Evidemment, si on est à la recherche de l'univers traditionnel de Spirou et Fantasio, on sera forcément un peu dérouté.
Néanmoins, il est difficile de quitter cette BD une fois qu'on l'a commencée. Le scénario est riche et tient le lecteur en haleine.
J'ai fait lire ces ouvrages à des personnes de mon entourage de tous âges qui ont tous apprécié. On notera l'approche pédagogique qui se marie à merveille avec la fiction.
Mon coup de cœur des 3 dernières années.
Trouver les mots pour pareil plaisir, c'est difficile. Un seul pourrait résumer le tout : émerveillement.
Dubitatif au démarrage, je deviens définitivement convaincu lorsque Emmanuel Lepage découvre et se confronte à la vie dans ces îles ("vie" à prendre dans tous les sens que vous voulez). L'évolution de son carnet de voyages est très intéressante : d'une position d'observateur qui, grosso modo, décrit ce qu'il voit et qui il rencontre, il s'émancipe peu à peu, presque naturellement, jusqu'à exprimer son propre point de vue et libérer des ressentis sans filtre aucun. Comme si toute la magnificence de l'environnement et la pureté de l'air lui avait donné les idées claires.
Les croquis mis en BD sont époustouflants, du portrait à l'environnement en passant par le navire ou la faune. C'est rare d'avoir une qualité de ce niveau. Véridique : deux illustrations en doubles page m'ont laissé échappé un nom d'oiseau impossible à contenir. Ces superbes croquis sont entre-coupées de cases aux dessins grisâtres élégants qui permettent de nous conforter dans l'idée que nous lisons bien une BD au sens propre.
Quel carnet de voyages! Quel documentaire! Quelle richesse ! 30 jours denses résumés en 150 planches de bonheur. On découvre un mode de vie, celui de ces scientifiques, marins et invités qui choisissent de vivre loin de leurs proches pour une période plus ou moins longues. On découvre l'histoire de l'humanité aussi, que l'on pourrait surnommer de tragédie humaine tant la colonisation de ces terres par l'Homme a pu bousculer un écosystème endémique ou même la mort de sa propre existence. Mais on découvre aussi, et surtout, cet éternel émerveillement sur ce qui nous entoure et sur la nécessité absolue de sauver ce qu'il reste à sauver, et retrouver ce qui n'est pas complètement perdu.
Emmanuel Lepage, bien que narrateur permanent, reste assez en retrait niveau discours pour céder la place à la beauté picturale et naturelle des choses et des hommes. L'émerveillement, c'est l'espoir qui continue de briller, et peut-être que l'auteur partage cette idée.
Voilà, c'est le genre de BD qui me remplit de joie et où l'on peut se sentir universellement moins con que la veille. A parcourir sans modération pour voyager, apprendre et enrichir son champ de vision.
Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, il y a déjà une pléthore d'avis plus qu'intéressant qui résume bien l'histoire.
Pour ma part, j'ai aimé Watchmen, mais pas au point d'avoir envie de le relire.
L'histoire est complexe, dense et les personnages sont riches et vraiment intéressants. Mais c'est aussi le défaut de l'histoire. C'est peut être un peu trop complexe, rendant difficile la compréhension de l'univers. De même que c'est un peu trop dense. J'ai dû faire plusieurs pauses pour ne pas faire d'overdose.
Mis à part cela, Watchmen est un comics plein de grandes qualités, et on ne peut que comprendre le grand succès de cette histoire. Référez vous aux avis précédant le mien pour le comprendre.
4 étoiles
MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Très sympa cet album.
Le style du dessin est parfaitement adapté à l'ambiance seventies du récit. Ça marche à fond, on plonge en 1975, on ressort nos pantalon pattes d'éph, nos meubles en formica et nos cendriers débordants dans les réunions du boulot. Les gueules des personnages sont parfaitement réussies, on a la palette complète de la galerie de l'époque. Enfin la colorisation complète le tableau. Graphiquement c'est une réussite.
Ensuite l'histoire est complètement barrée, imaginez donc : En marge d'une multinationale de photocopieuses, un groupe de hippies loufoque et visionnaire est sur le point de révolutionner la technologies de l'époque. Avec quelques années d'avance ils sont sur le point d'inventer internet, les smartphones, les réseaux sociaux etc... le tout saupoudré de marijuana, de séance de méditation et de subventions du gouvernent. Franchement je salue l'idée, je ne sais pas si il faut être un peu geek pour apprécier pleinement tous les clins d'oeil de cette histoire, mais moi j'ai bien accroché et j'ai lu l'album d'une traite.
