Batman - The Dark Knight returns

Note: 4.02/5
(4.02/5 pour 44 avis)

Une vague de crime sans précédent à Gotham City conduit Bruce Wayne, 55 ans, à endosser à nouveau le costume de Batman après une retraite de 10 ans...


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La criminalité croît sans cesse à Gotham City, où les délinquants sont toujours plus nombreux, jeunes, violents et mieux armés. Le commissaire Gordon, qui est sur le point de partir à la retraite, en veut à son ami Bruce Wayne d'avoir renoncé à sa croisade contre le crime. Voilà en effet 10 ans que Wayne a remisé sa cape et son masque à la Batcave... Il faut dire qu'il est désormais quinquagénaire, et pas forcément en état de jouer au justicier toutes les nuits ! Mais la bête qui sommeille en lui, et le poussait à devenir Batman, ne demande qu'à se réveiller. Et quand Harvey Dent alias Double-Face, l'un des pires ennemis de Batman, est autorisé à quitter l'asile d'Arkham, prétendument guéri, Batman se libère lui-aussi ! Il reprend sa lutte nocturne. Mais les ennemis ne sont-ils pas trop nombreux et trop puissants, cette fois ? Il y a les criminels, d'abord. Harvey Dent, qui a repris le mauvais chemin à peine sorti d'Arkham. Il veut mourir, et est prêt à commettre le pire pour forcer Batman à le tuer. Idem pour le Joker, qui est parvenu à s'évader d'Arkham une fois de plus. Batman pourra-t-il déjouer les plans fous imaginés par ces deux esprits tortueux, et mettre fin à leurs agissements sans avoir à faire ce qu'il ne veut plus jamais faire : tuer ? Il y a aussi le gang des Mutants. Ils sont nombreux, surarmés, et surtout, ils sont jeunes ! Le vieux Batman a-t-il encore assez d'énergie pour vaincre la brute épaisse qui leur sert de chef ? Mais Batman doit faire face à bien d'autres ennemis... Son âge, pour commencer. Courir sur les toits, se balancer au bout d'un grappin, affronter des gangs à mains nues, toutes les nuits, quand on a 55 ans, n'est pas particulièrement indiqué... Et si son cœur lâchait ? Son retour suscite des polémiques. Si certains s'en réjouissent, d'autres considèrent qu'il n'est qu'un fasciste dont les agissements illégaux doivent être stoppés et sanctionnés. Si le peuple ne veut plus de lui comme champion, sa présence et son combat sont-ils vraiment légitimes ? Son allié Gordon part à la retraite et sa remplaçante, Ellen Yindel, est bien décidée à capturer Batman. Peut-il encore être vraiment efficace dans sa lutte contre le crime si même la police est contre lui ? Et puis, pour finir... Le Président des États-Unis en personne ne veut plus entendre parler de lui. Et le Président a, à sa botte, un être contre lequel même Batman ne peut pas gagner : Superman !!

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 1987
Statut histoire Série terminée (Uniquement disponible en intégrale.) 1 tome paru
Couverture de la série Batman - The Dark Knight returns
Les notes (44)
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19/04/2002 | Cassidy
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Par Jérem
Note: 3/5

Désireux de rentrer dans l'univers de Batman et attiré par les dizaines d'avis (très) élogieux du site, je me suis lancé dans la lecture de ce gros album. Mon ressenti est assez mitigé. Si le Dark Knight de Frank Miller ne manque pas d'intérêt, je l'ai, par contre, trouvé sacrément daté. Les dessins sont dans l'ensemble plutôt moyens (et je suis gentil), notamment sur les (trop rares) décors et les visages des personnages. Miller multiplie les cases minuscules à peine esquissées, ce qui nuit au confort de lecture et à la fluidité de l'action. Le choix de la colorisation est également très douteux. Cependant certaines planches en pleine page, davantage travaillées, sont impressionnantes sans toutefois relever le niveau général très décevant de la part d'une pointure comme Frank Miller. La narration aussi paraît très vieillotte et indigeste. La lecture est assez ardue et le choix de multiplier les débats télévisuels autour de Batman pour donner du contexte se révèle très, très lourd et redondant (en plus d'être bâclé graphiquement). Le scénario sauve à mes yeux l'album. L'idée d'un Batman quinquagénaire qui reprend du service est géniale. Miller ne ménage pas son héros avec ses nouvelles limites physiques ou sa légitimité à exercer sa propre justice dans un état de droit. Le ton est sombre et le Chevalier Noir, en dépit de son (grand) âge, s'est encore enfoncé dans le doute et la névrose. Ses motivations réelles sont ambiguës... Bref le personnage de Batman vu par Frank Miller est une réussite. Un album réservé aux fans du Chevalier Noir... les autres iront sans doute vers des productions plus récentes. 2,5/5

