La première BD que j'ai lue à la bibliothèque de la fac, il y a... pfffiou... longtemps.
Je l'ai achetée illico à l'époque, et c'est sans doute l'une de celles que je relis encore aujourd'hui le plus souvent. Un scénario en béton, une histoire surprenante et violente, un univers assez sale, et des dessins de toute beauté (mais très masculins, il est vrai).
Que du très bon à mes yeux. J'ai en revanche toujours regretté qu'il n'y ait pas eu d'autres tomes, comme cela était semble-t-il prévu (un beau "1" trône à côté du titre, sur la tranche).
J'aime beaucoup cette BD car le personnage principal est très attachant et les gags sont amusants. J'ai lu tous les tomes à la maison et de temps en temps je me refais toute la série car je m'amuse à chaque fois à les relire.
Certes l'humour est simple mais quand je lis les gags j'ai l'impression de retourner en enfance comme quand je lis Titeuf ou Les Schtroumpfs et cela fait du bien au moral !!
Pour les puristes de la BD cette BD peut paraître ennuyeuse car il n'y a pas de quoi en faire de la philosophie littéraire comme on pourrait en faire avec "Tintin", etc. mais quand on se laisse aller (sans réfléchir) et que l'on plonge dans l'atmosphère et le personnage on s'y sent bien.
Voici un très bon thriller biologique en 3 tomes.
Je suis bien la première à pinailler dès qu'il y a du médical dans les BDs, livres, films ou autres séries. Ce sont très souvent des histoires abracadabrantesques où rien n'est plausible. Et j'ai trouvé que "Manhole" était bien mené.
Une maladie due à un parasite se propage à une vitesse folle dans une ville du Japon : Comment ? Pourquoi ? Qui en est l'auteur ? J'ai été tenue en haleine tout le long de l'histoire.
Tsutsui aurait pu écrire beaucoup plus de tomes pour cette série, mais il n'en a rien fait et il a eu bien raison !! Ainsi, on comprend bien le déroulement de l'histoire, il n'y a pas trop de personnages et la fin est très intéressante.
Les personnages principaux sont attachants, quoiqu'un peu trop caricaturaux à mon goût. Comme Alix, je trouve que les quelques touches d'humour sont mal venues dans ce type d'histoire.
Bref, un très agréable moment de lecture. Je le conseille à tous ceux qui n'ont pas peur des maladies un peu dégoûtantes...
Dans son récent avis, concernant Après la nuit, Popak ne manquait pas de mettre en opposition ce one-shot avec le western de Boucq et Jodo. Vu que j’ai eu le même ressentiment concernant la première, je me suis dit que ce "Bouncer" pourrait me plaire.
Et bah ouais, j’aime la violence et le mysticisme de Jodo ! Tant qu’il la joue léger sur le côté croyance et tout le toutim, comme c’est le cas ici, ça passe comme une lettre à la poste. Parce que mine de rien, ça donne une sacrée profondeur aux personnages.
C’est hyper-violent mais moi ça me plaît énormément. En même temps si on veut de l’action dans un western, il faut bien qu’il y ait des duels, des courses-poursuites à cheval. Et quand on tire sur quelqu’un, c’est bien pour le buter, et je pense que les pétoires de l’époque devaient faire des blessures sacrément moches. Par contre, je suis d’accord que pour les viols ; le coup de "à 15 ans je me suis faite passer dessus par une vingtaine de soudards, puis j’ai été la salope d’une grosse brute pour finir par faire le tapin…" Euh… Faut se calmer, mec. T’as un problème avec les femmes ? Tu veux qu’on en parle ?
Blague à part, j’ai trouvé les scénarios excellents, on ne s’ennuie pas une minute. Et contrairement à beaucoup, j’ai préféré le second cycle qui se centre plus sur le Bouncer, excellent personnage, alors qu’il ne jouait que le rôle du mentor dans les 2 premiers albums.
Côté dessin, je n’avais pas aimé ce que faisait Boucq sur Le Janitor et je dois dire que j’ai encore eu du mal même si la colorisation est bien meilleure ici. Y a pas à dire, tous ses personnages sont laids, mais dans un western, ça passe. Les femmes finissent par être pas mal dans le second cycle donc, je n’ai eu finalement plus rien à reprocher à son graphisme au bout de 3 tomes. Je m’y suis même grandement attaché.
Un pur western, l’un des meilleurs selon moi. A voir les autres cycles et une fin éventuelle.
