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L'Assassin qu'elle mérite

Note: 3.46/5
(3.46/5 pour 13 avis)

Vienne, 1900. Deux riches noceurs, désabusés et cyniques portent un regard impitoyable sur ce milieu artistique viennois de la Sécession qui prétend révolutionner l’art. Un soir d’ivresse, ils font le pari de transformer un jeune homme pauvre en ennemi de la société, de le façonner à leur guise, comme une œuvre d’art vivante.


1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale Ecole Emile Cohl Europe centrale et orientale

« Alors mon but sera atteint. J’aurais contribué, dans la mesure de mes ressources, à créer un gredin, un ennemi de plus pour cette odieuse société qui nous rançonne. » H.K. Huysmans Vienne, 1900. Deux riches noceurs, désabusés et cyniques portent un regard impitoyable sur ce milieu artistique viennois de la Sécession qui prétend révolutionner l’art. Un soir d’ivresse, ils font le pari de transformer un jeune homme pauvre en ennemi de la société, de le façonner à leur guise, comme une œuvre d’art vivante. Ils choisissent le jeune Victor qui passait par là. À leur côté, le jeune homme va découvrir des plaisirs insoupçonnés derrière les murs de la plus prestigieuse maison close de Vienne. Un monde de volupté et de raffinement s’ouvre à lui. Un monde dans lequel il y a la merveilleuse Mathilde. Un monde qui n’est pas le sien. Quel sera le prix à payer pour que le rêve se poursuive ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 22 Septembre 2010
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série L'Assassin qu'elle mérite
Les notes (13)
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23/09/2010 | Miranda
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Une belle série de Lupano et Corboz, ce dernier montrant son goût et son talent pour les dessins de femmes raffinées (voir par exemple la couverture du dernier tome). Partant d'une idée assez originale dans sa tournure, l'histoire prend un tour étonnant à chaque nouvel opus, ce qui fait que jamais on ne se lasse. On regrettera juste que quelques personnages du début comme Mathilde soient finalement laissés de côté. La psychologie des personnages est très bien développée, que ce soit celle du héros ou des deux amants terribles, ou bien celle de personnages secondaires qui n'apparaissent que dans un ou deux tomes. Une petite pépite.

27/09/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Avec un titre pareil et une telle couverture, on croit que c’est un personnage féminin qui mérite d’être tuée et on se pose des questions sur ce qu’elle a pu bien faire. Cependant, ce titre intrigant est une vraie fausse piste. De toute façon, les dés seront vite jetés dès le début par une théorie qui sera mise en pratique. Il est vrai que la série « Quintett » avait déjà exploité ce filon intéressant. Bref, on connaîtra très vite la signification du titre. La série est agréable à lire. On est vite happé par ce récit qui se déroule à Vienne en 1900. On sent presque l’empreinte de Sigmund Freud. Cependant, je regrette que le personnage principal, jeune et naïf à la fois, bascule aussi vite du côté obscur puisque c’est de cela dont il s’agit. On aurait aimé voir une progression dans le changement de comportement. Cela apparaît trop artificiel pour être crédible. Néanmoins, comme dit, il s’agit du genre d’histoire un peu sordide que j’aime bien lire même avec ce côté un peu hollywoodien. On suivra celle-ci avec plaisir en espérant que cela gagne en intensité maintenant qu’on a fait connaissance avec les différents protagonistes. Mention spéciale pour Alec, ce riche perverti par le cynisme. On évolue dans une société injuste car dominé par le pouvoir de l'argent. Le second tome semble être celui de la transition. On avait déjà compris dans le tome précédent que c'était bien la fin de l'innocence. La descente aux enfers se poursuit pour Victor. Je n'arrive pas à comprendre qui s'en prend à son ami et à sa famille ainsi que les raisons. Il y a comme un flou quant à l'apparition de cette nouvelle menace. Il est question également de racisme avec la haine du juif. Bref, on sombre totalement dans une Vienne, capitale d'un empire en pleine effervescence. Pourtant, il semble y avoir les prémices d'une future rédemption concernant Victor. Lupano est au sommet de son art. Corboz se débrouille très bien au dessin. Bref, c'est une très bonne série. Je maintiens le 4 étoiles et j'attends la suite avec impatience. Le final aura lieu dans le 4ème tome qui sera bien entendu à la hauteur de nos espérances. C'est un beau drame romantique dans une époque trouble où l'anarchie se dispute avec le capitalisme le plus outrancier. L'auteur a réussi à bien entendu réussi son pari dans l'art de la manipulation. La direction prise sera d'ailleurs très surprenante. Il faudra certes passer sur une petite touche d'amoralité. La mode est pourtant au retour des valeurs traditionnelles... :P