15/12/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Un quart de siècle après avoir lu The Dark Knight returns, je reste sous le choc lorsque je la ressors de ma bédéthèque. Je trouve que cette série de Frank Miller a révolutionné l'univers des comics à plusieurs titres, et mérite toujours son qualificatif – souvent galvaudé j’en conviens – d’œuvre culte. Tout a été écrit ou presque sur The Dark Knight returns, mais je vais tout de même apporter ma petite pierre à l’édifice. Il faut d'abord replonger dans le contexte de l'Amérique du milieu des années 1980 pour comprendre en quoi cette vision sombre du Batman est le reflet génial de son époque. Allez ! Un petit cours d’histoire pour recréer l’ambiance de l’époque… Nous étions alors dans les années Reagan, le président qui avait proclamé fièrement lors de son arrivée au pouvoir : « America is back! ». Sous ses deux mandats, finis les pleurnicheries et l'auto-apitoiement qui avaient suivi la défaite au Vietnam, terminés les doutes sur l’intégrité du pouvoir et la pureté de la démocratie étasunienne consécutifs au scandale du Watergate ! L’Amérique était de retour et bien décidée à en découdre avec « l’Empire du Mal » soviétique. La guerre froide connut un regain de tension quand Reagan annonça la mise en place de l’initiative de défense stratégique, baptisée « Guerre des Étoiles » par les journalistes. Il s’agissait de mettre en place un réseau de satellites capables de détecter, traquer et détruire en vol les missiles nucléaires qui seraient tirés contre les États-Unis. Techniquement possible, mais hors de prix, ce projet faisait craindre à l’URSS la fin de « l’équilibre de la terreur » qui, en promettant une « destruction mutuelle assurée » en cas d’usage de l’arme nucléaire, avait bon an mal an maintenu un statu quo entre les deux blocs durant les 40 ans de Guerre froide. Certains stratèges alarmistes soulignaient le risque de voir les Soviétiques passer à l’offensive avant que les Américains aient concrétisé leur système. À Moscou, des dirigeants fossilisés et gris se succédaient au pouvoir et la société semblait figée dans une éternité de répression. Le monde tremblait tandis que l’on prophétisait l’imminence d’une troisième guerre mondiale. Aux États-Unis, les néoconservateurs triomphaient. Ils expliquaient que la crise était due à un État trop présent, aux budgets sociaux trop élevés qui plombaient l’économie, aux impôts confiscatoires… Le darwinisme social revenait en force : seuls les plus aptes réussissent dans une société libérale… Les usines automobiles commençaient à fermer pour délocaliser leur production là où l’ouvrier est bon marché et non syndiqué. Le chômage progressait, les pauvres n’avaient qu’à crever s’ils n’étaient pas capables de se prendre en main pour s’enrichir… Dans le même temps, le bling bling devenait la norme. Le trader supplantait le cowboy en tant que héros américain et l’Amérique faisait sa gym ; des cohortes de bons citoyens au brushing impeccable s’agitaient dans les salles d’aérobic, moulés dans des tenues aux couleurs fluo, au son d’une insupportable musique pop. L’univers créé par Miller se situe dans un futur très proche, inspiré de ce monde inquiet et de cette société américaine fracturée. Dans cet univers, Batman est vieux, il a