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Thorgal

Note: 3.94/5
(3.94/5 pour 120 avis)

Angoulême 1996 : Alph-Art du public pour le tome 21 Thorgal est un homme simple et pacifique et va sous la bénédiction des dieux vivre de nombreuses aventures qui l'amèneront à découvrir ses origines.


476 - 986 : Moyen-Âge, Francs, Mérovingiens, Carolingiens... Angoulême : récapitulatif des séries primées BD en réalité augmentée BoDoï Ecole Jean Trubert Journal Tintin Le Lombard Les mondes de Thorgal Mon père, cet inconnu On en parle... Van hamme Vikings Yann

Vers l'an mille, quelque part au nord de l'Europe, Thorgal Aegirsson n'aspire qu'au bonheur. Nul ne connait le mystère de ses origines: il a été recueilli bébé et élevé par les Vikings. Ce formidable guerrier au coeur d'or a épousé Aaricia, la plus belle des princesses vikings. Ils ont un fils, Jolan, et une petite fille, Louve. Mais les dieux et les déesses sont cruels, et le destin s'acharne sur l'Enfant des étoiles...

Scénaristes
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1980
Statut histoire Une histoire par tome (exceptés certains albums qui se suivent) 39 tomes parus
Couverture de la série Thorgal

27/07/2001 | BiBoul
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L'avatar du posteur Fanfan Villeperdue