Une belle découverte que je n'hésiterais pas à recommander.
3.5
Orochi fait partie de ces mangas à histoires courtes où le seul point commun est le personnage principal. Ainsi on suit Orochi une fille mystérieuse qui a des pouvoirs. Elle va souvent s'en servir pour aider les gens, mais on est dans du manga d'horreur alors cela tourne au tragique.
L'auteur, Umezu, qui est capable du meilleur comme du pire, est ici très bon. Les histoires se lisent bien, il faut dire qu'elles sont longues (on n'est pas dans des récits de 20 pages) et donc il a le temps pour bien raconter. La psychologie des personnages est mise en avant et c'est bien fait même si à la longue voir des personnages devenir hystériques cela devient un peu lassant. En tout cas, moi j'ai trouvé que c'était prenant et que l'auteur ne tombait pas trop dans le n'importe quoi comme dans d'autres séries.
À lire si on aime les mangas d'horreur.
Je me suis réellement régalé à la lecture de cette bd. La lecture est fluide et les scénarios s'entremêlent très bien.
On se plonge facilement dans l'action et il serait facile d'en dériver une adaptation cinématographique.
L'écriture et le dessin sont très justes. Certaines scènes auraient pu être évitées mais n'enlèvent rien et ne prêtent pas à confusion.
Peut-être un léger bémol sur la présence de petites expressions anglaises de-ci de-là, certainement justifiables par le contexte américain (les années 60), mais qui n'étaient peut-être pas indispensables en français.
J'aurais mis 4.5*, mais j'ai vraiment passé un bon moment, alors ... :)
J'ai lu le tome 4 que j'ai pris pour un one-shot. Il peut tout à fait se lire indépendamment, il s'agit d'une suite de strips mais avec une continuité entre eux. Déjà j'étais très étonné de voir écrit "L'Association" sur la couverture cartonnée d'un format standard 48 pages... Peut-être pour garder la continuité avec la série précédente dans la collection Poisson Pilote de Dargaud.
Je ne connais pas la série "mère" des Formidables Aventures de Lapinot, un manque qu'il faudra combler un jour. Cela fait des semaines que j'ai commencé Lapinot et les Carottes de Patagonie du même auteur sans trouver le courage d'aller au bout. En tout cas j'ai bien aimé cet album, les gags font souvent mouche. Mais il y a aussi du suspense et des rebondissements quand Lapinot se prend à vouloir éditer les pensées d'un clochard féru de littérature et finit par se demander s'il n'est pas trop gentil, s'est-il fait blouser comme un lapin de Pâques par sa coéditrice bibliothécaire ?
Mise à jour du 5 juillet 2021.
Lecture du tome 5 paru début 2021. Encore un très bon album où Lapinot se trouve être un véritable poissard, il se fait tabasser à tort par des parents d'élève, se trouvant ensuite face à un dilemme : judiciariser ou pas ? Puis avec son ami Richard une météorite manque de les réduire en purée, par contre leur voiture a pris cher. Bien écrit, drôle. Une lecture qui se fait d'une traite et je confirme le 4/5.
Lecture du tome 7 - Par Toutatis ! en septembre 2022.
Un bel hommage à l'univers d'Astérix. Lapinot se retrouve malgré lui dans le corps du héros sous ses propres traits mais les autres gaulois le voient comme Astérix. A part le dessin on s'y croirait, et les bagarres à la potion magique sont un peu plus sanglantes que dans l'original.
J’aime beaucoup l’ambiance que dégage cette série. Cette basse continue de voix off qui commente les situations et balance des réflexions cyniques sur le monde et ceux qui le peuplent contribue largement à créer une ambiance glauque à souhait. L’histoire ? Assez classique, rien de très surprenant, et pourtant… On s’attache vite à ce héros froid, cynique et calculateur, qui considèrerait presque que le travail de tueur à gage est un job comme un autre. Et même, un job utile à la société, qui débarrasse la terre d’un certain nombre de personnages toxiques. On finirait presque par se laisser emporter par l’histoire et cette voix off qui nous berce au point d’en oublier que ce type au physique on ne peut plus banal est un assassin. On s’attache vite aussi au dessin, hyper efficace et aux planches sépia, aux jeux d’ombres qui eux-aussi créent une ambiance pesante, moite. C’est bien fait, ça tient la route (très bien pour le premier cycle, un peu moins intéressant après). Très bon moment de lecture, sans prise de tête !
L’histoire est difficile à résumer – à appréhender aussi parfois, il faut le dire. Mais il faut faire l’effort et ne pas la lâcher, malgré quelques longueurs, et des passages obscurs et inégaux.
