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Elektra (Delcourt) (Elektra: Assassin)

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 6 avis)

La belle et dangereuse tueuse à gages Elektra se retrouve, une fois de plus, traquée par la terre entière pour avoir honoré un contrat sur la tête d'un président sud-américain...


Daredevil Frank Miller Guerrières Les ninjas Marvel Photo et dessin Super-héros Univers des super-héros Marvel

Fille d'un diplomate grec, Elektra Natchios a reçu dès l'âge de 12 ans un entraînement aux arts martiaux auprès des plus grands maîtres. Récupérée par la Main, une société secrète à la solde d'une créature démoniaque, la Bête, Elektra est formée à l'art du meurtre et bourrée de drogues qui renforcent son corps et soumettent son esprit à la Main. Mais notre belle tueuse à gages parvient à échapper à l'emprise de ses maîtres... Au début de cette nouvelle aventure, Elektra vient d'assassiner le président de San Concepción et se retrouve poursuivie par la police du pays ainsi que les services secrets des États-Unis. Capturée par le S.H.I.E.L.D. qui cherche à découvrir l'origine de ses pouvoirs surhumains, Elektra parvient à s'échapper grâce à la complicité de l'agent qui a permis son arrestation et qui, malgré les sévices qu'elle lui a fait subir, est tombé sous le charme vénéneux de cette femme ninja aussi sexy que redoutable. Pendant ce temps, dans l'ombre, la Bête fomente le plan qui lui permettra d'asservir le monde. Mais Elektra a senti l'odeur immonde de la Bête, et va tenter de l'arrêter...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1989
Statut histoire Série terminée (disponible uniquement en intégrale) 4 tomes parus
Couverture de la série Elektra (Delcourt)
Les notes (6)
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15/07/2002 | Cassidy
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Par PAco
Note: 3/5
L'avatar du posteur PAco

Un brin déçu par ce Elektra de Miller et Sienkiewicz... Car si le personnage est très attractif, je ne trouve pas le résultat final à la hauteur. Tout d'abord graphiquement. Si la recherche et le côté expérimental utilisés par Sienkiewicz sont intéressants, voire magnifiques pour certaines planches, on ne peut pas dire qu'ils facilitent la narration... Car cette BD qui a maintenant plus de 20 ans, a dû pas mal dénoter dans le paysage de la production de l'époque. Des dessins à la couleur directe, découpages, crayonnages, des bulles colorées en fonction des narrateurs et posées un peu au p'tit bonheur la chance... Tout cela rend au final quelque chose de beau et cohérent, mais pas aisément lisible. Et cette lisibilité que l'on peine à trouver dans la composition n'est pas facilitée par le scénario. Il faut en vouloir et s'accrocher, passer les écueils du tome 1 pour enfin entrevoir la ligne conductrice du scénario de Miller. Et c'est là que l'écriture a aussi son importance. Miller écrit bien, mais il est bavard... et le récit en voix off qui compose 80% du récit est parfois envahissant. Alors, si effectivement la narration va en s'améliorant au fil des 4 tomes qui composent cette histoire, on part de trop loin pour arriver à de l'intelligible... Dommage, un beau projet graphique mais qui souffre d'une narration trop confuse et écartelée...

