elle ne m'emballe toujours pas. Peut-être avec le quatrième tome, qui sait ?
PS : le quatrième tome sans être meilleur, m'a fait relire encore une fois les trois premiers. Et je ne sais pas pourquoi, cette fois l'ambiance m'a conquis. Peut-être est-ce en lien avec mes lectures de Terry Pratchett ? Je ne sais pas. En tout cas je relève donc ma note.
Si je devais noter l'ensemble de l’œuvre de messieurs Brubaker et Phillips, nul doute que je leur attribuerais la note maximum. Tout au long de leur carrière ils ont su nous concocter des scénarios tirés au cordeau, implacables où les personnages la plupart du temps ne sont pas maitres de leur destin. Tragédies grecques ou shakespeariennes, bref du très grand art.
Alors comme le dit Alix si la couverture et les toutes premières pages pouvaient nous laisser croire que le duo d'auteurs laisse de côté son domaine de prédilection, il n'en est en fait rien puisqu’assez rapidement nous replongeons dans un polar pur et dur qui a fait le succès de nos deux auteurs.
Une construction impeccable nous balade entre des lieux et des époques différentes, les pulps que Max écrit et ces années 30/40 qui voient aux États-Unis la montée du nazisme.
Voilà un récit qui rentre dans ma bibliothèque sans aucun problème.
J'hésite beaucoup entre le pas mal et le franchement bien. Voilà un récit qui démarre plutôt très bien. Le personnage principal , Charly possède la capacité de neutraliser de pouvoir de divers monstres et notamment de l'un d'eux qui se transforme en petite fille qui devient la prisonnière de Charly et est obligée de le suivre sur la route. Leur route croise un cirque de monstres que j'ai trouvé bien légers et gentillet. Nous sommes à des kilomètres de "Freaks".
Un découpage tout en flashbacks qui ne plombent en aucun cas le récit, c'est du tout bon, si l'on y ajoute un dessin plus que bon avec une colorisation avec de forts belles nuances nous avons au final un récit dont nous n'attendons qu'une chose, la suite.
Allez soyons fous je note Franchement bien.
Là où beaucoup, sans doute, choisiraient Achille Talon, si je devais, pour ma part, choisir une seule saga pour incarner l'œuvre de Greg, j'opterais sans trop d'hésitations pour Olivier Rameau. Même si, dans la liste de mes séries préférées de Greg, elle se dispute la première place avec Comanche, je trouve qu'il s'agit de celle qui illustre le mieux l'esprit de l'auteur. Alors qu'Achille Talon est davantage tourné vers l'humour pur, Comanche plonge tout entier dans le domaine de l'aventure, mais Olivier Rameau incarne le juste milieu entre ces deux catégories.
Ce qui fait, à mon sens, la supériorité de cette saga, c'est parce que, précisément, tout y est possible. Greg peut y faire absolument tout ce dont il a envie, et pourtant, contrairement à certains tomes d'Achille Talon ou Les As, il ne fait pas n'importe quoi pour autant (même si ça en a parfois certaines apparences). Ainsi, le mécanisme de ses récits est souvent le même d'un tome à l'autre : tout va bien au pays de Rêverose, quand soudain la tranquillité est menacée par un élément extérieur qui pousse Olivier à monter une équipe pour voyager à l'autre bout du pays et découvrir de nouvelles contrées. Jusque-là, rien que de très classique, mais Greg nous montre qu'il maîtrise en tous points l'écriture d'une histoire en veillant à lui garder une cohérence interne extrême, où tous les éléments utiles à l'intrigue sont présentés avant dans le récit, y compris ce qui servira de deus ex machina.
Bref, c'est très rigoureux et en cela, ça suit parfaitement le credo d'un Lewis Carroll, tant on peut évidemment rapprocher Olivier Rameau de sa lointaine cousine Alice au pays des merveilles. Un credo d'ailleurs parfaitement résumé par un autre (très) grand auteur britannique, l'immense G.K. Chesterton, qui expliquait : "Le fou, c'est celui qui a tout perdu sauf la raison." Ici, tout est fou : rien n'a de raison d'être, tout ce qui nous fait vivre dans le monde réel (le "monde-où-l'on-s'ennuie") a disparu du pays de Rêverose, mais tout est logique. Une logique apparemment absurde, mais toujours cohérente, et finalement imparable qui nous plonge au sein d'une très jolie folie.