raccroché sa cape quelques années plus tôt quand un de ses Robin est mort. Il n’est plus que Bruce Wayne, playboy finissant, menant une vie tumultueuse et défrayant la chronique mondaine par ses excentricités de milliardaire. Mais il reste l’enfant névrosé qui a vu ses parents se faire assassiner pour quelques dollars. Il est toujours l’homme avide de justice qui hait les criminels. Alors il ne résiste pas longtemps à la tentation quand il réalise qu’il pourrait ressusciter le Batman pour vraiment punir les méchants. Pas pour les enfermer gentiment, comme il l’a toujours fait, dans l’Asile d’Arkham d’où ils ne cessent de s’échapper, tels des Dalton maléfiques, non, cette fois, en guise de chant du cygne, il va les massacrer ! Batman n’est pas un gentil héros ; à l’origine, il est celui qui se déguise en chauve-souris géante pour terroriser les criminels, celui guette ses proies dans l’ombre, la face sombre des super-héros dont Superman est la lumière. Les auteurs l’avaient un peu oublié au fil du temps et Miller lui redonne son statut obscur de chevalier vengeur. Sa dernière croisade fait ressortir ses penchants criminels. Les années 1970 ont donné à l’Amérique un certain nombre de personnages qui n’hésitent pas à recourir à des méthodes expéditives contre le crime : “Dirty Harry” Callahan, Paul Kersey, le justicier dans la ville, ou encore le Punisher. Tous sont les héritiers du Batman originel et Miller ne fait que revenir aux sources. Mais il le fait avec une puissance et une violence que l’on n’avait jamais vues dans la série. Miller est un radical, il aime l’expression de la force brute et prend plaisir à trancher le nœud gordien : un bourre-pif vaut selon lui tous les argumentaires subtils quand il s’agit de résoudre des situations compliquées. À plusieurs reprises, dans The Dark Knight returns, il égratigne les médias, les psychologues, les corps intermédiaires, qui semblent incarner à ses yeux les faiblesses d’une société devenue incapable de se défendre ; Miller ne semble pas aimer la démocratie libérale. Il glorifie l’engagement physique, le sens du sacrifice à un point que c’en est un peu inquiétant d’ailleurs. Dans 300, il flirte ouvertement avec l’idéologie fasciste… N’empêche, j’ai un peu honte de l’avouer, mais c’est foutrement jouissif de voir Batman écraser les méchants une fois pour toutes. Du point de vue du style graphique, Miller innove également. Certaines cases sont incompréhensibles, jusqu’à ce que l’on comprenne qu’il s’agit d’une vision parcellaire et en très gros plan d’un élément qui prendra du sens plus tard (les perles par exemple). C’est déroutant et surprenant ; l’expérience est intéressante, mais je trouve que Miller en a abusé par la suite. On n’atteint cependant pas encore le niveau de non-sens de certaines planches d’Elektra Saga… En résumé, The Dark Knight returns constitue incontestablement une rupture, à l’instar des Watchmen (dans un style différent). Cette œuvre a fait basculer Batman, et nombre de super-héros après lui dans le monde adulte. Souvent copié, jamais égalé, l’univers dépeint par Miller reste une des références majeures des Comics. J’en conseille particulièrement la lecture à tous ceux et celles qui pensent que le genre est réservé à un public d’adolescents mâles et boutonneux.