12/03/2010 (modifier)
Par hevydevy
Note: 5/5

(D’avance désolé pour ce long préambule) J’ai découvert ce site hier et depuis, par l’intermédiaire des avis des lecteurs j’essaie de me replonger dans mes propres impressions quand j’ai découvert pour la première fois, et dans cet ordre, des œuvres telles que le "Dark Knight" de Miller (Aedena/Dargaud 1986, 2 tomes), les Watchmen de Moore (Zenda 1987), "Elektra" de Miller et Sienkiewicz (Delcourt 1989) ainsi que le Marshal Law et le Sláine de Mills (Zenda 1989 aussi). Chambérien de naissance, je rageais chaque année de ne jamais apercevoir ne serait-ce que l’ombre d’un artiste de comics sur la liste des présents au festival automnal de la bande dessinée de ma ville. Et là, paf ! En 1989, Grenoble inaugure son premier (et unique ?) festival international de la bande dessinée en voyant les choses en grand : stand Marvel où de charmantes hôtesses distribuent gratuitement le premier tome du "Stray Toaster" de Sienkiewicz, présence et dédicaces de ce dernier, d’Alan Moore, de Dave Gibbons, de Mazzuchelli qui venait de cosigner avec Miller "Batman Year One", Bernet et Abuli (Torpedo), et j'en passe, que du fantasme de fanboy ! Ces œuvres qui ont accompagné mon passage à l’age adulte ont profondément modelé mes goûts et exigences en matières de BD pour les quelques 20 années suivantes : je n’achetais plus de BD par séries mais avant tout par auteur (en v.o. puisqu’on ne peut pas dire que la publication de ces œuvres en France aient provoqué un engouement communicatif même, si ma mémoire ne me trompe pas, Watchmen a été primé à Angoulème). Mais venons-en à mon avis sur Elektra ("Assassin" en v.o.). Déjà je souhaiterais amicalement corriger le postulat de départ présenté dans l’avis précédent qui correspond au postulat d’origine du personnage (du temps de ses premières apparitions dans "Daredevil") mais qui n’a aucun rapport avec les ressorts dramatiques développés dans cet épisode où Elektra doit faire échec à un complot visant à s’emparer de la présidence des Etats-Unis (et absolument pas à venger qui que ce soit). Comme souvent dans les avis que j’ai déjà lus sur Miller ou Moore sur le site, on met en garde le lecteur sur la difficulté à rentrer dans leurs œuvres à cause de leurs densités ou de leurs complexités. Si c’est un ressenti réel ce n’est bien sûr pas sujet à débat. Par contre de là à en faire un point négatif je trouve cela dommage. Pour la défense de Miller sur ce coup-là, quand il a commencé à recevoir les planches que Sienkiewicz avait tiré de son script, il a dû procéder à beaucoup de réécritures afin de s’y adapter. En effet, le dessinateur était en pleine phase d’expérimentation (il venait de traumatiser les lecteurs de "New Mutants" en imposant un encrage tout à fait novateur pour une production mainstream destinée aux gamins) et il s’essayait pour la première fois avec "Elektra" et "Daredevil"(guerre et amour) à la couleur peinte et aux photo-collages. Pour ma part je trouve que cette complexité et cette densité sont un des principaux atouts de la BD. Elle m’a permis de prendre à chaque fois un nouveau plaisir à la relecture (comme beaucoup je n’ai pas saisi tous les détails du premier coup et certains flashback ou prises de contrôle de corps sont effectivement très subtils) et le procédé de narration qui permet d’être tour à tour dans l’esprit d’Elektra et celui de Garret est tout simplement jouissif. Et puis, même à la première lecture, n’est-on finalement pas récompensé au centuple par cette magnifique page finale (spécialité de Miller sur beaucoup de ses œuvres) ? Ce que j’aimerais aussi souligner ici, et cela concerne autant Miller que Moore, ce sont toujours des BD extrêmement bien écrites, que se soit au niveau de la progression dramatique (ou savoir ce que contiendra la dernière page en même temps que l’on scénarise la première) et des dialogues/monologues des personnages (la punch line qui tue tend même à l’obsessionnel chez Miller). Après bien sûr, il faut que l’histoire/l’idée intéresse ou plaise et comme je suis là pour donner mon avis, celui-ci se résume bien par ces 5 étoiles. Rémy

18/09/2007 (MAJ le 13/03/2008) (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Le postulat ?... Elektra Natchios est la fille d'un diplomate grec qui a été assassiné par des terroristes. Mais notre demoiselle est une véritable experte en arts martiaux. Et elle a décidé de venger son père ; devenant un véritable assassin professionnel... Une énième histoire de vengeance ?... Ben oui... Heureusement : la réalisation graphique a été confiée à Bill Sienkiewicz. Et le travail de ce dernier relève quand même de bien belle façon un plat qui me paraissait bien fade. Le "graphisme", en effet, est à plusieurs composantes ; tout autant que du dessin, on y trouve également des collages, des photographies retouchées, des pastiches de peintures... C'est assez original et, en même temps, la résultante d'une certaine recherche. Bien que ce ne soit pas trop ma tasse de thé, le traitement "dessin" accordé au scénario -assez linéaire aussi- m'a permis d'apprécier ces diverses techniques ; offrant une sorte de "renouveau graphique" au gré des pages. C'est ce qui m'a décidé à aviser un "3", car pour le reste...