Cette folie, nous la connaissons finalement déjà, et les auteurs ne se privent pas de nous le rappeler régulièrement, car nous l'avons déjà visité : la nuit, au sein de nos rêves. Et de fait, Olivier Rameau, c'est cela : un rêve qui prend vie sous nos yeux, conscients et éveillés. Il se dégage alors de la saga un onirisme tout particulier, qui lui donne son sel savoureux et bannit tout ce qui aurait pu être mièvre à l'excès chez un auteur moins onirique.
Ainsi, Greg crée un univers unique, fascinant par sa capacité à nous faire vraiment rêver, tout en en profitant pour écrire des récits trop faciles ou affranchis de toute règle. Au contraire, c'est en faisant particulièrement attention aux règles qu'il réussit à porter Olivier Rameau au rang de chef-d'œuvre.
C'est aussi grâce au renfort de Dany, dont le trait n'a jamais été aussi bien utilisé qu'ici. En effet, il dessine avec un style très proche du Greg habituel et du style franco-belge classique, mais il y ajoute une touche de réalisme et même de sensualité qui apporte quelque chose en plus à la saga. En plus de dessiner avec un immense talent des paysages fascinants et très variés, ses personnages sont aussi des merveilles de dessin, d'une immense rigueur, soit caricaturaux (M. Pertinent), soit plutôt réaliste et bien proportionnés (Olivier Rameau et Colombe).
Le dessinateur crée ainsi un univers graphique à la hauteur de celui inventé par Greg, et c'est bien l'alchimie entre les deux qui permet de faire d'Olivier Rameau une si grande saga, à lire et relire sans modération, qu'on soit enfant, adolescent ou adulte. Car quel que soit notre âge, il y aura toujours une part de nous disponible à la rêverie.
Autant Mafalda, son œuvre phare, ne m’a jamais vraiment attiré, autant je peux dire que je n’ai jamais été déçu par les albums d’humour de Quino. Et celui-ci ne dérogera pas à cette heureuse règle.
C’est le plus souvent muet (lorsqu’il y a des textes, ils sont peu développés), et cela joue essentiellement sur son dessin, au trait fin et épuré, auquel le Noir et Blanc va très bien.
Jamais de trash, parfois un peu d’humour noir, mais surtout une petite dose d’absurde et pas mal de poésie (à tendance surréaliste parfois) : ce cocktail simple est efficace, car Quino a du talent, et sait se renouveler. Jamais hilarant, mais quasiment toujours drôle, l'imagination de Quino, ici au pouvoir, est très rafraichissante.
J’ai l’impression d’écrire la même chose à chaque critique d’un album de Quino. Non parce qu’il se répète, mais parce que je ne me lasse pas de ses dessins, au trait fragile comme ceux de Sempé, qui éclairent sentiments et société d’une lumière jamais totalement noire.
Même si ce n'est sans doute pas son meilleur album du genre, il se lit très agréablement. Quino est un grand auteur d’humour.
Un carnet de route, un parcours initiatique et un exploit sportif (surtout quand on n’y est pas vraiment préparé !) : Americana est tout cela à la fois. Ce récit au jour le jour évolue au gré de l’humeur de notre marcheur qui en bave et râle beaucoup. Il faut dire qu’il n’a visiblement pas eu la préparation physique indispensable avant de s’embarquer dans une telle aventure. Son humeur (souvent mauvaise ou sombre), ses moments de petits bonheurs partagés avec les autres marcheurs rencontrés, perdus de vue puis retrouvés, et son autodérision nous rendent ce marcheur irlandais fort sympathique. On a un peu pitié de lui, mais on l’envie aussi beaucoup d’avoir osé se lancer dans le célèbre PCT. Mais les miles défilent, et le rythme est pris. On marche avec lui et on découvre tous les trucs du PCT (les réserves d’eau cachées, les surnoms que les marcheurs se donnent entre eux, les astuces du marcheur confirmé). Cette micro-société constituée d’hommes et de femmes, plus ou moins sportifs (mais plutôt plus que moins !) qui sont tous sur le même chemin au même moment offre un panorama intéressant de la société américaine.