Azrayen, l'ange des ténèbres... Rares sont les BD sur la guerre d'Algérie, personnellement c'est la première que j’en lis une. C'est une belle BD, profondément humaine.
On entre vraiment dans la peau des personnages. L'analyse psychologique est poussée de manière constante et régulière.
Le scénario évite habilement le manichéisme, et je pense que la peinture de cette guerre que nous offrent les auteurs est vraiment de grande qualité.
Le dessin de Lax ne gâte rien: aride, presque squelettique, en même temps doux et uniforme, il sert bien le récit de guerre. L'image d'une terre froide et glacée, d'habitants aux prises avec un climat rude, contourne admirablement les clichés, c'est un admirable choix des auteurs que d'avoir campé l'histoire dans une Algérie enneigée.
Là où le bât blesse, c'est du côté du rythme: trop lent, trop irrégulier. On s'identifie aux protagonistes certes, mais on survole l'histoire. Cette dernière est originale, mais pas vraiment captivante, du fait des irrégularités de rythme justement.
Il n'empêche que cette BD prend au cœur. On ne peut qu'apprécier l'abondante documentation à la fin, qui explique la genèse de l’œuvre, le rapport des auteurs avec la guerre par l'intérim de leurs pères, leur voyage en Algérie, etc.
A mon avis, cette BD est plus profonde encore, et doit posséder plusieurs niveaux de lecture. Je vais la relire, et peut-être mettre 4/5.
Une Bd jeunesse vraiment intéressante !
Le bon mélange :
Un peu de Lost où des personnes se retrouvent seuls (il y a des instants où ils ont presque les mêmes conversations).
Un peu de Jeremiah où des aventuriers découvrent des clans aux mœurs différentes (pour le tome 3).
Un peu de Walking Dead où il sont désemparés, craignent les éléments extérieurs, tout en cherchant un endroit ou se mettre à l’abri.
Tout cela bien écrit et pour (presque) tout le monde.
Le bémol, il y a pas mal d’insultes et de gros mots alors pour moi pas de problème mais pour ma fille ou mon neveu eh bien je ne préfère pas ( pu*** co**** bât*** bon je n’ai pas besoin de les écrire en entier) mais pour 7-8 ans même s’ils connaissent ces mots je préfère ne pas leur mettre dans les mains.
Dommage je suis peut-être vieux jeu.
Les dessins de Gazzotti sont particuliers mais comme d’habitude super précis et très compréhensibles, vraiment un dessin intelligent et réfléchi, j’adore.
Scénario (coefficient 2) : 17/20
Dessin : 17/20
Univers, atmosphère : 15/20
Développements et psychologie des personnages : 14.5/20
(16.1/20)
PS : Je n’avais pas lu la critique d’Erik avant d’écrire ces lignes mais je suis tout à fait d’accord avec lui.
Ce récit, "Man without fear", vient tout juste d'être réédité dans l'album 8 de la série des Incontournables Marvel édités par Panini. Et c'est vrai que pour découvrir le personnage de Daredevil, cette histoire est vraiment incontournable puisqu'elle récapitule tout l'essentiel de ce qui compose le background du héros de Hell's Kitchen. Sa jeunesse, l'accident qui l'a rendu aveugle mais qui a aiguisé ses sens, son enseignement aux arts martiaux, la mort de son père, sa rencontre avec Foggy Nelson, son amour avec Elektra, l'avènement du Caïd et tout ce qui va finalement amener Matt Murdock à endosser le costume rouge de Daredevil.
C'était précisément le récit que j'attendais, ayant été un peu déçu à l'époque quand je ne l'avais pas trouvé dans l'album DareDevil - Jaune. Car je souhaitais en apprendre plus sur ce personnage, connaître ce qui forme sa mythologie dans l'univers Marvel.
Le dessin de John Romita Jr est bon et très efficace comme à son habitude.
Le récit de Miller est fluide et bien raconté, ne sombrant pas dans l'obscurité ou l'abstrait comme dans Elektra qui m'avait déplu. C'est une narration claire qui accroche le lecteur du début à la fin.
Voilà donc LE récit essentiel pour découvrir tout ce qui forme la légende de Daredevil. Bien fait et plaisant à lire, c'est un bon comics.
Voilà une bd que je n’aurais pas achetée s’il n’y avait pas la nouvelle petite intégrale de chez Casterman (16 euros ! merci pour l’info).