TD;DR : Si vous ne connaissez pas encore Thorgal, je vous le recommande vivement. Mon conseil est de vous arrêter après le tome 15, 16 ou 17. Pour mon centième avis, j'ai décidé d'aviser un grand classique : Thorgal. Comme tout a été dit ou presque sur ce grand succès commercial bien mérité, je vais essayer de donner un peu de détails sur les différentes périodes de la série. Attention, festival de spoilers… T. 1-2 : Cycle de Slive Même si le dessin et la colorisation sont encore un peu hésitants, ces deux tomes posent déjà une bonne partie de l’univers de Thorgal. Petite note au passage : la scène du concours d’arc avec l’aigle, dans le tome 2, pourra peut-être sembler un peu « tarte à la crème » à certains, mais je trouve au contraire qu’elle montre la maîtrise classique du scénario par Van Hamme : à la fois montrer que son héros est balèze, rebelle, au grand cœur, tout en introduisant cet aigle qui joue un rôle dans la suite de l’histoire. C’est propre et efficace. En plus de l’histoire de Slive, le tome 1 contient également une histoire courte, « Presque le paradis », où Thorgal se retrouve prisonnier dans un jardin où le temps semble s’écouler différemment… Là aussi, c’est bien construit, net et sans bavures. T. 3 : Les 3 Vieillards du Pays d’Aran On reste dans le classique bien fichu : Thorgal participe à un concours (mais pour la bonne cause), c’est lui le plus fort, mais en plus il se rebelle contre les tyrans organisateurs et il fait tout péter à la fin, libérant le pays de leur joug et Aaricia de sa captivité, tout en lavant plus blanc et en effaçant les taches tenaces sur les habits, même à basse température. T. 4-6 : Cycle de Brek Zarith Là, on apporte en plus un élément de drame, avec notamment le personnage de Shaniah qui sera la cause de bien des malheurs, un peu malgré elle et surtout par amour et désir de liberté. La fin du tome 4 est assez forte et mène logiquement au tome suivant, « Au-delà des ombres », où Thorgal sera repêché du fin fond du trou pour rendre visite à la mort elle-même afin de sauver Aaricia. « La chute de Brek Zarith » est peut-être le tome le plus oubliable des trois, mais l’ambiance de décadence qui se dégage de la forteresse est assez bien rendue. T. 7-9 : Pré-cycle du Pays Qâ Ces trois tomes contiennent des histoires indépendantes, mais on verra qu’elles ont toutes une grande importance pour ce qui va suivre dans le cycle suivant. L’aisance narrative de Van Hamme est de plus en plus évidente, et Rosinski est dorénavant en pleine possession de ses moyens graphiques. * T. 7 : L’Enfant des Étoiles. Ce tome, qui revient sur plusieurs épisodes de l’enfance de Thorgal, est évidemment indispensable pour en savoir plus sur sa destinée. « Le drakkar perdu » raconte comment le chef Leif Haraldson a trouvé l’enfant, mais permet également de comprendre comment, de fils adoptif de chef, Thorgal est ensuite devenu un paria quand Gandalf-le-Fou est arrivé au pouvoir. « Le métal qui n’existait pas » est une aventure indépendante (mais également liée au fait que Thorgal soit un « enfant des étoiles »). On y rencontre notamment le nain Tjahzi pour la première fois. Enfin et surtout, « Le talisman » permet de savoir ce qu’il s’est passé sur le vaisseau spatial avant son atterrissage mouvementé, et présente ainsi les personnages de Xargos, Varth et Haynée, qui joueront un grand rôle dans le cycle du Pays Qâ. * T. 8 : Alinoë. Dans ce tome, on s’inspire d’un autre style encore : l’épouvante. Alinoë, cet antagoniste increvable et qui se multiplie à l’infini, se présente en outre dans un corps d’enfant, un processus qui est un classique du cinéma d’horreur. Ici, la greffe sur l’univers viking de Thorgal prend étonnamment bien. En outre, ce tome permet d’introduire les pouvoirs particuliers de Jolan, et ainsi de faire avancer la grande histoire. Encore un bel exemple de la maîtrise scénaristique de Van Hamme. * T. 9 : Les Archers. Si on dit juste que ce tome raconte un concours de tir à l’arc, ce n’est pas très affriolant. Mais évidemment, l’intérêt va bien au-delà, et réside en grande partie dans les personnages secondaires, qui joueront d’ailleurs leur rôle dans le cycle suivant : Arghun Pied-d’arbre, Tjall-le-Fougueux, et bien sûr l’incontournable Kriss de Valnor. Ajoutez à cela la dose de trahison qu’il faut, de l’amitié, de la vengeance, etc., et vous obtenez un cocktail tout à fait réussi. T. 10-13 : Cycle du Pays Qâ Inutile de commenter ce cycle puisque vous allez le lire :-). C’est du très très bon, mangez-en. T. 14 : Aaricia J’apprécie ce tome centré sur la jeunesse d’Aaricia et qui est, en quelque sorte, le pendant du tome « L’enfant des étoiles » centré sur Thorgal. J’aime d’ailleurs beaucoup mieux la petite Aaricia présentée ici, maligne, courageuse et généreuse, que la rancunière et parfois un peu égoïste Aaricia qu’on verra bien plus tard dans la série. T. 15 : Le maître des montagnes C’est peut-être un peu exagéré de mettre cinq étoiles, mais j’ai une tendresse particulière pour ce tome. En particulier, j’apprécie que le voyage dans le temps évite le paradigme classique du genre, celui du « point fixe », utilisé dans nombre de fictions comme Retour vers le futur, Terminator, etc. C’est très bien construit et, même si on peut douter des motivations finales du personnage de Vlana, ce n’est pas bien grave car la chute est maligne et bien trouvée. T. 16 : Louve Ce tome qui, comme son nom l’indique, a pour but principal de mettre en scène la naissance de Louve, n’est pas le plus indispensable. La scène de la naissance a un côté un peu cliché je trouve. T. 17 : La Gardienne des clés De nouveau une aventure indépendante, qui recycle utilement les personnages de Volsung de Nichor et de la Gardienne des clés. Personnellement, je ne boude pas mon plaisir quand Van Hamme continue de jouer ainsi avec la mythologie nordique. T. 18-23 : Cycle de Shaïgan-Sans-Merci Je n’arrive pas deux secondes à croire à l’argument de ce cycle. En effet, même si Thorgal perd la mémoire, il semble quand même conserver sa personnalité, et il est dès lors très difficile d’accepter l’idée qu’il dirige avec Kriss une bande de tueurs et de pillards pendant plusieurs années, sans que cela lui pose de problème particulier… * T. 18 : L’Épée-Soleil. À la fin du tome 17, Thorgal décide de s’exiler loin des siens pour les protéger de son côté « chat noir passé sous une échelle un vendredi 13 ». Ce prétexte scénaristique pour relancer Thorgal sur la route des aventures semble un peu faible… Ce tome est un tome de transition avant le suivant, qui marquera le véritable début du cycle. On y retrouve les classiques : un baronnet local qui martyrise la population, une Kriss de Valnor qui veut s’emparer de son « épée-soleil » pour son profit personnel, etc. * T. 19 : La Forteresse invisible. Outre le fait que la décision de Thorgal est d’une crédibilité douteuse, le côté « album best-of » consistant essentiellement à faire du remplissage avec du fan-service n’est pas d’un grand intérêt. * T. 20 : La marque des bannis. C’est sans doute le meilleur tome dans ce cycle par ailleurs oubliable. Déjà, faire un tome où le héros éponyme n’apparaît pas du tout, j’avoue, respect, tout le monde n’en a pas la capacité. * T. 21 : La couronne d’Ogotaï. Contrairement au tome 15 qui était très réussi, cette histoire de voyage dans le temps ne m’a guère convaincu. Les motivations des Veilleurs ne sont pas très crédibles : pourquoi intervenir pour empêcher que Tlalac se serve de la couronne d’Ogotaï, alors que, par ailleurs, plein de technologie du peuple des étoiles est utilisée en permanence dans la série ? Le mécanisme du voyage dans le temps est également un peu douteux : par exemple, pourquoi le Jolan adulte, au moment de sa rencontre avec Jolan enfant, ne se souvient-il pas de cet instant de ce qui devrait être son passé ? Bref, tout cela est un peu bancal. * T. 22 : Géants. Rappel du T.19 : Thorgal pas content de sa vie, Thorgal changer de vie. Résumé du T.22 : Thorgal pas content de sa nouvelle vie, Thorgal reprendre ancienne vie. En dérangeant en toute simplicité la déesse Frigg, épouse du grand Odin — excusez du peu, pour sa petite crise de la quarantaine. À la place de la grande déesse, j’aurais plutôt opté pour la solution : un coup de pied aux fesses, et au lit avec un Xanax… * T. 23 : La cage. Thorgal revient chez les siens, mais Aaricia est vénère sous le futile prétexte qu’il a passé 3 ans à coucher avec leur pire ennemie et à massacrer des gens (ah non, pardon, il ne « participait » pas aux tueries, il commandait juste plein de gens qui s’y livraient — je résiste très fort dans ma tête pour ne pas marquer un point Godwin). Finalement, Thorgal les sauve et il est plus ou moins pardonné. Mouais… T. 24-29 : Cycle de l’exil Comme l’île où Thorgal vivait avec sa famille commence à être connue par un peu trop de gens pas très sympathiques, tout ce petit monde décide de partir voir ailleurs. Ils vivent diverses aventures (« Arachnéa », « Le mal bleu », « Le royaume sous le sable », « Le barbare », « Kriss de Valnor », « Le sacrifice »), qui se termineront par la promesse faite par Jolan à un certain Manthor de lui consacrer sa vie en échange du fait qu’il guérisse Thorgal. Plus on avance, et plus on a l’impression que Rosinski lui-même y croit un peu moins, au point que certaines cases de « Kriss de Valnor » semblent vraiment dessinées à la va-vite. Mais dans « Le sacrifice », revirement soudain : il passe à la couleur directe, et là les graphismes deviennent tout simplement somptueux. Dommage que le scénario continue de s’essouffler. T. 30-32 : Cycle de Jolan Avec l’arrivée de Sente au scénario, j’ai bien cru que la série allait connaître un second souffle. Malheureusement, celui-ci fut de courte durée… * T. 30 : Moi, Jolan. Cette histoire de concours initiatique, quoique classique, m’a donné à l’époque espoir dans la suite de la série. La promesse irréfléchie d’Aaricia à la sorcière m’a un peu énervé, mais bon… * T. 31 : Le Bouclier de Thor. Il y a de bonnes idées dans ce tome, mais aller voler le bouclier de Thor, c’est un peu too much pour moi. Dans des tomes plus anciens, comme « Aaricia », je trouvais que le fait d’utiliser des divinités mineures comme Vigrid, et de laisser les plus grands dieux garder leur part de mystère et d’inaccessibilité, était bien plus habile. Par ailleurs, il semble un peu trop facile d’arrêter le temps dans Asgard ; et, puisque c’est possible, pourquoi aller voler le bouclier de Thor alors qu’il suffit d’utiliser la même astuce pour accomplir aller directement chercher une pomme d’éternelle jeunesse, ce qui dès le départ paraît tout de même moins dingue que d’aller chiper son bouclier à un des dieux les plus puissants du panthéon ? * T. 32 : La Bataille d’Asgard. Là encore, ce n’est pas vraiment mauvais, mais remonter jusqu’à Odin pour résoudre les petites querelles du voisinage, ça me semble un peu abusé… T. 33-36 : Cycle d’Aniel puis Notre vaillant Thorgal part sauver son fils Aniel des magiciens rouges, qui voient en lui la réincarnation de Kahaniel, leur ancien grand maître… Les péripéties pour y parvenir (« Le Bateau-Sabre » et « Kah-Aniel ») me semblent assez oubliables. Ensuite, quand Dorison passe au scénario dans « Le feu écarlate », ça perd finalement le peu d’intérêt qui restait. C’est du « bim bam boum » permanents, les personnages sont tous moins crédibles les uns que les autres, bref, je n’adhère plus du tout. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’arrêter d’acheter la série et, à ce jour, je n’ai même pas lu « Aniel », le tome qui clôt ce cycle.

