Enfin je lis une histoire de Ducoudray que je trouve formidable. Jusqu'à présent je trouvais au mieux que ses histoires étaient sympathiques à lire.
Le sujet est intéressant (un SDF hérite d'une maison et d'un trisomique) et c'est bien traité. Ce que j'ai aimé c'est l'humour. Un scénario sans imagination aurait simplement fait une histoire triste du genre 'regardez ce brave SDF qui essaie de s'occuper de son pauvre cousin trisomique et qui est martyrisé par les méchants flics'. C'est traité avec humour et j'ai bien rigolé. Les dialogues sont savoureux et chaque personnage est mémorable.
L'autre point fort c'est que le scénario est imprévisible. Je m'attendais juste à ce que le SDF soit méchant avec son cousin handicapé et puis qu'au final il finisse par l'aimer parce qu'au fond de lui il a un gros cœur et j'ai été bien surpris. Il y a plein de rebondissements inattendus et aucune scène ne m'a semblé plus faible que les autres. La fin donne vraiment envie de lire la suite !
Le dessin est vraiment beau avec de très belles couleurs.
J’ajoute moi aussi un petit commentaire élogieux sur cette BD.
Comme les autres posteurs, j’ai beaucoup apprécié cette lecture.
Grand méchant renard enchaine les situations cocasses sans redondance ni vulgarité et avec beaucoup de fraicheur. On rigole franchement pendant les 180 pages de l’album.
Derrière un style graphique volontairement enfantin, Benjamin Renner impose un trait dynamique, esthétique et terriblement efficace. Les personnages, très réussis et attachants, sont particulièrement expressifs. Les gags s’enchainent avec bonheur jusqu’au bout sans lassitude pour le lecteur.
Drôle, frais et original, Le Grand méchant renard est une vraie réussite !
A découvrir absolument.
Guy Delisle a écrit plusieurs autobiographies sur sa vie et maintenant il raconte l'histoire vraie d'un homme qui a été retenu en otage durant sa première mission.
J'ai retrouvé les qualités des autobiographies de Delisle au point où j'aurais pu croire qu'il était lui-même l'otage. Le scénario est prenant et s'il y a beaucoup de répétitions dans les actions des personnages, je trouve que ça illustre bien ce qu'a vécu Christophe André. J'adorais lorsqu'il se mettait à penser à ce qui pourrait lui arriver, à se demander ce qui se passait pendant qu'il était prisonnier de ses ravisseurs... J'ai ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture. On retrouve aussi quelques moments humoristiques même si la situation est dramatique.
Le récit est prenant et je voulais absolument savoir comment il allait s'en sortir et j'ai même ressenti de la tension par moment alors que je savais déjà qu'il n'allait pas mourir puisqu'il a pu raconter son expérience à l'auteur. Le dessin, le découpage et la narration de Delisle sont encore une fois excellents. À lire absolument si on aime cet auteur.
Du très bon dans les genres: survival + post-apocalypse
Ces BD sont très complémentaires au cinéma et séries, Nous avons en BD ce que nous n'avons ni dans les séries telles que The Walking Dead ou Z Nation ni dans les films du même genre...
Une vraie réussite qui tient le lecteur en haleine !
Ce serait bien de classer cette superbe série dans les genres suivants: "survival" et "post-apocalyptique" merci
J'étais passé à côté de cet album à sa sortie. Je suis tombé dessus par hasard à la médiathèque, et bien m'en a pris.
Le parti pris des dessins crayonnés voire des esquisses peuvent rebuter certains mais le style de Stéfano Turconi est véritablement bluffant et donne un souffle épique que l'on attendait pas aux aventures maritimes d'Abel (le combat naval dans la première partie est magnifique!)
Car si le récit de Teresa Radice est avant tout maritime, il allie toutefois histoires d'amour, histoire fantastique, et recherche au trésor.
La narration reste fluide malgré le fait d'avoir le point de vue de plusieurs personnages.