Alternance de récits sous forme de textes et de bande dessinée, ce récit divisé en six chapitres nous emmène ailleurs. On marche… On monte… On descend… On remonte…
Le dessin est d’une extrême sobriété. En bichromie, petites cases, il est d’une extrême simplicité. On pourrait regretter de ne pas découvrir, par le dessin, les paysages traversés que l’on imagine incroyables, variés, inconnus. En fait, le lecteur est concentré sur le récit du marcheur, sur l’effort et la résolution des problèmes du quotidien : la météo, les douleurs, la soif, le matériel, la tente qui s’effondre tous les soirs, et surtout les relations avec les autres marcheurs. Récit introspectif et initiatique, immersif, entre le rêve et la réflexion, les doutes et la fierté d’avancer de centaines de miles en centaines de miles. A recommander chaudement aux amateurs de récits personnels et d’aventure et à ceux qui rêvent d’Amérique !!
3.5
J'ai lu cette série principalement parce qu'il y avait Jacques Lamontagne au dessin et je ne le regrette pas !
Le dessin réaliste de Lamontagne est toujours aussi bon, tout semble 'vrai', je peux presque sentir l'odeur de puanteur qui se dégage de ce far-west qui est bien loin de ce qu'on fait à Hollywood. Ajoutons qu'en plus il y a du dynamisme dans le trait, on est loin des dessins réalistes où tout semble figé même lorsqu'il y a de l'action.
Le scénario est prenant même si c'est vrai que le rythme est un peu lent. J'ai bien aimé suivre le parcours de Calamity Jane et de Wild Bill Hicock, quoique je ne sais pas ce qui est vrai et ce qui est fictif dans le récit. Ce que j'ai surtout apprécié est que si on retrouve les clichés habituels du western, le ton est plus réaliste, plus crade...Comme je l'ai écrit on n'est pas dans l'idéalisation de far-west et j'ai bien aimé cette approche. J'ai hâte de lire la suite !
Ce diptyque conte l'épopée de Charlemagne et du paladin Roland en terres ibériques face aux Sarrasins, reliée à l'épisode désastreux de Roncevaux dans les Pyrénées qui rappelons-le, vit le massacre de l'arrière-garde de Charlemagne rentrant d'Espagne. Cet événement fit de Roland une légende glorifiée par la fameuse Chanson de Roland, la plus célèbre des chansons de geste du monde médiéval.
Juan-Luis Landa se lance dans ce récit seul en assurant scénario, dessin et colorisation, sans doute qu'en tant qu'Espagnol, il se sentait destiné à conter cette histoire ; ses recherches ont dû certainement être pointues vu que ça semble très réaliste et crédible. Sur le plan historique, il y a beaucoup de vrai, quelques arrangements, des simplifications et une part de légende, disons que l'Histoire et la légende s'entremêlent puisque le récit se focalise surtout sur Roland plus que sur Charlemagne, les autres personnages faisant de la figuration. Roland représente l'idéal chevaleresque, le bras armé de la chrétienté face aux impies et aux païens. On connait son destin qui sera d'être tué à Roncevaux, ce qui lui apportera une gloire immortelle, devenant ainsi une figure mythique nationale, surtout sous la Troisième République, comme l'avait été Vercingétorix et comme le sera Jeanne d'Arc. Etrangement, pour ces 3 figures, ça a mal fini, c'est le prix à payer car c'est le lot des héros nationaux qui accomplissent une grande action.
Cette période historique est rarement abordée en bande dessinée si l'on excepte quelques albums sur Charlemagne comme celui de la collection Ils ont fait l'Histoire chez Glénat (Charlemagne) mais où cet épisode de Roncevaux resté anecdotique, n'est que partiellement abordé. Ici, Landa décrit dans ce premier tome tout ce qui précède le drame de Roncevaux, c'est donc très bien élaboré. L'ensemble est de grande qualité, dense, très détaillé, avec une ambiance historique bien rendue, un soin dans l'architecture et les armes, ce qui aide à entrer dans ce Moyen Age farouche. Sans oublier une carte splendide en pages de garde qui plante le décor de la géographie complexe de ces temps anciens.
La partie graphique est proprement stupéfiante, le dessin est extrêmement soigné et précis, la mise en page époustouflante avec des planches aérées, des cadrages larges et des pleines pages ; dès les premières pages, on est saisi. Ce dessin est d'une puissance phénoménale, je le trouve encore plus abouti que dans Arthus Trivium, les scènes de batailles avec la violence guerrière de cette époque alternent avec des pages de beaux dialogues, et Roland est vu comme le héros central avec tout ce qui a forgé sa légende, son épée Durandal et son olifant en ivoire. Les variations de couleurs froides et de couleurs chaudes sont également remarquables, Landa a accompli du beau travail.