06/01/2021 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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Thorgal doit être la toute première bande dessinée que j'ai lue de ma vie. Et grâce à elle, une passion est née. Je me vois encore il y a des années découvrir dans la bibliothèque de mon père une série de 15-20 BD, dont les couvertures ont jauni à cause du soleil et être dans l'incompréhension totale quand je voyais mon padre les lire et les relire. La première fois que j'ai ouvert le tome 1, je trouvais les dessins moches, je n'aimais pas les couleurs, je découvrais à quel point les vikings étaient des êtres rustres et sans aucune élégance, je ne comprenais rien aux noms et vocabulaires nordiques. Et là, je commis l'irréparable: je jetai le tome 1 sur le côté en disant à mon père que c'était nul et sans intérêt. Après m'être pris une bonne mandale, je fus attaché au canapé, des cures dents sous les yeux et mon père me fit la lecture (mes souvenirs sont peut être quelque peu romancés). Après la lecture des premiers tomes, j'ai moi aussi été contaminé, et pas uniquement par Thorgal, mais par tout le 9e art. Vous l'avez compris, je ne vais pas me lancer dans une critique de la série, non seulement parce que le site en regorge des centaines mais surtout parce que mon avis ne serait en rien pertinent et impartial. J'attache à cette série des sentiments tout particuliers. Elle a en effet éveillé une immense passion, a attisé une certaine curiosité en moi tellement les références sont nombreuses, m'a montré les valeurs qu'un homme, un vrai, devait avoir. Que le courage ce n'est pas d'aller se battre et d'être le plus fort, mais d'oser dire qu'on aime nos proches et de tout faire pour défendre nos valeurs (y compris aller vivre seul sur une île déserte). C'est également un symbole qui me relie à mon père, une passion que je partage avec lui. Au fond de moi, je crois que j'ai toujours identifié Thorgal à mon père pour bien des raisons. Alors oui, cette saga est sûrement truffée de défauts et d'imperfections, mais si elle a su éveiller autant de sentiments auprès de mon père et ensuite en moi, c'est sans doute la preuve qu'on tient là un chef d'œuvre. 5 étoiles et un coup de cœur évident. MAUPERTUIS, OSE ET RIT !