Mais le charme de cette épaisse bande dessinée (294 pages) réside dans la poésie qui plane tout au long du récit. On y cite aussi bien des extraits de Shakespeare, que des poèmes du poète William Blake, voire des extraits de la bible - ce qui est presque normal lorsque les principaux protagonistes se prénomment Rebecca et Abel-
On peut rapprocher, sans commune mesure eu égard à son format, ce livre , au court récit intitulé En Mer de Drew Weing (2011) par sa poésie.
Même si certaines pages sur les états d'âme de Rebecca ou de Nathan sont un peu lassantes, j'ai n'ai pas lâché ce livre avant d'en connaître la fin.
Emparquez sur "l'Explorer" , vous passerez un très agréable voyage.
Et dire que cette bande dessinée aurait dû s’arrêter au premier tome paru en 2011 ! Par un « miracle diabolique », selon les propres termes de Fabien Vehlmann, la directrice de la collection « Métamorphoses », chez Soleil, fan du travail des Kerascoët, a eu la bonne idée de racheter les droits du tome 1 à Dargaud, permettant aux auteurs de publier le deuxième partie de leur histoire dans cette intégrale. Et on ne peut que s’en réjouir, tant le projet est une réussite, qui est plus est présenté dans une fort belle édition. Représentant une minuscule Charlotte (l’héroïne de l’histoire, rousse évidemment) reposant au milieu d’un enchevêtrement de lianes et de branches, épiée par des créatures démoniaques, la couverture d’un rouge ardent est somptueuse, rehaussée avec un lettrage doré.
Par son étrangeté et sa folie, « Satanie » rappelle le faussement enfantin et sulfureux Jolies ténèbres, autre projet de Vehlmann et du couple de dessinateurs Kerascoët, publié en 2009 chez Dupuis. C’est une longue descente aux enfers vers laquelle ces derniers nous entraînent, mais à notre corps bien peu défendant, car cet enfer auquel croyait le frère disparu de Charlotte, on rêve de voir à quoi il pourrait ressembler selon la vision des auteurs. Avec quelques longueurs dans la première partie – vite oubliées en raison de la fascination ressentie -, cette aventure, qui commence comme un récit de Jules Verne, évolue vers un délire dantesque dont le cadre est un univers souterrain grouillant d’une vie frénétique et menaçante, où tous les repères terrestres, physiques et moraux, ont disparu, sorte d’huis-clos sous acide où les protagonistes sont confrontés à leurs névroses. Un monde mouvant, instable, peuplé de créatures agressives, truffé de pièges organiques, où la menace omniprésente contraint à la fuite permanente. Non décidément, la Satanie n’a rien d’un paradis reposant, et pourtant… rien ne dit qu’il n’est pas possible d’y trouver l’extase…
C’est donc une aventure pleine de surprises, autant sur le plan du scénario que du dessin, que nous offrent le trio infernal. Et avec Kerascoët, ce n’est pas le trait, plutôt mal fagoté, qui impressionne, mais le graphisme d’une créativité débridée. Comme si décidément le thème de l’enfer et l’odeur de souffre les inspiraient, ces derniers se sont véritablement surpassés pour créer de toute pièce cette Satanie fantasmagorique et inquiétante, paradoxalement très vivante dans ces profondeurs supposées obscures. De la même façon, les couleurs explosent dans tous les sens, avec bien sûr une dominante de rouge à l’image de la couverture. Le résultat est convaincant quand bien même certaines planches ont un aspect bariolé qui peut piquer l’œil, mais d’autres sont carrément prodigieuses.
Sous couvert de l’aventure, la réflexion est bien présente, avec une description de l’enfer qui pourrait servir de guide de survie à nous autres humains, confrontés à un autre enfer, bien plus familier : celui que nous expérimentons en surface, créé par nos congénères, ou bien allez savoir, par nous-mêmes… L’humour affleure sans être la préoccupation principale des auteurs, mais il estampille la conclusion de l’histoire dans cette fin inversée assez inattendue, dont évidemment je ne pourrai rien dire ici. Une des meilleures BD de l’année et une autre très bonne idée-cadeau pour vos proches bédéphiles à l’approche des fêtes, car cet enfer-là, il faut le dire, ne s’offre qu’avec bienveillance.