Pour tout vous dire les commentaires, surtout la comparaison au film de Tarantino, me faisaient un peu peur, évidemment je trouvais le film génial et très inventif à l’époque mais quand j’ai vu les commentaires je me suis dit que j’allais tomber sur un clone du film en bd, en moins bien et surtout sans imagination…
Eh bien je me suis trompé ! C’est drôle, intelligent avec des dialogues vraiment bien fichus, des personnages bien développés et en plus une bonne histoire ! ! Que demander de plus !
Synthèse :
Scénario X2 : 17/20
Dessin : 14/20
Univers, atmosphère : 14/20
Développements et psychologie des personnages : 16/20
(16/20)
C'est l'histoire d'une révolution qui mange ses enfants (comme toute les révolutions du reste) et qui transforma la moitié de l'Asie en un gigantesque champ de bataille. C’est surtout l'histoire d'une amitié virile et peu probable entre le médecin russe de Saint Peters Bourg et le guerrier des steppes.
Pour ma part, j'ai apprécié les deux volets de l'histoire, qui me semble être très bien ficelée, laissant pour la suite un certain nombre de portes ouvertes. La psychologie des personnages, et notamment du héros, qui est un peu emporté par la sauvagerie ambiante, est aussi bien traitée à mon goût. J'ai aussi apprécié de voir sous un angle un peu différent certains protagonistes de la grande fresque d'Hugo Pratt, Corto Maltèse en Sibérie.
Le seul petit moins, pour ma part, c'est le dessin, très tendance, assez sombre. Rien à dire sur la qualité, mais ce n'est pas vraiment mon style préféré.
Au final, on peut dire que c'est du très bon qui se prépare, comme très souvent chez Aire Libre.
Alors c'est du tout bon jusqu'au tome 6... Ah... J'ai entendu tome 5 plus bas...
Moi je dis jusqu'au tome 6.
Tome 7 et 8, vraiment pas terribles et ceux d'après vraiment la catastrophe. Même pas la peine d'essayer.
En tous cas, c'est en tant que fan de Thorgal (même dessinateur au début) que j'ai commencé "Hans" et je n'ai pas été déçu. Très bonne histoire de SF : voyage dans le temps, amnésie, amour impossible, le cocktail est tout à fait correct.
(16/20 pour les 6 premiers.)
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Vixit - Tueur de Ville
La première BD que j'ai lue à la bibliothèque de la fac, il y a... pfffiou... longtemps. Je l'ai achetée illico à l'époque, et c'est sans doute l'une de celles que je relis encore aujourd'hui le plus souvent. Un scénario en béton, une histoire surprenante et violente, un univers assez sale, et des dessins de toute beauté (mais très masculins, il est vrai). Que du très bon à mes yeux. J'ai en revanche toujours regretté qu'il n'y ait pas eu d'autres tomes, comme cela était semble-t-il prévu (un beau "1" trône à côté du titre, sur la tranche).
L'Agent 212
J'aime beaucoup cette BD car le personnage principal est très attachant et les gags sont amusants. J'ai lu tous les tomes à la maison et de temps en temps je me refais toute la série car je m'amuse à chaque fois à les relire. Certes l'humour est simple mais quand je lis les gags j'ai l'impression de retourner en enfance comme quand je lis Titeuf ou Les Schtroumpfs et cela fait du bien au moral !! Pour les puristes de la BD cette BD peut paraître ennuyeuse car il n'y a pas de quoi en faire de la philosophie littéraire comme on pourrait en faire avec "Tintin", etc. mais quand on se laisse aller (sans réfléchir) et que l'on plonge dans l'atmosphère et le personnage on s'y sent bien.
Manhole
Voici un très bon thriller biologique en 3 tomes. Je suis bien la première à pinailler dès qu'il y a du médical dans les BDs, livres, films ou autres séries. Ce sont très souvent des histoires abracadabrantesques où rien n'est plausible. Et j'ai trouvé que "Manhole" était bien mené. Une maladie due à un parasite se propage à une vitesse folle dans une ville du Japon : Comment ? Pourquoi ? Qui en est l'auteur ? J'ai été tenue en haleine tout le long de l'histoire. Tsutsui aurait pu écrire beaucoup plus de tomes pour cette série, mais il n'en a rien fait et il a eu bien raison !! Ainsi, on comprend bien le déroulement de l'histoire, il n'y a pas trop de personnages et la fin est très intéressante. Les personnages principaux sont attachants, quoiqu'un peu trop caricaturaux à mon goût. Comme Alix, je trouve que les quelques touches d'humour sont mal venues dans ce type d'histoire. Bref, un très agréable moment de lecture. Je le conseille à tous ceux qui n'ont pas peur des maladies un peu dégoûtantes...