C'est un récit épique de chevalerie, vu de façon très héroïque, une oeuvre ambitieuse par son dessin de grande classe, son découpage et son propos, dont la fin est connue, mais dont l'achèvement promet avec l'épisode de Roncevaux dans un tome 2 très attendu.
J'ai la culture poétique d'une huître, alors je m'engage sur cette BD non sans appréhension. Et j'ai la fâcheuse tendance à m'ennuyer ferme quand un récit biographique prend une tournure de poète au pauvre esprit torturé, ô pauvre esprit torturé !
Sauf qu'ici ça n'a rien à voir. Et puis finalement, même si l'on gravite continuellement autour de Rimbaud et que l'on suit son itinéraire jusqu'à
la rencontre finale, c'est aussi (et autant) Adrien qui doit intéresser le lecteur. Ce mélange entre faits réels et fiction est une réussite, un exemple !
Et puis ce dessin singulier m'a embarqué dès le départ. Certaines pages, proches de l'illustration, sont grandioses. Et les couleurs participent clairement à l'ambiance de chaque scène. Le trait, griffonné et raffiné, fait penser en effet à un carnet de voyages, et le dessinateur n'oublie pas de donner du mouvement et de la vie à ses personnages !
L'écriture est peut-être trop dense pour moi, bien qu'elle soit essentielle. Ma méconnaissance initiale du mouvement décadiste, et de Rimbaud il faut dire, n'a pas impacté mon enthousiasme pour parcourir cette quête. En ce qui me concerne, les tournures utilisées et les poèmes cités rendent l'ensemble assez complexe, j'ai dû m'accrocher ! Mais au final, je serais bien tenté de lire quelques poèmes pour goûter l'eau à sa source.
Je ne vais pas prêcher les convertis, mais pour ceux qui souhaitent connaître ce mouvement, cette icône qu'est Rimbaud
et cette période, vous pouvez démarrer par cette belle histoire.
N'ayant pas lu les précédents docu-politiques dessinés de Mathieu Sapin je ne ferai pas de comparaison. J'avais vu passer Le Château, une année dans les coulisses de l'Elysée mais il y en a encore un autre sur les coulisses de l'élection de F. Hollande. A la base c'est sa bande dessinée sur Gérard Depardieu que je voulais surtout lire mais la politique m'intéresse aussi. J'ai été assez surpris de la façon de traiter car la partie qui se passe de nos jours est presque occultée par une large part consacrée à Jean Racine. L'auteur ne se compare pas d'un point de vue littéraire mais fait une analogie sur leur rôle respectif de mise en lumière de la vie politique chacun à leur époque.
J'ai appris pas mal de choses sur la vie de Racine, son introduction à la cour, ses différentes pièces, ses tentatives de poésie pour flatter tel ou tel puissant, Mazarin, Fouquet (ce fut raté pour ces deux-là) et ainsi se faire remarquer pour en retirer une pension. Tout cela est très intéressant, très dense, l'album est long à lire. On sent que Mathieu Sapin voulait faire un bouquin sur Racine, sans forcément convaincre un éditeur, et s'est servi d'un pseudo-contexte dans la lignée de ses précédentes aventures politiques pour le faire. Il se met en scène en train de dire qu'il ne fera plus de bouquin politique, puis active tout de même son réseau car il veut réaliser un film ayant l'Elysée pour décor. Je n'avais pas entendu parler de la sortie de ce film, Le Poulain, avec Alexandra Lamy.
Il y a tout de même une partie sur la vie politique, sur la fin de Hollande et une première rencontre avec Macron lors du débat de l'entre deux tours. Puis quelques temps plus tard où on voit vraiment l'homme de communication qu'est le président avec le passage sur le grand débat organisé avec les intellectuels. Et cet album est également un moyen comme un autre de servir cette communication. On ne peut pas dire que Sapin soit dans la critique, il n'est pas non plus dans la flagornerie - à vrai dire je pense qu'il est plus proche des idées de Hollande - laissant plusieurs voix s'exprimer notamment une de ses connaissances critiquant la fausse image de président cultivé que veut donner Macron.
Un bon style, de l'humour et une lecture longue mais plaisante.