En tout cas, malgré quelques difficultés sur certains passages, j’ai été globalement captivé par ma lecture, car le côté graphique est vraiment emballant. J’apprécie le travail à la carte à gratter, et là, on est vraiment servi ! Dans la lignée de Thomas Ott, Orhun nous livre des planches superbes esthétiquement. Souvent chargées, baroques, avec quelques touches d’expressionnisme (je pense à Otto Dix), le fantastique s’invitant souvent dans le périple du héros que nous suivons, ces pages sont souvent très belles et justifient mon coup de cœur.
Un peu de Blanquet pour certains passages, de Caro pour une esthétique punk qui apparait au fil des pages, nous avons là quelque chose d’inclassable, un roman graphique jouant sur le fantastique qui m’a bien plu.
Je vous invite à le découvrir (à le feuilleter d’abord, car tous les lecteurs ne seront pas forcément sensibles à cette esthétique un peu underground et à ce travail très sombre et parfois glauque, mais moi, ça me touche).
Note réelle 3,5/5.
Huit ans d'attente, pour enfin connaître la conclusion de Gung Ho. Ça en valait la peine. J'avais déjà beaucoup aimé le duo Von Kummant et Von Eckartsberg dans La Chronique des Immortels.
Un monde post apocalyptique proche de Walking Dead, les zombies en moins. Ils sont remplacés par la mort blanche.
Le scénario n'a rien de novateur, il est centré sur les adolescents mais cela n'en fait pas une bd "ados" pour autant ou peut-être ai-je gardé mon âme d'adolescent. Chaque personnage à sa personnalité bien développée au fil des albums. La tension monte à chaque tome d'un cran pour arriver au dénouement final. Il y a une fin, pas certain qu'elle plaise à tout le monde, mais moi elle me convient, même si des zones d'ombre resteront sans réponse.
Le dessin réalisé à la table graphique est superbe. Un mélange de bd franco/belge, manga et comics. Une réussite esthétique. Et les couleurs "ton pastel" subliment le tout.
Bref, une lecture prenante, avec de nombreux rebondissements, que je conseille à ceux qui aiment ce genre.
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Le Spirou d'Emile Bravo - L'Espoir malgré tout
Evidemment, si on est à la recherche de l'univers traditionnel de Spirou et Fantasio, on sera forcément un peu dérouté. Néanmoins, il est difficile de quitter cette BD une fois qu'on l'a commencée. Le scénario est riche et tient le lecteur en haleine. J'ai fait lire ces ouvrages à des personnes de mon entourage de tous âges qui ont tous apprécié. On notera l'approche pédagogique qui se marie à merveille avec la fiction. Mon coup de cœur des 3 dernières années.
Voyage aux îles de la Désolation
Trouver les mots pour pareil plaisir, c'est difficile. Un seul pourrait résumer le tout : émerveillement. Dubitatif au démarrage, je deviens définitivement convaincu lorsque Emmanuel Lepage découvre et se confronte à la vie dans ces îles ("vie" à prendre dans tous les sens que vous voulez). L'évolution de son carnet de voyages est très intéressante : d'une position d'observateur qui, grosso modo, décrit ce qu'il voit et qui il rencontre, il s'émancipe peu à peu, presque naturellement, jusqu'à exprimer son propre point de vue et libérer des ressentis sans filtre aucun. Comme si toute la magnificence de l'environnement et la pureté de l'air lui avait donné les idées claires. Les croquis mis en BD sont époustouflants, du portrait à l'environnement en passant par le navire ou la faune. C'est rare d'avoir une qualité de ce niveau. Véridique : deux illustrations en doubles page m'ont laissé échappé un nom d'oiseau impossible à contenir. Ces superbes croquis sont entre-coupées de cases aux dessins grisâtres élégants qui permettent de nous conforter dans l'idée que nous lisons bien une BD au sens propre. Quel carnet de voyages! Quel documentaire! Quelle richesse ! 30 jours denses résumés en 150 planches de bonheur. On découvre un mode de vie, celui de ces scientifiques, marins et invités qui choisissent de vivre loin de leurs proches pour une période plus ou moins longues. On découvre l'histoire de l'humanité aussi, que l'on pourrait surnommer de tragédie humaine tant la colonisation de ces terres par l'Homme a pu bousculer un écosystème endémique ou même la mort de sa propre existence. Mais on découvre aussi, et surtout, cet éternel émerveillement sur ce qui nous entoure et sur la nécessité absolue de sauver ce qu'il reste à sauver, et retrouver ce qui n'est pas complètement perdu. Emmanuel Lepage, bien que narrateur permanent, reste assez en retrait niveau discours pour céder la place à la beauté picturale et naturelle des choses et des hommes. L'émerveillement, c'est l'espoir qui continue de briller, et peut-être que l'auteur partage cette idée. Voilà, c'est le genre de BD qui me remplit de joie et où l'on peut se sentir universellement moins con que la veille. A parcourir sans modération pour voyager, apprendre et enrichir son champ de vision.