08/11/2010 (MAJ le 23/11/2016) (modifier)
Par Pasukare
Note: 3/5
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Après avoir lu tant de bonnes critiques à la sortie de ce premier tome je ne m’attendais pas à être aussi frustrée à la fin de ma lecture, du coup ma première impression fut une pointe de déception, j’ai la sensation de ne pas en avoir eu assez sous la dent pour être complètement satisfaite. Le sujet est bien trouvé et les personnages bien campés et j’espère vraiment que l’histoire va bien décoller au tome 2 et m’offrir un développement de l’intrigue à la hauteur de mes espérances. D'après mes sources, c'est le cas alors je suis plutôt confiante. Graphiquement c’est franchement pas mal, même si je trouve que c’est un peu inégal sur l’ensemble et surtout sur la fin. J’ai beaucoup aimé le principe de faire les décors pâles et les personnages en couleurs vives, les bouilles des personnages sont très expressives, la mise en scène est efficace et dynamique. J’ai eu ma première déception graphique sur la planche se déroulant au théâtre (peut-être trop rouge et pas assez nuancée) et par la suite j’ai eu l’impression de voir plus de défauts qu’au début de ma lecture (moins d’expressivité des visages, trait moins appuyé). Je réserve mon conseil d’achat en attendant la sortie du T2, j’attends de voir comme se développe l’intrigue. Par contre, si vous avez l’occasion de rencontrer le dessinateur pour une dédicace, n’hésitez pas, elles sont magnifiques :) Après lecture du tome 2 je maintiens ma note et je passe mon conseil d'achat à "oui" : du point de vue de l'histoire je ne suis pas déçue, ça avance pas mal, Victor a le don de faire systématiquement les mauvais choix ;). Graphiquement, je regrette la disparition de cette technique de fonds pâles et d'avant-plans nets et bien encrés qui m'avait plue dans le T1 mais je ne serai pas aussi sévère que Miranda (ni aussi déçue visiblement, mais je n'ai pas rouvert le T1 avant de lire le 2). Après lecture du tome 3 (et relecture des 2 tomes précédents pour me remettre dans le bain) je reste sur mon 3/5. Je pensais que ce troisième tome était le dernier, finalement il y en aura un de plus : abus de filon ou réel besoin de l'histoire ? Après lecture je penche plus vers la 2ème option bien que j'aie eu un peu de mal à rentrer dans l'intrigue de ce tome qui part un peu dans tous les sens au début avec plein de nouveaux personnages "sortis de nulle part". Lupano sait toujours aussi bien raconter les histoires et Corboz nous offre de bien belles planches sur fond d'exposition universelle de 1900. Jolie colorisation également. J'attends donc la suite (et la fin) maintenant...

