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Le Port des Marins Perdus (Il Porto proibito)

Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 4 avis)

Abel, jeune naufragé est recueilli sur le navire "Explorer". Amnésique, il va vivre des aventures qui le mèneront vers son identité. A voir aussi : Les Filles des Marins Perdus


1799 - 1815 : Le Premier Empire - Napoléon Bonaparte Amnésie Auteurs italiens Treize Etrange Vieux gréements

Automne 1807. Un navire de Sa Majesté récupère au large du Siam un jeune naufragé qui ne se rappelle que de son prénom : Abel. Le garçon se lie rapidement d'amitié avec le premier officier, capitaine du navire depuis que le commandant s'est enfui avec le trésor du bord. Abel retourne ensuite en Angleterre où il loge dans l'auberge tenue par les trois filles déchues du fuyard. Alors que la mémoire lui revient peu à peu, il découvre quelque chose de profondément troublant sur lui-même, et la véritable nature des personnes qui l'ont aidé

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 08 Juin 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Port des Marins Perdus

04/12/2016 | herve
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Par McClure
Note: 4/5
L'avatar du posteur McClure

Ce gros pavé est une excellente surprise de mediatheque. Il présente malgré tout 2 gros biais qui m'empêchent de le mettre en coup de cœur. Mais on est vraiment sur du qualitatif. Le dessin est tout bonnement magnifique. Ce crayonné, parfois à la limite de l'esquisse, souligne à la perfection l'état d'esprit des personnages et celui dans lequel les auteurs souhaitent nous amener. L'expressivité des visages des personnages, tous aisément identifiables, est incroyable. C'est une dentelle de Bruges que nous offrent les auteurs. Les décors sont souvent rares, à dessein encore une fois. Ils sont bien présents quand il le faut, absent quand on doit se concentrer sur les personnages. Les scènes navales sont aussi réussies, même si on sent que là l'option choisie est de ne pas trop entrer dans le détail pour éviter l'erreur. Une grande réussite. L'histoire, elle, est plus classique dans sa trame, partant d'un jeune garçon amnésique naufragé qui va remonter sa pelote mémorielle au gré d'une quête de rédemption, de trésor et d'honneur. Comme pour le dessin, on nous sert ici un récit fin, lent, doux. Nous accompagnons Abel dans cette recherche avec délicatesse. Le twist de milieu de livre amène un soupçon de fantastique sans détourner pour autant le fil de l'histoire. Au contraire il le recentre pour nous guider. C'est un vrai travail de conteur qui nous est donné, notamment grâce au recours à la poésie et à des envolées très bien écrites. Les bémols, quels sont ils alors ? Déjà c'est bavard, très, trop. Les envolées lyriques cassent trop souvent un rythme déjà lent, n'apportant que trop peu d'intérêt sinon de vouloir renforcer le côté travaillé. Ces moments d'introspection textuelle allongent inutilement le bouquin qui pourrait gagner en concision, je dois avouer avoir pris 3 moments de lecture pour le terminer.… (lire plus)

06/10/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5
L'avatar du posteur Josq

Pfffffiou ! Le Port des marins perdus est une très belle bande dessinée, oui... mais aussi très laborieuse. Le problème, c'est que Teresa Radice semble beaucoup trop s'écouter parler et que le récit disparaît alors au profit d'un verbiage interminable, à base de (beaux) poèmes qui, accumulés les uns aux autres, complétés par le texte déjà très dense de Radice, en devient extrêmement indigeste. Plus d'une fois, je me suis vraiment ennuyé à la lecture de cet album, alors même que j'en apprécie énormément l'ambiance, quel gâchis... Néanmoins, Le Port des marins perdus a beaucoup de qualités, à commencer par ce dessin à tomber par terre ! Le trait de Stefano Turconi est somptueux, et confère au récit le souffle qu'il peine à acquérir par la seule force des mots. Il a une ampleur incroyable, et touche constamment juste, qu'il s'agisse des séquences intimistes ou des grandes scènes d'action. Mais justement, puisque Turconi et Radice montrent à de rares reprises qu'ils maîtrisent totalement les scènes d'action (une ébouriffante séquence de bataille navale au début de la bande dessinée), pourquoi ne pas en avoir introduit davantage dans le récit ? Là, hormis la bataille navale de l'introduction et une scène de tempête, il n'y a quasiment aucune action. On comprend bien la volonté de développer chacun des personnages, mais on se demande un peu pourquoi avoir choisi de situer le récit dans un contexte très marqué "aventure", si c'est pour délaisser à ce point l'aventure... Reconnaissons-le, toutefois, les personnages sont effectivement très réussis. Tous attachants, on prend un certain plaisir à suivre l'évolution de chacun d'entre eux, et à découvrir peu à peu leurs fêlures intérieures, qui contredisent souvent les apparences. A ce niveau-là, c'est très réussi, et il se dégage une véritable émotion du récit, à plusieurs reprises, grâce à… (lire plus)

