Hate Jazz

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

New-York, peu avant le drame du 11 septembre. Les membres d'un groupe de jazz vont chacun connaitrent de bien sombres aventures.


Auteurs Argentins Musique New York

Clarence T., noir New-Yorkais, saxophoniste de jazz surdoué mais aussi junkie en manque, fait irruption un soir au club où il a coutume de jouer. A cran, il obtient son salaire par la force, mais son compère Cecil en profite pour rafler ce qui reste en caisse et tuer le patron. C'est toutefois sur Clarence que le sort va s'abattre. Et la rage de ce dernier ne fera que s'amplifier au fil des pages. De ses tripes sortiront paradoxalement la musique la plus enchanteresse mais se préparera aussi la vengeance la plus sanglante. Pendant ce temps un acte de barbarie pourtant encore bien plus odieux que tout ce dont il est capable se trame dans l'ombre de ce milieu véreux. Un récit noir, servi par des couleurs chatoyantes. Un chef-d'oeuvre ! (texte de l'éditeur)

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Janvier 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Hate Jazz
Les notes (1)
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10/08/2009 | Mac Arthur
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Album emprunté sur l’unique base d’un aspect visuel, ma fois, plutôt tentant, ce « Hate Jazz » s’est finalement révélé bien anodin. L’histoire des membres de ce groupe de jazz new-yorkais se déroule peu avant un 11 septembre devenu référentiel. Chaque musicien bénéficie de sa propre petite histoire (mais une histoire commune pour la section rythmique composée de deux frères). Au cours de ces aventures, les musiciens montrent leur vrai visage, fidèle reflet de leurs façons d’aborder la musique. Nous avons donc droit à un pianiste lâche et sans personnalité, à un saxophoniste passionné et torturé et à un couple batteur/contrebassiste très lié. Cette approche originale aurait été intéressante si les aventures en question avaient été plus inventives. Malheureusement, leur développement est linéaire et sans surprise. Au niveau graphique, le trait de Jorge Gonzàlez est plutôt séduisant. C’est un « jeté » impulsif qui convient bien à ce type d’univers, merveilleusement servi par une mise en couleur très lumineuse. L’artiste parvient à rester très lisible malgré le côté très brouillon de certaines planches. Je crains cependant que ce style, pour le moins spontané, ne plaise pas à tout le monde. 3/5, quand même, l’album se laisse lire et son graphisme a accroché mon attention. Mais, au final, ce « Hate Jazz » m’aura bien plus plu par son graphisme particulier et lumineux que par son intrigue trop banale.

10/08/2009 (modifier)