31/12/2020 (modifier)
Par DCD
Note: 2/5
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Une fois n'est pas coutume, j'ai commencé la lecture de cette série par le milieu. Soit le tome 21, "La couronne d'Ogotaï", qui a la particularité de faire voyager dans le temps les personnages. J'ai donc retracé leur parcours, essayé de comprendre qui ils étaient tout en relevant le défi de comprendre le voyage dans le temps tel que présenté ici. Et cela m'a plu au point que je me suis procuré les premiers tomes de la série. Le dessin était moins bon à ses débuts, mais l'histoire était prometteuse et les injustices que subissait Thorgal, révoltantes. J'ai donc empilé les tomes mais de plus en plus souvent, certains contaient des faits désuets (si "Thorgal" est une saga, les tomes peuvent souvent être lus indépendamment) qui juraient avec les péripéties passées. Une fois encore, Van Hamme prolonge les aventures de son héros trop longtemps. Pourtant quelques très bons volumes comme "La couronne d'Ogotaï" réconcilieront le lecteur avec ses émotions du début de la saga, mais d'autres terriblement ennuyeux ou aux personnages grotesques (comme la femme léopard) m'ont fait lâcher l'affaire. Et j'apprends aujourd'hui que la sage compte désormais 38 tomes. Est-ce raisonnable ?

