Dans ce diptyque, j’ai nettement préféré le premier tome. Il raconte l’enfance des quatre personnages, 3 garçons, une fille, avec beaucoup de tendresse. La narration prend son temps, on s’attarde sur les paysages méditerranéens, la nature, les animaux. La vision est assez panthéiste, comme dans les films de Terrence Malick. Tout cela se mélange avec les thèmes de l’enfance, de l’amour pour la petite Lisa, sans oublier les conflits et les drames. On avait un vrai sentiment de bien-être à la lecture de cet album.
Dans le deuxième tome, le côté tendresse a totalement disparu, les personnages ont vieilli et ont perdu de leur innocence. L’émergence du fantastique m’a un peu gêné. Elle ne cadrait pas avec l’ambiance du premier tome. De ce fait, j’ai été un peu déçu, même si la fin est en tout point magnifique et permet de saisir un vrai moment d’émotion. Le dessin d’Olivier Pont, surtout, grâce à son travail sur les décors, est remarquable.
Je mettrais 4 étoiles au premier tome, 3 au second. Ce qui fait 3,5, mais j’arrondis à 4, car cela me semble plus justifié.
J’aime beaucoup les westerns, j’aime aussi le dessin d’Hermann, mais je n’ai pas toujours été convaincu par ses one shot, que ce soit Sarajevo-Tango ou Caatinga. J’ai cependant bien apprécié cet album. Je n'ai pas oublié qu'Hermann avait déjà travaillé sur un précédent western Comanche, une de ses meilleures séries.
L’histoire est simple : quatre bandits assassinent une famille de chercheurs d'or. Melvin Hubbard, un jeune garçon, est le seul témoin de la scène. Ce sera le personnage principal de l’histoire et non pas le célèbre Wild Bill Hickock qui n’a qu’un rapport lointain avec l’histoire. On voit alors Melvin accomplir différents petits boulots pour survivre. Le scénario est de fait diablement bien construit et ne donne son sens que dans les dernières pages du livre. Ce western a quelque chose de crépusculaire, dans le genre des films d'Eastwood.
A signaler que cet album est entièrement dessiné en couleurs réelles et c’est une merveille. Les fans de la série Deadwood (dont je suis) apprécieront aussi à sa juste valeur ce one shot.
Cette BD n'est pas l'une des meilleures oeuvres d'Alan Moore, mais cela reste un très bon comics de super-héros.
Déjà, il faut savoir que même si l'histoire racontée ici a une vraie fin, son début par contre fait suite à d'autres aventures du même héros. Captain Britain n'est pas en effet une création d'Alan Moore comme je le pensais mais un personnage qui avait existé auparavant, qui avait déjà vécu des aventures et qu'on retrouve sur la fin d'une d'entre elles au début du présent album. C'est un peu déroutant quand on ne connaît pas le personnage car il est entouré d'autres personnes dont on ne sait rien, dans une situation déjà relativement complexe et que les évènements viennent encore davantage chambouler.
Le commencement de cette BD est donc un petit peu ardu à appréhender. Et à la difficulté à rentrer dès les premières pages dans le récit s'ajoute la longueur de cette introduction, car ce n'est qu'arrivé à la moitié de l'album environ que l'on rentre dans le vif du sujet avec la rencontre entre Captain Britain et Captain UK. Et toute cette introduction manque un peu d'accroche pour captiver le lecteur.
Autre semi-déception, j'imaginais en Captain Britain un détournement irrévérencieux et intelligent des super-héros à l'américaine par un Alan Moore décidé à mettre en avant les spécificités européennes et plus spécialement britanniques. Au lieu de ça, le fait que Captain Britain soit le héraut de la tradition celtique britannique n'a que très peu d'importance dans cette histoire. Tout au plus voit-on Merlin intervenir à distance et l'ennemi prendre la forme d'une sorte de Chapelier Fou de Lewis Caroll, pour le reste le décor britannique et l'Union Jack auraient très bien pu être remplacés par les habituels USA et la bannière étoilée.
