La Voleuse du Père Fauteuil

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 12 avis)

DE LA POLITIQUE, DU SUSPENSE, DE L'AMOUR vous aussi venez assister au grand roman feuilleton de ce début de siècle et découvrais notre héroïne au grand cœur "la voleuse du père fauteuil" dans son aventure "l'homme mystère".


Poisson Pilote

Une fille de "bonne famille" s'ennuie dans son foyer cocon et s'intéresse aux articles d'un(e) journaliste nommée VALENTIN(E) racontant les méfaits et exploits d'un monte en l'air de style "Arsène LUPIN" Elle se décide donc à rencontrer son prince charmant, s'en suit une série de péripétie ou la jeune femme découvre la politique et ses magouilles, l'amour et ses ambiguïtés etc. ... Cette jeune fille en quelque sorte s'initie au monde et à ses travers. La fin de l'histoire laisse envisager une suite plutôt intéressante et j'attends avec impatience le prochain tome.(je ne la raconterai pas vous n'avez qu'à acheter la BD)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2002
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série La Voleuse du Père Fauteuil
Les notes (12)
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09/07/2002 | Tout's
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Par Ro
Note: 2/5
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Avec les auteurs de Toto l'ornithorynque et plus spécialement Yoann au dessin, c'était là une série que je voulais lire depuis un moment. J'en ai enfin eu l'occasion et... j'ai malheureusement été très déçu. Cela ne vient pas vraiment du sujet qui est relativement original, mettant d'abord en scène des histoires de monte-en-l'air façon Belle Epoque puis s'orientant vers une histoire de lutte des classes tout en ayant quelques protagonistes assez sympathiques. Cela ne vient pas non plus du dessin qui n'est pas du style de Yoann que je préfère mais qui est bien agréable quand même. Cela vient surtout de la narration et de la mise en page. Le récit est tellement bavard, avec tellement d'encadrés narratifs, qu'on croirait presque l'adaptation d'un roman en BD. C'est pénible à lire et ça m'a très vite ennuyé. D'autant que la narration graphique s'en ressent avec de grosses ellipses entre les cases car une grosse partie du récit est racontée en texte et pas en image, donnant régulièrement une narration graphique très hachée. On s'en rend d'autant plus compte quand, comme moi, on se lasse de la lecture des encadrés narratifs et qu'on essaie de se contenter des images et des dialogues, qui se révèlent largement insuffisants du coup. Bref, je n'ai pas réussi à lire cette série jusqu'au bout et j'ai abandonné à la fin du second tome, tome que j'ai largement survolé tant la narration bavarde et la mise en scène m'avait déjà fait lâcher l'affaire.

19/06/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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Une série qui avait tout pour me plaire : le dessin est très beau, il y a une galerie de personnages excentriques, j'ai souvent été surpris par le scénario et c'est un hommage aux vieux feuilletons du début du siècle. Sauf qu'il y a des choses qui m'ont dérangé durant ma lecture. Il y a beaucoup de texte et parfois cela m'ennuyait. C'était digne des pires moments de Blake et Mortimer. Je trouve que les transitions entre certaines scènes sont un peu mal faites. Il faut dire que chaque page n'a que trois cases. De plus, cela va parfois un peu dans tous les sens comme si le scénariste improvisait un peu et certaines scènes sont un peu du n'importe quoi. Et le pire est que l'héroïne ne finit pas avec la lesbienne. Ça me rends triste.

30/07/2013 (modifier)
Par carlito
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Le titre de cette BD m’intriguait depuis longtemps. J‘avais vaguement feuilleté un tome chez un libraire et j’avais été séduit par le dessin mais là j’ai investi dans l’intégrale à Noël. Un mot me vient immédiatement à l’esprit : originalité. Dans le dessin d’abord : un découpage à l’italienne de trois vignettes par page. Un trait séduisant (qui rappelle un peu Blain ou Blutch et qui du côté des visages me fait aussi penser à du Bezian). Cela peut être perçu comme une contrainte mais en fait ça semble donner plus de place au mouvement. Certaines vignettes sont vraiment sublimes notamment dans les sombres (avec un trait hachuré du plus bel effet) qui valent le Donjon monsters de Blutch. Dans le scénario : une histoire et un univers plutôt étranges mais extrêmement cohérents, un humour décalé et des commentaires de l’héroïne souvent hilarants tout en traitant de sujets sérieux (la logique de l’engagement en politique et ses désillusions, la sexualité, l’absurdité des discours militants, le combat révolutionnaire). Il reste que c'est une BD difficile à classer. Clairement destinée à un public adulte, elle est très « écrite », du coup elle semble dense et le fait est que sa lecture prend du temps. Mais franchement elle vaut le coup, c’est mon premier coup de coeur depuis un bon bout de temps...

