Les derniers avis (9710 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dieu qui pue, Dieu qui pète
Dieu qui pue, Dieu qui pète

Cela faisait longtemps que je voulais lire cet album ! J'ai eu du plaisir à lire cet album quoiqu'un détail m'a ennuyé. Ce n'est pas indiqué si les contes ont été inventés par les auteurs ou si ils viennent d'Afrique. Et si ce sont de vrais contes adaptés par les auteurs j'aurais aimé qu'on indique le pays d'où venait ce conte. Enfin, ce n'est pas trop grave. Les histoires sont imaginatives, prenantes et plutôt mémorables pour des histoires aussi courtes. Ce sont des histoires qui ont pour la plupart une morale et c'est conté sur un ton léger et souvent avec de l'humour. Le dessin est très bien. Un recueil de contes qu'on peut lire même une fois rendu adulte sans aucun problème !

24/07/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Cent Nuits de Héro
Les Cent Nuits de Héro

J'avais adoré le premier album d'Isabel Greenberg et j'étais impatient de lire celui-ci. Après lecture, je ne suis pas du tout déçu et cela confirme mon impression qu'elle est une auteure à suivre. On retrouve encore une fois une histoire non seulement remplie de contes, mais qui parle de la transmission de ces histoires ce qui ne peut que me plaire moi qui place la lecture comme passe-temps préféré. L'auteure fait la part belle aux femmes qui ne peuvent lire ou écrire et qui le font en secret. Je trouve tout de même facile de dire que les hommes ne sont dépeints que de manière négative car il y en a tout de même qui ont un rôle positif ou neutre quoique c'est vrai que les machos prennent une grande place. La narration est fluide, les personnages attachants et l'histoire est bien maîtrisée. Si vous avez aimé l'autre album de cette auteure, je ne vois pas comment vous pouvez ne pas aimer celui-ci aussi !

23/07/2017 (modifier)
Par Wedjeus
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Fleurs de Pierre
Fleurs de Pierre

Paradoxal de considérer une œuvre culte et de ne pas pouvoir la conseiller. Ce manga est un bijou ! Une énorme claque lors de sa première lecture et le désir de connaître la suite à tout prix ! Ce manga relate le destin croisé de deux adolescents dans la Yougoslavie occupée par les Nazis durant la seconde guerre mondiale. L'une est prisonnière d'un officier S.S, l'autre entre dans la résistance. Pourquoi ne pas conseiller cette série ? Parce que l'éditeur Vent d'ouest n'a jamais daigné publier les trois derniers tomes de la série. Je me souviens leur avoir écrit pour leur demander de rééditer cette série (en vain). Bref ! Une lecture poignante, et un regret en ce qui me concerne de ne jamais connaître le fin mot de cette histoire.

19/07/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Héritage du Colonel
L'Héritage du Colonel

Encore un très bon scénario signé Trillo ! Les auteurs montrent les monstruosités de la dictature argentine de 1976-1983 et aussi les séquelles (vu que cela se passe après la dictature) à travers le personnage d'un petit fonctionnaire qui se prive pour acheter une poupée. Au début, je me demandais où les auteurs voulaient en venir, mais au fur et à mesure ils montrent la folie d'Elviro et les événements passés qui expliquent son état psychologie et pourquoi ce qui se passe dans le présent va le faire sombrer peu à peu dans la folie. Le scénario est totalement maîtrisé et prenant. Je l'ai trouvé prenant du début jusqu'à la fin et les auteurs dénoncent les horreurs de la dictature de manière originale. Le dessin est mignon alors que plusieurs scènes sont très glauques. C'est un très bon décalage je trouve et cela va assez bien avec la personnalité d'Elviro qui semble être normal, mais qui cache un coté malsain.

16/07/2017 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Duel
Duel

Ce récit, basé sur des faits réels, montre l’envers du décor des guerres napoléoniennes. Il relate une pratique méconnue de ma personne qui faisait de tels ravages dans la grande armée que Napoléon a dû intervenir et la faire cesser ! Le duel était apparemment une pratique courante dans les rangs des hussards. Celui dont il est question ici est singulier dans sa durée … deux hommes se sont défiés pendant 20 ans en usant diverses méthodes (sabre, pistolet, à pieds, à cheval) et ce, malgré l’interdiction promulguée par le petit corse. L’auteur a mis d’emblée la barre très haut pour une première publication. Le graphisme et le découpage immergent le lecteur dans cet affrontement de deux hommes que tout oppose. L’emploi du rouge pour les passages plus virils accentue les tensions. Côté narration, l’auteur prend le temps de poser son récit. Sa grande force réside dans la description de l’évolution des relations entre nos deux hommes. Si le duel reste une affaire d’honneur, ils finissent par avoir du respect, voire même de l’empathie pour l’autre. Un récit prenant qui demande du temps et de la concentration mais qui vaut vraiment le coup.