En outre, le glorieux Captain Britain parait souvent bien minable, passant son temps à sauter sur des ennemis aussi ou plus puissants que lui et se ramassant le plus souvent de gros coups qui le mettent KO et forcent tout son entourage à venir à son secours, si ce n'est à le ressusciter ni plus ni moins. Gentil mais pas très imposant comme grand héros d'une nation quand n'importe quel mercenaire de l'espace semble au moins aussi fort que lui.
Passé ces petites mises en garde, le récit est quand même très bon et le dessin tout à fait correct pour le mettre en forme.
On retrouve de nombreuses influences d'autres oeuvres d'Alan Moore. Miracleman est largement cité bien sûr, mais on retrouve aussi l'idée de Suprême de voir de nombreuses versions d'un même super-héros. L'abondance de personnages aux super-pouvoirs divers et une petite dose d'humour fait aussi penser à Top 10. L'Angleterre tombant sous une férule faciste fait penser à V pour Vendetta. Bref, autant d'idées parfois déjà-vues mais formant ici un tout néanmoins sympathique.
Et autant la première moitié du récit manque un peu de liant, autant il devient assez palpitant et prenant par la suite. Raconté avec intelligence, il captivera le lecteur amateur d'histoires pertinentes de super-héros modernes.
Au final, malgré quelques petites déceptions, j'ai passé un très bon et dense moment de lecture que je conseille aux férus d'Alan Moore comme aux autres amateurs de super-héros.
Ah ! Le dieu Franquin, après avoir exercé son talent dans le genre « humour » dans Gaston Lagaffe, il excelle dans « l’humour noir » dans justement « Idées Noires ».
J’ai lu la série dans les 2 albums différents.
Le dessin sublime (qui se rapproche beaucoup de Gaston Lagaffe) et l’idée de dessiner avec des ombres noires sont vraiment bien.
A chaque gag je me suis marré, du plus c** comme le gars qui est dans un labyrinthe et à qui on emmène un léopard (ou autre félin), au plus réfléchi comme celui qui se fait déchiqueter les jambes par une tronçonneuse.
On se pète les côtes de rire à chaque page.
J’ai bien aimé les petits « Il ne faut pas confondre… » en haut de chaque gag.
Une des meilleures séries de Fluide Glacial.
Les Cinq Conteurs de Bagdad est une BD originale, pleine d’humour et de poésie, dont l’histoire m’a vraiment enchanté. C’est fin, c’est intelligent, mais sans verser dans le prétentieux ou l’intello… La fin est chouette, et parvient à surprendre malgré le fait qu’une voyante la prédit au tout début de l’histoire… fort non ?
En plus comme le dessin est très joli, et que l’histoire se termine en un tome, je ne peux que vous conseiller ce petit bijou que je pense relire assez souvent… Un coup de cœur !
Que dire de plus que l'avis précédent ?
J'ai découvert la jeunesse de Picsou au fur et à mesure des parutions dans Picsou Magazine dans les années 90 = A chaque fois c'était un pur instant de bonheur !
Puis je trouve les dessins de Don Rosa nettement plus travaillés, plus "sérieux". Et le scénario est en effet très bien documenté, avec moult clins d'oeils !
Bref, à lire !
Je viens à l'instant de terminer "Lucille" de Ludovic Debeurme et j'en suis encore imprégné.
J'ai lu ce pavé d'une traite sans en décoller.
Le trait est fluide, aérien, dégagé, la page est occupée avec intelligence, sans lourdeur, sans case.
Les attitudes, décors et personnages sont esquissés simplement et permettent au regard de se faufiler sans heurts, sans coupures.
Cette liberté induit au récit beaucoup d'air, de respiration.
On perd très vite l'idée que l'on est en train de lire un livre, que l'on tient entre ses mains un objet fait de pages, d'encre et de papier.
Voilà un album qui laisse une trace, une impression mêlée qui persiste.
J'avais déjà lu Ludologie et "Céphalus" du même auteur.
Je me suis réjoui à la sortie de ce livre que j'ai acheté les yeux fermés.
Je ne peux que conseiller à tout le monde cet album.
Il est tout simplement magnifique !