25/11/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
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J’éprouve une affection toute particulière pour cette série mythique. J'ai lu un tome puis je suis allé chercher d'un coup la collection entière. Je suis d'un genre un peu impulsif. La vendeuse n'y croyait pas ! C'est sans doute la série qui m'a donné la fibre alors que j'étais un jeune adulte. J'ai pratiquement commencé ma collection de bande dessinée par ce titre. Il faut dire que cette collection est signée par le maître des scénaristes à savoir Jean Van Hamme alors au sommet de son art. Depuis 2007, Yves Sente a repris le flambeau pour essayer de renouveler la série en apportant un souffle nouveau, voire une véritable cure de jouvence. Il est également un talentueux scénariste mais il ne possède pas le génie de son prédécesseur. On ne le sent pas totalement à l'aise avec le genre. Sa méthode est de diluer l'intrigue principale sur un certain nombre de tomes en multipliant des séries avec des intrigues secondaires qui doivent se croiser. Cela ne semble pas plaire au public même si certains fans s'amusent à croiser les événements. Cela devient trop compliqué et pas assez limpide. On apprend avec le 35ème album de Thorgal qu'il est débarqué au profit de Xavier Dorison ce qui semble encore aggraver le cas de cette série. Il est vrai que les derniers albums montraient un Thorgal beaucoup trop éloigné de sa personnalité. C'était certes innovateur mais pas au goût du public. Son travail sur près de 10 albums (dont la série parallèle consacré à Kriss de Valnor) est tout de même assez méritoire. On a compris qu'avec Xavier Dorison, Thorgal doit revenir aux fondamentaux. Mais bon, le résultat de ce nouveau Thorgal est loin de celui espéré. La créativité semble manquer cruellement. Les aventures de Thorgal commencent lorsqu'un chef viking découvre un bébé dans une mystérieuse embarcation. On se croirait dans Moïse! Il adopte l'enfant et le nomme Thorgal en référence à ses dieux (Thor le dieu de la foudre et Ægir le géant des mers). Le petit garçon ainsi adopté va devenir un formidable guerrier très habile au tir à l'arc. Il vivra une enfance difficile car rejeté par le peuple viking. Heureusement, son amitié avec Aaricia va le sauver. Ils tomberont amoureux et auront au fil de l'histoire deux enfants avec des pouvoirs tout aussi extraordinaires. Mais surtout, ils aspireront à une vie tranquille loin des tourments de la guerre mais les nombreux dangers du monde semblent les rattraper à chaque fois. Le destin de ce héros le pousse à rencontrer des ennemis de la pire espèce comme l'emblématique Kriss de Valnor qu'on adorera détester! Cependant Thorgal va progressivement remonter à ses véritables origines. L'aventure nous mènera assez loin jusqu’aux confins de la science-fiction puisque Thorgal est également appelé "l'enfant des étoiles". J’ai véritablement adoré le cycle du pays de Qâ que je considère comme véritablement culte. Ce voyage sur le continent américain jusque-là encore inconnu réserve bien des surprises et nous en révèle beaucoup sur les origines mystérieuses de Thorgal. J’ai également frissonné dans « Alinoé ». J’ai beaucoup aimé l’album « au-delà des ombres » qui fut d’ailleurs primé en son temps. « La cage » m’a également interpellé quant à l’attitude de la courageuse Aaricia. Les derniers albums sont beaucoup moins bons et cela se ressent (par exemple scénario identique aux « Archers » dans « le Barbare »). Cependant, la reprise du flambeau par le fils de Thorgal à savoir Jolan et son initiation par le mystérieux Manthor peut réserver encore de bonnes surprises. C'est dommage cependant que l'histoire semble un peu s'inspirer de 'la communauté de l'anneau'. Le plaisir semble rester intact. Je dois même avouer que ce renouvellement produit son effet. L'essoufflement de la série semble être totalement oublié. Il ne faudrait surtout pas à mon avis que Jolan soit un clone de son père (genre "qu'est-ce que ferait Thorgal dans une telle situation?). On sait également que ce fuit juste une aventure scénaristique le temps de plusieurs albums pour revenir ensuite sur le père, notre héros qui revient en sauveur de son autre enfant (celui qu'il a eu avec Kriss). Un mot également sur la qualité du dessin de Rosinski qui ira en s'améliorant depuis 1977 puis en se dégradant à nouveau. C'est devenu un véritable adepte de la couleur directe. Son style, tout en couleurs et pinceaux donc, s'est orienté vers un équilibre assez subtil entre photoréalisme et impressionnisme. Cela apporte une nouvelle résonance plus poétique à cette grande saga. La vérité ou la réalité me pousse à dire que les derniers tomes de Thorgal ne sont pas vraiment bons du point de vue graphique. Même Roman Surzhenko semble faire mieux ce qui est quand même une bonne nouvelle. A noter qu'il existe 2 BDVD pour compléter cette collection : "Entre les faux Dieux" et "Dans les griffes de Kriss". C'est une bonne expérience à vivre pour un fan afin d'enrichir l'univers de Thorgal. Le fantastique occupe également une part importante à travers les mythologies nordiques. Nous avons là une ambiance à la fois médiévale et fantastique dans une véritable dimension héroïc fantasy. Sur le plan de vue du succès: près de 14 millions de titres vendus avec une traduction dans 18 langues. Il ne manque plus qu'une adaptation TV en série ce qui sera bientôt chose faite. Parce que "Thorgal" m'a donné envie de lire d'autres BD et de commencer une véritable collection, elle mérite d'être qualifiée de "culte". C'est la bd qui m'a donné la passion pour la bande dessinée. :) Je me suis un peu amusé à noter chacun des titres pour le fun comme suit : Tome 1: La Magicienne trahie Tome 2: L'île des mers gelées Tome 3: Les 3 Vieillards du pays d'Aran Tome 4: La galère noire Tome 5: Au-delà des ombres Tome 6: La chute de Brek Zarith Tome 7: L'enfant des étoiles Tome 8: Alinoë Tome 9: Les archers Tome 10: Le pays Qâ Tome 11: Les yeux de Tanatloc Tome 12: La cité du Dieu perdu Tome 13: Entre terre et lumière Tome 14: Aaricia Tome 15: Le Maître des montagnes Tome 16: Louve Tome 17: La gardienne des clés Tome 18: L'épée-soleil Tome 19: La forteresse invisible Tome 20: La marque des bannis Tome 21: La couronne d'Ogotaï Tome 22: Géants Tome 23: La cage Tome 24: Arachnéa Tome 25: Le mal bleu Tome 26: Le royaume sous le sable Tome 27: Le Barbare Tome 28: Kriss de Valnor Tome 29: Le sacrifice Tome 30: Moi, Jolan Tome 31: Le bouclier de Thor Tome 32: La Bataille d'Asgard Tome 33: Le Bateau-Sabre Tome 34: Kah-Aniel Tome 35: Le feu écarlate Tome 36: Aniel Tome 37: L'Ermite de Skellingar Tome 38: La Selkie Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5