14/04/2021 (modifier)

Il est des albums dont vous avez du mal à lâcher la lecture, sur lesquels une fois la dernière planche avalée vous avez besoin de tout relire sans précipitation pour profiter de la fluidité du trait et de la narration, desquels vous vous dites que noyés dans la production actuelle de toute façon le pauvre auteur sera perdu. "Le Port des Marins Perdus" est de cette catégorie, un récit de bateaux, de pirates, de lointain et de douceur aussi. Car contrairement aux très bons Long John Silver ou encore A bord de l'Etoile Matutine, ici il n’y a pas que de la peur, de la sueur et du sang, on peut y trouver aussi des sentiments et de la douceur. Le scénario suit un fil finalement classique, mais je ne me rends compte de ceci que maintenant lorsque j’écris mon commentaire. Les événements bien amenés permettent de désamorcer les indices trop gros qui avaient probablement intentionnellement été laissés, et le lecteur se prend au jeu des questions et de l’empathie pour les personnages. Le dessin, à première vue brouillon, déploie une aisance et une légèreté bienvenue pour nourrir le propos, et si aux premières planches on peut se demander si l’album final verra le jour, très vite l’âme du récit se nourrit des traits de crayons parfois avec pudeur parfois avec hargne. Vous l’aurez compris, cet album fait partie des très jolies surprises de ce trimestre qu’il faut connaitre même si les récits de gros pirates ne vous enchantent pas, car ici il n’est pas question seulement d’un univers spécial et sanguinaire, mais bien de grandeur de sentiments évoluant avec pudeur dans la mémoire et l’humeur du lecteur. Et si le récit échappe à la note ultime, ce n’est pas pour le sentiment merveilleux de l’après lecture, mais… (lire plus)

08/12/2016 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur herve

J'étais passé à côté de cet album à sa sortie. Je suis tombé dessus par hasard à la médiathèque, et bien m'en a pris. Le parti pris des dessins crayonnés voire des esquisses peuvent rebuter certains mais le style de Stéfano Turconi est véritablement bluffant et donne un souffle épique que l'on attendait pas aux aventures maritimes d'Abel (le combat naval dans la première partie est magnifique!) Car si le récit de Teresa Radice est avant tout maritime, il allie toutefois histoires d'amour, histoire fantastique, et recherche au trésor. La narration reste fluide malgré le fait d'avoir le point de vue de plusieurs personnages. Mais le charme de cette épaisse bande dessinée (294 pages) réside dans la poésie qui plane tout au long du récit. On y cite aussi bien des extraits de Shakespeare, que des poèmes du poète William Blake, voire des extraits de la bible - ce qui est presque normal lorsque les principaux protagonistes se prénomment Rebecca et Abel- On peut rapprocher, sans commune mesure eu égard à son format, ce livre , au court récit intitulé En Mer de Drew Weing (2011) par sa poésie. Même si certaines pages sur les états d'âme de Rebecca ou de Nathan sont un peu lassantes, j'ai n'ai pas lâché ce livre avant d'en connaître la fin. Emparquez sur "l'Explorer" , vous passerez un très agréable voyage.

04/12/2016 (modifier)