J'ai lu cet album uniquement pour le nom de Walter Simonson dont j'aime bien le dessin et son run sur Thor où il était aussi scénariste était excellent.
Ce premier tome est très bon. Décidément la mythologie nordiques inspire Simonson car ce monde fantasy se déroule dans un univers où les dieux nordiques sont morts et l'un de est ressuscité et va se venger. Le scénario est prenant dès le début. J'aime l'univers créé par Simonson et je trouve que c'est l'une des séries fantasy les plus originaux que j'ai lu. Il y a de l'action sans que cela soit trop bourrin et il y a pleins de rebondissement qui rend le scénario passionant. Je ne savais jamais trop ce qu'il allait se passer. Les personnages sont intéressant.
Le dessin de Simonson est toujours aussi bon quoique je préfère les couleurs dans les histoires des années 70-80 qu'il a dessiné et que j'ai lu que celles qui sont dans cet album. La narration est fluide et le découpage excellent.
C'est simple je ne pouvais pas lâcher l'album avant de l'avoir fini et j'ai très hâte de lire la suite !
Oklahoma, 1874. Antoine, Communard français exilé en Amérique après la répression sanglante de la révolte parisienne se lie d'amitié avec Two Moons, seul indien survivant du massacre de sa tribu. Ensemble, ils vont se faire une place à South Mountain, petite ville perdue au milieu du desert où tout le monde vit de l'exploitation d'une mine de cuivre. Antoine fait son trou du côté des travailleurs et Two Moons est engagé dans le service d'ordre de la bourgade tenue par l'omnipotent propriétaire de la mine. Peu à peu la révolte gronde. Les mineurs remettent en cause la sécurité et les prix prohibitifs des commerces appartenant à leur patron. Les deux amis se retrouvent dans des camps opposés...
Un western âpre et violent, ce n'est pas nouveau, mais sur une thématique sociale, c'est déjà moins ordinaire. Dessiné par Pontarolo dont le trait est expressioniste et le travail sur la couleur des plus particuliers, cela devient carrément original.
Avis initial concernant le premier tome
Kia Ora nous plonge dans la culture Maori déclinante du début du siècle. Les Maoris, bien que dans la misère, cherchent à sauvegarder leur fierté et leurs cultures traditionnelles (danses et parures). Les temps son durs, le travail manque… Aussi, quand un jeune freluquet anglais (exploitant de zoo !) propose à une communauté Maori de venir montrer leur costumes et danses traditionnels en Europe, après quelques réticences, certains acceptent et s’embarquent pour l’Europe, alors qu’aucun n’est jamais parti si loin de la Nouvelle Zélande.
Mon coup de cœur du moment, un album attachant, avec des personnages empreint de vérité et une vraie sensibilité dans le trait et le découpage. Les planches sont bien fournies avec parfois 16 cases par planches, mais jamais trop chargées, car beaucoup de vignettes sont muettes, ce qui donne un vrai rythme au découpage. Seul regret : les textes sont écrits trop petits par rapport à la taille des bulles… Mais je chipote. Encore une belle série qui commence dans la collection Equinoxe, la plus intéressante de la maison Vents d’Ouest.
Mise à jour après la lecture des 3 tomes
Je viens de relire les trois tomes de cette jolie série et je suis un brin déçu de ne point trouver dans le reste de la série toutes les promesses du tome 1. Je termine la série avec la sensation qu'on est passé à côté de quelque chose de mieux. Moins de bons sentiments, plus d'emphase auraient été nécessaires. De même on a un peu la désagréable sensation que nos héros, surtout le père, subissent les évènements sans avoir de prise sur eux. J'ai passé ma cote de 4 à 3 étoiles.
C'est sympa, recommandable mais rien de transcendant.
Tout d'abord rendons hommage à l'épatante petite maison d'éditions de ce très joli bouquin : Les Requins Marteaux qui ont du se serrer grave la ceinture (et oui ils sont loin d'être aussi blindés qu'un Glénat ou Delcourt) pour publier un livre d'une telle qualité !