14/02/2007 (MAJ le 25/11/2018) (modifier)
Par Kanibal
Note: 2/5
L'avatar du posteur Kanibal

Voilà une série très fourre tout, de la SF, du fantastique etc... Pour êtres franc, j'ai pas accroché dans l'ensemble. Il y a que 6 albums qui sortent du lot : Les Archers Louve La Marque des Bannis La Cage Le Barbare Kriss de Valnor Ce sont les albums où les récits sont assez terre à terre et où le fantastique et la science-fiction sont quasi inexistants. Même si les dessins sont de bonne facture, je ne comprends toujours pas l'engouement pour cette longue saga.

23/03/2016 (modifier)
Par Puma
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

115 avis ... je doute que le mien change quoique ce soit aux statistiques... J'ai découvert Thorgal en album quand le tome 3 venait de paraître, et ensuite, année après année, j'ai découvert patiemment et annuellement la suite de cette longue et belle épopée. D'emblée, c'est le travail du dessinateur et peintre polonais Rosinski qui m'a le plus touché ; quel graphisme ; quelle claque visuelle, et quel talent ! Vient ensuite les scénarios réussis de Van Hamme, qui soit dit en passant, en tant que scénariste, a eu bien de la chance d'être secondé par un tel maestro du dessin. Certainement le meilleur de son époque (± 1977 ). Ensemble, ça détonnait ! Le passage à Sente crée une creux scénaristique évident. Vivement que Dorison dans les prochains épisodes trouve ses marques dans cet univers qui devrait lui aller comme un gant.