10/09/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Je ne connaissais rien du personnage d'Elektra quand j'ai acheté cette BD et, malgré un bref historique du passé et des souvenirs de cette héroïne en début d'album, je ne suis pas sûr que celle-ci soit le meilleur moyen de découvrir le personnage. Le dessin est très intéressant. Oscillant entre de nombreux styles et changeant d'aspect visuel quasiment à chaque case (en cela, il m'a fait penser au dessin "multiple" de Lola Cordova), il insiste plus sur l'esthétisme que sur la lisibilité. Certaines planches sont très belles (dont une qui me rappelle particulièrement un tableau de Klimt) mais tout n'est pas vraiment pour me plaire. Et puis je trouve ça assez agaçant de voir les visages et physiques des personnages être parfois bien différents (ou tout simplement flous ou masqués) d'une case à l'autre comme si le dessinateur n'était pas capable de représenter deux fois un même personnage de manière identique. Malgré cela, j'ai un ressenti de beauté vis-à-vis de cette BD et je ne crache donc pas sur son esthétisme. Par contre, j'ai moins accroché à l'histoire et surtout à la narration. Ca commence de manière bien compliquée, avec une Elektra amnésique qui fouille ses souvenirs pour se resituer dans le présent et dans la réalité. On zappe donc de flash-backs en visions fugaces et autres ellipses narratives. Pas facile à suivre surtout quand on découvre le personnage pour la première fois. Au fil des chapitres, le scénario devient plus linéaire et moins complexe mais je n'ai pas réussi à accrocher à l'histoire. Le personnage d'Elektra est super distant; elle fait office de personnage de second rôle derrière l'agent Garrett. Quant à ce dernier, outre un physique difficile à apprécier (super moumoute !), il oscille entre le purement détestable et le bêtement servile, empêchant une fois de plus de s'attacher au personnage en ce qui me concerne. Le scénario, si on le résume en mots simples, n'est pas mauvais et pourrait bien se lire, mais la narration et les personnages sont traités de telle manière que je n'ai pas réussi à plonger dedans et encore moins à apprécier. Reste donc un album dense, au dessin intéressant et esthétique, qui pourrait sans doute plaire aux fans d'Elektra et de Miller, mais qui ne m'a pas vraiment enthousiasmé.

09/05/2005 (modifier)
Par Marv'
Note: 2/5

Tout auteur culte qu'il est à mes yeux, Frank Miller ne peut pas tutoyer le génie en permanence. Dieu sait que je l'adule pour ces chefs d'oeuvre dont il nous a déjà gratifié. Mais bizarrement cette fois, la passion qui s'éveille en moi à chaque fois qu'il raconte une de ces histoires si noires dont il a le secret, n'a pas été au rendez-vous pour cette aventure d'Elektra. Et pourtant Bill Sienkiewicz y use ses crayons avec le talent qu'on lui connaît. On ne peut absolument rien reprocher au dessinateur, tout juste peut-être regretter le format comics (donc de taille réduite) qui ne fait pas honneur à son trait. Certaines vignettes paraissent parfois vraiment minuscules et c'est très dommage, car cela ne facilite pas la lecture d'une histoire déjà bien difficile à suivre. C'est d'ailleurs cette complexité qui est le plus gros problème de ce "pavé" de 250 pages que nous proposent les 2 artistes. En vrac, Miller mélange plusieurs thèmes : les ninjas (par l'intermédiaire de la ninja ultime made in Marvel, Elektra), l'espionnage, les complots politiques et les cyborgs ! Sacré cocktail ! Par dessus tout cela, Miller affuble la plupart de ses personnages de folie douce, voire de schyzophrénie, ce qui n'est pas fait non plus pour clarifier la situation. Et le scénariste, pourtant si virtuose à l'accoutumée dans la maîtrise de la psychologie de ses héros, se noie dans les détails et les méandres des pensées des uns et des autres, et finit par perdre le lecteur. Le personnage-titre, Elektra, est reléguée au rôle de simple "arme vivante", quasiment muette pendant la majeure partie de l'histoire. Nick Fury est caricatural (mais est-il possible de faire autre chose que de la caricature avec un tel personnage ?) et les méchants de services sont finalement très peu développés et laissent plutôt indifférent. À sauver malgré tout, la description pleine d'ironie et de cynisme des 2 candidats (le président sortant et son challenger) à l'élection présidentielle, ainsi que le personnage qui selon moi est le véritable héros de l'histoire : John Garrett, brute épaisse manipulée du début à la fin. Moi qui n'accroche que très peu aux histoires de ninjas modernes, et pas plus à celles de super-espions en BD, cet album n'était peut-être tout simplement pas fait pour moi dès le départ ! Ou plutôt ce doit être moi qui ne suis pas fait pour cette histoire ...

13/11/2002 (modifier)
Par Cassidy
Note: 4/5

Une BD assez difficile d'accès : c'est un gros pavé de 250 pages, les dessins sont assez spéciaux (moi, j'aime beaucoup, mais les lecteurs de BD nourris à la ligne claire et aux jolis dessins proprets d'Astérix ou Lanfeust risquent d'être un peu rebutés), et puis surtout, l'histoire et les dialogues ne sont pas super limpides... Au fil des pages, le scénario devient plus compréhensible, et on peut alors commencer à réellement apprécier cette BD. Néanmoins, bien que plutôt réussie, elle reste quand même nettement en-dessous des meilleurs titres de Miller, même si elle contient déjà la plupart des éléments que l'on retrouvera par la suite dans toutes ses oeuvres : une femme fatale, séduisante et dangereuse, un homme prêt à tout pour elle, des héros physiquement invincibles mais psychologiquement fragiles, des complots, des hommes politiques manipulateurs et manipulés...

15/07/2002 (modifier)