Bouncer
Dans son récent avis, concernant Après la nuit, Popak ne manquait pas de mettre en opposition ce one-shot avec le western de Boucq et Jodo. Vu que j’ai eu le même ressentiment concernant la première, je me suis dit que ce "Bouncer" pourrait me plaire. Et bah ouais, j’aime la violence et le mysticisme de Jodo ! Tant qu’il la joue léger sur le côté croyance et tout le toutim, comme c’est le cas ici, ça passe comme une lettre à la poste. Parce que mine de rien, ça donne une sacrée profondeur aux personnages. C’est hyper-violent mais moi ça me plaît énormément. En même temps si on veut de l’action dans un western, il faut bien qu’il y ait des duels, des courses-poursuites à cheval. Et quand on tire sur quelqu’un, c’est bien pour le buter, et je pense que les pétoires de l’époque devaient faire des blessures sacrément moches. Par contre, je suis d’accord que pour les viols ; le coup de "à 15 ans je me suis faite passer dessus par une vingtaine de soudards, puis j’ai été la salope d’une grosse brute pour finir par faire le tapin…" Euh… Faut se calmer, mec. T’as un problème avec les femmes ? Tu veux qu’on en parle ? Blague à part, j’ai trouvé les scénarios excellents, on ne s’ennuie pas une minute. Et contrairement à beaucoup, j’ai préféré le second cycle qui se centre plus sur le Bouncer, excellent personnage, alors qu’il ne jouait que le rôle du mentor dans les 2 premiers albums. Côté dessin, je n’avais pas aimé ce que faisait Boucq sur Le Janitor et je dois dire que j’ai encore eu du mal même si la colorisation est bien meilleure ici. Y a pas à dire, tous ses personnages sont laids, mais dans un western, ça passe. Les femmes finissent par être pas mal dans le second cycle donc, je n’ai eu finalement plus rien à reprocher à son graphisme au bout de 3 tomes. Je m’y suis même grandement attaché. Un pur western, l’un des meilleurs selon moi. A voir les autres cycles et une fin éventuelle.
Azrayen'
Azrayen, l'ange des ténèbres... Rares sont les BD sur la guerre d'Algérie, personnellement c'est la première que j’en lis une. C'est une belle BD, profondément humaine. On entre vraiment dans la peau des personnages. L'analyse psychologique est poussée de manière constante et régulière. Le scénario évite habilement le manichéisme, et je pense que la peinture de cette guerre que nous offrent les auteurs est vraiment de grande qualité. Le dessin de Lax ne gâte rien: aride, presque squelettique, en même temps doux et uniforme, il sert bien le récit de guerre. L'image d'une terre froide et glacée, d'habitants aux prises avec un climat rude, contourne admirablement les clichés, c'est un admirable choix des auteurs que d'avoir campé l'histoire dans une Algérie enneigée. Là où le bât blesse, c'est du côté du rythme: trop lent, trop irrégulier. On s'identifie aux protagonistes certes, mais on survole l'histoire. Cette dernière est originale, mais pas vraiment captivante, du fait des irrégularités de rythme justement. Il n'empêche que cette BD prend au cœur. On ne peut qu'apprécier l'abondante documentation à la fin, qui explique la genèse de l’œuvre, le rapport des auteurs avec la guerre par l'intérim de leurs pères, leur voyage en Algérie, etc. A mon avis, cette BD est plus profonde encore, et doit posséder plusieurs niveaux de lecture. Je vais la relire, et peut-être mettre 4/5.
Seuls
Une Bd jeunesse vraiment intéressante ! Le bon mélange : Un peu de Lost où des personnes se retrouvent seuls (il y a des instants où ils ont presque les mêmes conversations). Un peu de Jeremiah où des aventuriers découvrent des clans aux mœurs différentes (pour le tome 3). Un peu de Walking Dead où il sont désemparés, craignent les éléments extérieurs, tout en cherchant un endroit ou se mettre à l’abri. Tout cela bien écrit et pour (presque) tout le monde. Le bémol, il y a pas mal d’insultes et de gros mots alors pour moi pas de problème mais pour ma fille ou mon neveu eh bien je ne préfère pas ( pu*** co**** bât*** bon je n’ai pas besoin de les écrire en entier) mais pour 7-8 ans même s’ils connaissent ces mots je préfère ne pas leur mettre dans les mains. Dommage je suis peut-être vieux jeu. Les dessins de Gazzotti sont particuliers mais comme d’habitude super précis et très compréhensibles, vraiment un dessin intelligent et réfléchi, j’adore. Scénario (coefficient 2) : 17/20 Dessin : 17/20 Univers, atmosphère : 15/20 Développements et psychologie des personnages : 14.5/20 (16.1/20) PS : Je n’avais pas lu la critique d’Erik avant d’écrire ces lignes mais je suis tout à fait d’accord avec lui.