Si on n'y prête guère attention, on penserait presque tenir un missel entre les mains. Mais la couverture qui se poursuit également au dos et sur la tranche est un gag à lui tout seul entre une pauvre âme et son créateur.
Et le pire c'est que ce n'est que le début tant ce bouquin regorge de trucs hilarants complètement détournés de la religion Catholique qui va en prendre pour son grade à la sauce Winshluss...
Donc ça décape dans tous les sens, de la création de la Terre par un Dieu guère inspiré mais superbement représenté genre biker comme les dessinait si bien Coyote avec une belle barbe et un peu de gras du bide.
Dieu ou "God" a beau être cyclope et l'être le plus puissant du monde, il est prompt à faire pas mal de conneries. Faut dire que tout était foutu dès le départ avec Adam et Eve (ou Dave ?) et le fruit de ses propres pêchés avec la jolie Marie qui accouchera d'ici peu d'un Jésus pas piqué des hannetons.
Winshluss revisite sous forme de petites historiettes aux styles variés, quelques publicités vintage glissées ici et là toute l'histoire à sa façon et le moins qu'on puisse dire c'est que son interprétation des saints évangiles remporte les suffrages des zygomatiques.
Mention spéciale à la véritable histoire de la Résurrection de Jésus qui vaut à elle seule l'acquisition de ce superbe album.
Comme à son habitude, plusieurs styles graphiques sont dissimulés pèle mêle dans cette vaste auberge espagnole. Côté originalité on repassera car il n'y a rien d'original dans le thème (Tronchet avait aussi excellé en son temps avec sa série de Sacré Jésus) mais le petit côté trash de Winshluss rajoute une bonne couche de finesse pas déplaisante en ces temps où la dérision devrait prendre le dessus sur les bondieuseries en tous genre.
Envie de voir un combat entre God et Superman ou d'apprendre la recette de la Téquila frappée ? Rendez vous dans le petit monde poilant de Winshluss pour une bonne tranche de rigolade.
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À coucher dehors
Enfin je lis une histoire de Ducoudray que je trouve formidable. Jusqu'à présent je trouvais au mieux que ses histoires étaient sympathiques à lire. Le sujet est intéressant (un SDF hérite d'une maison et d'un trisomique) et c'est bien traité. Ce que j'ai aimé c'est l'humour. Un scénario sans imagination aurait simplement fait une histoire triste du genre 'regardez ce brave SDF qui essaie de s'occuper de son pauvre cousin trisomique et qui est martyrisé par les méchants flics'. C'est traité avec humour et j'ai bien rigolé. Les dialogues sont savoureux et chaque personnage est mémorable. L'autre point fort c'est que le scénario est imprévisible. Je m'attendais juste à ce que le SDF soit méchant avec son cousin handicapé et puis qu'au final il finisse par l'aimer parce qu'au fond de lui il a un gros cœur et j'ai été bien surpris. Il y a plein de rebondissements inattendus et aucune scène ne m'a semblé plus faible que les autres. La fin donne vraiment envie de lire la suite ! Le dessin est vraiment beau avec de très belles couleurs.
Le Grand Méchant Renard
J’ajoute moi aussi un petit commentaire élogieux sur cette BD. Comme les autres posteurs, j’ai beaucoup apprécié cette lecture. Grand méchant renard enchaine les situations cocasses sans redondance ni vulgarité et avec beaucoup de fraicheur. On rigole franchement pendant les 180 pages de l’album. Derrière un style graphique volontairement enfantin, Benjamin Renner impose un trait dynamique, esthétique et terriblement efficace. Les personnages, très réussis et attachants, sont particulièrement expressifs. Les gags s’enchainent avec bonheur jusqu’au bout sans lassitude pour le lecteur. Drôle, frais et original, Le Grand méchant renard est une vraie réussite ! A découvrir absolument.