21/02/2014 (modifier)

Je me suis ennuyé ferme avec cet album, j'ai abandonné un peu avant la moitié, quand j'ai réalisé que je commençais à compter le nombre de pages pour voir si c'était bientôt fini... Les dialogues sont ennuyeux au possible, et les vraies scènes d'action trop rares. Comme le faisait remarquer le Grand A, il y a véritablement un déséquilibre entre le poids des dialogues et de la narration, omniprésents, et les dessins. De plus, hormis quelques planches, ces dessins sont affreux. Quant à la colorisation, elle est fadasse, délavée, morose, l'atmosphère est complètement has been. Sans doute que les inconditionnels se sont laissés charmer par le côté psychologique de l'ouvrage, en apprenant plus sur leur héros adoré. Ca n'a pas pris avec moi, je me suis vraiment fait chier : Batman s'ennuie à la retraite, il revient, pif bam boum bim les méchants. Aïe aïe aïe, ça fait mal ! Heureusement que je ne l'ai pas acheté pour moi, je finis vraiment par me demander si je vais aimer un album de Batman un jour. (280)

21/02/2014 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je dois avouer que c'est avec ce Batman que j'ai commencé à lire les comics du fameux chevalier noir, mais j'ai été assez séduit par celui-ci. En fait, j'ai même été conquis, alors que je suis un farouche opposant aux BD de super-héros. Mais pour faire plaisir à une amie à qui je prête régulièrement de la BD, je me suis lancé dedans, et cela m'a suffisamment plu pour que je m'y lance plus avant. Ce qui m'a frappé d'emblée, c'est vraiment le trait particulier de Franck Miller, avec un ensemble qui fait très noir, mais aussi très typé comics. J'ai été vite rebuté dans les premières pages et à partir d'une dizaine, je ne faisais plus du tout attention. L'ensemble est très bon, autant dans les cadrages que les mises en page, et au final, j'ai lu le tout sans même m'attarder sur le dessin. Je n'ai pas été jusqu'à l'apprécier, mais je l'ai trouvé efficace. Diablement efficace même, car il contribue en grande partie au ton noir du récit, ainsi qu'à la grandeur d'un Batman avec ses poses assez impressionnantes (et une musculature digne de Schwarzy). L'histoire n'est vraiment pas dénudée d'intérêt, avec ce Batman sur le retour, vieillissant, plus aussi alerte, qui sent aussi le poids des médias, de la société qui le refuse en partie, et le crime qui corrompt la ville. Ici, Batman affronte tout et tout le monde (ou presque) avec une vieillesse qui pèse lourd sur lui. Ce que j'ai beaucoup aimé, outre le scénario qui s'annonçait très bon, c'est le point de vue sur Gotham, la représentation de Batman dans les médias, le traitement des vilains classiques (notamment le Joker qui reste emblématique à mon avis), et plusieurs autres points sur lesquels on sent un travail de réflexion, cherchant une nouvelle voie pour le chevalier noir. Dans l'ensemble, Batman est également très intéressant, tout comme son alter ego Bruce Wayne. Alfred joue un rôle toujours identique, mais c'est surtout la vision de Superman qui est intéressante (et sur laquelle je ne dirai rien, pour vous ménager la surprise). En fait, beaucoup de choses méritent réflexion dans cet ouvrage très sombre sur le chevalier noir. Sombre, en effet, il l'est. Tout est noirci, autant les âmes que les gestes, Gotham semble devenir une ville d'anarchie et pourtant Batman veut encore y croire. Ce qui est d'autant plus intéressant, c'est que de nombreuses références à d'autres Batman viennent ponctuer l'ensemble, et qu'un néophyte peut s'en sortir assez bien, mais qu'une personne vraiment au fait des histoires de Batman peut encore en tirer plus par rapport à l'univers de l'homme chauve-souris. Si j'ai attribué la note culte, c'est autant pour son statut dans l'anthologie des Batman que pour ses nombreuses qualités. Le dessin, comme dit, mais aussi l'histoire qui n'est pas en reste et propose plusieurs petites histoires toutes aussi intéressantes et bien liées entre elles. Le texte est beaucoup présent, mais il est bien traité et ne gène pas la lecture qui est plutôt dense. En fait, ce comic est vraiment un pilier dans l'univers des super héros et de Batman en particulier, une œuvre adulte et sérieuse, mais qui sait conserver des côtés amusants (surtout avec le personnage de Robin) et des côtés émouvants aussi. Et surtout, j'attribue cette note car la lecture de cet ouvrage m'aura clairement fait changer d'avis sur les comics et surtout sur les super héros. J'accepte enfin d'en lire, et je pense que je ne vais pas tarder à m'en procurer encore, en espérant tomber sur des aussi bons. C'est bête, mais Batman The Dark Knight Returns m'aura enfin fait aimer les comics de super-héros, et c'est pour moi un signe incontestable de réussite. Je lui décerne le culte sans trop d'hésitations. Pour moi, un immanquable du genre.