Watchmen
Je ne vais pas m'étendre sur le sujet, il y a déjà une pléthore d'avis plus qu'intéressant qui résume bien l'histoire. Pour ma part, j'ai aimé Watchmen, mais pas au point d'avoir envie de le relire. L'histoire est complexe, dense et les personnages sont riches et vraiment intéressants. Mais c'est aussi le défaut de l'histoire. C'est peut être un peu trop complexe, rendant difficile la compréhension de l'univers. De même que c'est un peu trop dense. J'ai dû faire plusieurs pauses pour ne pas faire d'overdose. Mis à part cela, Watchmen est un comics plein de grandes qualités, et on ne peut que comprendre le grand succès de cette histoire. Référez vous aux avis précédant le mien pour le comprendre. 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT !
Le Labo (Bourhis/Varela)
Très sympa cet album. Le style du dessin est parfaitement adapté à l'ambiance seventies du récit. Ça marche à fond, on plonge en 1975, on ressort nos pantalon pattes d'éph, nos meubles en formica et nos cendriers débordants dans les réunions du boulot. Les gueules des personnages sont parfaitement réussies, on a la palette complète de la galerie de l'époque. Enfin la colorisation complète le tableau. Graphiquement c'est une réussite. Ensuite l'histoire est complètement barrée, imaginez donc : En marge d'une multinationale de photocopieuses, un groupe de hippies loufoque et visionnaire est sur le point de révolutionner la technologies de l'époque. Avec quelques années d'avance ils sont sur le point d'inventer internet, les smartphones, les réseaux sociaux etc... le tout saupoudré de marijuana, de séance de méditation et de subventions du gouvernent. Franchement je salue l'idée, je ne sais pas si il faut être un peu geek pour apprécier pleinement tous les clins d'oeil de cette histoire, mais moi j'ai bien accroché et j'ai lu l'album d'une traite. Une belle découverte que je n'hésiterais pas à recommander.
Orochi
3.5 Orochi fait partie de ces mangas à histoires courtes où le seul point commun est le personnage principal. Ainsi on suit Orochi une fille mystérieuse qui a des pouvoirs. Elle va souvent s'en servir pour aider les gens, mais on est dans du manga d'horreur alors cela tourne au tragique. L'auteur, Umezu, qui est capable du meilleur comme du pire, est ici très bon. Les histoires se lisent bien, il faut dire qu'elles sont longues (on n'est pas dans des récits de 20 pages) et donc il a le temps pour bien raconter. La psychologie des personnages est mise en avant et c'est bien fait même si à la longue voir des personnages devenir hystériques cela devient un peu lassant. En tout cas, moi j'ai trouvé que c'était prenant et que l'auteur ne tombait pas trop dans le n'importe quoi comme dans d'autres séries. À lire si on aime les mangas d'horreur.
Sara Lone
Je me suis réellement régalé à la lecture de cette bd. La lecture est fluide et les scénarios s'entremêlent très bien. On se plonge facilement dans l'action et il serait facile d'en dériver une adaptation cinématographique. L'écriture et le dessin sont très justes. Certaines scènes auraient pu être évitées mais n'enlèvent rien et ne prêtent pas à confusion. Peut-être un léger bémol sur la présence de petites expressions anglaises de-ci de-là, certainement justifiables par le contexte américain (les années 60), mais qui n'étaient peut-être pas indispensables en français. J'aurais mis 4.5*, mais j'ai vraiment passé un bon moment, alors ... :)
Les Nouvelles Aventures de Lapinot
J'ai lu le tome 4 que j'ai pris pour un one-shot. Il peut tout à fait se lire indépendamment, il s'agit d'une suite de strips mais avec une continuité entre eux. Déjà j'étais très étonné de voir écrit "L'Association" sur la couverture cartonnée d'un format standard 48 pages... Peut-être pour garder la continuité avec la série précédente dans la collection Poisson Pilote de Dargaud. Je ne connais pas la série "mère" des Formidables Aventures de Lapinot, un manque qu'il faudra combler un jour. Cela fait des semaines que j'ai commencé Lapinot et les Carottes de Patagonie du même auteur sans trouver le courage d'aller au bout. En tout cas j'ai bien aimé cet album, les gags font souvent mouche. Mais il y a aussi du suspense et des rebondissements quand Lapinot se prend à vouloir éditer les pensées d'un clochard féru de littérature et finit par se demander s'il n'est pas trop gentil, s'est-il fait blouser comme un lapin de Pâques par sa coéditrice bibliothécaire ? Mise à jour du 5 juillet 2021. Lecture du tome 5 paru début 2021. Encore un très bon album où Lapinot se trouve être un véritable poissard, il se fait tabasser à tort par des parents d'élève, se trouvant ensuite face à un dilemme : judiciariser ou pas ? Puis avec son ami Richard une météorite manque de les réduire en purée, par contre leur voiture a pris cher. Bien écrit, drôle. Une lecture qui se fait d'une traite et je confirme le 4/5. Lecture du tome 7 - Par Toutatis ! en septembre 2022. Un bel hommage à l'univers d'Astérix. Lapinot se retrouve malgré lui dans le corps du héros sous ses propres traits mais les autres gaulois le voient comme Astérix. A part le dessin on s'y croirait, et les bagarres à la potion magique sont un peu plus sanglantes que dans l'original.