04/03/2016 (modifier)

Du très bon ! Je n'ai pas lu tous les albums (c'est quand même une série fleuve qui en compte une trentaine en tout, et certaines histoires me donnait la mauvaise impression de n'être que des digressions ininteréssantes, ex : "Alinoë", "Aaricia"...), en plus de ne pas avoir respecté l'ordre chronologique, mais il n'empêche que j'ai pris un réel plaisir à m'immerger dans ce tourbillon d'aventures magistralement scénarisé par Jean Van Hamme. Contrairement à ses autres séries à succès (XIII, Largo Winch), dans Thorgal on quitte notre époque contemporaine pour se retrouver plongé en plein âge Viking, ou le centre d'interet se focalise sur un individu qui est connu sous le nom de Thorgal Aegirsson, un homme droit et honnête, attaché à sa famille, et qui n'aspire à rien d'autre qu'à la quietude d'une vie simple loin de la frénésie sanguinaire des hommes. Par ailleurs,il ne se reconnait pas dans la culture viriliste et belliqueuse de son peuple d'adoption, les Vikings, qui l'a recueilli enfant alors qu'il errait dans l'océan à bord d'une navette spatiale. L'épine dorsale de la saga semble être le mystère entourant les origines de Thorgal, ainsi que l'évolution des facultés surnaturelles de sa descendance, Louve et Jolan; le voile qui embrume la vérité ne se dissipera qu'après une longue série d'odysées ou Thorgal entraînera l'effondrement d'un royaume (la Chute de Brek Zarith), découvrira des civilisations perdues aux confins du monde (le Cycle du Pays Qâ) et forgera des amitiés et inimitiés qui bouleverseront sa vie. Une oeuvre épique, homérique, qui prouve que les aptitudes scénaristiques de Van Hamme ne se cantonnent pas seulement au thriller et peuvent s'aventurer avec succès sur les terres de la high fantasy.

30/09/2014 (modifier)
Par Thobias
Note: 5/5

Série brillante qui regorge de pépites. Des albums tels que Au-delà des ombres, Le mal bleu, le maître des montagnes, Kriss de Valnor et tout le cycle de Qa sont de véritables merveilles. Même si c'est inégal pas un album n'est mauvais (Même si Le royaume sous le sable est assez raté il faut bien l'avouer). Kriss de Valnor est un personnage qui restera dans l'histoire de la bd, impitoyable, sexy, cruelle et en même temps si fragile. Contrairement à Largo Winch ou XIII Van Hamme a su ici s'arrêter à temps et a pu ainsi éviter de faire sombrer sa série dans la médiocrité.