S'enfuir
Guy Delisle a écrit plusieurs autobiographies sur sa vie et maintenant il raconte l'histoire vraie d'un homme qui a été retenu en otage durant sa première mission. J'ai retrouvé les qualités des autobiographies de Delisle au point où j'aurais pu croire qu'il était lui-même l'otage. Le scénario est prenant et s'il y a beaucoup de répétitions dans les actions des personnages, je trouve que ça illustre bien ce qu'a vécu Christophe André. J'adorais lorsqu'il se mettait à penser à ce qui pourrait lui arriver, à se demander ce qui se passait pendant qu'il était prisonnier de ses ravisseurs... J'ai ressenti beaucoup d'émotions durant ma lecture. On retrouve aussi quelques moments humoristiques même si la situation est dramatique. Le récit est prenant et je voulais absolument savoir comment il allait s'en sortir et j'ai même ressenti de la tension par moment alors que je savais déjà qu'il n'allait pas mourir puisqu'il a pu raconter son expérience à l'auteur. Le dessin, le découpage et la narration de Delisle sont encore une fois excellents. À lire absolument si on aime cet auteur.
Zombies (Soleil)
Du très bon dans les genres: survival + post-apocalypse Ces BD sont très complémentaires au cinéma et séries, Nous avons en BD ce que nous n'avons ni dans les séries telles que The Walking Dead ou Z Nation ni dans les films du même genre... Une vraie réussite qui tient le lecteur en haleine ! Ce serait bien de classer cette superbe série dans les genres suivants: "survival" et "post-apocalyptique" merci
Le Port des Marins Perdus
J'étais passé à côté de cet album à sa sortie. Je suis tombé dessus par hasard à la médiathèque, et bien m'en a pris. Le parti pris des dessins crayonnés voire des esquisses peuvent rebuter certains mais le style de Stéfano Turconi est véritablement bluffant et donne un souffle épique que l'on attendait pas aux aventures maritimes d'Abel (le combat naval dans la première partie est magnifique!) Car si le récit de Teresa Radice est avant tout maritime, il allie toutefois histoires d'amour, histoire fantastique, et recherche au trésor. La narration reste fluide malgré le fait d'avoir le point de vue de plusieurs personnages. Mais le charme de cette épaisse bande dessinée (294 pages) réside dans la poésie qui plane tout au long du récit. On y cite aussi bien des extraits de Shakespeare, que des poèmes du poète William Blake, voire des extraits de la bible - ce qui est presque normal lorsque les principaux protagonistes se prénomment Rebecca et Abel- On peut rapprocher, sans commune mesure eu égard à son format, ce livre , au court récit intitulé En Mer de Drew Weing (2011) par sa poésie. Même si certaines pages sur les états d'âme de Rebecca ou de Nathan sont un peu lassantes, j'ai n'ai pas lâché ce livre avant d'en connaître la fin. Emparquez sur "l'Explorer" , vous passerez un très agréable voyage.
Satanie (Voyage en Satanie)
Et dire que cette bande dessinée aurait dû s’arrêter au premier tome paru en 2011 ! Par un « miracle diabolique », selon les propres termes de Fabien Vehlmann, la directrice de la collection « Métamorphoses », chez Soleil, fan du travail des Kerascoët, a eu la bonne idée de racheter les droits du tome 1 à Dargaud, permettant aux auteurs de publier le deuxième partie de leur histoire dans cette intégrale. Et on ne peut que s’en réjouir, tant le projet est une réussite, qui est plus est présenté dans une fort belle édition. Représentant une minuscule Charlotte (l’héroïne de l’histoire, rousse évidemment) reposant au milieu d’un enchevêtrement de lianes et de branches, épiée par des créatures démoniaques, la couverture d’un rouge ardent est somptueuse, rehaussée avec un lettrage doré. Par son étrangeté et sa folie, « Satanie » rappelle le faussement enfantin et sulfureux Jolies ténèbres, autre projet de Vehlmann et du couple de dessinateurs Kerascoët, publié en 2009 chez Dupuis. C’est une longue descente aux enfers vers laquelle ces derniers nous entraînent, mais à notre corps bien peu défendant, car cet enfer auquel croyait le frère disparu de Charlotte, on rêve de voir à quoi il pourrait ressembler selon la vision des auteurs. Avec quelques longueurs dans la première partie – vite oubliées en raison de la fascination ressentie -, cette aventure, qui commence comme un récit de Jules Verne, évolue vers un délire dantesque dont le cadre est un univers souterrain grouillant d’une vie frénétique et menaçante, où tous les repères terrestres, physiques et moraux, ont disparu, sorte d’huis-clos sous acide où les protagonistes sont confrontés à leurs névroses. Un monde mouvant, instable, peuplé de créatures agressives, truffé de pièges organiques, où la menace omniprésente contraint à la fuite permanente. Non décidément, la Satanie n’a rien d’un paradis reposant, et pourtant… rien ne dit qu’il n’est pas possible d’y trouver l’extase… C’est donc une aventure pleine de surprises, autant sur le plan du scénario que du dessin, que nous offrent le trio infernal. Et avec Kerascoët, ce n’est pas le trait, plutôt mal fagoté, qui impressionne, mais le graphisme d’une créativité débridée. Comme si décidément le thème de l’enfer et l’odeur de souffre les inspiraient, ces derniers se sont véritablement surpassés pour créer de toute pièce cette Satanie fantasmagorique et inquiétante, paradoxalement très vivante dans ces profondeurs supposées obscures. De la même façon, les couleurs explosent dans tous les sens, avec bien sûr une dominante de rouge à l’image de la couverture. Le résultat est convaincant quand bien même certaines planches ont un aspect bariolé qui peut piquer l’œil, mais d’autres sont carrément prodigieuses. Sous couvert de l’aventure, la réflexion est bien présente, avec une description de l’enfer qui pourrait servir de guide de survie à nous autres humains, confrontés à un autre enfer, bien plus familier : celui que nous expérimentons en surface, créé par nos congénères, ou bien allez savoir, par nous-mêmes… L’humour affleure sans être la préoccupation principale des auteurs, mais il estampille la conclusion de l’histoire dans cette fin inversée assez inattendue, dont évidemment je ne pourrai rien dire ici. Une des meilleures BD de l’année et une autre très bonne idée-cadeau pour vos proches bédéphiles à l’approche des fêtes, car cet enfer-là, il faut le dire, ne s’offre qu’avec bienveillance.
Ragnarök (Simonson)
J'ai lu cet album uniquement pour le nom de Walter Simonson dont j'aime bien le dessin et son run sur Thor où il était aussi scénariste était excellent. Ce premier tome est très bon. Décidément la mythologie nordiques inspire Simonson car ce monde fantasy se déroule dans un univers où les dieux nordiques sont morts et l'un de est ressuscité et va se venger. Le scénario est prenant dès le début. J'aime l'univers créé par Simonson et je trouve que c'est l'une des séries fantasy les plus originaux que j'ai lu. Il y a de l'action sans que cela soit trop bourrin et il y a pleins de rebondissement qui rend le scénario passionant. Je ne savais jamais trop ce qu'il allait se passer. Les personnages sont intéressant. Le dessin de Simonson est toujours aussi bon quoique je préfère les couleurs dans les histoires des années 70-80 qu'il a dessiné et que j'ai lu que celles qui sont dans cet album. La narration est fluide et le découpage excellent. C'est simple je ne pouvais pas lâcher l'album avant de l'avoir fini et j'ai très hâte de lire la suite !
Compadres
Oklahoma, 1874. Antoine, Communard français exilé en Amérique après la répression sanglante de la révolte parisienne se lie d'amitié avec Two Moons, seul indien survivant du massacre de sa tribu. Ensemble, ils vont se faire une place à South Mountain, petite ville perdue au milieu du desert où tout le monde vit de l'exploitation d'une mine de cuivre. Antoine fait son trou du côté des travailleurs et Two Moons est engagé dans le service d'ordre de la bourgade tenue par l'omnipotent propriétaire de la mine. Peu à peu la révolte gronde. Les mineurs remettent en cause la sécurité et les prix prohibitifs des commerces appartenant à leur patron. Les deux amis se retrouvent dans des camps opposés... Un western âpre et violent, ce n'est pas nouveau, mais sur une thématique sociale, c'est déjà moins ordinaire. Dessiné par Pontarolo dont le trait est expressioniste et le travail sur la couleur des plus particuliers, cela devient carrément original.