04/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Bon, ne parlons pas du dessin sinon je vais être grossier, alors passons. Pour le scénario… pff qu’est-ce que c’est bavard ! Déjà il n’existe que la version intégrale chez Delcourt donc il faut se les farcir les 192 pages mais à peine parvenu au quart du bouquin que je n’en pouvais déjà plus. C’est un roman qu’il aurait dû sortir, pas une BD. Trop de parlotes selon moi qui nuisent à la fluidité de l’intrigue. Bon OK la critique de l’Etat policier, l’influence des masses médias, le retour du héros vieillissant, critique des mœurs et de la société… c’est bon quoi on connaît. Lisez plutôt 1984 d’Orwell qu’on n’en parle plus. Et « Batman – Un Long Halloween » de Sale et Loeb pour les amis du chevalier noir.

01/07/2013 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yannis

Voilà une oeuvre faisant partie des classiques du chevalier noir. Et Frank Miller nous dépeint un héros fatigué et au bout de son combat. Quel plaisir de lire cette oeuvre et de découvrir ce que pourrait devenir un héros après des années et des années de combat puis d'inactivité. La criminalité gangrène toujours Gotham et la police reste impuissante. Un nouveau gang fait la loi. Quel plaisir aussi de voir ce Joker amorphe reprendre vie en découvrant le retour du Batman. Et quelle fin bien amenée et construite par Miller. La présence de Superman et d'un autre personnage de l'univers DC font plaisir aussi surtout quand on voit le rôle de l'homme d'acier. Le dessin ne m'a pas rebuté contrairement à certains je l'ai apprécié et le dynamisme de certains plans est magnifique. Les couleurs nécessittent une petite adaptation mais là encore j'ai aimé le style propre donné à l'ensemble. Mais j'avoue que c'est le dessin et les couleurs qui me font mettre 4 au lieu de 5. L'édition d'urban est encore une fois magnifique que ce soit pour les bonus ou pour la présence de l'animé à un prix raisonnable. Génial, à découvrir d'urgence

06/04/2013 (modifier)
Par Seb94
Note: 4/5

Tout d’abord l’idée de base est plutôt aguichante : Sortir le chevalier noir de sa retraite et faire réenfiler le costume à Bruce Wayne à l’âge de 60 ans. Batman, adulé par certains et détesté par d’autres, considéré soit comme un héros, ou au contraire comme un criminel, déploie de nouveau sa cape dans le ciel sombre de Gotham. Comme un relais à passer, le commissaire Gordon se prépare quant à lui, à rendre insigne et arme, et profiter d’une retraite bien méritée. Ce Batman vieillissant et plus tourmenté que jamais, est un très bon cru. Le traitement de son retour vu par le prisme des médias est assez jubilatoire, suscitant craintes, espoirs et débats interminables sur ce justicier masqué au-dessus des lois. Le scénario est riche et dense. La psychologie des personnages et le récit atteignent une profondeur résolument adulte et non manichéenne. Les réflexions ne sont pas simplistes, au contraire tout n’est que nuance et amène une réflexion sur les limites parfois troubles entre justice et criminalité. Côté dessin, c’est assez particulier, parfois imprécis, vieillot ou caricatural, certains passages sont pourtant de toute beauté. Finalement ce visuel exprime parfaitement toute l’ambiguïté omniprésente dans cette histoire. Enfin, un dernier mot sur l’édition d’Urban comics qui m’a permis de découvrir cette œuvre, une fois de plus la qualité est au rendez-vous. Un bel objet, des pages bonus intéressantes sur le processus de création et le DVD / Bluray de la version animée.

25/12/2012 (modifier)
Par dut
Note: 3/5

Contrairement à la plupart des avis très positifs concernant ce classique du Bat-univers, je reste plutôt mitigé concernant The Dark Knight Returns. Je m'explique. Clairement l'idée de montrer le retour aux affaires d'un Batman vieillissant qui sort de sa retraite est super ! L'histoire est bonne, l'univers est bien sombre, c'est du beau boulot. Le dessin un peu vieillot ne me dérange pas plus que ça (il ne m'avait pas trop dérangé non plus sur Batman Year One) mais ça peut surprendre... Mais j'ai un gros soucis concernant la narration. J'ai trouvé ça un peu lourd et indigeste, en particulier les nombreux passages où les journalistes parlent. Certes, ça met un contexte en place, une ambiance, etc, mais au final je trouve que ce genre de passage revient un peu trop souvent, et qu'au final, ça n'apporte pas grande chose (à mon avis). J'aurais aimé que Miller trouve un autre moyen plus subtil d'expliquer certaines choses. Bref j'ai trouvé The Dark Knight Returns un peu chaud à lire. Mais l'histoire reste carrément très très bonne, et le statut de classique n'est pas usurpé. A lire pour tout fan de Batman. A noter qu'Urban Comics fait encore du bon boulot, et qu'en prime, on a le DVD et le Bluray de l'animé ! J'en veux encore des éditions de ce genre !