02/02/2009 (modifier)

En voilà une belle découverte que cette BD dont je n'avais jamais entendu parler et que j'ai dénichée par hasard. En voyant la couverture du tome 1, je pense à Belphégor (je parle du feuilleton des 60's, pas de la piteuse version ciné digitalisée), à Fantômas (les romans), bref tout l'univers poético-bon enfant d'une certaine tradition feuilletonesque où il est de bon ton de porter le masque. Mystère oblige ! Pourtant, de prime abord, le dessin ne m'attire guère. Plutôt étrange - surtout les personnages de petite taille avec une tête disproportionnée. Un dessin qu'on pourrait qualifier "d'expressionniste", à l'instar ce ceux des Sfar, De Crécy, Larcenet, des dessinateurs avec lesquels j'ai toujours eu un peu de mal je l'avoue. Mais l'ambiance qui se dégage des planches et les cabrioles de cette espèce de Catwoman version XIXè sur les toits achèvent de me décider. Bien m'en a pris ! Car le scénario n'est pas en reste, on marche sur du velours : une héroïne très attachante qui commente son aventure (sorte de voix off) avec un humour à la fois désinvolte et faussement candide, un contexte politique où sont renvoyés dos à dos Passéistes (des bourgeois à l'esprit étroit qui ne pensent qu'à amasser des fortunes) et Modernistes (une bande de snobs pompeux et décadents uniquement préoccupés de leur intérêt). Le constat est clair : quel que soit le mouvement, le parti, on y trouve les mêmes tares, les mêmes hypocrisies. Et notre héroïne cambrioleuse l'apprendra à ses dépens. Ajoutez à tout cela une journaliste lesbienne, un "homme" mystère au physique plutôt... inattendu avec lequel notre monte-en-l'air entretient une histoire d'amour peu orthodoxe, un laboratoire digne d'une savant fou, une baronne à la libido exacerbée et vous aurez en vrac les ingrédients d'une BD sacrément appétissante. A consommer sans modération !

08/11/2007 (MAJ le 08/11/2007) (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5
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Je suis assez déconcerté du quasi-anonymat qui règne autour de cette série. Car c’est indiscutablement une grande oeuvre et, pour moi, une très belle révélation. S’inspirant de l’univers fictionnel des meilleurs feuilletons de la fin du 19ème, les sieurs Omond et Yoann nous charment des aventures rocambolesques et romanesques de la délicieuse Ariane. Sur fond des turpitudes du bipartisme politique de sa contrée, on découvre la jeune fille s’improvisant monte-en-l'air, espérant ainsi rencontrer l’homme mystère, virtuose cambrioleur défrayant la chronique et qui, accessoirement, fait fondre son petit cœur de « midinette ». Ainsi débute le chef-d’œuvre… Tous les meilleurs stéréotypes qui firent le succès du genre sont là. En vrac : redresseurs de torts charmant(e)s, folles poursuites, galerie de personnages hauts en couleurs, complots politiques, manipulations génétiques, sabotages, réunions secrètes, passion amoureuse, émois gomorrhéens, tentatives de révolte, répressions policières… Florilège d’émotions se succédant sur un rythme frénétique, trépidant. Bien que l’ensemble repose sur un fond assez grave et une somme de sujets résolument forts, la lourdeur du propos est esquivée par un traitement fantaisiste et humoristique tout en décalage. Un décalage principalement dû à un processus narratif particulier. Chaque page découpée en trois bandes panoramiques est « assistée » d’une voix off, sorte de journal de bord « live » explicatif et récitatif. Ce mécanisme aurait pu nuire gravement à la série, produisant notamment un doublon avec le dessin. Totalement maîtrisé, il en fait finalement sa très grande force. Le trait dynamique, superbe (quelles couleurs !) , tout en caricature et à limite du « grotesque » est étayé de dialogues truculents. Il crée un déphasage progressif qui permet de passer subtilement du ton (pas toujours) sérieux du texte vers une ambiance beaucoup plus burlesque. Point d’orgue du procédé, l’introduction de chacun des chapitres par la « Une » polémique de l’un ou l’autre des journaux. Une véritable réussite. En utilisant la plupart des poncifs du genre, les auteurs ont, malgré tout, su trouver la recette magique pour nous offrir une oeuvre très originale à la dimension dramatique évidente. C’est riche, captivant, épique, émouvant et souvent très drôle. Je suis véritablement conquis. Un quatre étoiles qui en vaut presque cinq.

24/06/2007 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5

J'aime beaucoup cette série pour le dessin de Yoann, notamment. Omond, le scénariste fait un pastiche des feuilletons populaires du XIXème siècle avec son lot de rebondissements surprenants. Il y a de vraies références au roman le mystérieux docteur Cornélius. De fait, le côté fantastique n'est pas absent du tout, avec les expériences de laboratoire. La lutte entre passéistes et modernistes est assez amusante. Une série que je conseille de découvrir, il semble qu'elle n'ait pas eu beaucoup de succès, ce qui est dommage.