DareDevil - L'Homme sans peur (Miller/Romita Jr)
Ce récit, "Man without fear", vient tout juste d'être réédité dans l'album 8 de la série des Incontournables Marvel édités par Panini. Et c'est vrai que pour découvrir le personnage de Daredevil, cette histoire est vraiment incontournable puisqu'elle récapitule tout l'essentiel de ce qui compose le background du héros de Hell's Kitchen. Sa jeunesse, l'accident qui l'a rendu aveugle mais qui a aiguisé ses sens, son enseignement aux arts martiaux, la mort de son père, sa rencontre avec Foggy Nelson, son amour avec Elektra, l'avènement du Caïd et tout ce qui va finalement amener Matt Murdock à endosser le costume rouge de Daredevil. C'était précisément le récit que j'attendais, ayant été un peu déçu à l'époque quand je ne l'avais pas trouvé dans l'album DareDevil - Jaune. Car je souhaitais en apprendre plus sur ce personnage, connaître ce qui forme sa mythologie dans l'univers Marvel. Le dessin de John Romita Jr est bon et très efficace comme à son habitude. Le récit de Miller est fluide et bien raconté, ne sombrant pas dans l'obscurité ou l'abstrait comme dans Elektra qui m'avait déplu. C'est une narration claire qui accroche le lecteur du début à la fin. Voilà donc LE récit essentiel pour découvrir tout ce qui forme la légende de Daredevil. Bien fait et plaisant à lire, c'est un bon comics.
Du plomb dans la tête
Voilà une bd que je n’aurais pas achetée s’il n’y avait pas la nouvelle petite intégrale de chez Casterman (16 euros ! merci pour l’info). Pour tout vous dire les commentaires, surtout la comparaison au film de Tarantino, me faisaient un peu peur, évidemment je trouvais le film génial et très inventif à l’époque mais quand j’ai vu les commentaires je me suis dit que j’allais tomber sur un clone du film en bd, en moins bien et surtout sans imagination… Eh bien je me suis trompé ! C’est drôle, intelligent avec des dialogues vraiment bien fichus, des personnages bien développés et en plus une bonne histoire ! ! Que demander de plus ! Synthèse : Scénario X2 : 17/20 Dessin : 14/20 Univers, atmosphère : 14/20 Développements et psychologie des personnages : 16/20 (16/20)
Taïga rouge
C'est l'histoire d'une révolution qui mange ses enfants (comme toute les révolutions du reste) et qui transforma la moitié de l'Asie en un gigantesque champ de bataille. C’est surtout l'histoire d'une amitié virile et peu probable entre le médecin russe de Saint Peters Bourg et le guerrier des steppes. Pour ma part, j'ai apprécié les deux volets de l'histoire, qui me semble être très bien ficelée, laissant pour la suite un certain nombre de portes ouvertes. La psychologie des personnages, et notamment du héros, qui est un peu emporté par la sauvagerie ambiante, est aussi bien traitée à mon goût. J'ai aussi apprécié de voir sous un angle un peu différent certains protagonistes de la grande fresque d'Hugo Pratt, Corto Maltèse en Sibérie. Le seul petit moins, pour ma part, c'est le dessin, très tendance, assez sombre. Rien à dire sur la qualité, mais ce n'est pas vraiment mon style préféré. Au final, on peut dire que c'est du très bon qui se prépare, comme très souvent chez Aire Libre.
Hans
Alors c'est du tout bon jusqu'au tome 6... Ah... J'ai entendu tome 5 plus bas... Moi je dis jusqu'au tome 6. Tome 7 et 8, vraiment pas terribles et ceux d'après vraiment la catastrophe. Même pas la peine d'essayer. En tous cas, c'est en tant que fan de Thorgal (même dessinateur au début) que j'ai commencé "Hans" et je n'ai pas été déçu. Très bonne histoire de SF : voyage dans le temps, amnésie, amour impossible, le cocktail est tout à fait correct. (16/20 pour les 6 premiers.)