22/05/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ignore la raison réelle, mais je n'ai jamais accroché à "Thorgal" au début lors de ma découverte du héros dans le journal Tintin en 1977. Et pourtant, ce début qui recouvre aujourd'hui les 2 premiers tomes, évoluait dans un contexte purement viking, univers que j'aime particulièrement. Je devais sans doute être détourné par d'autres séries, mais heureusement, j'ai lu cette saga de légende bien plus tard, vers 2000/2001 par l'ami qui bosse à la Fnac, un vrai fan qui possède toute la série. Comme pour XIII, j'ai pu la lire en continuité sans attendre de nouvelles sorties, mais je me suis arrêté au tome 24. Je n'en suis pas devenu fan, mais je trouve que c'est une très bonne série, un monument de la BD qui apporte de grands moments de lecture, et je comprends parfaitement qu'il y ait eu un engouement incroyable autour d'elle, avec de nombreux fans. Pourtant au départ, il n'était question que d'un récit assez court qui serait décliné en maxi-chapitres (spécialité du journal Tintin), et il ne serait axé que sur l'univers Viking, où dès le premier épisode, Thorgal est présenté comme un scalde amoureux d'Aaricia. Le succès a dû faire changer les auteurs qui tenaient là un filon juteux. C'est pour ça que j'ai arrêté au tome 24, je reproche à la série son côté interminable, c'est toujours comme ça avec Van Hamme, comme il l'a fait sur XIII, il brode et rebrode à n'en plus finir, c'est dommage car la série s'alourdit maintenant depuis plus de 35 ans, et il n'y a plus grand chose à exploiter, une conclusion est souhaitable depuis longtemps. La reprise par Yves Sente au scénario n'arrange rien, il fait du Van Hamme en étirant au maximum et en pressant le fruit jusqu'à ce qu'il n'ait plus de sève. C'est ce qui explique la qualité inégale des albums. L'autre aspect qui me gêne un peu, c'est ce trop grand mélange de genres ; même si plusieurs épisodes évoluent dans un contexte Viking, la série prend une tournure plus fantastique, notamment avec le tome 7 L'enfant des étoiles, puisque Thorgal apprend ici qui étaient ses parents, sinon, ça brasse l'aventure proprement dite, la SF, la mythologie scandinave, l'univers merveilleux, le médiéval, le tout dans une dimension d'heroic fantasy qui fera d'ailleurs beaucoup pour ce genre, lui apportant ses lettres de noblesse dans les années 80 et 90. Je trouve que la série aurait pu être tout aussi crédible sans l'aspect de SF qui est un peu de trop ; les dieux auraient suffi. Ces réserves étant faites, soyons positif. Ce qui me plaît bien, c'est que Thorgal, au contraire des héros d'aventure de ce type, est un pacifique qui aspire à vivre en paix avec Aaricia et leurs enfants, ne se battant que pour défendre et protéger ceux qu'il aime. C'est un homme à la fois fort et fragile, vulnérable, avec des faiblesses, mais profondément humain, où chacune de ses aventures est une succession d'épreuves dont il sort vainqueur, parfois meurtri mais fortifié. De nombreux personnages secondaires croisent sa route, c'est un peu normal sur une aussi longue série, mais la perfide Kriss de Valnor qui prend plaisir à faire souffrir et destabiliser le héros, se montre la plus présente. Elle a irrité de nombreux lecteurs, mais le personnage est d'une grande richesse pour une Bd de ce type. Aaricia subit aussi des épreuves et se montre courageuse, car il y a des épisodes centrés sur elle, où Thorgal n'apparaît pas (La Marque des bannis), un comble pour un héros, ce qui prouve la force qu'a atteint cette série, où l'on peut louer la qualité de texte de Van Hamme. De son côté, Rosinski a atteint une maturité dans ses dessins, ses décors et ses mises en page. Et puis, le premier album si décrié ici par certains posteurs, je l'aime bien moi, je trouve qu'il a du charme, le dessin n'est pas ridicule comme c'est le cas sur certains premiers albums de séries à rallonge. Bref, tout ceci a fait de "Thorgal" une incontestable réussite, engendrant un héros emblématique et un des plus gros best-sellers du 9ème Art. Quant à l'achat, sur une série aussi longue, mieux vaut opter pour l'emprunt.

07/10/2013 (modifier)
Par Miranda
Note: 1/5
L'avatar du posteur Miranda

Je n’aime pas Thorgal, j‘ai lu une quinzaine de tomes et feuilleté les derniers, histoire de me faire plaisir visuellement avec la nouvelle colorisation de Rosinski. Le cycle de Qâ très estimé par les lecteurs m’est carrément tombé des mains. Parfois il a certaines séries un peu moisies au ton un peu naïf qui passent plutôt bien, telles que Hans, Storm ou Le Mercenaire par exemple, Thorgal, lui, m’a horripilée. Le discours est souvent puéril et manichéen, les raccourcis trop nombreux et trop faciles, les personnages pas forcément attachants, voire même énervants surtout chez les principaux, avec la palme pour Jolan et Kriss, qui me provoqueraient presque des pulsions meurtrières. J’ai plus apprécié les personnages secondaires, peut-être que leurs défauts ressortent moins vu qu’ils sont moins présents. Mais ce qui m’agace le plus c’est que cette série ne sait pas sur quel genre danser, de prime abord c’est du médiéval fantastique, mais c’est surtout la dimension science-fictionnesque qui stagne en trame de fond sans jamais vraiment ressortir que je trouve désastreuse, car totalement inaboutie. Ce qui me fait penser qu’écrire des histoires de vikings demande moins d’imagination que des histoires de S.-F. où il faut faire preuve de plus d’imagination, au niveau du background en général et de la technologie. J’ai juste entraperçu Thorgal tenant un flingue sur l’un des derniers tomes, ce qui à mon goût arrive un peu tard. Bref, si je comprends le succès que peuvent avoir De Cape et de Crocs ou Universal War One, sans avoir apprécié ces lectures, j’avoue que je ne saisis pas vraiment celui de Thorgal. Le graphisme malgré ses couleurs vieillottes me plait bien, même si Rosinski a fait bien mieux, et évidemment encore plus dans les quelques tomes avec la nouvelle colorisation. Malgré tout certaines cases et surtout visages laissent un peu à désirer, avec un trait un peu trop hachuré par moments.

07/05/2013 (modifier)