08/05/2006 (modifier)
Par jwi
Note: 4/5

Eric Omond est un auteur à l'inspiration fertile et à la production prolifique. Oh bien sûr se trouveront toujours certains pour dire qu'il n'est pas le seul et qu'il peut compter sur l'aide de ses comparses de "La Boîte qui fait Beuh !"... eh bien tant mieux car une telle production ne se dénigre pas Madame ! Ne citons pour exemple que des titres comme Toto l'ornithorynque (avec Yoann), Mort Linden (avec Marty) ou encore (et peut-être même surtout) le somptueux Le dérisoire (avec Supiot dans la Collection Carrément BD chez Glénat). Mais au fait, "la Boîte qui fait Beuh !", qu'est ce que c'est ? Tout simplement l'atelier angevin créé en 1996 par ces deux auteurs Eric Omond et Yoann Chivard ... Mais revenons à "La voleuse du père fauteuil" qui vient enrichir la Collection Poisson Pilote chez Dargaud d'un nouveau titre de référence. Les deux comparses d'Angoulême s'y sente vraisemblablement très à l'aise. Ils signent un récit que l'on pourrait qualifier de romantique dans une atmosphère très vieille France vers 1900. Une jeune fille de bonne famille (du moins le pense-t-elle) va s'éprendre de l'ennemi public numéro 1, surnommé l'Homme mystère. De ce point de départ roucoulant va découler des intrigues et autres magouilles politiques et d'autres côtés plus surnaturels ou encore socialement satiriques. Le graphisme, les couleurs (signée Hubert) et l'ambiance générale s'immergent parfaitement dans la Collection Poisson Pilote qui s'offre donc ainsi une nouvelle réussite.

07/05/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
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Voilà une série quelque peu déroutante. Ancrée dans une tradition de feuilleton "fin de siècle/début de siècle" qui a rendus heureux beaucoup de lecteurs, l'histoire de la Voleuse du Père-Fauteuil est tout sauf classique. Bien sûr, il s'agit d'une suite de péripéties de monte-en-l'air aussi abracadabrantesques que bizarres, mais certains éléments du récit sont bizarrement intégrées. La querelle entre passéistes et modernistes trouve difficilement sa place en premier lieu, mais se justifie, de façon un peu confuse, par la suite. Omond utilise la plupart des ressorts du genre, avec des personnages qui surgissent à l'improviste, de façon assez théâtrale (une partie du tome 3 vaut à ce titre son pesant de cacahuètes), mais un peu comme dans un fourre-tout. Le dessin de Yoann est vraiment étrange. Il imprime une atmosphère vraiment particulière, à la fois sensuelle et oppressante, donnant un cachet tout à fait unique. Chaque tome est différent : le premier est la découverte par Ariane du monde qui l'entoure, une prise de conscience de certains ressorts qui le régissent. Elle sort de la petite enfance. Le second est plus réflexif, plus calme. C'est une sorte d'adolescence, de crise d'identité. Quant au troisième, c'est peut-être la période où Ariane passe à l'action, où elle s'investit plus activement. Une série étrange, difficile à cerner, difficile à suivre. Cela ne se lit pas en 20 minutes...

16/02/2006 (modifier)
Par Obélix
Note: 3/5

C'est vrai que la narration omniprésente dans l'album est parfois un peu fastidieuse. Cependant, tant qu'à lire l'album, il faut tout lire. C'est très bien écrit et par moment il y a des perles qu'il ne faut surtout pas manquer. Comme le dit Brunelle, le dessin me fait un peu penser à du Sfar (surtout Professeur Bell)avec tout de même sa touche d'orignalité. Je n'ai pas conseiller l'achat de l'album, car j'ai eu la chance qu'on me le prête, et je ne l'ai pas acheté par la suite. Je vais tout de même suivre cette série de près, et si ça continue sur cette lancée, c'est certain que je les achète tous.

10/08/2002 (modifier)
Par brunelle
Note: 3/5

Sympathique premier tome... une série qui promet d'être intéressante. Un dessin "à la Sfar", n'en déplaise à certain, mais tout de même personnalisé, et une intrigue gentillette, mais prenante. Pas aussi enfantin que ça, contrairement à l'effet rendu par le dessin, le scénar aborde tranquillement en dérision la politique, les héros, les histoires de pouvoir ou d'amour... L'héroïne a ce qu'il faut pour être attachante, et l'histoire cultive le nécessaire pour garder le mystère sur le prochain tome, donc ça se fait attendre... et l'ex-libris de la série est carrément sympa...

04/08/2002 (modifier)