13/07/2017 (modifier)
Couverture de la série Wyoming doll
Wyoming doll

Voilà un album que j’ai toujours trouvé très chouette, ce que confirme une nouvelle lecture avant de l’aviser. Pourtant, c’est une histoire qui joue beaucoup sur du classique, qui ne révolutionne pas du tout le genre du western. Mais voilà, le dessin de Franz est vraiment très beau, on sent qu’il s’est lâché sur cette histoire. La colorisation est aussi aux petits oignons. L’histoire en elle-même est presque anecdotique. Après un classique massacre de colons par des Indiens, une fillette en réchappe, et est ensuite prise en charge par un couple surprenant, un jeune blanc encore mal dégrossi – mais qui va murir rapidement, et un Lakota solitaire, ivre de vengeance et suicidaire. C’est l’amitié entre ces deux hommes, devenus pères de substitution de la fillette, qui est originale – et un peu improbable. Mais ça passe en fait. La seule chose qui m’ait vraiment chiffonné, c’est la vitesse avec laquelle le Sioux a appris à parler la langue des blancs, pour que les deux hommes se comprennent. Hymne à la nature, l’amitié, les trois êtres au cœur de l’intrigue ont tout perdu, et se reconstruisent ensemble – ou séparément, mais se donnent mutuellement des raisons de vivre. C’est un peu contemplatif (ceci étant accentué par une narration au style indirecte, avec pas mal de voix off), une lenteur assumée. Cela alterne entre des envolées lyriques, des scènes optimistes, et certaines formes de nihilisme. Pour le reste, les rapports entre Blancs et Indiens (on est au début de la conquête des grandes plaines), ainsi qu’entre tribus indiennes (Sioux et Pawnees en tête, ennemis héréditaires) sont bien rendus. Un bel album dont je vous recommande la lecture : c’est une des plus belles réussites de Franz (de ce que j’ai lu en tout cas).

09/07/2017 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Metropolis (Delcourt)
Metropolis (Delcourt)

Ce titre m'avait à l'époque de son annonce intrigué pour plusieurs raisons, la première évidente est son titre très commun et tombé dans le vocabulaire public depuis le chef d'oeuvre muet de Fritz Lang, la seconde est la qualité de la couverture, enfin DES couvertures, aussi macabres que magnétiques et hypnotiques, la dernière s'appelle Serge Lehmann au scénario. Lehmann représente pour beaucoup l'équivalent d'un Alan Moore Français, un auteur voué à la SF intelligente ou aux Utopies/Dystopies les plus exigeantes. La Brigade Chimérique ou La Saison de la Couloeuvre sont autant d'oeuvres qui ont pu déranger ou envouter mais en tous cas n'ont laissé personne indifférent par la richesse de leurs univers respectifs comme de leurs intrigues pas vraiment cousues de fil blanc. Avec la promesse d'un récit proche d'une enquête policière dans la cité de Metropolis dans un monde ''parallèle'', Lehmann s'adjoint les services d'un Stéphane De Caneva dont l'enthousiasme se mesure au talent des planches au découpage très comics et au charme très "rétro". L'histoire n'est pas en reste avec un personnage central hors norme, un jeune flic athlétique et intelligent que l'on croirait sortir d'une équipe olympique de 1933... Enquêtant à la fois sur un attentat terroriste d'une violence inouïe et sur une découverte macabre dans des catacombes, l'histoire ne cesse de s'emballer avec tout un lot de personnages secondaires au background célèbre (je vous laisse la surprise) ou complexes, le rythme de l'histoire s'emballe assez vite pour enchaîner les 4 tomes d'une quasi traite avec un intérêt qui n'est jamais retombé. Petit bémol pour les esprits cartésiens, il est difficile d'en dévoiler l'intrigue mais je trouve la fin d'une rare beauté malgré quelques écarts ''Deus Ex Machina'' et une intrigue amoureuse un poil téléphonée voire bâclée, Lehmann trouvant son intérêt dans la construction tentaculaire d'une intrigue complexe et simple à la fois. On y retrouve un peu l'esprit d'un Charles Burns ou d'un David Lynch pour un rendu poétique saisissant qui ne perd jamais son spectateur en route. Metropolis fait à coup sûr partie du meilleur de Lehmann. De Canepa se révèle enfin comme un dessinateur sur lequel il faudra compter tant la justesse de son encrage et la beauté de ses cadrages le hisse parmi les grands. Les clins d’œil au "vrai" Metropolis s'entrechoquent sans nuire à la trame principale et font de Metropolis une œuvre distincte et d'une grande richesse. Pas loin d'un chef d’œuvre mais on s'y rapproche. Le meilleur Lehmann ? Sans aucun doute.