Le Tueur
J’aime beaucoup l’ambiance que dégage cette série. Cette basse continue de voix off qui commente les situations et balance des réflexions cyniques sur le monde et ceux qui le peuplent contribue largement à créer une ambiance glauque à souhait. L’histoire ? Assez classique, rien de très surprenant, et pourtant… On s’attache vite à ce héros froid, cynique et calculateur, qui considèrerait presque que le travail de tueur à gage est un job comme un autre. Et même, un job utile à la société, qui débarrasse la terre d’un certain nombre de personnages toxiques. On finirait presque par se laisser emporter par l’histoire et cette voix off qui nous berce au point d’en oublier que ce type au physique on ne peut plus banal est un assassin. On s’attache vite aussi au dessin, hyper efficace et aux planches sépia, aux jeux d’ombres qui eux-aussi créent une ambiance pesante, moite. C’est bien fait, ça tient la route (très bien pour le premier cycle, un peu moins intéressant après). Très bon moment de lecture, sans prise de tête !
Medley (Orhun)
L’histoire est difficile à résumer – à appréhender aussi parfois, il faut le dire. Mais il faut faire l’effort et ne pas la lâcher, malgré quelques longueurs, et des passages obscurs et inégaux. En tout cas, malgré quelques difficultés sur certains passages, j’ai été globalement captivé par ma lecture, car le côté graphique est vraiment emballant. J’apprécie le travail à la carte à gratter, et là, on est vraiment servi ! Dans la lignée de Thomas Ott, Orhun nous livre des planches superbes esthétiquement. Souvent chargées, baroques, avec quelques touches d’expressionnisme (je pense à Otto Dix), le fantastique s’invitant souvent dans le périple du héros que nous suivons, ces pages sont souvent très belles et justifient mon coup de cœur. Un peu de Blanquet pour certains passages, de Caro pour une esthétique punk qui apparait au fil des pages, nous avons là quelque chose d’inclassable, un roman graphique jouant sur le fantastique qui m’a bien plu. Je vous invite à le découvrir (à le feuilleter d’abord, car tous les lecteurs ne seront pas forcément sensibles à cette esthétique un peu underground et à ce travail très sombre et parfois glauque, mais moi, ça me touche). Note réelle 3,5/5.
Gung Ho
Huit ans d'attente, pour enfin connaître la conclusion de Gung Ho. Ça en valait la peine. J'avais déjà beaucoup aimé le duo Von Kummant et Von Eckartsberg dans La Chronique des Immortels. Un monde post apocalyptique proche de Walking Dead, les zombies en moins. Ils sont remplacés par la mort blanche. Le scénario n'a rien de novateur, il est centré sur les adolescents mais cela n'en fait pas une bd "ados" pour autant ou peut-être ai-je gardé mon âme d'adolescent. Chaque personnage à sa personnalité bien développée au fil des albums. La tension monte à chaque tome d'un cran pour arriver au dénouement final. Il y a une fin, pas certain qu'elle plaise à tout le monde, mais moi elle me convient, même si des zones d'ombre resteront sans réponse. Le dessin réalisé à la table graphique est superbe. Un mélange de bd franco/belge, manga et comics. Une réussite esthétique. Et les couleurs "ton pastel" subliment le tout. Bref, une lecture prenante, avec de nombreux rebondissements, que je conseille à ceux qui aiment ce genre.