21/11/2012 (modifier)
Par Superjé
Note: 3/5

Voilà, j'ai enfin lu le comics acclamé de tous ! Watchmen ? Non son alter-ego, mais tout comme ce dernier, mon avis sera mi-figue mi-raisin. Je n'ai pas adoré ma lecture, loin de là. Mais ce livre n'est ni illisible, ni détestable, juste "moyen" à mes yeux (je ne regrette en rien ma lecture). Le dessin, à part dans les grandes cases pleines pages (où là c'est plutôt joli), est assez laid. Le trait ne rend pas toujours l'action compréhensible, l'encrage est assez hésitant et les couleurs sont quelques fois vraiment mal choisies et rendent les planches laides. Franchement, j'ai vraiment été surpris lorsque j'ai ouvert la BD, qu'un comics aussi acclamé puisse avoir un dessin aussi moche. Et le scénario ? Il y a des bonnes idées même si il a assez vieilli (notamment pour le coup du conflit contre les russes). Cependant, il n'a rien de génial, contrairement à ce que j'en attendais, ni même de trop original. Je vais encore faire le rapprochement, mais je comprends pourquoi cette série et Watchmen sont mis au même rang (le premier), car mine de rien, il y a beaucoup d'éléments communs (les héros vieillissants voulant reprendre du service, un conflit avec l'U.R.S.S., la peur de la bombe atomique, la violence omniprésente, le super-héros qui agit en opposition avec la police et facultativement, un dessin peu engageant). Pour finir, je vais parler de l'objet intégrale en lui-même (lecture effectué dans sa version 'Panini Comics') : pour les fans (malheureusement je n'en fais pas partie), c'est vraiment un objet à posséder avec de nombreuses pages bonus, contenant des making-of, des pages de scénar', des croquis et des photos. J'ai bouché un trou manquant dans ma culture, mais néanmoins, c'est la lecture que j'ai le moins apprécié de ce bon vieux "Dark Knight" (alors que j'ai même lu sa rencontre avec le Judge Dredd qui n'est pas vraiment appréciée).

12/06/2011 (modifier)
Par raistlin
Note: 4/5

Même profil qu'Elsmador ! Le dessin me rebutait franchement. Et fort des avis très positifs sur cette BD, je l'ai empruntée. Et... je l'ai littéralement dévorée ! Je persiste : la qualité du dessin me laisse perplexe. C'est dynamique, mais trop caricatural et parfois trop confus. Les couleurs sont fades et négligées. En même temps, ça reste dynamique, et ça contribue à rehausser le côté glauque de Gotham et des coups tordus qui y règnent. Bref, en tout cas, vu la qualité du récit, j'ai vite oublié mon appréciation du style pour me plonger tout entier dans le récit ! Rhaaaaaaa, que voilà une histoire dense et bourrée de détails bien trouvés ! Les fans du héros aux oreilles pointues ne s'y retrouveront probablement pas, mais les autres découvriront un récit très riche. La société moderne (NDLR : américaine en particulier) et le citoyen y sont passés à la moulinette, le célèbre Batman n'est pas infaillible et empli de démons intérieurs (trouvaille sympathique que ce retour à 60 ans !), certains dialogues sont très drôles ou bien sentis, les enchaînements sont rythmés et les personnages même secondaires sont intéressants. J'ai trouvé ça vraiment riche, bien loin de l'image qu'on se fait des comics en général et super-héros en particulier (NB : je suis un ancien fan des Strange et autres, mais pas spécialement de Batman). Merci à BDthèque de m'avoir fait surmonter mon "aversion" initiale à cause du dessin... Je vais lire les autres du coup !

04/02/2011 (modifier)