23/10/2010 (MAJ le 20/08/2014) (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
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Cette série est à l'image de ce que j'ai lu de Wilfrid Lupano: l'idée de départ m'intrigue puis je découvre un scénario que j'aurais voulu considérer comme immanquable, mais je ne peux pas. Le gros problème que j'ai avec l'histoire c'est que je trouve qu'il n'y a pas de grande surprise. La descente aux enfers de Victor ne m'a pas surpris et j'ai l'impression que le récit est cousu de fil blanc. En plus, on dirait que Victor devient un gros salaud en seulement un jour ou deux ! Heureusement, la narration et le rythme sont très bons ce qui fait que j'ai lu ces deux tomes sans grand problème et je trouve même le riche salaud un peu charismatique. Le dessin ne m'attire pas trop, mais il n'est pas moche et les couleurs sont souvent bien choisies. En gros, le genre de série dont je ne déconseillerais pas la lecture, mais comme c'est le genre de série que je ne lis qu’une fois car rien ne me donne envie de la relire (quoique cela pourrait changer avec la suite, mais j'en doute) je ne pense pas qu'un achat soit nécessaire.

16/11/2013 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
L'avatar du posteur Miranda

Lupano et Corboz, tandem de choc, se sont encore réunis pour nous offrir une histoire tout aussi prenante que leur fameux Célestin Gobe-la-lune, cette nouvelle histoire se déroule à une époque plus proche de la nôtre, en l’année 1900. Encore une fois Lupano me comble avec son scénario. J’ai tout de suite accroché au postulat de départ, un homme fortuné et capricieux - mais au demeurant plein d’humour - veut prouver que l’on peut transformer un pauvre mais honnête bougre en assassin, les paris sont ouverts, y arrivera-t-il ? La critique des classes sociales et de l’art est bien sentie et surtout ponctuée de remarques justes et cinglantes. La narration est toujours aussi agréable et ne souffre d’aucun défaut, un petit coup d’accélérateur sur la fin permet d’instaurer un bon suspense dans l’attente de la suite des évènements. Les personnages sont intéressants et psychologiquement bien étudiés et chose que j’apprécie par-dessus tout, malgré les déboires de Victor, la pauvre victime de notre riche héritier, ce n’est absolument pas larmoyant. Pour ce qui est de la qualité du dessin, c’est un style particulier qui plaira autant qu’il pourra déplaire. On est à mi-chemin entre le premier et le second tome de Célestin Gobe-la-lune, moins épais que le premier mais loin d’être aussi beau que le second, au trait fin et très détaillé, dommage que Corboz ne nous ait pas offert un graphisme du niveau de ce dernier. Les perspectives, les expressions et les mouvements sont quant à eux parfaits. Les couleurs sont bien choisies et variées, elles changent selon les ambiances, les lieux et l’heure, ce qui rend la lecture très fluide, elles manquent juste d’un peu de finesse. Tome 2 La colorisation et l'encrage ont changé, je ne lirai ni ce tome ni les suivants, cela ne me tente plus du tout et je vire aussi 2 étoiles de mon avis. Il n'y a rien qui m'agace le plus que l'irrégularité graphique, surtout quand on perd en qualité et qu'en plus on nous propose une couverture plus que merveilleuse et que les planches sont comparativement d'une banalité énervante.

23/09/2010 (MAJ le 23/05/2012) (modifier)
Par pol
Note: 4/5
L'avatar du posteur pol

L’assassin qu’elle mérite est une série signée par Lupano et Corboz, ce même duo à qui l’on doit l’excellent Célestin Gobe-la-lune. Et on retrouve ici un peu la même fraicheur notamment dans les personnages et les situations, ce qui a fait le bonheur des lecteurs de Célestin. Il y a un côté bon enfant, Victor est un jeu homme attachant. Ses courses effrénées dans les rues de Vienne avec ses copains sont des moments d’insouciances. Pareil quand il met pour la première fois les pieds dans un bordel, il découvre cet univers avec des yeux grands ouverts rempli de la naïveté de sa jeunesse. Mais à côté de ça son quotidien n’est pas facile et ses parents ne font rien pour lui rendre la vie plus facile. Derrière cela, cette histoire nous emmène dans un univers bien sombre. Elle met en avant ce qu’il y a de mauvais chez l’homme. Et Il est ici question de manipulation malsaine. Ou comment un dandy sans scrupule profite de notre jeune héros. Le récit est super cohérent et on rit avec Victor dans les bons moments, mais on perd vite le sourire quand celui-ci dérape et plonge doucement dans cet engrenage nauséabond. On aimerait l’aider à stopper cette spirale infernale, mais plus l’histoire avance plus il s’enfonce. Comme toujours le dessin de Yannick de Corboz est excellent et il met superbement ce récit en images, l’ambiance 1900 est bien rendue. Cependant il y a une grosse différence d’encrage entre le 1er et le 2e tome, mais une fois la surprise passée, cela ne nuit pas à la qualité visuelle de la série, même si du coup cela manque légèrement de cohérence.