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Donjon Zenith
J'ai un peu de mal avec cette série. Le dessin enfantin colle assez bien avec l'humour décalé des personnages, mais pas du tout avec l'univers médiéval fantastique. Ce mélange hétéroclite laisse deviner un gros potentiel et pourtant, je ne suis guère sensible au résultat. L'intrigue mériterait peut-être davantage d'épaisseur afin de compenser la légèreté des personnages, même si on la sent pointer ici ou là (avec les 7 objets de l'épée du destin). Pourtant, quelque chose me rebute et me bloque dans cette série, malgré les bons retours dont elle fait l'objet. J'en suis à ma troisième lecture, et si elle ne m'ennuie pas, elle ne m'emballe toujours pas. Peut-être avec le quatrième tome, qui sait ? PS : le quatrième tome sans être meilleur, m'a fait relire encore une fois les trois premiers. Et je ne sais pas pourquoi, cette fois l'ambiance m'a conquis. Peut-être est-ce en lien avec mes lectures de Terry Pratchett ? Je ne sais pas. En tout cas je relève donc ma note.
Pulp
Si je devais noter l'ensemble de l’œuvre de messieurs Brubaker et Phillips, nul doute que je leur attribuerais la note maximum. Tout au long de leur carrière ils ont su nous concocter des scénarios tirés au cordeau, implacables où les personnages la plupart du temps ne sont pas maitres de leur destin. Tragédies grecques ou shakespeariennes, bref du très grand art. Alors comme le dit Alix si la couverture et les toutes premières pages pouvaient nous laisser croire que le duo d'auteurs laisse de côté son domaine de prédilection, il n'en est en fait rien puisqu’assez rapidement nous replongeons dans un polar pur et dur qui a fait le succès de nos deux auteurs. Une construction impeccable nous balade entre des lieux et des époques différentes, les pulps que Max écrit et ces années 30/40 qui voient aux États-Unis la montée du nazisme. Voilà un récit qui rentre dans ma bibliothèque sans aucun problème.
Sideshow
J'hésite beaucoup entre le pas mal et le franchement bien. Voilà un récit qui démarre plutôt très bien. Le personnage principal , Charly possède la capacité de neutraliser de pouvoir de divers monstres et notamment de l'un d'eux qui se transforme en petite fille qui devient la prisonnière de Charly et est obligée de le suivre sur la route. Leur route croise un cirque de monstres que j'ai trouvé bien légers et gentillet. Nous sommes à des kilomètres de "Freaks". Un découpage tout en flashbacks qui ne plombent en aucun cas le récit, c'est du tout bon, si l'on y ajoute un dessin plus que bon avec une colorisation avec de forts belles nuances nous avons au final un récit dont nous n'attendons qu'une chose, la suite. Allez soyons fous je note Franchement bien.
Olivier Rameau
Là où beaucoup, sans doute, choisiraient Achille Talon, si je devais, pour ma part, choisir une seule saga pour incarner l'œuvre de Greg, j'opterais sans trop d'hésitations pour Olivier Rameau. Même si, dans la liste de mes séries préférées de Greg, elle se dispute la première place avec Comanche, je trouve qu'il s'agit de celle qui illustre le mieux l'esprit de l'auteur. Alors qu'Achille Talon est davantage tourné vers l'humour pur, Comanche plonge tout entier dans le domaine de l'aventure, mais Olivier Rameau incarne le juste milieu entre ces deux catégories. Ce qui fait, à mon sens, la supériorité de cette saga, c'est parce que, précisément, tout y est possible. Greg peut y faire absolument tout ce dont il a envie, et pourtant, contrairement à certains tomes d'Achille Talon ou Les As, il ne fait pas n'importe quoi pour autant (même si ça en a parfois certaines apparences). Ainsi, le mécanisme de ses récits est souvent le même d'un tome à l'autre : tout va bien au pays de Rêverose, quand soudain la tranquillité est menacée par un élément extérieur qui pousse Olivier à monter une équipe pour voyager à l'autre bout du pays et découvrir de nouvelles contrées. Jusque-là, rien que de très classique, mais Greg nous montre qu'il maîtrise en tous points l'écriture d'une histoire en veillant à lui garder une cohérence interne extrême, où tous les éléments utiles à l'intrigue sont présentés avant dans le récit, y compris ce qui servira de deus ex machina. Bref, c'est très rigoureux et en cela, ça suit parfaitement le credo d'un Lewis Carroll, tant on peut évidemment rapprocher Olivier Rameau de sa lointaine cousine Alice au pays des merveilles. Un credo d'ailleurs parfaitement résumé par un autre (très) grand auteur britannique, l'immense G.K. Chesterton, qui expliquait : "Le fou, c'est celui qui a tout perdu sauf la raison." Ici, tout est fou : rien n'a de raison d'être, tout ce qui nous fait vivre dans le monde réel (le "monde-où-l'on-s'ennuie") a disparu du pays de Rêverose, mais tout est logique. Une logique apparemment absurde, mais toujours cohérente, et finalement imparable qui nous plonge au sein d'une