05/07/2017 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Petites Victoires
Les Petites Victoires

Julie Dachez nous l’avait expliqué dans La Différence invisible, paru il y a un an chez Delcourt, l’autisme peut recouvrir plusieurs formes. Elle-même décrivait de façon « humoristique » le syndrome Asperger dont elle était atteinte. De la même façon, Yvon Roy a choisi de traiter ce récit autobiographique sur un mode léger et sans pathos, alors que contrairement à Julie Dachez, l’autisme de son fils était beaucoup plus aigu au départ, menaçant gravement son équilibre psychologique et par ricochet son adaptation sociale. Avec sobriété et une certaine dose de poésie, l’auteur québécois nous narre son expérience en évitant l’auto-apitoiement, ce qui est déjà fort appréciable. En outre, son témoignage va à l’encontre de tous les clichés sur l’autisme, démystifiant gentiment les méthodes éducatives prétendument adaptées du milieu socio-médical. A force d’abnégation et de courage – et il en fallait pour affronter les crises récurrentes de son fils -, le père, refusant de se résigner, réussit progressivement à briser, avec son intuition créative, la cage de verre dans laquelle la chair de sa chair semblait devoir être cloitrée à vie. Son récit pourrait fort bien faire référence et redonner espoir à tous les parents dans le même cas. C’est magnifiquement raconté, les personnages et les situations sont justes. Petit à petit, on voit Olivier prendre goût à la vie, et parallèlement le redonner à son père, plus vivant que jamais, ravi d’apprécier enfin une complicité inattendue avec ce fils différent et néanmoins attachant. Le dessin, sobre et délicat, traduit bien l’état d’esprit du narrateur. « Les Petites Victoires » constituent un récit revigorant, une admirable leçon de vie qui prouve qu’il n’y jamais de fatalité face à ce type de situation, et par la même occasion, nous fait relativiser, nous les « bien-portants », nos petits tracas du quotidien.

30/06/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Courtney Crumrin
Courtney Crumrin

Pour ma part, j’ai littéralement dévoré les six tomes de la série. Je vais faire court car il y a déjà de nombreux avis très complets. Je tiens tout de même à manifester mon enthousiasme pour cette belle série. L’univers de Courtney Crumrin, que ne renierait sans doute pas Tim Burton, est particulièrement riche et envoutant. Le monde des choses de la nuit est foisonnant, doté d’un bestiaire soigné et divers. Inquiétant, onirique, cynique, cruel ou mélancolique, ce monde gagne en complexité au fur et à mesure de la série. Le personnage ce Courtney Crumrin, une gamine au sale caractère mais profondément humaine, héritière et apprentie du plus grand sorcier d’Hillsborough est extrêmement réussi et attachant. On suit ses pérégrinations, aventures et évolutions avec une certaine jouissance. L’intrigue générale n’est pas en reste. La série est construite sur plusieurs histoires connectées les unes aux autres par un fil rouge, dans lesquelles se croisent et s’impliquent les mêmes personnages. Certaines sont justes agréables, d’autres sont incroyables et l’ensemble se révèle bien construit et passionnant à suivre. Coup de cœur pour moi !

28/06/2017 (modifier)
Par canarde
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Monsieur désire ?
Monsieur désire ?

Album de première classe ! Mais c'est drôle comme je ne me reconnais pas dans la présentation de cette histoire (avis précédents et résumé) : un riche don Juan qui s'éprend d'une domestique moche. Pourquoi s’arrêter au point de vue de monsieur ? Je pense que le point de vue le plus intéressant et le plus juste dans cette histoire c'est celui de la gouvernante, Lisbeth. Elle a la tête sur les épaules et très peu de marge de manœuvre dans sa situation sociale. Elle essaye de ne pas se laisser avoir par les propositions du maître qui seront forcément inconséquentes, ni par les injonctions de ses supérieurs, domestiques de première catégorie. Elle tire profit du silence qui lui est imposé pour réfléchir à sa situation et trouver une voie pour s'échapper. Elle saisit les opportunités, fait valoir ces intérêts en se trouvant des alliés par sa force de conviction. Elle réussit ensuite à glisser entre les boucles du nœud de contradictions dans lequel étaient serrés les domestiques des grands bourgeois à cette époque. Le dessin est très élégant : certains personnages ont le visage parcheminé de traits fins qui leur donnent des ridules très expressives, d'autres au contraire sont laissés dans une clarté sans aspérité, juste un nez fin pour le séducteur de haut vol et un gros nez rond pour sa gouvernante, cela nous permet de projeter ce qui nous plait pour le reste. Les couleurs (pas directes) sont un peu ternes, ce qui augmente la sensation de tristesse , d'enfermement. C'est extrêmement réjouissant de voir qu'en sachant se servir des mots, en sachant se taire aussi, écouter, baisser la tête si nécessaire, on peut mener sa barque exactement là où on l'a choisi.

22/06/2017 (modifier)