On peut parler longuement des qualités et les décrire avec discernement, je ne le ferai pas, lisez ce livre !!!! Lisez cet auteur !!!
Je trouve certains lecteurs bien sévères. Cette BD est très sympa et ça détend de lire ça après une journée dure de boulot. Il y a un an que je connais cette série et il ne me manque que 4 tomes. Tous les personnages autour du scrameustache sont attachants. Il vaut mieux lire cela que des BD de guerre. Je souhaite que cette série s'étende au delà du N° 36.
Longue vie à cette BD passionnante.
Signé, un adulte comblé.
Belle découverte que ce Simon Andriveau.
Avec "Le Grand siècle", il fait directement son entrée dans la catégorie des auteurs à suivre de près.
Car c'est une série promise à un grand avenir, pour peu que le public suive. Andriveau a décidé de s'attaquer à l'un des plus grands mystères de l'Histoire de France, celui du Masque de Fer. Ni plus ni moins. Et malgré l'apparition de celui-ci seulement dans le dernier tiers du tome 1, cette option rajoute un supplément d'intérêt à cette histoire de poursuite champêtre dont on avait du mal, au départ, à saisir les implications. Enfin je dis du mal, mais ça se lisait déjà assez bien, Andriveau utilisant une trame assez linéaire, saupoudrée de moments d'humour bienvenus.
Quant à son dessin, il est déjà très mature, avec cependant des couleurs un peu sombres par moments. Mais on sent plusieurs influences, comme celle d'Uderzo et celle de Frezzato.
Une série à suivre de près, comme je l'ai dit.
Ce premier tome annonce une série sympathique qui nous donne envie de connaître la suite.
Bien que sans grande différence par rapport aux autres séries du genre, le graphisme et les paroles soignées amènent un réel bonheur à la lecture de cet ouvrage.
C'est une bd à découvrir, mais n'y cherchez pas d'originalité outre mesure.
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Où le regard ne porte pas...
Dans ce diptyque, j’ai nettement préféré le premier tome. Il raconte l’enfance des quatre personnages, 3 garçons, une fille, avec beaucoup de tendresse. La narration prend son temps, on s’attarde sur les paysages méditerranéens, la nature, les animaux. La vision est assez panthéiste, comme dans les films de Terrence Malick. Tout cela se mélange avec les thèmes de l’enfance, de l’amour pour la petite Lisa, sans oublier les conflits et les drames. On avait un vrai sentiment de bien-être à la lecture de cet album. Dans le deuxième tome, le côté tendresse a totalement disparu, les personnages ont vieilli et ont perdu de leur innocence. L’émergence du fantastique m’a un peu gêné. Elle ne cadrait pas avec l’ambiance du premier tome. De ce fait, j’ai été un peu déçu, même si la fin est en tout point magnifique et permet de saisir un vrai moment d’émotion. Le dessin d’Olivier Pont, surtout, grâce à son travail sur les décors, est remarquable. Je mettrais 4 étoiles au premier tome, 3 au second. Ce qui fait 3,5, mais j’arrondis à 4, car cela me semble plus justifié.
On a tué Wild Bill
J’aime beaucoup les westerns, j’aime aussi le dessin d’Hermann, mais je n’ai pas toujours été convaincu par ses one shot, que ce soit Sarajevo-Tango ou Caatinga. J’ai cependant bien apprécié cet album. Je n'ai pas oublié qu'Hermann avait déjà travaillé sur un précédent western Comanche, une de ses meilleures séries. L’histoire est simple : quatre bandits assassinent une famille de chercheurs d'or. Melvin Hubbard, un jeune garçon, est le seul témoin de la scène. Ce sera le personnage principal de l’histoire et non pas le célèbre Wild Bill Hickock qui n’a qu’un rapport lointain avec l’histoire. On voit alors Melvin accomplir différents petits boulots pour survivre. Le scénario est de fait diablement bien construit et ne donne son sens que dans les dernières pages du livre. Ce western a quelque chose de crépusculaire, dans le genre des films d'Eastwood. A signaler que cet album est entièrement dessiné en couleurs réelles et c’est une merveille. Les fans de la série Deadwood (dont je suis) apprécieront aussi à sa juste valeur ce one shot.