très jolie folie. Cette folie, nous la connaissons finalement déjà, et les auteurs ne se privent pas de nous le rappeler régulièrement, car nous l'avons déjà visité : la nuit, au sein de nos rêves. Et de fait, Olivier Rameau, c'est cela : un rêve qui prend vie sous nos yeux, conscients et éveillés. Il se dégage alors de la saga un onirisme tout particulier, qui lui donne son sel savoureux et bannit tout ce qui aurait pu être mièvre à l'excès chez un auteur moins onirique. Ainsi, Greg crée un univers unique, fascinant par sa capacité à nous faire vraiment rêver, tout en en profitant pour écrire des récits trop faciles ou affranchis de toute règle. Au contraire, c'est en faisant particulièrement attention aux règles qu'il réussit à porter Olivier Rameau au rang de chef-d'œuvre. C'est aussi grâce au renfort de Dany, dont le trait n'a jamais été aussi bien utilisé qu'ici. En effet, il dessine avec un style très proche du Greg habituel et du style franco-belge classique, mais il y ajoute une touche de réalisme et même de sensualité qui apporte quelque chose en plus à la saga. En plus de dessiner avec un immense talent des paysages fascinants et très variés, ses personnages sont aussi des merveilles de dessin, d'une immense rigueur, soit caricaturaux (M. Pertinent), soit plutôt réaliste et bien proportionnés (Olivier Rameau et Colombe). Le dessinateur crée ainsi un univers graphique à la hauteur de celui inventé par Greg, et c'est bien l'alchimie entre les deux qui permet de faire d'Olivier Rameau une si grande saga, à lire et relire sans modération, qu'on soit enfant, adolescent ou adulte. Car quel que soit notre âge, il y aura toujours une part de nous disponible à la rêverie.
Laissez-moi imaginer
Autant Mafalda, son œuvre phare, ne m’a jamais vraiment attiré, autant je peux dire que je n’ai jamais été déçu par les albums d’humour de Quino. Et celui-ci ne dérogera pas à cette heureuse règle. C’est le plus souvent muet (lorsqu’il y a des textes, ils sont peu développés), et cela joue essentiellement sur son dessin, au trait fin et épuré, auquel le Noir et Blanc va très bien. Jamais de trash, parfois un peu d’humour noir, mais surtout une petite dose d’absurde et pas mal de poésie (à tendance surréaliste parfois) : ce cocktail simple est efficace, car Quino a du talent, et sait se renouveler. Jamais hilarant, mais quasiment toujours drôle, l'imagination de Quino, ici au pouvoir, est très rafraichissante. J’ai l’impression d’écrire la même chose à chaque critique d’un album de Quino. Non parce qu’il se répète, mais parce que je ne me lasse pas de ses dessins, au trait fragile comme ceux de Sempé, qui éclairent sentiments et société d’une lumière jamais totalement noire. Même si ce n'est sans doute pas son meilleur album du genre, il se lit très agréablement. Quino est un grand auteur d’humour.
Americana
Un carnet de route, un parcours initiatique et un exploit sportif (surtout quand on n’y est pas vraiment préparé !) : Americana est tout cela à la fois. Ce récit au jour le jour évolue au gré de l’humeur de notre marcheur qui en bave et râle beaucoup. Il faut dire qu’il n’a visiblement pas eu la préparation physique indispensable avant de s’embarquer dans une telle aventure. Son humeur (souvent mauvaise ou sombre), ses moments de petits bonheurs partagés avec les autres marcheurs rencontrés, perdus de vue puis retrouvés, et son autodérision nous rendent ce marcheur irlandais fort sympathique. On a un peu pitié de lui, mais on l’envie aussi beaucoup d’avoir osé se lancer dans le célèbre PCT. Mais les miles défilent, et le rythme est pris. On marche avec lui et on découvre tous les trucs du PCT (les réserves d’eau cachées, les surnoms que les marcheurs se donnent entre eux, les astuces du marcheur confirmé). Cette micro-société constituée d’hommes et de femmes, plus ou moins sportifs (mais plutôt plus que moins !) qui sont tous sur le même chemin au même moment offre un panorama intéressant de la société américaine. Alternance de récits sous forme de textes et de bande dessinée, ce récit divisé en six chapitres nous emmène ailleurs. On marche… On monte… On descend… On remonte… Le dessin est d’une extrême sobriété. En bichromie, petites cases, il est d’une extrême simplicité. On pourrait regretter de ne pas découvrir, par le dessin, les paysages traversés que l’on imagine incroyables, variés, inconnus. En fait, le lecteur est concentré sur le récit du marcheur, sur l’effort et la résolution des problèmes du quotidien : la météo, les douleurs, la soif, le matériel, la tente qui s’effondre tous les soirs, et surtout les relations avec les autres marcheurs. Récit introspectif et initiatique, immersif, entre le rêve et la réflexion, les doutes et la fierté d’avancer de centaines de miles en centaines de miles. A recommander chaudement aux amateurs de récits personnels et d’aventure et à ceux qui rêvent d’Amérique !!