23/05/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Ce nouvel album est intrigant... Intrigant dans son histoire, puisque nous suivons les aventures d'un jeune homme de basse extraction qu'un désoeuvré riche et un brin pervers décide de transformer en paria. Mais bien sûr, comme on peut s'y attendre, Victor va échapper à son mentor... Le postulat de départ est plutôt intéressant, et même si en effet l'évolution du jeune homme est rapide (il apprend bien vite à se servir correctement d'une arme à feu par exemple), le récit est assez bien mené. Sur le plan du dessin, je trouve que Yannick Corboz a encore quelques progrès à faire, notamment sur les visages de ses personnages. Et parfois son encrage est clairement trop épais, ce qui ne me permet pas de prendre un plaisir complet à ma lecture. Je suis curieux de lire la suite cependant.

12/12/2010 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Pas mal pour un premier opus. Franchement bien même diront certains, ce en quoi ils n’ont pas tort. Le récit est prenant et on se demande comme tout cela va finir. L’idée de départ, bien que pas très originale, peut donner un développement intéressant. Et je crois que, sur ce plan, on peut faire confiance à Lupano qui commence à se faire un nom parmi les scénaristes en vogue. Narration et découpage souffrent que peu la critique. J’émettrai toutefois une réserve quant à l’évolution du comportement de Victor qui me parait bien rapide. De même, je trouve que, pour le moment, tout semble trop bien "arrangé". Il y a un petit quelque chose d’artificiel qui plane sur le récit et sur lequel je bute. A noter une confusion (que j’imagine volontaire) entre le titre et la couverture. Dans le genre "petits meurtres entre amis", il y a l'excellente série Green Manor qui est des plus jouissives. Cette série présente des qualités indéniables. Mais je ne la suivrai pas, raison du non-achat conseillé.

17/11/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Après la lecture du premier tome. Il y a des lectures qui ressortent du lot, pour ce premier tome de la série "L'Assassin qu'elle mérite" ce fut le cas. J'ai adoré ce récit, le seul reproche que j'ai trouvé concerne l'encrage un peu trop épais à mon goût. Sinon j'ai été surpris par cette histoire partant sur une idée farfelue mais bien exploitée. Comme beaucoup j'ai mal interprété le titre, d'autant qu'il y a une femme sur la couverture, juste en dessous du titre. Il y a peu de chances que le second tome soit au même niveau que celui-ci mais je ne bouderai pas mon plaisir actuel. La narration, le découpage, la maîtrise du scénario, etc... Tout est excellent, il suffit de tourner les pages et de s'abreuver de ce nectar. C'est un gros coup de coeur subjectif, le ressenti fut celui que j'aimerais avoir à chaque fois que je referme une BD. Ce niveau n'est pas souvent atteint, je me dois donc de défendre cette BD. Lupano et Corboz forment un duo d'une rare efficacité. Vivement la suite.

16/11/2010 (modifier)
Par Lauper
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Voilà une série qui commence fort et bien ! Des personnages bien campés, des dialogues travaillés, on se laisse promener avec bonheur dans cette Vienne "fin de siècle", où se tissent de sombres destins. Le dessin de Corboz y est pour beaucoup. Il sait donner la vie à ses personnages. (Klement, notamment, est un personnage intriguant, dont la présence plane sur le récit). Vivement la suite !

11/10/2010 (modifier)