Captain Britain - La Fin du Monde
Cette BD n'est pas l'une des meilleures oeuvres d'Alan Moore, mais cela reste un très bon comics de super-héros. Déjà, il faut savoir que même si l'histoire racontée ici a une vraie fin, son début par contre fait suite à d'autres aventures du même héros. Captain Britain n'est pas en effet une création d'Alan Moore comme je le pensais mais un personnage qui avait existé auparavant, qui avait déjà vécu des aventures et qu'on retrouve sur la fin d'une d'entre elles au début du présent album. C'est un peu déroutant quand on ne connaît pas le personnage car il est entouré d'autres personnes dont on ne sait rien, dans une situation déjà relativement complexe et que les évènements viennent encore davantage chambouler. Le commencement de cette BD est donc un petit peu ardu à appréhender. Et à la difficulté à rentrer dès les premières pages dans le récit s'ajoute la longueur de cette introduction, car ce n'est qu'arrivé à la moitié de l'album environ que l'on rentre dans le vif du sujet avec la rencontre entre Captain Britain et Captain UK. Et toute cette introduction manque un peu d'accroche pour captiver le lecteur. Autre semi-déception, j'imaginais en Captain Britain un détournement irrévérencieux et intelligent des super-héros à l'américaine par un Alan Moore décidé à mettre en avant les spécificités européennes et plus spécialement britanniques. Au lieu de ça, le fait que Captain Britain soit le héraut de la tradition celtique britannique n'a que très peu d'importance dans cette histoire. Tout au plus voit-on Merlin intervenir à distance et l'ennemi prendre la forme d'une sorte de Chapelier Fou de Lewis Caroll, pour le reste le décor britannique et l'Union Jack auraient très bien pu être remplacés par les habituels USA et la bannière étoilée. En outre, le glorieux Captain Britain parait souvent bien minable, passant son temps à sauter sur des ennemis aussi ou plus puissants que lui et se ramassant le plus souvent de gros coups qui le mettent KO et forcent tout son entourage à venir à son secours, si ce n'est à le ressusciter ni plus ni moins. Gentil mais pas très imposant comme grand héros d'une nation quand n'importe quel mercenaire de l'espace semble au moins aussi fort que lui. Passé ces petites mises en garde, le récit est quand même très bon et le dessin tout à fait correct pour le mettre en forme. On retrouve de nombreuses influences d'autres oeuvres d'Alan Moore. Miracleman est largement cité bien sûr, mais on retrouve aussi l'idée de Suprême de voir de nombreuses versions d'un même super-héros. L'abondance de personnages aux super-pouvoirs divers et une petite dose d'humour fait aussi penser à Top 10. L'Angleterre tombant sous une férule faciste fait penser à V pour Vendetta. Bref, autant d'idées parfois déjà-vues mais formant ici un tout néanmoins sympathique. Et autant la première moitié du récit manque un peu de liant, autant il devient assez palpitant et prenant par la suite. Raconté avec intelligence, il captivera le lecteur amateur d'histoires pertinentes de super-héros modernes. Au final, malgré quelques petites déceptions, j'ai passé un très bon et dense moment de lecture que je conseille aux férus d'Alan Moore comme aux autres amateurs de super-héros.
Idées Noires
Ah ! Le dieu Franquin, après avoir exercé son talent dans le genre « humour » dans Gaston Lagaffe, il excelle dans « l’humour noir » dans justement « Idées Noires ». J’ai lu la série dans les 2 albums différents. Le dessin sublime (qui se rapproche beaucoup de Gaston Lagaffe) et l’idée de dessiner avec des ombres noires sont vraiment bien. A chaque gag je me suis marré, du plus c** comme le gars qui est dans un labyrinthe et à qui on emmène un léopard (ou autre félin), au plus réfléchi comme celui qui se fait déchiqueter les jambes par une tronçonneuse. On se pète les côtes de rire à chaque page. J’ai bien aimé les petits « Il ne faut pas confondre… » en haut de chaque gag. Une des meilleures séries de Fluide Glacial.