Wild West
3.5 J'ai lu cette série principalement parce qu'il y avait Jacques Lamontagne au dessin et je ne le regrette pas ! Le dessin réaliste de Lamontagne est toujours aussi bon, tout semble 'vrai', je peux presque sentir l'odeur de puanteur qui se dégage de ce far-west qui est bien loin de ce qu'on fait à Hollywood. Ajoutons qu'en plus il y a du dynamisme dans le trait, on est loin des dessins réalistes où tout semble figé même lorsqu'il y a de l'action. Le scénario est prenant même si c'est vrai que le rythme est un peu lent. J'ai bien aimé suivre le parcours de Calamity Jane et de Wild Bill Hicock, quoique je ne sais pas ce qui est vrai et ce qui est fictif dans le récit. Ce que j'ai surtout apprécié est que si on retrouve les clichés habituels du western, le ton est plus réaliste, plus crade...Comme je l'ai écrit on n'est pas dans l'idéalisation de far-west et j'ai bien aimé cette approche. J'ai hâte de lire la suite !
Chroniques de Roncevaux
Ce diptyque conte l'épopée de Charlemagne et du paladin Roland en terres ibériques face aux Sarrasins, reliée à l'épisode désastreux de Roncevaux dans les Pyrénées qui rappelons-le, vit le massacre de l'arrière-garde de Charlemagne rentrant d'Espagne. Cet événement fit de Roland une légende glorifiée par la fameuse Chanson de Roland, la plus célèbre des chansons de geste du monde médiéval. Juan-Luis Landa se lance dans ce récit seul en assurant scénario, dessin et colorisation, sans doute qu'en tant qu'Espagnol, il se sentait destiné à conter cette histoire ; ses recherches ont dû certainement être pointues vu que ça semble très réaliste et crédible. Sur le plan historique, il y a beaucoup de vrai, quelques arrangements, des simplifications et une part de légende, disons que l'Histoire et la légende s'entremêlent puisque le récit se focalise surtout sur Roland plus que sur Charlemagne, les autres personnages faisant de la figuration. Roland représente l'idéal chevaleresque, le bras armé de la chrétienté face aux impies et aux païens. On connait son destin qui sera d'être tué à Roncevaux, ce qui lui apportera une gloire immortelle, devenant ainsi une figure mythique nationale, surtout sous la Troisième République, comme l'avait été Vercingétorix et comme le sera Jeanne d'Arc. Etrangement, pour ces 3 figures, ça a mal fini, c'est le prix à payer car c'est le lot des héros nationaux qui accomplissent une grande action. Cette période historique est rarement abordée en bande dessinée si l'on excepte quelques albums sur Charlemagne comme celui de la collection Ils ont fait l'Histoire chez Glénat (Charlemagne) mais où cet épisode de Roncevaux resté anecdotique, n'est que partiellement abordé. Ici, Landa décrit dans ce premier tome tout ce qui précède le drame de Roncevaux, c'est donc très bien élaboré. L'ensemble est de grande qualité, dense, très détaillé, avec une ambiance historique bien rendue, un soin dans l'architecture et les armes, ce qui aide à entrer dans ce Moyen Age farouche. Sans oublier une carte splendide en pages de garde qui plante le décor de la géographie complexe de ces temps anciens. La partie graphique est proprement stupéfiante, le dessin est extrêmement soigné et précis, la mise en page époustouflante avec des planches aérées, des cadrages larges et des pleines pages ; dès les premières pages, on est saisi. Ce dessin est d'une puissance phénoménale, je le trouve encore plus abouti que dans Arthus Trivium, les scènes de batailles avec la violence guerrière de cette époque alternent avec des pages de beaux dialogues, et Roland est vu comme le héros central avec tout ce qui a forgé sa légende, son épée Durandal et son olifant en ivoire. Les variations de couleurs froides et de couleurs chaudes sont également remarquables, Landa a accompli du beau travail. C'est un récit épique de chevalerie, vu de façon très héroïque, une oeuvre ambitieuse par son dessin de grande classe, son découpage et son propos, dont la fin est connue, mais dont l'achèvement promet avec l'épisode de Roncevaux dans un tome 2 très attendu.