Kia Ora
Avis initial concernant le premier tome Kia Ora nous plonge dans la culture Maori déclinante du début du siècle. Les Maoris, bien que dans la misère, cherchent à sauvegarder leur fierté et leurs cultures traditionnelles (danses et parures). Les temps son durs, le travail manque… Aussi, quand un jeune freluquet anglais (exploitant de zoo !) propose à une communauté Maori de venir montrer leur costumes et danses traditionnels en Europe, après quelques réticences, certains acceptent et s’embarquent pour l’Europe, alors qu’aucun n’est jamais parti si loin de la Nouvelle Zélande. Mon coup de cœur du moment, un album attachant, avec des personnages empreint de vérité et une vraie sensibilité dans le trait et le découpage. Les planches sont bien fournies avec parfois 16 cases par planches, mais jamais trop chargées, car beaucoup de vignettes sont muettes, ce qui donne un vrai rythme au découpage. Seul regret : les textes sont écrits trop petits par rapport à la taille des bulles… Mais je chipote. Encore une belle série qui commence dans la collection Equinoxe, la plus intéressante de la maison Vents d’Ouest. Mise à jour après la lecture des 3 tomes Je viens de relire les trois tomes de cette jolie série et je suis un brin déçu de ne point trouver dans le reste de la série toutes les promesses du tome 1. Je termine la série avec la sensation qu'on est passé à côté de quelque chose de mieux. Moins de bons sentiments, plus d'emphase auraient été nécessaires. De même on a un peu la désagréable sensation que nos héros, surtout le père, subissent les évènements sans avoir de prise sur eux. J'ai passé ma cote de 4 à 3 étoiles. C'est sympa, recommandable mais rien de transcendant.
In God We Trust
Tout d'abord rendons hommage à l'épatante petite maison d'éditions de ce très joli bouquin : Les Requins Marteaux qui ont du se serrer grave la ceinture (et oui ils sont loin d'être aussi blindés qu'un Glénat ou Delcourt) pour publier un livre d'une telle qualité ! Si on n'y prête guère attention, on penserait presque tenir un missel entre les mains. Mais la couverture qui se poursuit également au dos et sur la tranche est un gag à lui tout seul entre une pauvre âme et son créateur. Et le pire c'est que ce n'est que le début tant ce bouquin regorge de trucs hilarants complètement détournés de la religion Catholique qui va en prendre pour son grade à la sauce Winshluss... Donc ça décape dans tous les sens, de la création de la Terre par un Dieu guère inspiré mais superbement représenté genre biker comme les dessinait si bien Coyote avec une belle barbe et un peu de gras du bide. Dieu ou "God" a beau être cyclope et l'être le plus puissant du monde, il est prompt à faire pas mal de conneries. Faut dire que tout était foutu dès le départ avec Adam et Eve (ou Dave ?) et le fruit de ses propres pêchés avec la jolie Marie qui accouchera d'ici peu d'un Jésus pas piqué des hannetons. Winshluss revisite sous forme de petites historiettes aux styles variés, quelques publicités vintage glissées ici et là toute l'histoire à sa façon et le moins qu'on puisse dire c'est que son interprétation des saints évangiles remporte les suffrages des zygomatiques. Mention spéciale à la véritable histoire de la Résurrection de Jésus qui vaut à elle seule l'acquisition de ce superbe album. Comme à son habitude, plusieurs styles graphiques sont dissimulés pèle mêle dans cette vaste auberge espagnole. Côté originalité on repassera car il n'y a rien d'original dans le thème (Tronchet avait aussi excellé en son temps avec sa série de Sacré Jésus) mais le petit côté trash de Winshluss rajoute une bonne couche de finesse pas déplaisante en ces temps où la dérision devrait prendre le dessus sur les bondieuseries en tous genre. Envie de voir un combat entre God et Superman ou d'apprendre la recette de la Téquila frappée ? Rendez vous dans le petit monde poilant de Winshluss pour une bonne tranche de rigolade.