Les Cinq Conteurs de Bagdad
Les Cinq Conteurs de Bagdad est une BD originale, pleine d’humour et de poésie, dont l’histoire m’a vraiment enchanté. C’est fin, c’est intelligent, mais sans verser dans le prétentieux ou l’intello… La fin est chouette, et parvient à surprendre malgré le fait qu’une voyante la prédit au tout début de l’histoire… fort non ? En plus comme le dessin est très joli, et que l’histoire se termine en un tome, je ne peux que vous conseiller ce petit bijou que je pense relire assez souvent… Un coup de cœur !
La Grande Histoire de Picsou (La Grande Epopée de/La Jeunesse de Picsou)
Que dire de plus que l'avis précédent ? J'ai découvert la jeunesse de Picsou au fur et à mesure des parutions dans Picsou Magazine dans les années 90 = A chaque fois c'était un pur instant de bonheur ! Puis je trouve les dessins de Don Rosa nettement plus travaillés, plus "sérieux". Et le scénario est en effet très bien documenté, avec moult clins d'oeils ! Bref, à lire !
Lucille
Je viens à l'instant de terminer "Lucille" de Ludovic Debeurme et j'en suis encore imprégné. J'ai lu ce pavé d'une traite sans en décoller. Le trait est fluide, aérien, dégagé, la page est occupée avec intelligence, sans lourdeur, sans case. Les attitudes, décors et personnages sont esquissés simplement et permettent au regard de se faufiler sans heurts, sans coupures. Cette liberté induit au récit beaucoup d'air, de respiration. On perd très vite l'idée que l'on est en train de lire un livre, que l'on tient entre ses mains un objet fait de pages, d'encre et de papier. Voilà un album qui laisse une trace, une impression mêlée qui persiste. J'avais déjà lu Ludologie et "Céphalus" du même auteur. Je me suis réjoui à la sortie de ce livre que j'ai acheté les yeux fermés. Je ne peux que conseiller à tout le monde cet album. Il est tout simplement magnifique ! On peut parler longuement des qualités et les décrire avec discernement, je ne le ferai pas, lisez ce livre !!!! Lisez cet auteur !!!
Le Scrameustache
Je trouve certains lecteurs bien sévères. Cette BD est très sympa et ça détend de lire ça après une journée dure de boulot. Il y a un an que je connais cette série et il ne me manque que 4 tomes. Tous les personnages autour du scrameustache sont attachants. Il vaut mieux lire cela que des BD de guerre. Je souhaite que cette série s'étende au delà du N° 36. Longue vie à cette BD passionnante. Signé, un adulte comblé.
Le Grand Siècle
Belle découverte que ce Simon Andriveau. Avec "Le Grand siècle", il fait directement son entrée dans la catégorie des auteurs à suivre de près. Car c'est une série promise à un grand avenir, pour peu que le public suive. Andriveau a décidé de s'attaquer à l'un des plus grands mystères de l'Histoire de France, celui du Masque de Fer. Ni plus ni moins. Et malgré l'apparition de celui-ci seulement dans le dernier tiers du tome 1, cette option rajoute un supplément d'intérêt à cette histoire de poursuite champêtre dont on avait du mal, au départ, à saisir les implications. Enfin je dis du mal, mais ça se lisait déjà assez bien, Andriveau utilisant une trame assez linéaire, saupoudrée de moments d'humour bienvenus. Quant à son dessin, il est déjà très mature, avec cependant des couleurs un peu sombres par moments. Mais on sent plusieurs influences, comme celle d'Uderzo et celle de Frezzato. Une série à suivre de près, comme je l'ai dit.
La Porte des mondes
Ce premier tome annonce une série sympathique qui nous donne envie de connaître la suite. Bien que sans grande différence par rapport aux autres séries du genre, le graphisme et les paroles soignées amènent un réel bonheur à la lecture de cet ouvrage. C'est une bd à découvrir, mais n'y cherchez pas d'originalité outre mesure.