La Ligne de fuite
J'ai la culture poétique d'une huître, alors je m'engage sur cette BD non sans appréhension. Et j'ai la fâcheuse tendance à m'ennuyer ferme quand un récit biographique prend une tournure de poète au pauvre esprit torturé, ô pauvre esprit torturé ! Sauf qu'ici ça n'a rien à voir. Et puis finalement, même si l'on gravite continuellement autour de Rimbaud et que l'on suit son itinéraire jusqu'à la rencontre finale, c'est aussi (et autant) Adrien qui doit intéresser le lecteur. Ce mélange entre faits réels et fiction est une réussite, un exemple ! Et puis ce dessin singulier m'a embarqué dès le départ. Certaines pages, proches de l'illustration, sont grandioses. Et les couleurs participent clairement à l'ambiance de chaque scène. Le trait, griffonné et raffiné, fait penser en effet à un carnet de voyages, et le dessinateur n'oublie pas de donner du mouvement et de la vie à ses personnages ! L'écriture est peut-être trop dense pour moi, bien qu'elle soit essentielle. Ma méconnaissance initiale du mouvement décadiste, et de Rimbaud il faut dire, n'a pas impacté mon enthousiasme pour parcourir cette quête. En ce qui me concerne, les tournures utilisées et les poèmes cités rendent l'ensemble assez complexe, j'ai dû m'accrocher ! Mais au final, je serais bien tenté de lire quelques poèmes pour goûter l'eau à sa source. Je ne vais pas prêcher les convertis, mais pour ceux qui souhaitent connaître ce mouvement, cette icône qu'est Rimbaud et cette période, vous pouvez démarrer par cette belle histoire.
Comédie française - Voyages dans l'Antichambre du Pouvoir
N'ayant pas lu les précédents docu-politiques dessinés de Mathieu Sapin je ne ferai pas de comparaison. J'avais vu passer Le Château, une année dans les coulisses de l'Elysée mais il y en a encore un autre sur les coulisses de l'élection de F. Hollande. A la base c'est sa bande dessinée sur Gérard Depardieu que je voulais surtout lire mais la politique m'intéresse aussi. J'ai été assez surpris de la façon de traiter car la partie qui se passe de nos jours est presque occultée par une large part consacrée à Jean Racine. L'auteur ne se compare pas d'un point de vue littéraire mais fait une analogie sur leur rôle respectif de mise en lumière de la vie politique chacun à leur époque. J'ai appris pas mal de choses sur la vie de Racine, son introduction à la cour, ses différentes pièces, ses tentatives de poésie pour flatter tel ou tel puissant, Mazarin, Fouquet (ce fut raté pour ces deux-là) et ainsi se faire remarquer pour en retirer une pension. Tout cela est très intéressant, très dense, l'album est long à lire. On sent que Mathieu Sapin voulait faire un bouquin sur Racine, sans forcément convaincre un éditeur, et s'est servi d'un pseudo-contexte dans la lignée de ses précédentes aventures politiques pour le faire. Il se met en scène en train de dire qu'il ne fera plus de bouquin politique, puis active tout de même son réseau car il veut réaliser un film ayant l'Elysée pour décor. Je n'avais pas entendu parler de la sortie de ce film, Le Poulain, avec Alexandra Lamy. Il y a tout de même une partie sur la vie politique, sur la fin de Hollande et une première rencontre avec Macron lors du débat de l'entre deux tours. Puis quelques temps plus tard où on voit vraiment l'homme de communication qu'est le président avec le passage sur le grand débat organisé avec les intellectuels. Et cet album est également un moyen comme un autre de servir cette communication. On ne peut pas dire que Sapin soit dans la critique, il n'est pas non plus dans la flagornerie - à vrai dire je pense qu'il est plus proche des idées de Hollande - laissant plusieurs voix s'exprimer notamment une de ses connaissances critiquant la fausse image de président cultivé que veut donner Macron. Un bon style, de l'humour et une lecture longue mais plaisante.